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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:06
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Dessin: Un exemple de la pression qui est mise sur toute personne sensée avoir des faiblesses envers le mouvement national basque: Zapatero qu'on ne peut soupçonner de faiblesse envers l'Eta, se laisse manipuler par les porteurs de cagoules.


Après le meutre ( l'assassinat c'est avec préméditation, qui ne semble pas exister dans ce cas) d'un policier français, par des membres d'ETA.

Un, nous condamnons ce crime et nous ne comprenons pas ceux qui ne le condamnent pas. Ce n'est pas du "terrorisme individuel", comme disait Trotsky d'un jeune juif qui avait tiré sur un nazi. Il comprenait sans partager une méthode qui délègue à un petit groupe autoproclamé de "faire justice".  Ici, est-ce même de la délinquance soit-disant motivée politiquement?

Il semble d'après le site RUE 89, que la presse française soit sous la pression des journalistes espagnols, afin de faire des modifications langagières.

En Espagne (ou Etat espagnol si vous préférez) il y a une espèce de consensus national que personne ne vient rompre sur certaines questions dites sensibles.

C'est dû au fait qu'il a bien fallu faire accepter au peuple, après 40 de disctature, la monarchie héréditaire d'une poupée élevée par Franco,
un Bourbon inutile et fort coûteux,  avec en prime l' hymne et le drapeau de la guerre civile.  Les promoteurs de ce consensus, agitaient en outre la menace d'un gigantesque bain de sang en cas de refus. Il a aussi fallu garder les forces armées, la police, la garde civile. Reconnaissons qu'ils ont perdu leur caractère fasciste militant, quoique au Pays Basque, la torture existe toujours...

Ne restent fascisantes que les plus hautes instances judicaires qui menacent de renvoyer le juge Garzon  ( link) de son tribunal, l'homme qui avait voulu arrêter Pinochet, parce que Garzon, tenterait de violer la loi d'amnistie des fascistes. Sur laquelle il n'est donc pas question de revenir.

Et parmi les questions sensibles, il y a l'unité droite-gauche, PP-PSOE, contre Eta, certes, mais surtout contre toute vélléité d'autodétermination d'Euskadi. Et là ce n'est pas tant Eta qui est visée, que la gauche et la droite nationalistes basques, leur rêve, leur utopie.

 Il est impensable dans la presse espagnole de ne pas employer les termes: "bande d'assassins", "bande terroriste Eta". Les journalistes espagnols  demandent aux journalistes français, comme à la presse anglaise et américaine, d'abandonner les termes ": "militants basques", "organisation séparatiste", "organistion indépendantiste", pas assez engagés dans le choc des nationalismes.

Nous n'avons pas la même histoire. La décolonisation a laissé des traces. On ne peut traiter son pire ennemi avec des méthodes qui nous discréditent. C'est un des leçons de la guerre d'Algérie. Et les journalistes espagnols qui sont apparemment dans ce genre de  situation, voudraient nous faire perdre les pédales?
 
Accepter ces changements ce serait s'immiscer dans les affaires espagnoles! Prendre parti pour le nationalisme madrilène, contre les aspirations nationalistes de la majorité des basques. Ces derniers rejettent le terrorisme d'Eta certes, mais pas le rêve de l'indépendance ou de l'autodétermination. Nous n'avons pas à aider les espagnols à tuer le rêve des basques. Nous n'avons pas de compte à régler avec les uns ou les autres.

Si nous prenons l'exemple du Royaume Uni pendant les "troubles" dans le "Nord de l'Irlande". Les "Brits" eux-mêmes employaient : Northern Ireland (une partie de l'île) et pas Irlande du Nord comme on le dit en France sans réfléchir et qui implique une division entre 2 pays différents (Corée du Nord). Jamais les anglais n'ont exigé que nous utilisions un terme politiquement correct pour eux, comme"bande terroriste Ira" ou autre*.


 Le nationalisme espagnol veut imposer l'idée que l'autodétermination du pays basque, ce ne peut être que l'oeuvre de fous, que c'est irrationnel, car ils osent se placer hors de "l'Empire", ils sont ploucs, lourdingues... Même Chavez est accusé de sympathie envers des militants de l'Eta exilés depuis 1989 et dont les enfants et petits enfants sont vénézuéliens. On se demande qui est irrationnel. A nous de résister aussi sur le plan du vocabulaire.

