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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:01


Plusieurs fédérations professionnelles de la CGT, aux côtés de la confédération, appellent à une manifestation nationale à Paris jeudi 22 octobre derrière le slogan « Pour une véritable politique industrielle ». Pendant ce temps, les dirigeants des autres confédérations vont soumettre au gouvernement leurs vues sur le grand emprunt de Sarkozy, alors que la CGT a décidé de boycotter cette convocation. Indépendamment du mot d'ordre, on préfère la voir appeler à manifester.

Ceux qui veulent protester le 22 octobre contre les fermetures d'usines, les licenciements massifs, les réductions d'emplois et les agressions tous azimuts que doivent subir tous les travailleurs en ce moment, ont évidemment raison. Mais ce serait mieux que cela soit sur des bases claires et qui offrent une perspective au monde du travail. Or ce n'est pas ce que proposent Thibault et la direction confédérale.

Tout, dans le document de quatre pages mis au point par la direction confédérale, se place hors du cadre revendicatif que les travailleurs devraient imposer par la lutte. Il s'agit d'un plan qui ressemble à une supplique. Le slogan « Pour une politique industrielle » est incompréhensible pour la masse des travailleurs, et sur le fond il est ridicule. Le patronat et l'État ont une politique industrielle, bien concrète, et ils la mettent en place : il s'agit de gagner de l'argent par tous les moyens sur le dos de toute la société.

Quant aux axes proposés par la confédération, ce sont : « accroître l'effort de recherche et d'innovation », « développer une politique cohérente de l'énergie », ou encore : « assurer le financement de la croissance des entreprises ». On croirait lire un copié-collé des axes définis par le gouvernement, par le Modem ou le PS. Ce bavardage qui peut paraître responsable et sérieux a l'avantage de n'être ni contestataire, ni même revendicatif, et en aucun cas « irresponsable » ou « révolutionnaire ».

Mais, fondamentalement, que veut dire réclamer « une véritable politique industrielle » ? Que ce soit sous forme d'une supplique adressée au gouvernement, comme le font les dirigeants confédéraux, ou bien même en haussant le ton, cela revient à faire croire que le problème de l'emploi se résoudra par une discussion avec le patronat, le gouvernement et les syndicats débouchant sur une bonne politique.

Cela n'a aucun sens aujourd'hui. Pour garantir ses profits, face à une crise profonde de son système, la classe capitaliste a décidé d'en faire payer les frais à l'ensemble du monde du travail. L'État est là pour l'y aider. Le temps des réformettes et des petites concessions est donc fini, bien fini. Les ennemis des travailleurs leur font désormais une guerre sans merci. La seule issue réaliste pour la classe ouvrière, si elle refuse les licenciements et de subir les coups, c'est d'engager la lutte pour arrêter le bras des patrons licencieurs, de leur imposer la garantie des droits à la vie de tous les salariés.

En ce sens, d'ailleurs, il est juste de manifester et de faire une manifestation nationale pour faire masse, même si les autres confédérations ne le veulent pas. Mais le choix de ne pas appeler l'ensemble des salariés, de l'industrie comme des services, du privé comme du public, revient à diviser artificiellement le problème de l'emploi, qui touche tout le monde.

Cependant, si le calcul des dirigeants n'a rien à voir avec les intérêts profonds de la classe des travailleurs, l'existence de cette manifestation peut être l'occasion d'affirmer, partout où c'est possible, la nécessité d'une lutte de l'ensemble du monde du travail pour garantir son droit à l'existence.

Pour inverser radicalement le rapport de forces entre les travailleurs et leurs exploiteurs, il faudra une véritable explosion sociale qui rassemble au coude à coude des millions de personnes. Et, pour arrêter le bras des démolisseurs d'emplois, il faudra imposer l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous les salariés sans perte de salaire. Il faudra imposer le contrôle de tous les comptes ouverts ou cachés des entreprises et des administrations.

Il ne suffit pas de l'écrire ou même de le crier pour que cela se fasse ; mais il faut commencer par en défendre la perspective.

Paul SOREL

Rendez-vous de la manifestation à Paris : jeudi 22 octobre à 12 h, place Denfert-Rochereau
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