Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 09:19

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Éducation
jeudi 10 décembre 2009 Ouest france

La mairie de Quimper a annoncé mercredi aux parents d'élèves la fermeture de trois écoles (Pommiers, Petit-Parc et Jules-Ferry). La réaction de la Fédération syndicale unitaire ne s'est pas fait attendre.


Les syndicalistes ne décolèrent pas d’avoir appris ces fermetures d’écoles par la bande alors que les conseils d’école se sont tenus le mois dernier: « On a appris mardi soir qu’il se tramait quelque chose quand les personnels ont été convoqués à une réunion d’information le mercredi matin, retrace Guy Barré (Snu-ipp, syndicat du premier degré).


Sur le fond, la mairie dit que ce sont des écoles en perte de vitesse. Ce n’est pas vrai pour l’école du Petit-Parc qui refuse des élèves chaque année. Si elle ne le faisait pas, on serait conduits à demander l’ouverture d’une 3e classe en février prochain.


À l’école Jules-Ferry, on attend plus d’élèves l’an prochain. Sur la forme, les instances n’ont pas été consultées alors que le Conseil départemental de l’Éducation nationale s’est tenu il y a huit jours. Ça nous ulcère ! La règle c’est que le Comité technique paritaire puis le CDEN sont saisis des ouvertures et des fermetures de classes. Cela devrait être pareil pour les écoles.»


Guy Barré estime en effet que ces mesures se traduiront par des pertes de classes: «deux classes plus deux classes égalent trois classes dans les regroupements. L’Éducation nationale va récupérer des postes, la mairie va récupérer des locaux, des postes d’Atsem (agents spécialisés). Ceux qui sont en attente de titularisation seront victimes de cette mesure. Il n’y aura qu’une cantine au lieu de deux. Idem pour la garderie…»


La situation des parents d’élèves sans voiture préoccupe le syndicat. Il estime que la disparition des écoles du centre va profiter à l’école Saint-Corentin et que celle du Petit-Parc amènera des familles vers l’école Sainte-Thérèse: « Bernard Poignant, maire de gauche, fait un cadeau à l’enseignement privé. »


Thierry Le Goff (Snu-ipp) parle de «déficit de citoyenneté de la part de la mairie et de marque de mépris de la part de l’Inspection d’académie». Il prend le pari que sur six classes dans les trois écoles fermées, «on va perdra la moitié des classes.»


Alors que le nombre d’enfants diminue dans le centre-ville, il estime qu’on peut faire «une politique de ville qui revitalise le centre-ville» et ne pas fermer des établissements qui sont «les écoles historiques de Quimper».

En conséquence, le Snu-ipp appelle à une réaction.

 

CARTE SNUIPP 09 1-1-13d11

 

Écoles. «Déficit de citoyenneté et mépris»

11 décembre 2009 - Le Télégramme


Branle-bas de combat syndical, au lendemain de l'annonce de la fermeture des écoles des Pommiers, Jules-Ferry et Petit Parc . Le Snuipp et le Snes déplorent la méthode, et contestent l'argumentaire.


«Il existe un calendrier, et des instances. Il y a huit jours, un conseil départemental de l'Éducation nationale avait lieu. On nous a parlé de démocratie. Mais pas un seul instant n'a été évoquée la fermeture des écoles quimpéroises!», réagit Thierry Le Goff, du Snuipp.


Avec Guy Barré et Jean-MarcCléry, il rappelle volontiers que les fermetures de classe sont rituellement précédées de visites des inspecteurs de l'Éducation nationale dans les classes. «Ça se passe en décembre. Ils préparent le terrain sur la perte possible d'un poste. Puis, en janvier, un comité technique paritaire se tient, qui arrête une liste d'ouverture et de fermeture de classes. Enfin, le comité départemental de l'Éducation nationale arrête grosso modo la carte scolaire au mois de mars».

