Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 10:49

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Languedoc-Roussillon

MONTPELLIER, 7 jan 2010 (AFP)

 Le Front de gauche et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) sont parvenus à un accord en Languedoc-Roussillon pour présenter des listes aux élections régionales dans cette région, qui seront conduites par le maire de Grabels (Hérault), René Revol (Parti de gauche).

Lors d'un point de presse organisé jeudi à Montpellier, les représentants du Parti de gauche, du PCF et du NPA notamment, ont souligné qu'ils étaient tombés d'accord sur le programme et la stratégie, y compris concernant le second tour pour lequel les signataires excluent toute fusion avec des listes de Georges Frêche.

Le président sortant (divers gauche) du Conseil régional, candidat à sa propre succession, "a rompu avec les valeurs de la gauche", a déclaré René Revol.

Au second tour, "on est prêts à fusionner avec des listes de gauche, sans Frêche", a-t-il dit. "Nous sommes prêts à fusionner avec Europe Ecologie -- (conduite par Jean-Louis Roumégas, ndlr) -- pour battre la droite", a-t-il ajouté.
Pour le représentant du NPA, David Hermet, Georges Frêche n'est d'ailleurs "plus un homme de gauche".

"Dans cette région, ceux qui prennent le risque qu'il n'y ait pas de rassemblement, ce sont les socialistes qui ont choisi Georges Frêche", a-t-il ajouté.

M. Frêche, exclu du PS en 2007, est tête de liste en Languedoc-Roussillon et bénéficie du soutien des cinq fédérations départementales du Parti socialiste.
Les instances nationales du PS, muettes pendant plusieurs mois sur cette candidature, ont finalement décidé de ne pas lui proposer d'investiture officielle mais de ne pas non plus lui opposer de liste alternative.

L'accord Front de gauche /NPA prévoit que le PCF sera tête de liste dans le Gard et l'Hérault. Le NPA conduira les listes dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude. En Lozère, la décision n'avait pas encore été prise jeudi soir.
"Notre programme passe par des mesures de résistance et de rupture à l'offensive sarkoziste", a commenté René Revol.

"On va faire du Languedoc-Roussillon un pôle de résistance aux politiques les plus violentes, les politiques ultra-libérales", a ajouté François Liberti (PCF).
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : A gauche du PS: LO, PC, FG
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 09:19

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Fin 2009, la page est tournée. Mais pas celle de la crise.

Malgré les rodomontades arrogantes et habituelles de Sarkozy lors des vœux télévisés, personne n’est dupe : la majorité de la population, les salariés, les jeunes, n’ont pas fini de payer la crise du système capitaliste. Sans compter la crise écologique à laquelle le sommet de Copenhague n’a amené aucune solution.


Le système capitaliste, au nom du profit sans fin, met en danger la planète du nord au sud et broient des millions de vies humaines, quand il ne mène pas de guerres aux quatre coins du monde.


L’année écoulée a été le témoin de nombreuses luttes, en France et ailleurs. N’oublions pas le mouvement dans les Antilles, n’oublions pas non plus que bien des occasions ont été sans doute manquées.


Pour autant depuis quelques semaines maintenant, de nombreux travailleurs se battent, notamment pour des augmentations de salaire. Des mobilisations initiées par les lycéens pointent dans l’Éducation nationale.


Des perspectives de grève existent également dans la fonction publique. Des milliers de travailleurs sans papiers se battent pour leurs droits.


Plus que jamais nous devons reprendre confiance en nos forces et travailler à la consolidation des résistances, des mobilisations et bien sûr, à leur convergence.


L’année 2010 sera aussi l’occasion de sanctionner le gouvernement et de proposer une politique alternative de rupture pour les régions lors des élections de mars prochain.


Nous n’avons pas le droit de laisser faire cette droite arrogante au service des puissants et qui casse un à un tous les acquis sociaux et les services publics.


Nous n’avons pas le choix : face au capitalisme et à sa barbarie, battons-nous pour une autre société, un autre monde de justice sociale et de fraternité.


Voilà les vœux que le NPA envoie au monde du travail, aux classes populaires, à la jeunesse, tout simplement pour une année 2010 belle, rebelle et pleine de promesses de luttes.