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La justice espagnole vue par le dessinateur (catalan) du quotidien  Publico


* C'est de la propre initiative des journalistes français qu'on emploie dans la presse: "Londonderry" et pas Derry (Doire en gaélique). Britanniques et protestants (et catholiques) emploient "Derry"

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Meurtre du brigadier et ETA : deux couvertures médiatiques (Rue 89 )

Des manifestants brandissent une bannière "Pourquoi pas la paix ?" à Bilbao le 17 mars (Vincent West/Reuters)


Déjà plusieurs fois que des Espagnols m'appellent, perplexes, depuis que l'on a appris le meurtre d'un brigadier français attribué à l'ETA, mardi 16 mars. Comment expliquer le peu d'espace que la nouvelle occupe dans les médias en ligne français ? « Et vous continuez vraiment à parler de “groupe séparatiste” ? »


La nouvelle est tombée mardi soir et rapidement, les journaux en ligne espagnols ont rapporté le « premier assassinat d'un policier français » par l'ETA de l'histoire en offrant une place d'honneur à la nouvelle.

Dans les débats télévisés, on s'empressait dès 23 heures d'envoyer les condoléances espagnoles à la famille et aux collègues de la victime, le brigadier chef Jean-Serge Nérin.


Sur les sites français, on parlait en revanche alors d'un braquage qui aurait mal tourné, tout en mentionnant parfois, plus bas, que la personne détenue aurait pu « parler basque ».

Au lendemain du meurtre, la « piste de l'ETA » prend un bien plus grand relief sur les sites français mais la nouvelle n'occupe pas, et de loin, l'espace qui lui est consacré en Espagne où l'on apprend avec force détails ce qui a pu se passer mardi et l'on découvre bientôt le parcours de Joseba Fernández Aspurz, le membre présumé de l'ETA arrêté en France.

« Est-ce de l'indifférence ? »

Sofia Ruiz de Velasco, une journaliste qui travaille pour un blog d'El País depuis Bilbao, s'interroge :

« Je comprends que les journaux n'aient pas eu le temps d'intégrer l'information dans les éditions papier, mais sur les sites non plus on ne lui donne pas beaucoup d'espace. Est-ce dû à un certain sentiment d'éloignement, à de la pure indifférence ou juste à une manière différente d'informer ? »

« En dix ans, plus de 500 etarras ont été interpellés et de nombreuses caches d'armes ont été démantelées en France », soulignent Le Monde et l'AFP. Et plusieurs policiers ont déjà été grièvement blessés par des
membres de l'ETA.


Mais mercredi en France, l'écho médiatique semble mener vers une interprétation plus « accidentelle » -les syndicats et certains responsables politiques dénoncent ainsi les violences que subissent les policiers « en général »- alors que les Espagnols se demandent si la France pourrait être désormais visée au même titre que l'Espagne.

« La France a payé le prix fort pour sa collaboration dans la lutte contre l'ETA », se lamentait pour sa part mercredi le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

« Groupe terroriste » ou « organisation séparatiste basque » ?

Comme Sofia Ruiz de Velasco, plusieurs journalistes espagnols, plutôt trentenaires, sont surpris depuis mardi soir de (re)découvrir que les médias français évitent le plus souvent d'employer directement l'adjectif « terroriste » lorsqu'ils se réfèrent à l'ETA, lui préférant des expressions telles qu'« organisation séparatiste basque ».


Ce « livre de style » est partagé par nos confrères anglo-saxons. Ce qui n'empêche pas les médias français, américains ou britanniques de préciser dans un même article le nombre de victimes attribuées à l'ETA ou, pour le New York Times ce matin, que ce « militant basque separatist group » a été désigné comme étant une « organisation terroriste » par les Etats-Unis et l'Union européenne.

En Espagne, les médias sont bien plus directs. Ils parlent de « terroristes » et n'hésitent pas à qualifier les actes du groupe lorsque l'émotion est forte.

Un traitement plus froid jusque dans les années 1990

Mais cela n'a pas toujours été le cas, se souvient Sofia Ruiz de Velasco. « Il y a eu un net changement de cap dans les années 1990. C'est alors que les médias ont commencé à oser titrer avec un “ ETA a encore tué ”. Avant cela, la pratique se rapprochait peut-être plus de ce qui se fait en France aujourd'hui », explique-t-elle en citant à l'appui un article d'El País datant de 1991.


Il titre sobrement « Une voiture piégée de l'ETA fait neuf morts et 45 blessés ». Cet attentat, qui a notamment coûté la vie à quatre petites filles, serait certainement traité bien plus viscéralement aujourd'hui, y compris dans ce journal de référence.

L'arrivée au pouvoir du conservateur José María Aznar en 1996, l'éxécution de l'otage Miguel Angel Blanco après un compte à rebours suivi dans tout le pays pendant 48 heures, la consolidation de la jeune démocratie… Sofia Ruiz de Velas observe encore :

« Il n'y a pas un seul facteur d'explication mais à partir de cette époque, les médias se sont dit que c'était en ne prenant pas parti qu'ils perdaient justement leur objectivité. »

Mercredi, dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a attribué la responsabilité de la mort du policier à un « commando terroriste de l'ETA. »

Photo : des manifestants brandissent une bannière « Pourquoi pas la paix ? » à Bilbao le 17 mars (Vincent West/Reuters)


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