«Ils ont travaillé dans le dos des parents»


Fi de cette procédure! À la place, «une annonce précipitée. Pourtant, au niveau des Pommiers et de Jules-Ferry, les collègues avaient des propositions. Les enseignants et les parents ne sont pas obtus. Il aurait été simple de se mettre autour d'une table pour discuter de l'amélioration du système scolaire en centre-ville. Or, l'inspectrice et le maire ont travaillé dans le dos des parents. C'est un déficit de citoyenneté pour la mairie et une marque de mépris de la part de l'inspection académique. Prendre ses responsabilités, ce n'est pas se couper de la population, des parents d'élèves et des enseignants».


toc-toc
«Bernard Poignant fait le jeu de l'école privée!»

S'ils concèdent la baisse d'effectifs aux Pommiers et à Jules-Ferry, ils la réfutent pour le Petit Parc, «qui a deux classes bien chargées. À telle enseigne que la directrice orientait les parents vers les autres écoles du secteur, sans quoi en février prochain, elle en aurait été à demander l'ouverture d'une troisième classe!».


Ils raillent enfin «l'optimisation du réseau scolaire» annoncée par la mairie et l'inspection académique: «Avec eux, 2+2=3. L'inspection va récupérer un poste, voire plus. Et la mairie va récupérer les locaux, des Atsem et des personnels de cantine qu'elle va redéployer. D'autres personnels, qui attendaient d'être titularisés en seront victimes». Pour les deux syndicats, les grands perdants sont les familles.


«Un certain nombre n'a pas de voiture. Et dans le centre-ville, entre Stang ar C'Hoat et leur lieu de résidence, il y a une autre école: Saint-Corentin. On peut prendre les paris: elle va bénéficier de cette fermeture. Idem pour Sainte-Thérèse, située non loin du Petit Parc.


Bernard Poignant, maire de gauche, fait le jeu de l'école privée! En outre, nous sommes désespérés qu'un maire qui se dit progressiste en soit au constat plutôt qu'à la revitalisation du centre-ville. Quant à Ergué-Armel, le quartier commençait à perdre des commerces. On le sinistre un peu plus».


À noter Les parents d'élèves des Pommiers et de Jules-Ferry sont invités à une réunion d'information, mercredi, à 20h, salle des réceptions de la mairie. Pour le Petit Parc, la réunion est programmée jeudi, à 20h également, à la mairie de Ergué-Armel.

  • Thierry Charpentier

 


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Commentaire: Et comment que çà profite toujours à l'enseignement privé. Ainsi à Brest, les mêmes socialistes ont fermé des écoles exigeant ainsi des parents des déplacements (vachement écolo!) et ceux-ci sont bien sûr allés dans l'école la plus proche ...  privée. Et toujours avec cette assurence: de toute façon ils votent pour nous! Merci qui?

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Education
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 09:15
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vendredi 11 décembre 2009

Effet boule de neige. En une journée, les parents de l'école maternelle du Petit-Parc se sont organisés pour s'opposer à la fermeture. Ils ne conçoivent pas que leur petite structure doive disparaître pour remplir de gros groupes scolaires.

L'annonce de la fermeture du Petit-Parc, de Jules-Ferry et des Pommiers, à la rentrée prochaine a déclenché un tollé chez les parents d'élèves, hier. Exemple au Petit-Parc. Houleux.

Reportage Résistance immédiate

« Cette école, c'est l'âme du quartier. Ici, nous formons une famille. Ils s'attaquent à une famille ! » Devant la maternelle du Petit-Parc, à Ergué-Armel, hier, les parents d'élèves ne parlent que de la fermeture de l'école à la rentrée prochaine. Ils ont appris la nouvelle dans un courrier signé du maire et de l'inspecteur d'académie, mercredi (lire OF d'hier).


Réactions ? Ils sont « scan-da-li-sés ». Et se sont vite organisés : pétition à la sortie des classes ; banderoles sur la façade ; rédaction d'un courrier au maire ; constitution d'un « comité d'action » ; blogs sur Internet...


« Comme une lettre de licenciement »


D'abord, ils dénoncent la méthode : « Où est la démocratie ? Il n'y a eu aucun préavis. Ce courrier, c'était comme une lettre de licenciement d'une multinationale », s'insurge Jean-Christophe Bernard. Même discours de Stéphanie Lescop : « Ils parlent de concertation, mais les décisions sont déjà prises. »

 

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Aucun problème d'effectifs


Ensuite, ils contestent les arguments de la Ville pour justifier cette fermeture : « Le Petit parc n'est pas en baisse d'effectif, au contraire. Chaque année, les enseignants sont obligés d'envoyer une dizaine d'élèves vers les autres écoles, faute de place. »


Une politique de gauche ?


Dans ce quartier où l'on a voté en masse pour l'équipe municipale de gauche lors des dernières élections, les parents s'estiment trahis : « Le maire n'est pas là pour relayer la politique gouvernementale. Il devrait peut-être investir davantage dans les écoles et le bien-être des enfants que dans des complexes et des parkings », lâche Stéphanie Lescop.


Une école idéale ?


Ils défendent le modèle idéal de leur petite école (54 élèves, deux classes), « où tout le monde se connaît », où certains, comme Jessica, sont eux-mêmes passés, petits. Beaucoup se félicitent de pouvoir y venir à pied. Ou expliquent, comme Sonia, avoir acheté une maison dans le quartier « à cause de la proximité de la maternelle ».


Inquiets pour l'avenir


« Alors vouloir nous faire croire que les grosses écoles répondent à nos attentes, c'est vite dit !, lâche Stéphanie Lescop. De plus, on peut douter de l'accueil qui sera offert aux enfants quand on sait que tout est à la baisse dans l'Éducation nationale. »


« Nous, on va parler ! »


À l'intérieur de l'établissement, la directrice, Élisabeth Marzin, écoute les parents avec intention. Elle aussi ne cache pas son amertume. Mais ne peut l'exprimer, « devoir de réserve oblige ». « Nous on va parler ! », la rassurent les parents.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Education
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:56
jeudi 10 décembre 2009 Ouest France

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Il n'y aura pas de loi sur le sujet. Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, n'en veut pas.

Elle faisait partie des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, voulait la mettre en chantier « en 2009 ». La loi supposée fixer un cadre de référence pour les langues régionales est mort née. Curieusement, ce n'est pas le ministre de la Culture qui l'a enterrée, mais Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, répondant, mardi, à une question d'une députée socialiste de la Gironde.

Au lendemain de la visite en Bretagne du commissaire européen Léonard Orban, venu défendre « la richesse de la diversité linguistique », l'annonce ministérielle fait l'effet d'une douche froide chez les défenseurs de la langue bretonne...


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Commentaire: Si l'on comprend bien, ni les cultures immigrées, ni les langues régionales ne font partie de l'identité nationale "correcte", seul le christianisme, et encore, catholique apostolique et romain, semble trouver grâce aux yeux de ces étranges "républicains laïques".



Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Culture bretonne
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:42

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11 décembre 2009 -Le Télégramme


Les apiculteurs constatent toujours des pertes de 30 à 40% par an de leur cheptel et accusent les pesticides neurotoxiques et systémiques.


Pendant que tout le monde ou presque succombe à la mode de l'écologie et s'habille de vertes pensées, les abeilles continuent de mourir. Hier, une partie des membres du Syndicat des apiculteurs professionnels bretons (SAPB) s'est réunie à Lorient pour faire un nouveau point sur la situation.


Point de vert à l'horizon qui aurait plutôt tendance à virer au noir. «Les choses n'ont pas évolué depuis que le Gaucho avait fait la une de l'actualité», annoncent-ils à l'unisson. «Tout le monde est persuadé que le Gaucho est interdit, mais ça n'est pas vrai. Il ne l'est que sur le maïs et le tournesol, pas pour les autres cultures. Et puis de toute façon, le Cruiser, un nouveau produit composé de molécules proches de celles qui composent le Gaucho, est sur le marché».

Un problème de santé publique?

Un produit que les apiculteurs jugent même encore plus «sournois» que le Gaucho. «Le Cruiser enrobe la graine. Il se retrouve donc directement au coeur de la fleur», explique José Nadan, président du SAPB. Un produit «dangereux» pour les abeilles mais, et là, les apiculteurs bretons veulent élargir le débat, aussi potentiellement dangereux pour l'homme.