Myriam Martin

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : NPA
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 09:16


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2009 a été très difficile pour les salariés de l’automobile.

Chômage partiel, plans sociaux, suppressions de postes, gel des salaires, rémunération à la tâche, intensification des cadences pour les périodes de retour au travail, stress, précarisation de l’emploi, fermeture de sites, délocalisations, etc.


Les constructeurs veulent faire coller la production des automobiles à la demande et délocaliser celle des petits véhicules dans les pays dits low-cost. En somme, l’automobile deviendrait une activité saisonnière.


La crise financière n’aura été qu’un prétexte. En effet, attaquer aussi violemment les salariés de la filière n’était pas envisageable à froid. Mais pour les donneurs d’ordre, c’est-à-dire les constructeurs, il fallait en passer par là pour maximiser les profits et verser les dividendes promis aux actionnaires.


En arrivant à la tête de Renault, Carlos Ghosn avait promis d’en faire le fabricant généraliste le plus rentable de la planète. Pour Christian Streiff (débarqué depuis par les actionnaires de PSA), il s’agissait de multiplier par deux la marge opérationnelle, c’est-à-dire le taux de profit.


Évidemment les grands équipementiers du secteur (Continental, Bosch, Valeo, Faurecia, Delphi...) accompagnent cette politique.
En 2009, l’État a directement versé 7,8 milliards d’euros aux constructeurs, financé la prime à la casse, les périodes de chômage partiel et certains plans sociaux.


Tout cela pour soi-disant préserver l’emploi alors que dès le 20 janvier 2009, lors des états généraux de l’automobile, les constructeurs annonçaient la suppression à terme de 200 000 emplois en Europe de l’Ouest, dans toute la filière.


Ce dépeçage continuera en 2010 et toujours avec le soutien du gouvernement. Ainsi, plusieurs grands groupes, comme l’équipementier JTEKT à Dijon, ont déjà annoncé à leurs salariés un CDI « flexible » avec des périodes de travail quand on a besoin d’eux et le reste du temps, du chômage partiel et des formations bidons financées par la collectivité et enfin, des prêts de main-d’œuvre à d’autres entreprises. La flexibilité totale au service des profits.


Il est donc indispensable pour les salariés de l’automobile et leurs représentants syndicaux de continuer en 2010 à lutter et s’organiser dans toute la filière.


La question des salaires reste fondamentale et s’articule pleinement avec les conditions de travail. Le patronat de l’automobile veut imposer le retour du travail à la tâche avec les primes de « rentabilité », une version dure du slogan présidentiel « travailler plus pour gagner plus ».


L’emploi évidemment doit être une revendication forte car les sites français de productions sont rentables et performants. Il ne doit donc plus y avoir une seule suppression de poste ni aucun contrat précaire en 2010.


Avant même les assises de l’automobile organisées par la CGT en avril 2010, les syndicalistes du secteur ont le devoir d’être offensifs dans les boîtes, sur les bassins d’emploi, dans les filiales partout où les connexions et les coordinations sont possibles pour enfin construire ce mouvement qui donnera confiance aux salariés et pour affirmer haut et fort que les jeux ne sont pas faits et que les salariés ont leur mot à dire pour sortir de la crise.


On ne peut pas laisser les constructeurs décider seuls de ce que seront les transports du futur. L’articulation de mesures sociales telles que la réduction du temps de travail et le développement des transports en commun de proximité gratuits permettra de sortir, à terme, du tout automobile sans que les salariés de l’automobile aient à payer la facture.


Dans ce cadre, la mise sous contrôle public de l’industrie de l’automobile paraît indispensable. Elle permettra la mise en place d’un vrai centre de recherche et développement pour mettre fin au moteur thermique, libéraliser les brevets technologiques de l’automobile, reprendre les subventions publiques pour les redistribuer sur les salaires et l’emploi.


L’ampleur de la tâche impressionne, mais elle est indispensable car nous ne pouvons compter sur les capitalistes (même repeints en vert) pour nous sortir de l’ornière sociale et écologique dans laquelle ils nous ont mis.


