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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:33
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Les délocalisations servent souvent de prétexte pour justifier les bas salaires, les suppressions d’emplois...

Pour lutter contre leurs conséquences, il faut interdire les licenciements.


Face aux licenciements, on entend des responsables politiques à droite et à gauche, protester contre les délocalisations qui seraient la source principale du chômage aujourd’hui.


Avec ce genre de raisonnements, arrive rapidement l’exemple «fatidique» d’une entreprise – souvent chinoise – où le coût du travail est infiniment plus bas que «chez nous», expliquant alors «le choix forcé» de tel ou tel capitaliste de quitter la France pour rester compétitif dans «un marché du travail mondialisé».


En réalité, l’investissement français en direction des pays à bas salaires reste marginal et la plupart des investissements se réalisent entre les pays impérialistes eux-mêmes.


Et de fait, il y a plus d’investissements étrangers vers la France que le contraire. Ainsi l’Agence français pour les investissements internationaux (AFII) estime que 100 milliards d’euros ont été investis en France en 2008, pour 32 000 emplois créés. Il y a ainsi, en France, une multitude d’entreprises étrangères venues pour consolider de nouveaux marchés et parce que le coût du travail y est plus faible que dans leurs propres pays.


Et tant que Continental (originaire d’Allemagne), Molex ou Goodyear (États-Unis), Philips (États-Unis, Pays-Bas et Allemagne) jugent que la France est suffisamment rentable, elles restent. Et il serait contradictoire de vouloir s’aventurer à interdire des délocalisations d’entreprises… déjà délocalisées.


Une nouvelle tendance conteste les délocalisations au nom de l’environnement. Encore une fois, il s’agira de mettre en avant l’aberration écologique qui consiste à ne fabriquer des ampoules basses consommation qu’en Chine, mais rarement les exportations de poulets élevés en France par l’entreprise Doux afin d’inonder les marchés d’Afrique et d’Amérique du Sud par containers entiers… grâce notamment à une subvention de la Politique agricole commune de 63 millions d’euros pour la seule année 2008 !


Les délocalisations sont également le prétexte rêvé pour ne pas augmenter les salaires. Mais en France les salaires les plus bas concernent les emplois liés aux services à la personne, la restauration ou le bâtiment, activités non «délocalisables». L’explication est donc ailleurs.


Ce sont les multinationales des pays impérialistes qui ont elles-mêmes exacerbé la mise en concurrence des salariés à l’échelle mondiale1. Cela a «coïncidé» avec le phénomène de la dette des pays capitalistes dominés, auxquels « on a imposé des plans d’ajustement structurels qui faisaient de l’exportation une priorité.


Et maintenant on leur reprocherait ?»2


Les délocalisations témoignent en partie de la barbarie du système. La logique du capitalisme ne s’encombre pas de justice sociale : les enfants de 6 ans peuvent travailler et des transports socialement inutiles détruire la planète, peu importe.


Mais les délocalisations ne suffisent pas à expliquer la montée du chômage. Celui-ci reste la conséquence d’une politique assumée des classes dominantes afin de maintenir des taux de profits maximums.
Face aux fermetures d’entreprises, il est donc vain de chercher des revendications «protectionnistes» qui portent le risque de dérapages nationalistes ou de défense de sa propre bourgeoisie, et ce même sous un vernis de gauche qui prendrait prétexte de «critères sociaux et environnementaux»3.


Il n’y a pas de «bons capitalistes français» face à des capitalistes déloyaux venus des pays à bas coûts… qui la plupart du temps sont les mêmes ! Délocalisation ou pas, nous préférons défendre la revendication d’interdiction des licenciements qui englobe ce cas de figure.


Par la concurrence, les capitalistes nous mettent en guerre les uns contre les autres. Et face à cela, l’exemple d’ouvriers de Renault venus soutenir la grève des travailleurs de Dacia en Roumanie, la manifestation allemande-française-mexicaine des travailleurs de Continental à Hambourg au printemps dernier, c’est-à-dire la solidarité internationale des travailleurs, reste la meilleure perspective à mettre en avant.


Basile Pot

1. Claude Pottier, Les multinationales et la mise en concurrence des salariés L’Harmattan 2003.
2. Michel Husson, Le protectionnisme est ce la bonne solution ? Cahiers de Louise, juin 2006.
3. «Contre le dumping social et les délocalisations : pour un bouclier douanier européen qui dissuade les délocalisations et qui taxe intelligemment les importations en fonction de critères sociaux et environnementaux.» Propositions du Front de gauche pour changer d’Europe.

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