C'est ce qu'explique José Nadan: «Même si les doses sont plus faibles, c'est beaucoup plus toxique. Une seule graine traitée pollue à elle toute seule 5.000 litres d'eau. Lorsqu'on sait qu'on compte environ 100.000 graines par hectare de terre cultivée... On imagine par exemple les conséquences pour les nappes phréatiques ou encore le lait, puisqu'on retrouve des traces de ce produit dans les aliments pour les vaches».

Quels coupables?


Le ministère de l'Agriculture et le lobby agricole sont montrés du doigt par les apiculteurs. «Les belles promesses du Grenelle de l'environnement c'est du vent, tant que le ministère de l'Agriculture ne tranchera pas dans le vif, nous ne pourrons pas faire grand-chose», déplorent les apiculteurs. Depuis un an, notamment, sous l'impulsion du SAPB, les apiculteurs de l'Hexagone se sont réunis au sein d'une fédération nationale espérant ainsi peser plus lourd dans les débats.

  • Gaël Bocandé
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Nucléaire Pollution Climat
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 08:32

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Bras de fer au tribunal entre Ikea et syndicats

vendredi 11 décembre 2009

L'arrêté du 6 mars 1975 prévaut-il sur la loi de janvier 2008 en matière d'ouverture des commerces d'ameublement le dimanche ? Le tribunal de grande instance de Brest doit rendre sa décision ce vendredi matin.

Hier, FO et la CFDT ont assigné l'enseigne en référé pour que le magasin brestois n'ouvre pas dimanche au Froutven. La décision du tribunal de grande instance doit être rendue ce matin.

Deux syndicats, FO et la CFDT, ont assigné Ikea en référé devant le président du tribunal de grande instance de Brest. « Pour des raisons « techniques», nous n'avons pas pu nous associer à la CFDT mais nous sommes conjoints et solidaires dans cette action », précise Jean-Pierre Milin de la CGT.

 L'audience a eu lieu hier matin. L'enseigne veut ouvrir dimanche. Et ce, malgré les foudres des syndicats qui ont déjà manifesté, dimanche, devant l'établissement ouvert.

« L'arrêté n'a pas été abrogé »


Le 20 novembre, Ikea annonçait qu'il ouvrirait les 6 et 13 décembre s'appuyant sur la loi du 3 janvier 2008 qui rend possible l'ouverture dominicale pour les commerces de détail d'ameublement.

« FO demande à la société Ikea de fermer son établissement le 13 décembre, plaide Me Louchart pour le syndicat, et de respecter un arrêté préfectoral. » Celui de 1975, qui stipule l'interdiction d'ouvrir le dimanche pour ce type de magasin. « L'arrêté n'a pas été abrogé. Il est toujours en vigueur. » Le syndicat a formulé une demande d'astreinte de 100 000 € par heure d'ouverture... Pour FO, « Ikea méprise les règles ».

Un gros coup de pub ?


Côté CFDT, la plaidoirie est sensiblement la même. Me Tigréat réclame en revanche « une astreinte de 10 000 € par salarié qui travaillerait de façon illicite le dimanche 13 ». Pour lui, cette affaire n'est ni plus ni moins « qu'un gros coup de publicité d'Ikea ».


La parole est donnée à Me Dolfi au nom de l'enseigne suédoise. Il rappelle que « la loi du 3 janvier 2008 est postérieure à l'arrêté ». Il poursuit en interpellant le tribunal : « On vous demande d'interpréter ce conflit qu'il y a entre l'arrêté de 1975 et la loi du 3 janvier 2008. L'arrêté prévaut-il sur la loi ? » Pour l'avocat, « il n'y a pas lieu à référé ».


« Face à ce coup de force d'Ikea, nous devons réagir, indique la CFDT. Les procédures juridiques sont en cours pour porter plainte contre l'ouverture du 6 décembre. » Gain de cause ou pas, la CGT compte bloquer le Froutven dimanche. La mobilisation s'organise aussi du côté de FO et de la CFDT.

