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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:52

La couverture de The Economist.

 

 

Comme toujours dans The Economist, c'est la couverture qui frappe : Carla Bruni accompagne le bicorne de Bonaparte, qui se déplace grâce à un mini-Sarkozy. Le très libéral -et libertaire- hebdomadaire britannique, qui l'avait soutenu en 2007, qualifie en titre Nicolas Sarkozy de « Président qui rétrécit », car l'homme « ne semble plus savoir ce qu'il veut ».


Le titre, « The incredible shrinking président », est une référence à la VO de « L'Homme qui rétrécit » (« The Incredible Shrinking Man »), un film américain de 1957 narrant l'histoire d'un homme qui diminue jusqu'à devoir se battre avec un chat ou une araignée, et vivre dans une maison de poupée aménagée par sa femme.


The Economist consacre trois pages et son éditorial à ce Président devenu lilliputien. L'hebdo, daté de samedi 11 septembre, dresse un bilan de la présidence Sarkozy, en revenant évidemment sur la manifestation de mardi, mais aussi sur la défaite aux élections régionales et sur « la série de miniscandales » qui ont « nuit à son rang ».

« Un opportuniste sans complexe »

C'est dans l'éditorial, sorte de résumé sans ambages de l'analyse développée dans l'article de trois pages, que le ton est le plus cinglant :

« Quand il est au mieux de sa forme, M. Sarkozy est un politicien exaltant ; à ses pires moments, c'est un opportuniste sans complexe qui tourne en fonction du vent.

Avec ses contradictions, difficile de savoir ce qu'il veut réellement, pour peu qu'il le sache lui-même. »

Sans surprise, le libéral The Economist, qui trouvait en 2009 que la France faisait « mieux que les anglo-saxons », estime que la réforme des retraites voulue aujourd'hui par le gouvernement est « timide », eu égard aux standards en vigueur dans les autres pays européens :

« M. Sarkozy veut remonter l'âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans, dans un pays où les hommes passent six années de plus à la retraite que dans la moyenne de l'OCDE et où le système de retraite public est confronté à un déficit de 42 milliards d'euros à l'horizon 2018.

Un Président plus audacieux aurait remonté l'âge de la retraite encore plus haut.

Pourtant, poussés par le succès de la manif [en français dans le texte, ndlr], les leaders syndicaux poussent à des concessions même par rapport au modeste plan actuel.

Les socialistes du paléolithique étaient dans les manifestations […]. »

L'hebdomadaire, qui a pour règle de ne publier aucune signature de journaliste, écrit ensuite que la « peur de la rue française » est « compréhensible », en évoquant les précédents Juppé (les retraites en 1995) et Villepin (le CPE).


Pour The Economist, l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 montrait que les Français avaient « faim de changement », après avoir « pendant des années » élu des politiciens « heureux de maintenir l'illusion » que la protection « douillette » était sans fin.

Mais le fait qu'après les manifestations, Sarkozy a annoncé des exceptions à la règle -pour les agriculteurs- « signe une attitude ».

« Les banlieues baignent dans […] la violence des gangs »

Et le fait que ses conseillers ont annoncé que cette réforme est la dernière est « plus inquiétant », écrit The Economist avant de pointer la maigre reprise de la croissance et de brosser ce portrait apocalyptique de la France :

« La jeunesse est à la porte du monde du travail parce que des règles et des coûts excessifs découragent les employeurs de créer des emplois.

Les banlieues [en français dans le texte, ndlr] massivement immigrées qui encerclent les villes françaises baignent dans le chômage, la violence des gangs et la rage.

Les forces qui ont protégé l'économie française au pire de la récession se transforment en faiblesses au moment de la reprise.

L'an dernier, même les Hollandais ont exporté plus que les Français. »

En clair, Sarkozy se dégonfle pile au moment où la France sombre dans le chaos. « Remettez-le dans la bonne direction, quelqu'un ! », implore ensuite l'éditorial, avant de conclure :

« Le Sarkozy actuel, timide et réactionnaire, peut juger qu'il a peu à gagner à continuer les réformes. Son ancien lui-même, plus grandiose, déciderait qu'il n'a pas grand chose à perdre à essayer. »

Illustration : la couverture de The Economist.

 

Note: Nous ne partageons pas les constats, en particulier que comme nous avons ici le droit de ne pas mourir juste le jour de la retraite mais 6 ans après, il faudrait revenir sur ce droit!  Mais c'est quand même agréable de voir le système qui nous gouverne partir en vrille jour après jour! (L'UMP n'a pas été perquisitionnée! Qu'on se le dise!)

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