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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:58

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 183 (21/02/13)

 

Europe libérale égale cheval étiqueté bœuf, désinfection des carcasses à l'acide lactique, reprise de l'alimentation des animaux par des farines animales, égale consommateur en danger…


Depuis quelques jours on ne parle que de ça : le scandale de la viande de cheval substituée à du bœuf. Et outre-Manche, où ils ont levé le lièvre, le cheval c’est tabou. Ce nouvel avatar des conséquences de la mainmise des industriels de l’agroalimentaire sur nos assiettes illustre parfaitement la logique du capitalisme. Pour faire des profits, il faut produire, n’importe quoi et n’importe comment, et ensuite vendre, et donc créer le besoin (des plats cuisinés) de façon artificielle à coups de pub (moins de travail, d’effort, gain de temps, recettes élaborées par des experts…). Et comme la honte ne tue pas, on nous rebat les oreilles avec la traçabilité et la sécurité alimentaire.


Trafic de « minerai »…


Pour atteindre leurs fins, les industriels ont deux leviers : fabriquer au moins cher et vendre au plus cher. Le seul critère d’achat de la matière première (que dans le cas de la viande hachée ils osent appeler du « minerai de bœuf », mettant donc sur le même plan le fer et les vaches) est le prix, sans se soucier de la qualité ou de la provenance.

 

À ce petit jeu, tous les coups bas sont permis,

 

et la multiplication des intermédiaires dans les endroits les plus improbables permet de cacher l’origine et la nature de la viande. Le bal des faux culs peut commencer. Tous se rejettent la faute. Personne n’était au courant. C’est la faute au cheval qui a perdu sa roulotte et s’est trouvé dans un abattoir roumain au mauvais moment ! Cette matière première est transformée dans la même usine qui semble fournir tous les surgelés européens. Le produit est ensuite marketé sous différentes marques et emballages. La même m… sera vendue comme du haut de gamme ou du bas de gamme.


Exploitation(s)


Quelles sont les réactions ? « ll faut mieux contrôler et réguler, mieux étiqueter, le système européen est le meilleur au monde mais il y a des fraudeurs, on va faire des tests ADN sur la viande, il faut rétablir la confiance, c’est la croissance et des milliers d’emplois qui sont en jeu, etc. » L’industrie agroalimentaire concentre tous les méfaits du capitalisme et les crises sanitaires se suivent et se ressemblent, comme les crises financières. Elle exploite évidemment la nature et les animaux. Leur transformation en objet de marchandisation ne fait que précéder celle des travailleurEs dont elle a systématisé l’exploitation (les chaînes de montage de voitures ont été inspirées à Ford par les chaînes d’abattage de Chicago).  Les salariéEs des élevages et des abattoirs industriels sont extrêmement mal payés, et ont des conditions de travail déplorables. Les taux de maladies et d’accidents du travail y sont encore plus élevés que dans le bâtiment. S’y ajoute une souffrance psychique due à la confrontation à la souffrance animale.


Mettre fin à l'aliénation


Cette industrie méprise et aliène les consommateurs. Les conséquences sanitaires de la malbouffe sont bien connues : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires et squelettiques. L'agroalimentaire a deux sœurs jumelles : l’agriculture industrielle et ses ravages sur l’environnement et notre santé, et la grande distribution qui exploite ses salariéEs et trompe ses clients. À elles trois, elles sont responsables d’une aliénation culturelle.

 

En quelques dizaines d’années, notre perception de ce qu’était une bonne alimentation a été formatée et déformée :

 

la publicité dicte à quoi ressemble un bon fruit ou le goût du hachis parmentier. Cela nous éloigne de la nature, et par là même nous rend moins sensibles à la dégradation de notre environnement.


Pour revenir à une agriculture respectueuse de l’environnement, il faut exproprier les grands groupes de l'agroalimentaire afin de leur ôter le pouvoir, puis relocaliser les productions et les décider démocratiquement avec les travailleurEs et la population en fonction de nos vrais besoins.

 

Nous voulons travailler moins pour avoir le temps de reprendre en main notre alimentation.

 

Jardiner et cuisiner des produits frais sont des activités enrichissantes… à condition d'avoir le temps. Ce sont des activités gratuites qui contribuent aux liens sociaux et aux échanges intergénérationnels, elles sont à l'opposé du capitalisme.


CorrespondantEs Commission nationale écologie

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