11 décembre 2009  Le Télégramme


S'appuyant sur un arrêté préfectoral de 1975, imposant la fermeture des magasins d'ameublement le dimanche, FO et la CFDT ont assigné Ikéa en référé devant le tribunal d'Instance de Brest. Réponse aujourd'hui.

Rappel des faits.


L'enseigne suédoise a ouvert ses portes zone du Froutven dimanche dernier et a annoncé qu'elle réïtèrerait le 13 décembre.

FO a demandé ce matin que le tribunal ordonne une astreinte de 100.000 € par heure d'ouverture, la CFDT, soutenue par la CGT a pour sa part réclamé une astreinte de 10.000 € multipliée par le nombre de salariés en poste ce jour là.

Ikéa estime que la loi du 3 janvier 2008 autorisant l'ouverture dominicale aux commerces de détail et d'ameublement plaide en sa faveur. Le délibéré sera rendu aujourd'hui. Les syndicats ont d'ores et déjà annoncé que s'ils étaient déboutés, ils bloqueraient toute la zone du Froutven dimanche.

Ikea Brest. Blocage total de la zone du Froutven dimanche

10 décembre 2009 - Le Télégramme


 

C'est ce matin que le tribunal d'instance de Brest doit statuer sur les deux procédures de référés déposés contre Ikea Brest par Force ouvrière d'un côté, la CFDT et la CGT de l'autre. Les syndicats, qui ont bloqué, dimanche dernier, le parking du magasin, veulent obtenir sa fermeture ce dimanche, sous peine d'amende.

Un combat idéologique


Même en cas d'échec de la procédure, les syndicats annoncent, d'ores et déjà, un nouveau blocage. «Cette fois, c'est toute la zone du Froutven qui sera bloquée», prévient la CGT. Un blocage qui condamnera donc aussi l'accès à Jardiland et aux restaurants ouverts sur la zone.

Ces commerces ne sont pourtant pas concernés par l'arrêté préfectoral de 1975, sur lequel s'appuient les syndicats pour condamner l'ouverture du magasin de meubles. «Ils n'ont qu'à s'en prendre à Ikea», lance la CFDT, qui parle d'un combat idéologique contre «le travail le dimanche».

Un précédent en 2008

À Nantes, où des manifestants ont aussi bloqué, dimanche, l'ouverture d'Ikea, c'est l'inspection du travail qui a saisi le juge des référés. Les syndicats se réservent le droit de faire de même. En 2008, une procédure en référé avait été engagée contre un magasin Ikea à Saint-Étienne. Le juge s'était alors déclaré incompétent, donnant ainsi raison à l'enseigne suédoise.

 

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Luttes ouvrières
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 14:52

jeudi 10 décembre 2009

Photo : Franck Dubray

Une centaine de lycéens dans le centre de Nantes

« La réforme, on n’en veut pas ! » Ils le chantent sur tous les tons, ce matin dans les rues. A Rennes (200 lycéens), au Mans (500 lycéens) et à Nantes (une centaine de lycéens, avec trois enseignants du FSU), ce jeudi matin, les lycéens défilent dans les rues.

Un peu partout dans l'Ouest, d'autres manifestations de ce genre devraient avoir lieu dans la journée.

Objet de leur courroux : la réforme du lycée de Luc Chatel, le ministre de l’Éducation qui doit présenter son projet justement cette après-midi, devant le conseil supérieur de l’éducation. Le ministre a déjà prévenu : il ne reculera pas. « Cette réforme est indispensable », a-t-il déjà réaffirmé.
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : EtudiantEs & jeunes
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 10:00
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Culture
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 09:47
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Le 49e congrès CGT s’est ouvert dans un climat d’interrogations profondes. Ce mardi soir, seul le bilan d’activités a été débattu: le nombre des voix Contre est passé, depuis le 48e congrès, de 16,8% à 22,7%. Mais ces chiffres ne reflètent qu’imparfaitement le malaise.


Bernard Thibault s’est efforcé de répondre aux interpellations. Il a voulu faire de la grève des 6000 sans papiers le symbole d’une CGT de lutte, et d’un premier «engagement» du congrès. Il a continué en revendiquant une organisation où les «opinions contradictoiresont droit de cité». Mais la suite manquait totalement de perspectives.


Plus de la moitié des interventions avaient une tonalité critique, soulignant un «décalage entre dirigeants et attentes sur le terrain». La Haute-Loire a défendu la nécessité de revendications salariales générales (200 euros, comme en Guadeloupe).


Jean-Pierre Delannoy, qui présente sa candidature en alternative à celle de Thibault, appelle la CGT à «sortir de la démarche institutionnelle» et à redevenir un outil de lutte, même si « la grève générale ne se décrète pas», elle se construit. Il est très applaudi lorsqu’il propose des objectifs d’action «clairs et précis: 300 euros, arrêt de tous les licenciements, retour aux 37,5 annuités, renationalisation des services publics».


Bien d’autres prises de parole reflètent des préoccupations convergentes, comme cette déléguée STX (Saint-Nazaire), s’inquiétant que la CGT «n*futilise pas le rapport des forces». Elle est d’accord pour l’unité, mais «à condition de rendre publiques les propositions» CGT. Gérard (chimie), s’étonne que tout n’ait pas été fait pour la «jonction des luttes», ou que la CGT fasse la «fine bouche» lorsque les luttes contre les licenciements débouchent sur les primes.


D’autres expriment l’exigence d’une «continuité du salaire et du contrat de travail», une façon «d*finterdire les licenciements». Jo (organismes sociaux), s’interroge sur la stratégie car «nous n'avons pas su nous donner une perspective globale» Il demande une «résolution d*factualité» pour la défense des retraites. Et conclut: «Osons camarades!».


Le délégué des Molex soulève l’enthousiasme en évoquant leur lutte mais surtout en réclamant que la CGT toute entière s’engage dans la lutte contre les licenciements et pour la solidarité inconditionnelle avec ceux qui subissent la répression.

Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Syndicalisme
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 09:44

Les troupes de l’Otan continuent la fuite en avant en Afghanistan

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L’orientation officielle du gouvernement français en ce qui concerne l’Afghanistan est celle de «l’afghanisation », c’est-à-dire le passage progressif du pouvoir à des forces afghanes qui seraient bien sûr fidèles aux exigences des puissances occidentales.


Cette voie est pourtant un échec complet. Alors que la farce électorale de cet automne a fait perdre toute crédibilité à Hamid Karzaï, un rapport de l’ONU publié en octobre affirme que « 60 % des députés afghans sont liés à des personnes ayant un intérêt dans le trafic d’opium ».


La résistance afghane, composée d’une multitude de groupes, aurait désormais une présence active sur 80 % du territoire contre 54 %, il y a deux ans, tandis que des zones entières sont, de fait, administrées directement par des forces opposées à l’occupation.

C’est l’impasse de cette voie qui a motivé la décision d’Obama (prix Nobel de la paix !) d’augmenter massivement les troupes d’occupation. Avec près de 40 000 soldats supplémentaires, les troupes d’occupation auront doublé depuis l’arrivée d’Obama à la tête de l’administration US. Sarkozy a qualifié cette décision de « courageuse et lucide ».

 On passera sur le courage qu’il y a à expédier des troupes sur-armées massacrer des populations, car en la matière, le gouvernement français a battu des records en renvoyant des réfugiés afghans dans leur pays. Mais lucide ?

 Alors que cette période a déjà été la plus meurtrière depuis le début de l’occupation à la fois pour la population afghane et pour les troupes d’occupation, un des objectifs des nouvelles troupes, le sud-ouest de l’Afghanistan, risque d’amplifier la propagation du conflit au Pakistan.
IL y a quelques semaines, tout le monde célébrait la chute du Mur de Berlin, en occultant justement le rôle que joua l’Afghanistan.

 Il aurait été gênant de faire remarquer que la défaite des troupes russes face à la résistance afghane, forcées de se retirer d’un pays qu’elles ont occupé pendant dix ans (1979-1989), a joué un rôle dans l’écroulement de l’empire soviétique. Incapable de contrôler le pays en s’appuyant sur ses alliés afghans, le régime avait adopté la même stratégie qu’Obama en augmentant massivement ses troupes et le caractère militaire de son intervention.

L’Afghanistan est en train de devenir une véritable bombe pour les puissances de l’Otan, dont la France. Un sondage réalisé les 3 et 4 décembre pour Sud-Ouest Dimanche révèle que 82 % des sondés sont opposés à l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan. La question afghane s’était invitée dans la campagne électorale de cet automne en Allemagne contribuant à la percée de la gauche radicale.

Il faut faire descendre les sondages dans la rue, construire un mouvement de mobilisations pour imposer le retrait des troupes d’occupation d’Afghanistan. Pour rouvrir la possibilité d’un avenir à la population afghane et parce qu’un tel mouvement serait susceptible d’ouvrir une crise politique majeure pour Sarkozy à rebours des thématiques de l’identité nationale.


Denis Godard
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Internationalisme
Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 09:42
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Entre autres idées lumineuses de Luc Chatel, dernier ministre de l'Éducation en date, figure la suppression des cours d'histoire et de géographie dans les classes terminales scientifiques (S) des lycées généraux.

Elle entre dans le cadre de la « réforme des lycées », chantier protéiforme dont l'axe essentiel est, comme pour toutes les autres « réformes » gouvernementales visant l'école, la réduction rapide des budgets par la suppression de milliers de postes d'enseignants et autres adultes encadrant les élèves.

C'est donc maintenant l'enseignement obligatoire de l'histoire et de la géographie pour les lycéens des classes terminales S qui se trouve dans le collimateur du ministre.

Pourquoi ces lycéens-là ? Parce qu'ils constituent plus de la moitié des effectifs d'élèves des classes terminales des lycées généraux, et cela permettrait donc d'importantes économies de postes de professeurs.

 Mais aussi parce que le ministre présuppose un désintérêt relatif des jeunes pour ces matières, par ailleurs affectées d'un faible coefficient au bac, qui disparaîtraient donc des épreuves de fin d'année : autre source d'économies.

 Chatel, sans conviction, se défend de mépriser ces enseignements, arguant que l'horaire des élèves serait renforcé en classe de première, et que les élèves de terminale « spécialement intéressés par l'histoire pourront suivre une option de deux heures ». On comprend immédiatement ce que cette esquive signifie.

Le volet « fin de l'histoire » est certainement lourd de mépris pour les jeunes comme pour les enseignants. Mais il n'est qu'un nouvel épisode des attaques gouvernementales contre le service public d'éducation. Récemment, ce sont les enseignants de sciences économiques et sociales qui protestaient contre l'amaigrissement des horaires de leurs disciplines, visiblement considérées comme secondaires.

 Mais les prétendus « fondamentaux » - français, mathématiques - ne sont pas mieux traités lorsque des matières deviennent optionnelles, surtout lorsque les options elles-mêmes sont réduites.

Dans la « réforme » qui doit être présentée le 10 décembre par le ministre à un Conseil supérieur de l'éducation qui lui est tout dévoué, on retrouve le flou artistique de « l'accompagnement personnalisé des élèves », qui sert de feuille de vigne aux économies de postes.

 La même rengaine a déjà été servie lorsqu'ont été supprimées les deux heures de cours du samedi matin et une bonne partie des enseignants du Rased (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) qui auparavant « accompagnaient » précisément ceux-ci.

Pour le gouvernement, l'objectif est de trouver, pour la rentrée scolaire de 2010, 16 000 postes à supprimer. Cela passe par la fin des enseignants-remplaçants, par les économies de surveillants, d'heures de cours, de dédoublements de classe, d'options possibles, de conseillers d'orientation, d'agents d'entretien...

Des lycéens ont déjà manifesté contre la « réforme » et une nouvelle journée de protestation est organisée le 10 décembre à l'appel de plusieurs syndicats d'enseignants.

En région parisienne, une manifestation, accompagnée d'un préavis de grève aura lieu à 14 h 30, du métro Sèvres-Babylone au ministère. Les attaques contre l'Éducation nationale doivent cesser !
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : Education

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