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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:19


22 octobre 2010 - Le Télégramme

La plus grosse manifestation lycéenne depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites s'est déroulée, hier matin, en ville. De la voie ferrée aux ponts et aux ronds-points, les jeunes ont ensuite essayé de bloquer des points stratégiques, avec plus ou moins de succès.

Trois fois plus que lundi.


Vers 10 h 30, hier matin, un petit millier de lycéens sont rassemblés sur l'esplanade du Grand Théâtre. Il y a les habitués d'Hennebont, Lanester et Port-Louis. Et il y a les nouveaux : les Lorientais de Dupuy-de-Lôme et Colbert, jusque là peu mobilisés, et les Quimperlois du lycée Kerneuzec venus avec leur banderole. Entre 70 et 100 jeunes d'Auray sont encore dans le train pour Lorient. En revanche, on ne dénombre qu'une trentaine d'étudiants de l'UBS toute proche.

 

Sur les rails.


Le parcours est fixé : quai des Indes, cours de la Bôve, rue Foch et cours de Chazelles, pour finir à la gare. Le cortège se met en route en criant et chantant les slogans habituels. Peu après avoir été rejoint par les Alréens, il arrive sur le passage à niveau du cours de Chazelles, où est annoncé un sit-in d'une demi-heure.


Sur les ponts.


Vers 11 h 30, au bout d'un quart d'heure sur les rails, une grande partie des lycéens repart vers le pont Saint-Christophe, sans qu'on sache d'où vient la décision. La petite centaine restante libère bientôt la voie ferrée, avant de rejoindre le pont des Indes. Tergiversations. Vers 11h45, le groupe principal, environ 700 lycéens, arrive sur le pont Saint-Christophe. Ils s'arrêtent quelques minutes, puis repartent vers Lanester. Certains semblent vouloir aller jusqu'au rond-point de Lann-Sévelin, et pourquoi pas sur la voie-express. Les policiers mettent en garde.

 

D'autres, conscients de n'avoir aucun service d'ordre, veulent retourner vers le pont des Indes par l'hôtel de ville de Lanester. «À droite !», crient les uns. «Tout droit !», crient les autres. «C'est bien beau de chanter dans les rues, mais le gouvernement n'entend rien! Nous on veut bloquer !», lance l'un. Finalement, le cortège descend l'avenue François-Billoux vers la mairie. «De toute façon, ils ne seraient pas allés jusqu'à la voie express, commente un policier. On aurait fait en sorte de les dissuader». Après avoir rejoint les autres sur le pont des Indes, tout le monde retourne manger en ville. Tergiversations (bis).

 

À 14h, sur les marches devant le Grand Théâtre, ils ne sont plus qu'entre 200 et 300. Cette fois, certains veulent aller au port et le font savoir. «Il y a plein de CRS, c'est du suicide!», les avertit un jeune au mégaphone. Après plus d'une demi-heure de confusion, ilest décidé d'aller bloquer les ronds-points du Minio et Jean-LeMeaux, sous la pénétrante. «De toute façon, des CRS, il y en aura dans tous les cas», lance au micro un autre jeune.


Sur les ronds-points. Vers 15h 15, le défilé arrive au rond-point du Minio, près du dépôt de la CTRL. Derrière lui, un bouchon s'est formé sur le boulevard Cosmao-Dumanoir. Les jeunes s'assoient sur la chaussée. Après quelques minutes, sans ordre, quelques jeunes partent sur le rond-point Jean-Le Meaux voisin. Intervention. Le commissaire Le Pollozec arrive peu après sur le rond-point du Minio. «Maintenant, on va passer aux interpellations. C'est terminé, vous vous dispersez !». Presque à lui tout seul, il fait évacuer les dizaines de jeunes du giratoire. Une jeune fille qui a répondu est emmenée par deux policiers. Elle ne sera pas interpellée, mais son identité contrôlée. Ce sera aussi le cas d'autres lycéens sur le rond-point voisin, où une quarantaine de policiers délogent les lycéens de la chaussée. «J'ai pas envie de me faire coffrer», dira l'un. «On ne peut pas les laisser là, certains automobilistes sont excédés. Il suffit qu'il y en ait qui pète les plombs, et ça peut dégénérer», conclut un policier. Vers 16 h, tout est terminé.

