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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:40

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Alternative libertaire a été invitée à s’adresser aux militantes et militants du NPA lors de leur dernier congrès. L’occasion de réfléchir aux orientations privilégiées par cette organisation, face aux enjeux de la période actuelle.

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Le congrès du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de février 2011 avait été marqué par une crise qui n’avait pas permis de dégager une majorité d’idées autour d’une orientation stratégique. Elle s’était aggravée quelques semaines plus tard quand Olivier Besancenot avait annoncé qu’il ne serait pas le candidat du parti lors de l’élection présidentielle de 2012. Une partie de la direction du NPA était alors entrée en dissidence jusqu’à créer un courant public, la Gauche anticapitaliste (novembre 2011), devenue une organisation politique à part entière en juin 2012 puis membre du Front de gauche dans la foulée.

Après la crise

Cette longue crise a abouti depuis ce même congrès au départ de plusieurs milliers de militantes et militants au point que le NPA en revendique désormais 2 500 en lieu et place des 9 100 lors de sa fondation en février 2009. On peut supposer que le gros de la crise est derrière le NPA, c’est ce que laisse penser la courte majorité (51 %) obtenue par la plate-forme X,  rassemblant des militants comme Philipe Poutou, Christine Poupin, Olivier Besancenot, Alain Krivine ou encore François Sabado, mais aussi le fait que les échanges étaient moins électriques que ceux des années 2011-2012.

 

Néanmoins des tensions étaient perceptibles entre les membres des deux principales plates-formes (X et Y, qui elle a obtenu 31,5 %), tant sur l’orientation que sur le fonctionnement (notamment sur la question du pluralisme et la possibilité pour les différents courants de construire ensemble une organisation à tous les niveaux). Sur le premier point, tout en mettant en avant la nécessité de construire un rapport de force par les luttes, et en soulignant les possibilités de rupture portées par la réactivation des révolutions arabes et des mobilisations anti-austérité, les partisanes et partisans de l’orientation majoritaire ont fait le choix d’articuler leur stratégie autour de la perspective d’un gouvernement anti-austérité.

 

Une telle option s’inscrit dans une volonté de poursuivre le projet initial du NPA de rassembler révolutionnaires et réformistes déçu-e-s par les organisations réformistes traditionnelles, et radicalisé-e-s. Elle constitue ainsi une façon de ne pas rompre totalement avec les anticapitalistes qui ont quitté le NPA pour rejoindre le Front de gauche. Le problème est qu’une telle orientation risque d’amener le NPA dans une partie de poker menteur ; celle-ci visant à interpeller le Front de gauche, dont les prétentions hégémoniques à la gauche du PS laisseront peu de place pour la co-élaboration et l’unité politique avec ses partenaires à sa gauche qui n’ont pas fait le choix de le rejoindre.

 

Plus grave, une telle position ne peut qu’amener à défendre la perspective d’un débouché politique dans le cadre du carcan institutionnel. Celle-ci revient à inscrire les luttes dans le champ de la gouvernabilité, au lieu de favoriser la construction de luttes et de contre-pouvoirs débouchant sur l’affirmation d’un pouvoir populaire totalement contrôlé par les travailleuses, les travailleurs et plus largement les opprimé-e-s du système de domination capitaliste, productiviste, raciste et patriarcal actuel. C’est donc une formule qui fait prévaloir les logiques d’appareil sur l’auto-organisation.

Promouvoir l’auto-organisation ?

Le NPA sait par ailleurs que cette carte ne sera pas facile à jouer car le Front de gauche ne lui fera pas de cadeau. C’est si vrai que les thèses majoritaires affirment par ailleurs que les seuls regroupements politiques possibles sont ceux avec les autres forces anticapitalistes et révolutionnaires.

 

Les révolutionnaires et plus largement les anticapitalistes se réclamant de l’autogestion ont effectivement plus à gagner à s’unir pour favoriser l’auto-organisation et l’émergence d’un projet d’émancipation dont le cœur sera l’entraide, la construction de luttes, de réseaux et d’organisations de masse, l’autogestion, mieux à même de rompre avec le capital.

