Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:46

charpalisr

26 décembre 2010 - 


La jeune Quimpéroise Sophie Vadon expose, jusqu'au 2 janvier, vingt photos de femmes palestiniennes, aux halles de Douarnenez. Images d'un séjour dans le camp de réfugiés de Rashidieh, au Liban.


Trois semaines passées l'été dernier auprès de femmes du camp de réfugiés palestiniens de Rashidieh, au Liban (Le Télégramme des 17 et 23 octobre). Une immersion rendue possible par l'association de jumelage douarneniste avec ce grand camp implanté à 80 km au sud de Beyrouth, en bordure de Méditerranée. Trois semaines de rencontres, d'instants de vie partagés au quotidien, d'intimité levée sans le voile... Et, au retour, vingt photos d'une belle sensibilité, d'abord exposées à Paris en novembre puis à Douarnenez en ce moment même. Certains de ces clichés illustrent parfaitement l'intention de leur auteur, Sophie Vadon: «Montrer ces femmes palestiniennes, musulmanes, telles quelles et pas forcément telles que l'Occident les perçoit ou les décrit régulièrement».

«Elles s'accrochent...»

La jeune Quimpéroise (22 ans), éprise de voyages et de photos, a surtout trouvé sur place «des femmes évidemment parfois angoissées de vivre dans un camp, parfois désespérées d'êtres privées de droits fondamentaux, mais pas du tout résignées à l'ombre des hommes du camp». «Beaucoup croient malgré tout en l'avenir, elles construisent des projets de vie, s'accrochent à des activités rendues possibles par le microcrédit pour faire vivre leur famille, pour payer des études à leurs enfants», rapporte l'étudiante à l'école supérieure de commerce de Lille. «J'en ai vu un certain nombre, bien décidées à ne pas revivre ce que leurs aînés ont vécu, une vie sans droit, une vie parquée jusqu'à la mort», décrit-elle.

Pause sur la plage

«D'après ce que j'ai compris, les plus ou moins jeunes femmes que j'ai rencontrées voient moins la Palestine comme un objectif de retour sur une terre qu'elles n'ont pas connu, que comme la perspective de bénéficier enfin de droits civiques», complète Sophie Vadon. L'une de ses images montre, par exemple, une femme qui se détend sur la plage à l'ombre d'un parasol. Elle boit un café, fume une cigarette. «J'ai pu observer cela au Sri Lanka, au Brésil, en Roumanie ou à l'Ile-Maurice où je suis allée, sac au dos, à la rencontre des populations. Souvent, les femmes et les hommes s'adaptent à l'environnement dans lequel ils vivent. Même contraints, ils trouvent quelques instants de respiration, quand ce ne sont pas de vrais moments de joie», commente la photographe. Une chose a changé pourtant dans ce voyage-là. Sophie Vadon a reçu les conseils avisés du photo-reporter Julien Quideau, croisé, lui, tout près, à Douarnenez.

  • Bruno Salaün

Samar, à l'écoute des jeunes et femmes du camp

«Je parle donc je suis». La parution de ce recueil de témoignages de réfugiés palestiniens marque une évolution des mentalités dans le camp de Rashidieh. Samar, étudiante en psychologie, en est l'auteur. Son témoignage a été recueilli par Sophie Vadon.


Samar s'est intéressée aux sentiments des jeunes et des femmes du camp de Rashidieh. Et propose dans son livre, «Je parle donc je suis», une nouvelle approche de la prise en charge psychologique dans les camps de réfugiés. Les difficultés des habitants de Rashidieh sont connues par les différentes ONG, dont l'Unrwa, l'organisme des Nations Unies qui co-administre le camp. Mais Samar est la première à avoir une véritable démarche d'écoute et de soutien psychologique. Auprès par exemple d'Imad, 18 ans. «Je fais souvent le rêve d'un avion qui vient me chercher. Il sourit et me dit qu'il va m'emmener vers un beau pays». Le jeune Palestinien souhaite quitter le Liban et devenir citoyen d'un pays, n'importe lequel, pourvu qu'il puisse jouir de ses droits fondamentaux. Il a déjà essayé à quatre reprises de passer illégalement la frontière, sans y parvenir. Sans travail et surtout sans perspectives d'avenir, Imad se sent perdu.

Prise de conscience

«Avant, lorsque je demandais aux femmes pourquoi elles se sentaient déprimées, elles répondaient qu'elles manquaient d'argent. Maintenant elles prennent conscience de leurs mauvaises relations conjugales, de l'impact de la pression de leur famille ou encore de leurs inquiétudes quant à l'avenir de leurs enfants», décrit l'auteur. «Elles réalisent l'importance de la parole comme forme de traitement. Elles se sentaient soulagées après s'être confiées à moi», complète-t-elle. Samar n'élude pas les situations douloureuses. «Mon père a décidé des relations que je devais vivre, puis de celles auxquelles je devais mettre fin. Mes frères me disaient qu'ils savaient ce qui était bon pour moi» lui a ainsi confié une adolescente, trois fois fiancée dans la même année. «Je suis encore une enfant, bien que je paraisse plus âgée. Je ne voulais pas me marier. Je ne voulais pas qu'on me regarde comme une femme», lui a témoigné l'enfant.

ONG en gestation

C'est Hussein, le manager de la librairie dans laquelle Samar est volontaire, qui eu l'idée du livre. Un livre perçu comme un moyen de plus pour éveiller les consciences. Il veut aller plus loin avec Najat, l'une de ses employés. Ensemble, ils projettent de fonder une ONG dotée d'une cellule d'écoute psychologique au service des réfugiés de Rashidieh. Samar assumerait cette mission. «Nous voulons avoir un impact sur les différentes parties prenantes, tels les professeurs, les médecins et la famille. Nous sommes convaincus que ces différents acteurs doivent se sentir responsables», ambitionnent-ils. Et de citer un exemple concret: «Comment traiter un cas de violence conjugale sans rencontrer et dialoguer avec le mari»? Leur initiative recèle une «révolution culturelle» qui en appelle d'autres.

 

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/s-vadon-l-etudiante-sort-des-cliches-battus-26-12-2010-1159750.php

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg