Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 09:24
dinero.jpg

Les obligations pourries - junk bonds en anglais - sont des emprunts émis par des entreprises déjà très endettées. Ils sont de ce fait des produits financiers considérés comme risqués et pour cette raison ils sont grassement rémunérés. Apparus à la fin des années 1970, ils illustrent comment, dans le fonctionnement du capitalisme, des activités financières et spéculatives ont pris le pas, depuis des décennies, sur les investissements productifs.

S'ils ont de nouveau le vent en poupe, c'est bien significatif de la nature de la prétendue reprise. Alors qu'en 2008, en pleine tourmente financière, l'émission de nouveaux junk bonds avait été nulle, elle s'élève à 10 milliards depuis septembre 2009 et a atteint 16,641 milliards d'euros sur l'année - davantage qu'en 2004 et 2005. Ce qui redémarre depuis quelques mois, c'est la possibilité pour des entreprises à la santé financière douteuse d'emprunter auprès des banques cherchant des placements très juteux... parce que très risqués.

Ainsi, un gérant de junk bonds pour le Crédit Agricole constatait que « le cimentier Heidelberg, au bord de la faillite il y a un an, a émis, mi-octobre, 2,5 milliards d'euros, une des plus grosses opérations jamais effectuées sur le marché ; émission qui a été très prisée par les gestions privées allemandes. »

Ce qui est nouveau cependant, c'est que la liste des entreprises considérées comme à risque par les financiers s'est allongée. On parle ainsi d' « anges déchus » à propos de sociétés comme Wendel, Peugeot SA, ou Renault SA, dont la note délivrée par les agences de notation a baissé du fait de la crise économique.

Évidemment les entreprises elles-mêmes, qui assurent leur financement en levant des emprunts et en payant une forte dîme aux financiers, font ensuite payer aux travailleurs leur endettement, en licenciant et en intensifiant l'exploitation. D'ailleurs, bien des entreprises industrielles elles-mêmes participent à leur tour à des opérations financières et spéculatives, qui leur rapportent souvent bien plus que la production... en misant entre autres les sommes empruntées.

Obligations pourries, dit-on. En fait le qualificatif est à étendre à tout le système capitaliste.
Par NPA 29 QUIMPER - Publié dans : ECONOMIE
Retour à l'accueil

Votez pour les candidats soutenus par le NPA 29

brest-centre.jpg
Brest centre: Sylvie Gourmelen NPA
Erwan Quélennec NPA (suppléant)

crozon 1a
Crozon-Carhaix: André Ménesguen NPA
Annick Burbeau NPA (suppléante)

brest-rural.jpg
Brest-rural: Chris Perrot (Les Alternatifs)
Michèle le Roux NPA (Suppléante)

      1ere-c.jpg1er-c2.jpg
Quimper : André bernard PCF-FDG
Janine Carrasco NPA (Suppléante)

Contactez le NPA du Finistère

http://a4.idata.over-blog.com/277x300/5/80/40/65/TEAN-148-une.jpg

 

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

  Retour
page d'accueil

Brest

06 75 43 55 61

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com

Le blog du comité

NPA de Châteaulin 

NPA Châteaulin

   

Le blog sympathisant

de la région de Carhaix 

La tête au Carhaix

 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

  
Brest: le blog législatives de
Sylvie Gourmelen 

*
 
 
 

Actions !

vvvvv

*
poupin2
 

*
sam22

rubon78-43f66
*

06 75 43 55 61

*
ue2012

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés