Le maire dans un article d'OF d'hier accuse les parents engagés dans la défense
des trois écoles menacées de fermeture, d'être de dangereux activistes d'extrême-gauche !
Les bras leur en tombent... Il ne manquait plus que cet argument fallacieux et nauséabond pour rendre encore
un peu moins crédible la parole du maire sur cette question totalement dénuée de couleur politique. Le sondage grandeur nature que les parents et enseignants concernés effectuent chaque jour
depuis décembre dans leurs quartiers, dans la rue, etc. le prouve : l'écrasante majorité des Quimpérois ne veut pas d'un centre ville vidé de ses écoles, et se prononce pour des petites écoles
de proximité.
Le problème est très simple. Que le maire tente de le transposer sur un terrain de politique politicienne est
non seulement absurde, mais surtout méprisant et arrogant à l'égard de la mobilisation citoyenne, fédératrice et bon enfant qui s'est spontanément organisée contre ce projet. Il ne s'agit que
de sauver des écoles publiques, pas de faire la révolution. »
Quimper, charmante petite ville du Finistère serait-elle une ville maudite en ce long et froid hiver 2010 ? La pauvre ville cumule depuis quelques
semaines.
D'abord son maire socialiste en fin d'année dernière, décidait de fermer plusieurs écoles de la ville. Devant le tollé général, on aurait pu penser que la
municipalité, normalement classée à gauche, aurait souhaité entendre les habitants. Lesquels habitants résistent à ce maire socialiste. Il devait y avoir ensuite une phase de concertation.
C'est dans l'air du temps la concertation. C'est même un principe très Sarkozyste.
On va se concerter. Pour Poignant, c'est concertation, mais je reste sur mes positions.
Par contre, côté concertation, il n'en fut pas question pour le petit curé de la cathédrale de Quimper qui jugea du haut de sa chaire que les Quimpérois ne
pourraient pas écouter un concert de Chopin.
Chopin n'est pas assez chrétien !
Hélas après cette grotesque décision (mais les décisions des représentants de notre Seigneur sont impénétrables), pas de manifestations de rue des amateurs de
Chopin qui devront avoir un véhicule pour aller écouter le concert de Didier Squiban à Pont l'Abbé.
Bien entendu on ne peut comparer les deux nuisances, celle d'un représentant de Dieu qui ne comprend rien à la musique classique et celle d'un élu dit "de gauche"
qui lui devrait normalement préserver les services publics, pas les fermer.
Pauvre ville de Quimper, espérons tout de même que les parents d'élèves amateurs de Chopin ne soient pas trop nombreux !
( blog du Npa Châteaulin)
Ci-dessous, l'article de libération.fr :
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Depuis un peu plus de deux mois, ils ne désarment pas. Les parents d’élèves de l’école du Petit-Parc, situé dans un quartier périphérique de Quimper, Ergué-Armel,
sont bien décidés à défendre bec et ongles leur école. Deux classes maternelles de 53 élèves que la municipalité P.S. de Bernard Poignant veut fermer à la rentrée 2010 pour faire face à la
baisse des effectifs dans les écoles publiques de la ville.
“Ce qui est inacceptable c’est de vouloir casser quelque chose qui fonctionne très bien, s’insurge Hervé Maugis, un des parents concernés. Sur cette école, il n’y a aucun problème d’effectifs. 52
enfants sont déjà inscrits pour la rentrée prochaine”.
Les parents d’élèves de cette école défendent également une “petite structure” qui correspond aux demandes des familles et est parfaitement adaptée aux enfants. Ils dénoncent “une attaque
supplémentaire à la scolarisation des enfants de moins de trois ans”. La logique est très différente à la mairie qui met en avant une approche plus globale.
“Je ne peux pas avoir un regard centré seulement sur cette école, argumente Bernard Poignant. Je dois tenir compte de l’ensemble du réseau scolaire et m’occuper de tout le monde. Or, il se trouve
à proximité une autre école, celle de Kergoat, qui perd des élèves et qu’il faut consolider”.
Le maire de Quimper met également en avant qu’il n’a nullement l’intention d’abandonner les locaux du Petit Parc puisqu’il y serait installé un “pôle petit enfance”. Autant d’arguments
irrecevables pour les défenseurs de cette établissement.
“La fermeture de cette maternelle ne garantit en rien la création de postes ou de classes à Kergoat, prévient Hervé Maugis. On ne sait pas où les parents décideront d’inscrire leur enfant et,
comme l’établissement est plus grand, il a d’autant plus la capacité de répartir de nouveaux élèves sans création de classes. L’inspection d’académie nous a indiqué que rien n’était encore prévu,
das un sens ou dans un autre, pour la rentrée pour ces deux établissements.”
Face à la fronde et dans “un souci d’apaisement”, la mairie a annoncé au début de l’année une période de concertation. Manoeuvre purement dilatoire jugent la “famille Petit-Parc”, comme ils se
nomment eux-mêmes, qui réclame comme préalable l’assurance que leur école ne sera pas fermée en septembre prochain.
“Nous sommes prêts à faire des propositions, remarque Hervé Maugis. Pourquoi ne pas se montrer ambitieux en développant des filières bilingues par exemple? Il y a une forte demande. Il est quand
même paradoxal d'entendre le P.S accuser Nicolas Sarkozy de vouloir fermer les écoles maternelles et qu'ici, c’est une municipalité socialiste qui le fait”.
Deux autres fermetures d’écoles (Les Pommiers et Jules Ferry) sont prévues dans le centre-ville de Quimper à la rentrée 2010. Dans ce quartier, les effectifs en maternelle sont passés de 154 à 75
élèves en vingt ans. Pour le quartier d’Ergué-Armel, si le nombre d’élèves est resté stable dans l’école du Petit-Parc, il a chuté de 89 à 45 sur la même période à Kergoat.
Sur l’ensemble du réseau scolaire quimpérois, la ville a perdu plus de 2000 élèves de primaire et de maternelle en vingt ans dont près de 600 pour les cinq seules dernières années. Pour la
municipalité, les fermetures et le projet de réorganisation scolaire prévus restent le seul moyen de “consolider les écoles publiques” à Quimper.
Pierre-Henri ALLAIN
Source : Libération.fr
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Le contexte par le blog: Le Maire Poignant a effectué de violentes déclarations anti extrême gauche dans la presse, l'accusant d'être en pointe sur deux dossiers:
le retour à la " municipalisation idéologique" de l'eau qui nuirait au trust Veolia et ses fermetures d'écoles qui vont au devant des désirs du sarkozysme.
Il est évident qu'au NPA, nous sommes, avec d'autres!, des opposants au social libéralisme. Il n'y a aucun complot là dedans. Nous nous présentons aux élections avec ce programme avec les
critiques de nos amis pour notre intransigeance à ne pas "diriger" avec les PS avec ce genre de résultats!
Par contre dans sa majorité, pas mal sont mal à l'aise, mais ne vont pas jusqu'à faire front.
Précisons enfin que pour nous il y a un fil rouge en politique: l'indépendance totale des mouvements sociaux (grèves, syndicats, associations) envers les partis politiques. Nous soutenons, nous
approuvons, mais les participants sont de grands garçons et de grandes filles totalement libres de leurs idées et modes d'actions!