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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:14
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27 septembre 2012
  

Après près d’un an de discussions et polémiques plus ou moins feutrées, le choix du prochain premier secrétaire de la CGT, qui prendra la succession de Bernard Thibault lors du congrès confédéral prévu en mars 2013, a été reporté au mois novembre 2012. Qu’y a-t-il derrière cette guerre de succession ?

 

Au moment où le nouveau gouvernement tient à redévelopper le dialogue social dans la foulée de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, une interrogation plane sur la valeur des engagements de la principale confédération, qui semble déstabilisée par les affrontements et incertitude qui règnent au plus haut niveau de l’appareil. Médias et responsables politiques affichent clairement leur inquiétude face à ce qu’ils présentent comme une crise de direction : Nadine Prigent et Agnès Naton n’auraient d’autre « qualité » que celle d’être « femme » ; Eric Aubin ne serait rien d’autre que l’homme de l’appareil. L’exposition des rancœurs accumulées par Bernard Thibault à l’encontre de ce dernier alimente cette vision des choses tout en masquant tout débat lié à des projets politiques et surtout organisationnels sous jacents.

 

Ceci pourrait expliquer que les principaux sociologues et politologues spécialistes du mouvement syndical semblent tenus à la discrétion par les liens étroits qui les lient à l’appareil dirigeant de la centrale de Montreuil. La situation serait surréaliste s’il s’agissait de simples querelles de personnes. Certes, l’extrême bureaucratisation de la CGT nourrit un fonctionnement où le rôle et la psychologie des individus semblent prendre le pas sur les enjeux politiques. Mais pour comprendre les enjeux de cette crise, il est nécessaire de revenir aux débats centraux qui agitent depuis longtemps l’organisation.

Des enjeux de pouvoirs entre appareils

L’appareil de la CGT n’est pas un bloc monolithique, mais est formé de plusieurs strates bureaucratiques se juxtaposant sur la base des fédérations, des unions départementales (UD) et des dirigeants intégrés à l’appareil d’Etat ou dans les multiples structures de collaboration du public, du privé, ou liées à la Communauté européenne. Cette juxtaposition a comme principal défaut pour l’équipe dirigeante de laisser trop de marges de manœuvre aux différentes équipes et structures dans l’application des orientations.

 

Le « recentrage » [1] accéléré de la CGT, qui est devenu l’objectif politique de la direction confédérale depuis le début des années 2000, trouve ses origines dans le cours des années 1980, suite au double échec de la politique du gouvernement de gauche et du « socialisme réellement existant ».

 

Les directions confédérales successives ont alors entrepris de modifier en profondeur les repères de la CGT par une série de mesures telles que la prise de distance avec le Parti communiste, le départ de la FSM [2] et l’engagement d’un processus d’intégration dans la CES [3]. La direction confédérale pensait alors que cette évolution allait se faire sans opposition réelle, en dehors de quelques fédérations qualifiées de « ringardes » ou « marginales » comme l’agro-alimentaire, le bâtiment ou la chimie. C’est ainsi que le nouveau système de cotisations, baptisé Cogetise, est mis en place laborieusement à partir de 2004, mais sans opposition organisée. Ce nouveau système [4], en partie justifié par une réelle anarchie, tend à mettre fin aux nombreuses rétentions de cotisations exercées à tous les niveaux de la confédération et à placer la redistribution des financements sous le contrôle des sommets de l’appareil. Et la gestion de la formation (prud’hommes, CHSCT, et syndicale) est de plus en plus placée sous contrôle confédéral ou de structures dans la ligne.

 

L’affaire du TCE de 2005 va mettre en évidence des résistances inacceptables pour la direction. Alors que le lobby confédéral animé par Joël Decaillon (secrétaire de la CES et ancien responsable des questions internationales de la CGT) et Daniel Retureau (membre du Comité économique et social de l’UE et représentant de la CGT au Bureau International du Travail) va explicitement soutenir le traité, Bernard Thibault va défendre une position de neutralité : ni approbation ni refus. Après une dure bataille, le Comité Confédéral National, c’est-à-dire la représentation des Unions départementales (UD) et des Fédérations, se prononce pour le Non au référendum, alimentant de façon décisive un Non de gauche qui permettra le rejet du TCE.

 

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PERNOT Jean-Marie
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