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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 12:06
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L'une a traité son chef de « fils de pute » (« hijo de puta » en VO). L'autre a lancé quelques coups de pied de karaté menaçants et bousculé son patron. Tous deux ont été virés, mais la justice espagnole a considéré que leur comportement n'était pas un motif suffisant de licenciement. Ces décisions, qui tiennent compte de la tension générée par la crise, inquiètent les employeurs.


Bibiana travaillait depuis 2007 comme responsable des ventes dans une société madrilène spécialisée dans la formation de hauts dirigeants d'entreprises. Son salaire d'environ 1 830 euros était majoré de commissions qui montaient en moyenne à 1 300 euros mensuels.

Mais fin 2008, la direction avertit tous les employés qu'au regard des difficultés économiques que traversent l'Espagne et la société plus particulièrement, ils sont mis au chômage technique pendant un mois, ce qui sera déduit de leur salaires, apprend-on dans le jugement rendu récemment par le tribunal supérieur de Madrid.

Deux mois plus tard, Bibiana et une commerciale reçoivent une nouvelle lettre les informant que l'effort n'est pas suffisant :

« Vous recevrez un salaire mensuel de 1 000 euros majoré des commissions correspondant à votre poste. »

« Fils de pute », une insulte qui s'explique selon le juge

Après une réunion, deux jours plus tard, Bibiana apprend que son patron s'approprie une commission qu'elle pensait devoir lui revenir. « Tu es un voleur », lui lance-t-elle à voix haute avant de glisser plus bas un « fils de pute » amer, façon Nicolas Anelka.

Peu après, elle est prise d'une crise d'angoisse qui nécessite l'intervention du Samu espagnol et est mise en arrêt maladie pendant un mois. La société la licencie pour faute grave.

Ces expressions « ne peuvent pas être comprises dans leur sens littéral (…) mais dans le contexte de la situation d'extrême tension et de conflit existant dans l'entreprise », tranche pourtant finalement le magistrat.


De telles insultes méritent bien un blâme, complète-t-il, mais pas un licenciement, « la sanction la plus grave conçue dans le droit du travail ».

Jugeant la décision « surprenante », dans une déclaration recueillie par le quotidien Expansión, la société a décidé de faire appel.

D'autres chefs d'entreprise et juristes se sont déclarés inquiets devant cette jurisprudence qui prend de l'ampleur depuis le début de la crise économique.

Il fait tomber son patron : insuffisant pour le renvoyer

L'Espagne affiche un taux de chômage de près de 20%, et plusieurs juges ont déjà pris en compte la peur de perdre son emploi pour rendre des décisions similaires.

En mars, le tribunal supérieur d'Andalousie a ainsi estimé que le licenciement d'un agent immobilier qui avait lancé plusieurs coups de pieds, façon karatéka, en direction de son chef et l'avait bousculé jusqu'à le faire tomber n'était pas justifié. L'employé pensait être sur le point d'être renvoyé.


Un élément « primordial », selon le juge qui souligne dans un jugement confirmé plus tard en appel que « bien que cela ne justifie pas un tel comportement, il en atténue la gravité ». Ses actes n'étaient « pas assez graves pour constituer une cause de licenciement ».

En Catalogne, un magistrat a également absous en 2009 une employée qui avait aussi adressé un « fils de p. », (décidément une expression défouloir en Espagne), à son employeur.

La clémence des magistrats pourrait justement s'expliquer aussi en partie par la passion des Espagnols pour les jurons les plus variés.


« Ces cas soulignent la dégradation du concept d'autorité dans la société espagnol », se lamentait pour sa part le quotidien de droite El Mundo après l'affaire du karatéka.

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