Julien Laurier


1. Deux fois 3 milliards pour Renault et Peugeot, 500 millions pour Renault Trucks, 1 milliard pour les organismes de crédit de Renault et Peugeot et 300 millions dans le fond stratégique de modernisation des équipements automobiles.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Luttes ouvrières
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 09:12




La violence du régime iranien n'a pas empêché la mobilisation populaire de s'étendre et de s'approfondir depuis la réélection truquée d'Ahmadinejad, le 12 juin 2009.


Avec une surprenante régularité, la population détourne chaque commémoration officielle et la transforme en journée de protestation contre le régime.


Ainsi, le 27 décembre dernier, lors de la journée de l'Achoura1, l'ensemble du pays a connu une vague de mobilisation immense. À de nombreuses occasions, les bassidji et les voltigeurs ont dû fuir face aux manifestants. Certains quartiers de Téhéran et de Tabriz ont échappé pendant des heures durant au contrôle du régime.


Plus de mille personnes ont été arrêtées suite aux dernières manifestations et au moins 36 personnes ont été tuées. Depuis, le pouvoir multiplie les arrestations et ses nervis ont même attaqué des mosquées pour en déloger des religieux favorables au candidat Moussavi.


L'ampleur de la résistance populaire divise désormais le clan au pouvoir qui s'articule autour du Guide Khameneï, du Sepah et d'Ahmadinejad. Trois positions s'y dessinent. La plus forte aujourd'hui entend écraser la mobilisation dans le sang.


Une autre voudrait trouver un terrain d'entente avec Moussavi et enrayer la dynamique jugée périlleuse. La troisième, incarnée par le Guide, fait la balance entre les deux précédentes. Les hauts commandants des pasdaran ont opté pour la confrontation mais sont pour le moment freinés par les divisions internes au pouvoir.


Car les tenants du régime le savent : écraser le mouvement dans le sang soulèverait l'hostilité totale de l'immense majorité et fermerait définitivement la porte à un éventuel compromis avec les dirigeants «verts» ou à «l'émergence» d'un homme providentiel.


Enfin, cela accroîtrait les divisions au sein du pouvoir et des forces répressives, ce qui rend hypothétique l'instauration de la loi martiale. L'ensemble de ces conséquences pousse, pour le moment, les dirigeants actuels à une certaine prudence.


C'est dans ce contexte que Moussavi donne ses cinq points pour une sortie de crise. Il exige la libération des prisonniers politiques et réclame des élections démocratiques et libres, mais n'en définit ni les conditions ni le périmètre.


En somme, il propose d'en rester au cadre de la République islamique qui a banni toutes les forces laïques, démocratiques ou de gauche. Ce qui exclut toutes les organisations jugées hostiles à l'Islam et à la République islamique. Moussavi se limite ainsi à un changement de gouvernement et à la destitution d'Ahmadinejad. Face à cela, la crainte d'un accord au sommet entre les différentes factions est grande.


Dans ce contexte, nombre de militants ouvriers et de gauche tentent de lier au mouvement actuel leur lutte contre le non-paiement des salaires, contre les privatisations ou les licenciements et pour la construction de syndicats indépendants.


C'est le cas, notamment, des travailleurs d'Iran Khodro (première entreprise de construction automobile) ou du syndicat du Sherkat-e Vahed (transport en commun de Téhéran) qui appellent les salariés à descendre dans la rue. Ces militants, tout en développant là où ils le peuvent une politique indépendante, tentent de maintenir les dirigeants «verts» prisonniers de la dynamique de mobilisation.


L'équation est limpide : tant que la division entre le camp «vert» et le Sepah n'est pas résorbée, les opposants au régime pourront agir au travers des manifestations et le mouvement pourra se développer et se structurer politiquement.


Face au clan Khameneï-Ahmadinejad et pour garder une indépendance totale à l'égard des dirigeants «verts», l'objectif principal des militants de gauche reste l'extension et l'ancrage du mouvement.


Les peuples d'Iran ne peuvent compter que sur leur propre lutte. Plus que jamais, ils doivent pouvoir s'appuyer sur la solidarité internationale émanant des forces de la gauche sociale et politique.


Babak Kia

1. Journée de commémoration de l'assassinat à Karbala de l'imam Hossein.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Internationalisme
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:59


Echaufourrées lors du retour des restes de Castelao en Galice en 1984 (8 ans après la mort de Franco, un an après la victoire du PS)


Alfonso Daniel Manuel Rodríguez Castelao, appelé le plus souvent Castelao, (né à Rianxo, Province de Pontevedra le 30 janvier 1886, mort à Buenos Aires (Argentine), le 7 janvier 1950), était un écrivain espagnol de langue galicienne et homme politique de Galice. Il est considéré comme le père du nationalisme galicien. Sa personnalité polyfacétique sur le plan culturel, en tant que dessinateur, caricaturiste et écrivain, fait de lui un des plus grands symboles de l'identité galicienne.

 

Origines 

Tout petit, il quitte avec sa mère sa terre natale pour l'Argentine afin d'y rejoindre son père dans l'émigration, il rentre au pays en 1900 avec sa famille. Il étudie la médecine à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle et fait son doctorat à Madrid, pendant cette période il participe à la fondation de l'hebdomadaire El barbero municipal (1904-1914), dans laquelle il critique le régime par des articles contre le caciquisme galicien.

Le politicien 

En 1912, il adhère au mouvement Acción Gallega et signifie ainsi son engagement avec sa « Terre et son Pays ». Avec Vicente Risco, Otero Pedrayo et quelques autres compagnons, il fonde la revue Nós, où apparaît son engagement dans la vie politique et culturelle de la Galice vers 1920 et 1936. En 1926 il est nommé académicien numéraire de la Real Academia Galega.


Élu député en 1931 par l'Organización Republicana Gallega Autónoma (ORGA) pour les Cortes constituantes de la Seconde République espagnole, il participe à la constitution du Partido Galeguista. Il est banni de Galice et confiné à Badajoz de 1934 à 1935 pendant le gouvernement de la coalition de droite de Alejandro Lerroux.

 

0446046001262862349-.jpg Notre terre n'est plus à nous, les enfants


En 1936, il se présente aux élections sur les listes du Frente Popular, à la condition qu'un référendum populaire soit convoqué pour approuver le statut d’autonomie de la Galice. Élu député, il va diriger la campagne pour les droits de la Galice, pris en compte dans le statut approuvé le 28 juin 1936, par 98% des voix du peuple galicien.


Le coup d'État militaire du 18 juillet 1936 contre la démocratie républicaine le surprend à Madrid, lorsqu'il s'y trouve pour présenter et faire approuver le statut de la Galice par les Cortes espagnoles.

 

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L’exil 

En 1940, il est exilé à Buenos Aires. Il y participe à de nombreuses initiatives culturelles, et écrit son œuvre fondamentale de pensée nationaliste Sempre en Galiza (La Galice toujours) en 1944. En 1946, il est envoyé à Paris pour faire partie du gouvernement républicain en exil présidé par José Giral. Il retourne à Buenos Aires en 1950 où il décède le 7 janvier de la même année.

Postérité 


Ses restes sont rapatriés et enterrés en 1984 au Panteón de Galegos Ilustres dans le Musée du peuple galicien avec la reconnaissance des institutions et des partis politiques, ainsi que de la société civile galicienne. Pourtant quelques manifestations nationalistes accusaient les autorités de l'époque d'hypocrisie, « ceux qui l'ont fait exiler, maintenant lui rendent les honneurs ».

 

Castelao et la Bretagne:

 

Il y avait fait un voyage et fait des croquis

 

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Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Histoire, formation
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:34

  et contre les conditions de détention !


USTKE 07/01/2010

 

 


L’année qui s’achève a été exceptionnelle et restera gravée dans l’histoire de notre organisation syndicale.


 

Riche en événements sociaux avec notamment les grèves de Carsud, TDF et Aircal pour ne citer que celles là, elle le fut également sur le plan politique avec l’arrivée dans les institutions municipales et provinciales des élus du Parti Travailliste.