  • Gwen Catheline

Touché par une grenade, l'enseignant porte plainte

Enseignant à Lanester, il figurait parmi les blessés lors des heurts de mardi dernier. Touché par une grenade explosive, Benoît Symphorien a porté plainte hier.


En photo ou en vidéo, l'image de cet homme à terre, le visage ensanglanté, est l'une des plus diffusées et partagées ces derniers jours sur Internet. Symbole de ces affrontements entre policiers et manifestants qui ont fait trois blessés au pont de Carnel.

Bout de métal dans le cou

Transporté à l'hôpital après avoir été touché par une grenade explosive, Benoît Symphorien, enseignant de 39 ans à l'école Joliot-Curie de Lanester, est ressorti le soir même. Avec une journée d'interruption temporaire de travail. La grenade, qui a explosé à quelques centimètres de sa tête, lui a fait perdre l'équilibre. Bilan: un éclatement des vaisseaux sanguins et un bout de métal retrouvé dans le cou. Présent hier aux côtés des lycéens, l'enseignant est revenu sur cet événement. Sans animosité, mais avec de nombreuses questions. «Je n'étais pas dans les premières lignes. Je me souviens que c'était déjà houleux depuis un certain temps. Il a dû y avoir un ordre qui disait de balancer une grenade explosive. Je n'ai pas entendu de sommations. Elle est partie dans la foule, je n'étais pas plus visé qu'un autre. Après, je n'ai pas de souvenirs».

Plainte contre celui «qui a donné l'ordre»

«Physiquement, cela va mieux. Mais c'esttrès choquant. Mercredi, c'était dur. Je ne me suis pas remis de la manière dont les choses se sont passées. Pourquoi balancer des armes dangereuses au milieu de la foule? Je n'arrive toujours pas à comprendre qu'on puisse tirer sur une foule remplie de femmes, d'enfants, de personnes âgées. Même pour libérer un endroit stratégique. C'est risqué de vouloir disperser de cette manière une foule de 10.000 personnes». Hier après-midi, Benoît Symphorien a porté plainte au commissariat de police pour coups et blessures volontaires. Contre «celui qui a donné l'ordre de tirer». «Nous étions dans un contexte de manifestation pacifiste, comme les jours précédents, je ne vois pas de différence. Il n'y avait pas de guérilla urbaine, pas de heurts... Ce ne sont pas des procédés dignes d'une démocratie».

  • Yves Madec

Robert : «Quel cocktail de gaz dans les grenades»?

Robert s'est reconnu sur l'un des clichés de la manifestation de mardi dernier (Le Télégramme de mercredi, page2), alors qu'il venait d'être pris d'un malaise après les premiers tirs de lacrymogènes. «Dans mon métier, j'ai été amené à détecter ce genre de produits. Dans certaines grenades, il y avait plus que des gaz lacrymo ou suffoquants», estime-t-il. Et d'insister sur son malaise: «larmoyer, tousser, c'est une chose. Mais j'ai été pris de tremblements incontrôlés dans tout le corps. Conduit en fauteuil roulant jusqu'au premier café de la rue de Carnel, où mon fils est venu me prendre, je suis ensuite resté couché quatre heures, avec les extrémités des membres glacées». Quoi qu'il en soit, pour lui, qui affiche quelque 45 années de manifs lorientaises, «il y avait à côté de moi, des enfants dans des poussettes ou tenant la main de leur mère ou de leur grand-mère. Ces enfants n'étaient quand même pas destinés à devenir les cibles des projectiles! Les sommations? On ne les a pas entendues. C'est inadmissible!». Cela n'a pas pour autant entamé sa détermination: «La prochaine manifestation, j'y serai».

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