« Le parallèle entre la contractualisation laitière contestée par l'Apli et les tenants et aboutissants de la contractualisation entre l'entreprise Doux et ses producteurs est indéniable.
L'Apli encourage les éleveurs Doux à reprendre en mains leur outil en créant une Société coopérative et participative (Scop), en partenariat avec les salariés, à l'image de SeaFrance pour une meilleure répartition des marges entre les différents acteurs de la filière. Sans cela, le profit financier restera le seul but de tout repreneur, au détriment des producteurs, salariés et consommateurs.
« Pour l'Apli, cette affaire Doux est bien la preuve que la contractualisation n'est pas une garantie suffisante pour les producteurs mais qu'elle laisse la place à bien des dérives. »
Le parallèle entre la contractualisation laitière contestée par l’APLI et les tenants et aboutissants de la contractualisation entre l’entreprise DOUX et ses producteurs est indéniable. La triste réalité des déboires de la société DOUX et de ses fournisseurs n'est que la transposition de l'argumentaire des laitiers.
En s’engageant sur des marchés low-cost, à faible valeur ajoutée, à forte volatilité et faiblement sécurisés, DOUX a provoqué sa perte. En lait, à l'identique, des entreprises coopératives obsolètes recherchent des débouchés pour des produits industriels (beurre-poudre) sur des marchés mondiaux aux cours très aléatoires, tirant ainsi les prix à la production vers le bas et fragilisant les producteurs.
Les éleveurs Doux, pourtant contractualisés, devront patienter jusqu’à la fin du plan d’apurement de la dette pour être payés, le contrat obligeant même le fournisseur producteur à poursuivre son engagement envers la société concernée. (Législation sur les procédures collectives).
Nous ne pouvons que constater toutes les formes de pressions qui ont pour seul but l’asservissement du producteur.
L'APLI rappelle ses fondamentaux :
- la régulation de l'offre en fonction de la demande avec la prise en compte des coûts de production - un prix rémunérateur pour le producteur afin de rétablir l’équité dans les filières
- un retour aux bases du système coopératif tel que défini par les principes de Rochdale. C’est avec ces objectifs que l’'APLI encourage les éleveurs DOUX à reprendre en mains leur outil en créant une SCOP, en partenariat avec les salariés, à l'image de SEAFRANCE pour une meilleure répartition des marges entre les différents acteurs de la filière.
Il est possible de mettre en place un modèle capitaliste véritablement coopératif au service des divers partenaires de la filière, modèle transposable par la suite à d'autres secteurs économiques, qu'ils soient agricoles ou industriels.
Sans cela, le profit financier restera le seul but de tout repreneur, au détriment des producteurs, salariés et consommateurs.
Pour l’APLI, cette affaire Doux est bien la preuve que la contractualisation n'est pas une garantie suffisante pour les producteurs mais qu’elle laisse la place à bien des dérives.
L'APLI appelle à la réflexion: Quelle agriculture souhaite-t-on demain en France et en Europe ? « Le changement, c’est maintenant » ne doit pas être seulement une promesse de campagne mais une réalité de terrain.











