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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:58

 

 

Le 30 janvier 1933, Hitler était nommé chancelier par le président de la République, le maréchal Hindenburg.

 

Le prolétariat allemand, dont Trotsky disait qu'il était « le plus puissant d'Europe par son rôle dans la production, son poids et la force de ses organisations », n'avait pas réussi à s'opposer « à l'arrivée de Hitler, ni aux premières attaques violentes contre les organisations ouvrières ». Mais ce n'était ni du fait d'un manque de courage et de détermination, ni parce que l'ensemble de la population allemande aurait été derrière Hitler, comme on l'entend encore. Ce fut en grande partie dû à la politique des directions des partis ouvriers, et du plus important d'entre eux, du Parti social-démocrate.


La bourgeoisie allemande face à une classe ouvrière puissante et entreprenante


La crise mondiale de 1929 avait frappé durement l'économie allemande. D'autant plus durement que l'Allemagne n'avait pas de colonies, et qu'elle était soumise aux contraintes imposées par les vainqueurs de la guerre de 1914-1918. Le chômage toucha la classe ouvrière massivement. Pour imposer ses mesures clairement antiouvrières, la bourgeoisie allemande s'appuya d'abord sur des gouvernements forts, comme celui de l'homme de droite Brüning, au pouvoir en 1930.


Mais cela ne se fit pas sans heurts, sans résistance, sans mobilisation d'une classe ouvrière puissante, organisée dans des syndicats et des partis influents.

 

Dans les années vingt, le Parti social-démocrate allemand comptait un million de membres. Il dirigeait des syndicats de quatre millions et demi de membres, des coopératives, des associations, disposait d'une milice ouvrière. Le Parti communiste allemand, à la tête d'une milice de 100 000 hommes, regroupait des milliers de militants, qui constituaient la fraction la plus combative, la plus décidée du prolétariat allemand.


La classe ouvrière allemande avait une conscience élevée de sa force sociale et politique. En 1918, elle avait renversé la monarchie et menacé la bourgeoisie. Les événements révolutionnaires s'étaient succédé jusqu'en 1923. C'est cette classe ouvrière là que les bourgeois allemands devaient affronter avec la crise.

 

La montée du nazisme


Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le Parti nazi n'était qu'un parti d'extrême droite comme un autre, regroupant des anciens combattants. En 1923, après un putsch qui échoua dans des conditions lamentables, Hitler dut faire quelques mois de prison. Les années de stabilité économique qui suivirent faillirent bien être fatales au Parti nazi. En 1928, il obtint 2,6 % des voix aux élections.


La crise, en jetant brutalement les classes populaires dans la misère, se traduisit sur le plan politique par l'effondrement des partis traditionnels aux élections législatives de septembre 1930, un an seulement après son éclatement. Le Parti nazi obtint 18,6 % des voix, avec 6,4 millions de voix, gagnant 5,8 millions de voix en deux ans. Une bonne partie des classes moyennes désespérées, ruinées, avait perdu toute confiance dans les partis traditionnels de droite et voté de ce fait pour les nazis.


Hitler enrôla les plus enragés de ces petits bourgeois dans des Sections d'assaut (SA) les utilisant contre les organisations ouvrières. Les SA, qui regroupaient 200 000 membres en 1930, 400 000 deux ans plus tard, s'attaquaient aux locaux des syndicats ou des partis ouvriers, s'en prenaient aux militants ouvriers. Pendant la seule campagne électorale de l'été 1930, deux cents militants ouvriers furent ainsi assassinés par les SA.


De son côté, la classe ouvrière se radicalisait elle aussi.

 

Le Parti communiste totalisait aux élections de septembre 1930, 4,6 millions de voix, soit 13,1 % des voix, gagnant 1,3 million de voix. Cette radicalisation ne se traduisait pas seulement sur le plan électoral, mais aussi par une recrudescence des grèves. Ainsi, en 1932, l'annonce d'un énième plan d'austérité provoqua une vague de grèves. Les affrontements, les meetings politiques se multipliaient.


Aux yeux de la bourgeoisie, la situation devenait trop risquée.

 

Aussi se préparait-elle de plus en plus ouvertement à s'appuyer sur le Parti nazi pour écraser les organisations ouvrières. Dès 1930, les principaux dirigeants de l'industrie lourde – Gustav Krupp, président du syndicat patronal, Thyssen, Siemens, ou encore les dirigeants d'AEG, d'IG Farben – décidèrent de financer le mouvement nazi.

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