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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 12:15
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Mardi 29 mai, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, recevait l’ensemble des « partenaires sociaux » afin de préparer la grande conférence sociale d’avant la mi-juillet.

Dans une tribune commune parue dans l’Express, Luc Bérille de l’Unsa et François Chérèque de la CFDT, soulignent la nécessité de « réformes structurelles et estiment qu’il faut y impliquer tous les acteurs de la société et renforcer la responsabilité des partenaires sociaux...

 

L’inscription de leur rôle dans la Constitution n’est pas seulement un acte de reconnaissance formelle, elle fait du respect de leur autonomie et de la négociation collective les leviers essentiels de la complémentarité entre démocratie sociale et démocratie politique ». Ils estiment que l’agenda social doit intégrer notamment la « rénovation du marché du travail et la sécurisation des parcours professionnels et appellent à la poursuite sans délai des négociations ouvertes entre partenaires sociaux sur la vie au travail, le rôle des représentants du personnel, la répartition de la valeur ajoutée, la sauvegarde de l’emploi ».


La CGT s’apprête à faire des propositions notamment pour multiplier par cinq les financements du chômage partiel, renforcer les droits des salariés dans les conseils d’administration, mettre en place un système d’aide à la reprise d’entreprises en difficulté et restructurer l’appareil industriel pour répondre au plan de transition énergétique promis par le président.


De son côté, le Medef veut bien discuter de tout à condition de ne pas augmenter les « charges » qui pèsent sur les entreprises. Cela vaut tant pour le Smic que pour les retraites.

Inscrire le dialogue social dans la Constitution


Le programme de François Hollande prévoit de modifier la Constitution afin que soit garanti le principe d’une concertation des partenaires sociaux avant toute loi les concernant.


La politique de dialogue social que souhaitent mettre en œuvre Hollande et Ayrault est à double détente. Dans l’immédiat il s’agit de convaincre les organisations syndicales que les mesurettes envisagées sur le Smic et les retraites sont tout ce qu’il est possible de faire avec les difficultés économiques du pays dans la situation laissée par la droite.


Les exigences portées par les confédérations sont tellement insignifiantes et inaudibles que cela risque fort de ne pas être difficile. Pour la CFDT, les 1 700 euros pour le Smic seraient « inatteignables », les gesticulations de FO ne trompent personne et la CGT semble paralysée par les problèmes de succession de Bernard Thibault.


Mais, derrière ces escarmouches de début de mandat présidentiel et avant le résultat des élections législatives, se profile une stratégie plus globale de développement d’un « dialogue social » à l’allemande dans lequel toute grève, toute lutte doit être précédée d’une phase de négociation, de concertation afin d’éviter des mobilisations dont l’évolution pourrait être difficile à maîtriser. Les mobilisations de l’automne 1995, celle contre le CIP, restent dans les mémoires des dirigeants politiques et syndicaux et les incitent à construire des cadres de négociations globaux et durables.

Pour légitimer les reculs sociaux


Cependant les enjeux de la situation actuelle de crise sont d’une autre ampleur. Il n’est pas évident qu’en France les travailleurEs acceptent les reculs sociaux négociés en Allemagne ou en Espagne, ou ceux que le patronat tente d’imposer en Italie. Dans ce dernier pays, l’offensive de Marchionne à la Fiat a mis en difficulté la Fiom et la CGIL qui ont refusé de cautionner les reculs sociaux liés au maintien de la représentativité dans l’entreprise mais n’ont pas tenté une mobilisation des travailleurs pour refuser ce double chantage.

 

La direction de la CGT avait dans un premier temps su trouver des compromis avec Sarkozy sur les régimes spéciaux et la représentativité.

 

Mais elle a pu mesurer, à l’occasion de la bataille sur les retraites, la difficulté à conjuguer la pression limitée aux manifestations de rue avec la volonté de la bourgeoisie d’imposer des reculs sociaux importants. L’engagement de nombreux responsables CGT, FSU et Solidaires dans le soutien à Mélenchon, partisan du changement par les urnes, risque fort d’ajouter à la confusion et à l’attentisme plutôt que d’aider au développement des luttes notamment contre les licenciements et fermetures d’usines.


Robert Pelletier

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