 

Les arrestations suivies des incarcérations de nos camarades dont beaucoup sont encore privés de liberté et parmi eux le président de l’ustke, ont clôturé une année où notre organisation syndicale a été soumise à rude épreuve.

 

Une expérience unique dans l’histoire de notre Pays avec la criminalisation sans réserve d’un syndicalisme de terrain, engagé, qui dérange.


 

Une volonté d’humilier l’USTKE par le pouvoir colonial avec la complicité de la classe politique locale qui dans sa grande majorité est devenue le relais des intérêts des multinationales qui sont légions sur notre sol depuis les derniers accords politiques.


Cette offense à l’endroit des responsables de notre organisation est une dédicace que nous lançons à la mouvance indépendantiste pour rappeler l’urgence de clarifier les orientations des uns et des autres par rapport au projet politique que le seul nom de Kanaky ne peut plus résumer.


 

L’implication de plusieurs responsables indépendantistes met à jour des divergences profondes entre la société à laquelle nous aspirons et celle de ceux qui forts d’une connivence sournoise ont exigé l’arrestation des syndicalistes de l’USTKE.


 

Cette complicité sans réserve de la majeure partie de la classe politique indépendantiste à la répression orchestrée par l’Etat colonial contre l’ustke est une des révélations de l’année 2009 qui s’est achevée.


 

De la même façon, la montée lors des dernières élections municipales et provinciales du Parti Travailliste créé à l’initiative de l’USTKE est la réponse de militants qui ne se reconnaissent plus dans les orientations illisibles prônées par les responsables de la mouvance indépendantiste.


 

L’arrivée de quatre représentants du Parti Travailliste au Boulevard Vauban (siège du Congrès de la Nouvelle Calédonie), trois élus à la Province Nord et quatre élus à la Province des Iles, après seulement deux années d’existence est l’autre révélation politique de l’année 2009.


 

Ajouté à cela, les péripéties rencontrées en 2009 et notamment l’incarcération de nos camarades a mis en évidence une situation insupportable qui est celle des conditions de détention au Camp Est, héritage du bagne calédonien.


Si par le passé notre organisation était déjà intervenue à plusieurs reprises par le biais de ses représentants syndicaux pour dénoncer cet état de fait, la situation depuis, loin de s’être améliorée, n’a pas cessé d’empirer. C’est la dernière leçon de l’année qui s’est achevée.


 

La présence de nos camarades en tant que détenus a permis de dresser un état alarmant du Centre Pénitentiaire où l’insalubrité se conjugue avec surpopulation. Une situation que vivent nos camarades avec plus de 420 détenus dans une prison censée en accueillir 192.


Une population carcérale composée à plus de 95% de kanaks et qui l’année passée a totalisé plus de 16 évasions. Un record inégalé sur l’ensemble du territoire Français. La véritable image de la France coloniale dans le pacifique.


 

Au moment où débute cette nouvelle année il nous faut continuer à nous battre pour la libération dans les meilleurs délais de nos camarades dont chaque jour passé en prison constitue une atteinte à la libre expression du droit syndical, au droit de grève et au final à la prétendue démocratie tant exhibée par la patrie des droits de l’homme.


 

Il nous faut nous mobiliser à nouveau pour dénoncer et œuvrer pour un changement radical des conditions de détentions.


 

En réponse à une tournée récente en France du collectif pour la défense des droits et des libertés et pour la libération des syndicalistes, une délégation de sept parlementaires (sénateurs et députés européens) et élus de la République est présente en Kanaky depuis le 5 janvier dernier jusqu’au 16 janvier prochain pour se faire sa propre opinion sur les conditions de détention au Camp Est et apporter son soutien aux syndicalistes de l’USTKE.


 

Durant leur séjour, il est demandé à l’ensemble des structures de l’organisation, fédérations, unions provinciales et communales de l’USTKE de rester mobilisées dans le cadre d’un programme diffusé par le bureau confédéral et consultable auprès de leurs responsables.


 

La solidarité de toute l’organisation est nécessaire dans ce contexte particulier et c’est ensemble que nous saurons apporter la réponse adéquate à toute cette répression.


