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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:00

Caterpillar

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Evelyne Perrin, économiste « enragée », membre du Conseil scientifique d’ATTAC, du mouvement des chômeurs et précaires et de SUD, revient dans cette contribution sur les actions récentes des salarié-e-s en lutte contre les fermetures, les délocalisations et les licenciements collectifs. Quel avenir et quelle stratégie se dessinent pour ces mouvements ? 

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Un moment décisif pour la convergence des luttes


En cette moitié de février 2013, se dessine enfin et se renforce de jour en jour une coordination entre les salariés en lutte contre les fermetures, délocalisations et licenciements  collectifs qui s'abattent à un rythme dément sur nos entreprises. J’ai suivi les luttes dans l’industrie depuis 2009, où j’ai fait un tour de France des entreprises en lutte et recueilli les analyses de leurs leaders syndicaux, dans une chronique, « Haute tension », disponible depuis juin 2010 sur Google1. J’ai ainsi participé à la plupart des manifestations appelées au niveau national pour sauver notre industrie, depuis septembre 2009, et plus récemment à  celles des salariés de PSA, à Aulnay au printemps 2012, à Paris devant l’Elysée en septembre, lau meeting lancé par les Licencielles, SUD-Etudiant et la CGT Sanofi à Sciences Po le 24 janvier , et à la manifestation du 29 janvier devant le Ministère du Travail …

 

Ces licenciements et  fermetures brutales frappent des entreprises que le candidat socialiste à l’élection présidentielle était allé voir en février 2012 pour leur promettre de les sauver. Il en résulte une déception et une colère qui frisent aujourd’hui la rage, de la part des salariés qui voient détruire sans réaction gouvernementale des pans entiers de notre appareil productif, déjà lourdement mis à mal par les plans sociaux antérieurs. Ainsi, lors de la manifestation d’un millier de salariés des sites européens d’Arcelor-Mittal le 7 février à Strasbourg, durement réprimée avec blessés graves, c'est à la fois l'envie d'en découdre et la détermination à ne pas lâcher qui se sont exprimées :  « Ils nous enfument. Avant, on avait les sans-culottes, maintenant, on a les « sans-couilles »…[…] Les gens doivent sortir dans la rue, avancer la tête haute, le poing levé. La France est mise à sac par des patrons qui magouillent avec la finance, et on a un gouvernement de gauche qui cautionne…On ne peut pas se laisser faire. Ils veulent nous faire crever. On ne se laissera pas crever ! »

 

Ce sentiment de trahison se double d’une colère légitime devant les affabulations des rapports d’anciens patrons auto-proclamés experts, comme Gallois, affirmant la non rentabilité de notre industrie, et qui concluent, suivis en cela par le gouvernement, à la nécessité de fermer des entreprises le plus souvent rentables et innovantes, mais dont on a savamment organisé les déficits.

 

Nombre de nos économistes dont les « Economistes atterrés », mais aussi Gabriel Colletis, auteur en 2012 de « L’urgence industrielle », ou Yves Lichtenberger dans son récent article du Monde du 28 janvier, attestent de la possibilité et de la nécessite de sauver ce qui reste de notre industrie et des services qui lui sont liés, à condition de se doter d’une réelle politique industrielle, et de prendre des mesures énergiques, supposant un minimum de courage politique, dont semble démunis nos actuels dirigeants. Or, c’est ce que font par exemple les Allemands, dont les lander rachètent leurs sidérurgie et acieries, les Américains, les Chinois, qui appliquent des taxes pour se protéger de l’entrée sans  contrainte de produits importés, et qui investissent massivement dans la recherche.

Ces mesures, on les connaît. Ce sont :

  • la nationalisation (ou la socialisation) transitoire, le temps de trouver un repreneur ou, mieux, de bâtir un scénario de reconversion
  • la préemption des entreprises qui ferment par leurs salariés, les transformant en coopératives (cas de Continental Mexico, de nombreuses usines en Amérique Latine, en Espagne, etc..)
  • l’interdiction immédiate des licenciements pour motifs spéculatifs, boursiers, de rentabilité à court terme et sur dossiers patronaux montés de toute pièce, sans contre-expertise,
  • l’examen immédiat des contre-projets de reprise ou de reconversion bâtis par salariés et élus locaux, avec le concours de chercheurs et économistes engagés.

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