 

Les expériences de regroupement anticapitalistes menées à Toulouse, Nantes, Brest, Agen montrent qu’un tel travail unitaire peut être fécond et porteur de dynamique. Front social et front anticapitaliste d’une part, ou front populaire pour un gouvernement anti-austérité, d’autre part, sont deux logiques et deux stratégies différentes. Il y a bien là matière à débat. Et c’est dans ce sens qu’AL s’est adressé aux congressistes.

 

Laurent Esquerre

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http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5257

 

 

Congrès des Alternatifs : Le clivage grandit chez les Alternatifs

Le congrès des Alternatifs s’est tenu les 17 et 18 novembre à Paris, et a acté l’adhésion au Front de gauche. Pour la minorité qui s’y est opposée, ce choix marque un grave recul sur le projet initial de l’organisation.


Héritiers du Parti socialiste unifié (1960-1990) puis de l’Alternative rouge et verte (1989-1998), les Alternatifs incarnent un courant socialiste autogestionnaire. Celui-ci recouvre aujourd’hui deux sensibilités se voulant compatibles, mais aux priorités différentes : d’une part, une sensibilité attachée à faire exister une voix rouge et verte au sein de la « gauche de la gauche », principalement par le biais d’alliances électorales et de la flopée d’élus municipaux qu’elles engendrent ; d’autre part, une sensibilité davantage portée sur les « alternatives en actes ». Les deux se retrouvent par ailleurs dans les mouvements sociaux : syndicalisme Sud et CGT essentiellement, collectifs de sans-papiers, lutte de Notre-Dame-des-Landes…


L’émergence du Front de gauche a cependant provoqué un vif désaccord entre elles. Les premiers estiment qu’il n’est plus possible d’exister sans y entrer. Les seconds n’ont, pour aller vite, aucune envie d’aller chanter La Marseillaise et les bienfaits de « la croissance » dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon.

Choix des alliances

Ce désaccord pèse également sur le choix des alliances. Les uns négocient – sans succès pour l’instant – avec plusieurs petits partis parfois issus du trotskisme (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste, Convergences et alternative, Fase) la formation d’un pôle rouge et vert au sein du Front de gauche. Les autres ont davantage d’affinités avec les décroissants (Mouvement des objecteurs de croissance) et le mouvement libertaire, notamment l’ex-Scalp et AL. Celle-ci a, lors de ce congrès, renouvelé auprès des Alternatifs sa proposition de former un front anticapitaliste extra-institutionnel.

Quel avenir pour les Alternatifs ?

Le congrès a tranché : 56 % pour l’entrée au Front de gauche, 35 % contre, 9 % d’abstentions. Pour Mathieu Colloghan (membre de la minorité), en soi l’entrée dans le Front de gauche « n’engage à rien, mais signifie par contre beaucoup pour les Alternatifs. Elle confirme une tendance lourde à la séparation de ce que nous imaginions compatible : un pied dans les institutions et les jeux électoraux classiques, un pied dans l’expérimentation, les mouvements sociaux et ce qui est hors-système. Or, il s’avère qu’avec le temps un clivage de plus en plus marqué est apparu. Il est aussi générationnel et plutôt genré. » Dans plusieurs départements en effet, les femmes et les jeunes se sont nettement retrouvé-e-s sur la position minoritaire. L’entrée au Front de gauche risque de les condamner à jouer le rôle de supplément d’âme rouge et vert du réformisme d’État.


Jean-Jacques Boislaroussie (majoritaire), qui refuse d’« édulcorer les orientations fondamentales comme l’autogestion et l’écologie radicale » est bien conscient d’un risque de « grand écart ». La plus grande menace n’est pourtant pas tant celle d’une liquidation idéologique que celle d’un accaparement par les interminables négociations d’appareils dans lesquelles le PCF excelle. Les Alternatifs peuvent rapidement se retrouver à dépenser une grande partie de leur énergie à obtenir un strapontin ici ou là, ou à faire bouger l’édifice Front de gauche de quelques millimètres. L’enjeu en vaut-il la chandelle ?


Guillaume Davranche (AL Montreuil) et Jean-Marc (AL Paris Nord-Est)

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http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5113

 

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