Le Bureau Confédéral

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Internationalisme
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:32
Photothèque Rouge/dr

Le gouvernement poursuit la libéralisation des services publics au détriment de l’intérêt général, des agents et fonctionnaires et des usagers. L’État est non seulement le premier employeur, et notamment de précaires, mais il est également devenu le premier licencieur.

Les contre-réformes qui touchent l’hôpital, la poste, l’éducation, les systèmes de protection sociale et de retraites, EDF, la SNCF, les services de l’Insee, de la Météo, de l’Office national des forêts… répondent à une même logique globale et cohérente, aux niveaux local, national et européen.


Ces attaques ont pour but de réduire les dépenses de l’État, les effectifs et la dette tandis que les baisses d’impôts asséchent les recettes. Les différentes lois ont pour points communs de préparer l’adaptabilité au marché et la mise en œuvre de gestions managériales. Les usagers deviennent des clients qui perdent une égalité, certes imparfaite, face aux services publics.


Sous le prétexte fallacieux de moderniser l’État, le gouvernement met en place la destruction des services publics, de la fonction publique ainsi que des solidarités.


Les missions, l’égalité et la continuité du service public ne sont plus que des références pour les discours officiels, la dette publique, les effectifs des fonctionnaires et leur statut jugé « rigide et archaïque », lui étant insupportables ! Ce mouvement est amplifié par certaines collectivités qui préfèrent déléguer leurs missions de service public au privé.


Dès l’été 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) a été un excellent outil de « réorganisation » qui passe par une mobilité des personnels, notamment par le biais des délocalisations, de l’individualisation, de pressions hiérarchiques, d’agents payés au mérite, de suppressions de postes, de moyens et d’effectifs : un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’est pas remplacé.


Ce qui représente la disparition de près de 160 000 emplois de fonctionnaires sur quatre ans à partir du budget 2009.
Sur le plan budgétaire, la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) est une mise en œuvre de lacontractualisation et d’une logique d’indicateurs et d’évaluation sous l’impératif de la culture du résultat.


La LOLF par sa globalisation des crédits, ses calculs en équivalents temps pleins, a ouvert en grand la porte aux mutualisations, aux réductions d’effectifs et fait des objectifs et autres indicateurs associés une référence obligée.


Dans le cadre de services publics qui régressent socialement, de combats qui sont aujourd’hui défensifs et qui ont du mal à prendre un tournant offensif par rapport aux salariés et aux usagers, les réponses du NPA sont importantes et essentielles. Il s’agit à la fois de se battre contre tous les licenciements, de lutter pour une réduction substantielle du temps de travail et d’agir pour la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.


C’est dans le cadre du changement de mode de production et de consommation, d’un changement social, écologique et démocratique de la société, que se pose la question des services publics, non seulement de leur défense mais aussi de la création de nouveaux, tels que celui de la petite enfance ou du 3e âge.

 


Aujourd’hui, pour répondre à la distribution de l’eau et de l’énergie, pour préserver la nature, pour instaurer l’aide aux personnes dépendantes et créer un service public du transport, il est nécessaire de placer l’ensemble des services publics et de la fonction publique au centre d’une perspective sociale et publique en permettant l’autogestion et des prises de décisions faites par l’ensemble des usagers.


Le 21 janvier à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires que nous descendrons nombreux dans la rue pour refuser les attaques perpétrées contre les services publics et la fonction publique.


Nina Lehair

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Services publics
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:29


Source : Libération.fr - 7 Janvier 2010

Le Conseil d'État autorise les citoyens à s'opposer aux OGM ECO-TERRE. Depuis hier 4 janvier, il a enfin son mot à dire. Le citoyen consommateur était jusqu'alors tout juste bon à subir le voisinage ou à avaler les OGM que le gouvernement choisissait d'autoriser ou pas.

C'est un «bouclier environnemental», se sont réjouis hier mardi au téléphone le président (PS) du Conseil général du Gers, Philippe Martin et l'Attila de organismes génétiquement modifiés, José Bové.

La plus haute juridiction du pays, le Conseil d'État vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire.

Qu'il est aussi fondé à «émettre le souhait» que les maires de son ressort prennent tous les arrêtés possibles contre ces cultures et à leur venir en aide en cas d' «éventuels contentieux».

Le Conseil d'État ne tranche juridiquement pas la question des OGM. Il autorise le département du Gers qui s'y est le premier opposé, et donc éventuellement tous les départements de France, leurs communes et par conséquent tous les Français à mener la bataille politique.

La délibération du Conseil général de Philippe Martin développant ces thèmes date du 11 juin 2004. Le préfet du Gers s'est alors dépêché d'y faire opposition au motif que cette question des OGM n'était pas de sa compétence.

Le tribunal administratif de Pau et la cour d'appel de Bordeaux ont successivement abondé dans son sens: ces cultures et leurs effets supposés sur la santé publique étaient censés rester du seul ressort de l'autorité ministérielle.

Les Sages du Conseil d'État viennent de décider tout le contraire: «Le département du Gers dans lequel l'activité agricole est significative (...) porte sur un objet d'intérêt départemental», disent-ils.

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Gers qui s'apprête à proposer une charte de «territoire sans culture OGM» ne le contredira pas.

Philippe Martin, fort de l'appui de 16.732 de ses administrés, était tout prêt à organiser un référendum départemental sur la présence d'OGM dans le Gers. Il avait donc été retoqué. Ce référendum pourrait-il désormais avoir lieu ? Oui, sauf qu'il n'est plus d'actualité. Le Grenelle de l'Environnement et le moratoire sur le maïs OGM Mo810 sont passés par là.

«Mais un moratoire n'est pas une interdiction définitive, reprend Philippe Martin. Il peut être levé». Le président du Conseil général imagine encore que le gouvernement pourrait décider de revenir sur les actes du Grenelle de l'Environnement et de «lâcher un peu la bride» au cou des semenciers. Selon lui «les citoyens auront dès lors les moyens de droit de s'y opposer. C'est une arme supplémentaire» que vient de leur donner le Conseil d'État», dit-il.

Pour l'heure, le secrétaire national adjoint aux questions d'environnement du PS qu'il est, entend amener son parti à une plus grande «social-écologie». Philippe Martin n'est pas peu fier de l'aboutissement de son combat.
GLv
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Nucléaire Pollution Climat
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:27


par ATTAC

La directive sur les services, dite « Bolkestein », de 2006 a été sérieusement amendée par le Parlement européen sous la pression des mobilisations de rue, amenant entre autres la disparition dans le texte du principe du pays d’origine.

 Ce principe, rappelons-le, aurait ouvert la porte à la possibilité de rémunérer des travailleurs pour une prestation de service dans un pays aux conditions du pays d’origine de leur entreprise.

À l’occasion de la transposition de la directive en droit français, qui est en cours, réapparaissent des dispositions destructrices de droit social et menaçant les services publics existants.


1. Le gouvernement français a décidé de ne pas faire une transposition globale pour ne pas relancer le débat sur la libéralisation des services dans leur ensemble. Aucune loi cadre n’est définie. C’est dans l’opacité que se poursuit la révision des textes nationaux, comme le dit le rapport Bizet au Sénat : « Les modalités de transposition des directives posent un problème de contrôle parlementaire et donc de démocratie. »


2. Cette transposition aura des conséquences sur le démantèlement des services publics. L’incertitude sur le sort de certains services sociaux d’intérêt général (SSIG) est soigneusement entretenue par les déclarations ambiguës de Bercy sur des « secteurs sociaux qui seraient concurrentiels ».


Les élu-es de la gauche du Parlement européen avaient fait reconnaître, dans un protocole interprétatif du traité de Lisbonne, la diversité des modèles nationaux, régionaux et locaux d’organisation des services d’intérêt économique général et leur possible protection face à la construction de ce grand marché des services.


Cet effort louable risque de ne pas peser lourd face à un jugement de la Cour de justice (C-180-184/98) qui indique que "constitue une activité économique toute activité consistant à offrir des biens et des services sur un marché donné".


Avec une telle définition, la plupart des services publics pourraient être soumis aux règles du marché intérieur contenues dans les traités, et donc soumis à la directive services. L’exigence d’une directive-cadre protégeant réellement les services publics, exigence portée notamment par les syndicats en Europe, est plus que jamais d’actualité.


