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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 10:08

Saint-Brieuc (22).

17 juin 2010 à 18h27 -Le Télégramme


Que sont devenus les anciens salariés de Chaffoteaux ? Un an après l'annonce du plan social qui a coûté leur emploi à plus de 200 personnes et six mois après les licenciements, leur situation est loin d'être rose.


Sur les 206 salariés licenciés, seuls trois ont retrouvé un contrat à durée indéterminée. Une dizaine ont un emploi précaire entre CDD et  missions d'intérimaire. Enfin une trentaine d'autres suivent actuellement une formation longue en vue d'une réorientation professionnelle. Comme s'y attendaient les représentants syndicaux, la cellule de reclassement, qui fonctionnera jusqu'à la fin de l'année et à laquelle ont adhéré plus de 180 salariés, n'a pas fait de miracle.

"On savait que ce serait difficile"
 


« Le contexte économique n'était pas bon il y a un an et il ne s'est pas amélioré. On savait bien que ce serait difficile. Aujourd'hui, quasiment  personne n'a retrouvé un emploi stable », explique Martial Collet, représentant de Force Ouvrière.

Les retrouvailles... un an après
 


Demain, un an jour pour jour après l'annonce du plan social, les anciens salariés de Chaffoteaux se retrouveront à La Méaugon. Au programme : jeux et randonnée l'après-midi puis repas et animation musicale le soir. Vu le contexte, l'heure ne sera pas tellement à la fête mais plus aux retrouvailles et aux discussions.


 L'année galère de Martine

18 juin 2010 - Le Télégramme

Martine Pignard fait partie des 206 licenciés de Chaffoteaux. Après 30 ans dans l'entreprise, elle s'est retrouvée sans emploi du jour au lendemain. Elle est désormais en CDD dans une maison de retraite. Sans aucune certitude sur son avenir.

 

«Le bilan, c'est quand même un an de galère. Et la galère continue...» Une année est passée depuis l'annonce du plan social qui lui a coûté son emploi et Martine Pignard est toujours dans une situation précaire. Comme beaucoup de ses anciens collègues de Chaffoteaux , elle n'a pas retrouvé de travail stable. Martine était entrée chez Chaffoteaux en août 1979.

 

Du temps où on ne demandait ni CV, ni lettre de motivation. Comme son père, elle y aura passé 30 années en tant qu'ouvrière. Jusqu'à l'annonce du plan social le 18 uin 2009 et surtout la lettre de licenciement reçue juste avant Noël. «Du jour au lendemain, on n'a plus de métier, plus de raison de se lever le matin. On tourne en rond. C'est complètement déstabilisant», confie-t-elle. Dans un premier temps, l'ancienne ouvrière refuse de participer à la cellule de reclassement.

 

Puis change d'avis. Là voilà avec ses anciens collègues en train d'apprendre à rédiger un CV, une lettre de motivation. Martine choisit le domaine du social et réalise une enquête professionnelle. Six mois après son licenciement, elle est prête à faire un stage. «Je suis allée à la maison de retraite de La Méaugon pour demander à faire un stage d'observation. Ils avaient plusieurs personnes en arrêt de travail et on m'a demandé si j'étais d'accord de commencer dès le lendemain», raconte Martine. Le stage se transforme en contrat d'un mois. Martine devient agent des services hospitaliers. ASH comme on dit dans le milieu. «J'aime ce métier car je me sens utile. J'ai envie de continuer mais en juillet, c'est fini. Après, je ne sais pas...»

«Chaffoteaux n'aurait jamais dû mourir»


À 48 ans et sans formation dans le domaine, Martine avoue «ne pas se faire d'illusions». Elle sait sa situation précaire. «On est dans un gros brouillard très épais et on avance à tâtons. Cette incertitude de l'emploi est très difficile à vivre». Un sentiment que la jeune grand-mère va pouvoir partager ce soir avec ses anciens collègues. Tous ont rendez-vous à La Méaugon.

 

Exactement un an après l'annonce du plan social. Martine, devenue trésorière de l'association des anciens de Chaffoteaux, attend ce moment avec impatience. «Ce combat que nous avons mené pendant des mois tous ensemble a créé des liens très forts entre nous. Cette soirée va nous permettre de nous revoir et de discuter. Mais on n'a pas envie de faire la fête parce que pour beaucoup c'est 30 ans de notre vie foutus en l'air. Chaffoteaux n'aurait jamais dû mourir».

  • Dominique Morvan
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