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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 12:12
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19 mars 2011

 

TOKYO CORRESPONDANT - « Finalement, il n’y a pas eu beaucoup de blessés. Surtout des morts... », constate laconiquement un médecin d’une équipe d’urgence opérant dans la région de Sendai.

 

Ceux qui souffrent le plus sont les personnes qui étaient malades avant le désastre et sont hospitalisées dans des établissements gravement endommagés, où elles se retrouvent pratiquement sans soins, faute de médicaments et d’équipements en état de marche. Parmi les sinistrés, bon nombre sont des personnes âgées, physiquement à bout.

 

Même pour des maladies banales - rhume, problèmes gastriques -, les médicaments manquent, et la situation sanitaire tend à se détériorer. Yohei Sato, gouverneur du département de Fukushima, a lancé, vendredi 18 mars, un « appel d’urgence » aux autorités centrales, demandant l’envoi d’équipes médicales, car il ne peut plus faire face aux problèmes sanitaires de la population, déjà affaiblie par le manque de nourriture.

 

Selon le docteur Shigeru Sakurai, chef du service d’épidémiologie de l’hôpital universitaire du département d’Iwate, cité par le quotidien Yomiuri, les risques d’épidémie se précisent. Le praticien vient de visiter quatre centres d’accueil situés dans des temples et des écoles de la commune d’Akahama, dans ce département où les sinistrés n’ont pas mangé de plat chaud depuis une semaine.

 

Dans les centres d’accueil, la promiscuité favorise les contaminations, et les effets post-traumatisme entraînent des insomnies. Des sinistrés disent qu’ils ne supportent plus ce « huis clos ». Ils ont pour seuls vêtements ceux qu’ils portaient au moment du désastre. Certains, sans nouvelles de leur famille, restent prostrés. D’autres s’affolent dès que la terre recommence à trembler, mais il n’y a pas de sédatifs pour les calmer.

Les plus âgés, qui vivaient souvent seuls, se sentent perdus, sans leurs repères, sans personne de leur connaissance. Ce fut le cas lors du séisme de Kobe, en 1995 : relogés dans de grands ensembles, ils ne se sont jamais remis du traumatisme.

 

Dans les hôpitaux qui tiennent encore debout, la situation est souvent dramatique : en dépit du dévouement du personnel, les malades souffrent de la pénurie d’antidouleur et des médicaments qu’ils recevaient avant la catastrophe. Dans certains -établissements, en raison du manque d’électricité, fournie uni-quement par des blocs électrogènes, les salles d’opération ne -fonctionnent plus.

 

« Le pire pour nous, dit une infirmière de l’hôpital de Sendai, est de devoir répondre aux patients qui souffrent que l’on ne peut rien faire et qu’ils doivent endurer la douleur. » Certains, s’ils peuvent se déplacer, préfèrent quitter l’hôpital pour laisser leur lit à une personne plus -atteinte. Dans les quatre jours qui ont suivi le séisme, les patients de l’hôpital universitaire de Sendai ont été nourris uniquement de -biscuits.

 

Comme les médecins et les infirmières, les malades de Sendai sont conscients qu’ils se trouvent dans un périmètre dangereux et que leur sort, comme le dit une infirmière, « dépend maintenant de la direction du vent ». Les membres du personnel hospitalier, qui n’ont pas quitté l’établissement depuis le désastre, ignorent souvent le sort de leurs proches.

 

Dans des agglomérations particulièrement touchées, les toilettes de fortune - des trous creusés dans le sol - commencent à poser des problèmes sanitaires, malgré le froid (la température est voisine de 0°C). En raison du manque de carburant, il est impossible d’acheminer des toilettes mobiles antiseptiques. L’eau manque également pour se laver les mains ou faire la vaisselle.

 

Dans le département de Miyagi, les quatre stations d’épuration d’eau sont arrêtées et une vingtaine de communes se trouvent privées d’eau. C’est également le cas, dans le département voisin, celui d’Iwate, de 74 000 foyers. A Obuchi, une agglomération de ce département, une dizaine de personnes souffrent de problèmes gastriques après avoir bu l’eau de la rivière. « Nous n’avons ni médecin ni médicaments. On ne peut rien faire », dit Aiko Kurosawa, une représentante de la mairie.

 

« Pour l’instant, il n’y a pas d’épidémie, mais le risque est là », estime le docteur Sakurai.

 

Philippe Pons


* Le Monde.fr, 19.03.11 | 13h12 • Mis à jour le 19.03.11 | 13h39.

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