Le haut-commissaire à la jeunesse a rappelé dans une note que la mise en application de la directive participerait à la redéfinition des aides d’État aux associations, aides « incompatibles avec les traités de l’UE sauf si elles sont considérées comme n’affectant pas la concurrence dans les échanges intra-communautaires ».


3. De plus, le principe du pays d’origine, sorti par la grande porte, revient par la fenêtre. Déjà, dans plusieurs décisions, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) s’était prononcée en défaveur des droits sociaux nationaux. Maintenant, en marge de la transposition de la directive services, le principe du pays d’origine revient dans le droit européen sous la forme d’un règlement intra-communautaire (CE 593/2008) concernant les contrats transfrontaliers, notamment dans les contrats de prestations et d’emplois de services.


Par ce texte, en vigueur depuis le 17 décembre dernier, les entreprises contractantes ont toute liberté pour choisir quelle loi nationale s’appliquera au contrat conclu et notamment celle « de la résidence principale » de l’entreprise prestataire, autrement dit du pays d’origine comme dans la première version de la directive Bolkestein. Il est à craindre que cette disposition, qui vise en premier lieu les contrats commerciaux, puisse s’appliquer au droit du travail, considéré dans ce règlement comme un banal contrat commercial.


Par ailleurs, la transposition devrait affecter aussi de nombreuses professions comme les avocats, les architectes, les géomètres..., dans leur autonomie comme dans leur fonctionnement interne.


Le dumping social, les menaces contre les droits sociaux sont donc au menu des députés. De plus, le 28 décembre 2010, la Commission européenne présentera un rapport pouvant proposer une extension du champ d’application de la directive.


Pour Attac, l’exigence d’une directive-cadre pour les services publics est toujours d’actualité. En l’absence d’une telle initiative, le Parlement français devrait décider de sortir explicitement du champ d’application de la directive services tous les services publics existants, y compris les services sociaux locaux, en s’appuyant d’ailleurs pour ce faire sur les amendements à cette directive introduits par le Parlement européen.


Les droits sociaux nationaux, droit du travail, protection sociale, conventions collectives, doivent être protégés, ce qui implique le refus, quelle que soit la méthode adoptée, de l’application du principe du pays d’origine. Tout cela ne pourra évoluer que si la discussion s’ouvre en Europe sur une convergence par le haut des droits sociaux, l’application pour tous et toutes des normes sociales les plus élevées.


Cette lutte s’inscrit dans le cadre plus général du combat contre la « stratégie de Lisbonne » que le Conseil de l’UE veut relancer jusqu’en 2020 : Attac France entend y être présente, avec les Attac d’Europe.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Droit du travail
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 08:19
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Communiqué du NPA

 
Les parents d'élèves des écoles du centre ville et du Petit Parc ne baissent pas les bras. La mobilisation citoyenne s'amplifie.

Le mariage symbolique, samedi 9 janvier, de Jules Ferry et des Pommiers montre, s'il en est besoin, que l'énergie collective et démocratique n'est pas à cours d'idées et d'enthousiasme. Il faut que la municipalité revienne sur sa décision de fermeture des écoles et prenne en compte les propositions des parents.
Depuis le début, le NPA soutient le mouvement, il sera donc présent ce samedi avec les parents d'élèves et les Quimpérois qui le voudront.
 
P°le comité NPA
Janine Carrasco
Le rendez vous est fixé à 10h30 à la Glacière parking de la Providence pour se rendre en cortège jusqu'à la mairie.
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Quimper & Pays Glazik

Votez pour les candidats soutenus par le NPA 29

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Brest centre: Sylvie Gourmelen NPA
Erwan Quélennec NPA (suppléant)

crozon 1a
Crozon-Carhaix: André Ménesguen NPA
Annick Burbeau NPA (suppléante)

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Brest-rural: Chris Perrot (Les Alternatifs)
Michèle le Roux NPA (Suppléante)

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Quimper : André bernard PCF-FDG
Janine Carrasco NPA (Suppléante)

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