Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:45

png_dessin423_titom_stop_speculation_immobiliere-2-copie-1.png

6 janvier 2011 - Le Télégramme

 

«Ras le bol de voir tous les jours en France 240 hectares de terre agricole quitter l'outil de travail pour le béton et le bitume», s'alarme René Guéguen  soutenu par une dizaine des trente exploitants agricoles que compte Douarnenez.

 

«Nous sommes aussi des acteurs de l'économie locale et aurions aimé avoir notre mot à dire dans le projet qui vise à rendre constructibles 18 hectares sur Tréboul, dont onze sont exploités par nous», précise-t-il, pointant une «spéculation sur la vue sur mer et non un besoin en logements, car la ville perd des habitants».

 

Kerguesten. «On est spoliés, oubliés»

6 janvier 2011 - 


Sur les 18 ha qu'une enquête publique en cours vise à rendre constructibles à Kerguesten, onze sont exploités par des agriculteurs. «On existe !», crient-ils aujourd'hui, pour défendre cet outil de travail qu'on veut leur enlever.

«Les chiffres montrent que Douarnenez se vide de ses habitants. À côté de ça, alors qu'il y a des tas de logements vides, que la commune a de la réserve foncière, on réquisitionne des terres agricoles pour en construire encore. Pour qui?», s'interroge Sylvie Burel, une jeune mère de famille qui exploite une ferme à Kervroac'h, en Tréboul, en Gaec avec son frère Ronan Vigouroux. «Je ne crois pas que les terrains de Kerguesten seront dans les moyens de jeunes couples qui voudraient s'installer», estime-t-elle, évoquant la beauté des paysages et la vue sur mer de cet espace de campagne que la municipalité envisage d'urbaniser. «Je crois plutôt qu'on est dans une opération de spéculation pour des résidences secondaires. On est spoliés».

Des agriculteurs qui tiennent à le rester

«Mais la terre agricole, c'est notre outil de travail!» enchaîne Anne-Marie Guéguen, qui élève des vaches laitières et cultive des pommes de terre avec René, son mari, ferme de Toubalan, derrière la zone commerciale. «Nous sommes agriculteurs de génération en génération et comptons bien le rester! Et nous ne sommes pas les seuls à le vouloir. Les gens qui se promènent dans nos chemins nous le disent, ceux qui font du jogging, du VTT, du cheval. Ils tiennent à ce coin de campagne à côté de chez eux. D'ailleurs, c'est nous qui entretenons les chemins. Qui le fera quand nous ne serons plus là? Qui va payer?».

 

Ces quatre agriculteurs, directement concernés, ont décidé de sortir de leur silence, avec l'appui de leurs collègues Jean-François Moallic (Leslohan), Jean-Claude Pennaneach (Sables-Blancs), Lionel Gentric (Kernevez Questel), Hervé Belbéoch (Keranna) et Laurent Cabillic (Kerioret). «On nous parle des acteurs de l'économie locale à tour de bras, mais personne ne nous prend en compte. Les écologistes, Les Solidouarnités... Tous ces gens réfléchissent à notre avenir sans nous connaître. Aucun élu n'est jamais venu nous voir. On est oubliés», lâche Lionel Gentric, amer. «Et pourtant, on met de jolies photos de vaches sur le bulletin municipal. Mais qui sait exactement ce que nous produisons et comment nous travaillons? Pour Kerguesten, personne ne nous a demandé notre avis. Et pour le reste non plus. La salle polyvalente et quoi d'autre encore, sur quels terrains va-t-on les construire?».

«Où va-t-on emmener nos vaches?»

Il y a trente exploitants à Douarnenez. En lait et polyculture. Sept à Tréboul, 18 à Ploaré et cinq à Pouldavid. Tous travaillent sur leurs propres terres et sur des terres louées. À la ferme de Toubalan par exemple, sur les 28 ha de l'exploitation, 5 ha sont concernés par l'enquête publique. Si le propriétaire les vend à un promoteur, il a obligation d'indemniser l'agriculteur. Charge à ce dernier de se débrouiller pour trouver cinq autres hectares ailleurs. «En ville, ça devient quasi impossible, témoigne Jean-Claude Pennaneach, maraîcher aux Sables-Blancs. J'ai besoin de 2 ha supplémentaires, je ne les trouve pas. Même en petites parcelles». «On ne va pas emmener nos vaches à des kilomètres! Et on ne va pas faire traverser la ville à nos tracteurs! Et nos plans d'épandage, qui s'en soucie? s'énerve Ronan Vigouroux. C'est pourtant ça, notre réalité!».

Enquête publique L'enquête publique s'achève vendredi, avec la dernière permanence du commissaire-enquêteur, qui sera présent en mairie de 14h à 17h.

  • Marie-Line Quéau

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/douarnenez/kerguesten-on-est-spolies-oublies-06-01-2011-1166683.php

Partager cet article
Repost0

commentaires

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg