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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:56

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 176 (03/01/13)

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Le 19 décembre dernier, le Conseil d’orientation des retraites (le COR, cet organisme d’« experts » et « partenaires sociaux » installé par Chirac en 2000, pour produire un prétendu « diagnostic partagé ») a publié un nouveau rapport sur les perspectives de financement des retraites. Il vise à préparer de nouvelles régressions sociales.


Sur la base d’hypothèses économiques jugées « optimistes » (un taux de croissance du PIB de 2 % par an à partir de 2014 et une décrue du chômage), le COR estime que le déficit de l’ensemble des systèmes de retraites (général, fonctionnaires, non salariés, régimes spéciaux) passerait de 14 milliards d’euros en 2011 (0, 7 % du PIB) à 18, 8 milliards en 2017 (0, 9 % du PIB), puis de 20 à 25 milliards d’euros en 2020 selon les différents scénarios envisagés.
Sans surprise, le COR propose d’élever le taux de cotisation de 1, 1 point, ou de baisser de 5 % le montant des pensions, ou de retarder encore de 9 mois l’âge de départ à la retraite. Ou un cocktail de ces trois options.


La démographie a bon dos


Comme d’habitude, le diagnostic censé justifier ces nouvelles régressions met en avant un seul élément : la démographie. Le déficit aurait pour source essentielle le nombre croissant de retraitéEs par rapport aux actifs, les effets retardés du « baby boom », l’élévation de la durée moyenne de vie. Même si ce déficit est bien sûr aggravé par la crise et la montée du chômage.


Ce que le COR et toute la classe politique autoproclamée « responsable », PS et UMP en tête, se gardent bien de rappeler, c’est que la productivité des actifs a au moins doublé depuis trente ans.

 

De quoi largement compenser cette évolution démographique. Mais ces gains ont été entièrement confisqués par les entreprises, leurs propriétaires, les rentiers. L’installation durable du chômage de masse, la généralisation de la précarité, la baisse de dix points de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises entre 1982 et aujourd’ hui, ont asséché les caisses de retraites.


Les calculs du COR peuvent d’ailleurs donner une petite idée des conséquences du chômage sur ce déficit : en 2020, le « trou » serait de 20, 1 milliards d’euros avec un taux de chômage de 7, 3 %, contre 24, 9 milliards avec un taux de 7, 8 %. 0, 5 % de chômage en plus ou en moins, 5 milliards de différence !


Que nous préparent les socialistes ?


Officiellement le gouvernement attend un nouveau rapport du COR sur l’état des différents régimes, pour le 22 janvier. Il devrait ensuite désigner une « commission pour l’avenir des retraites » qui proposerait « différentes pistes de réforme».  Le gouvernement, courageusement caché derrière de soi-disant experts impartiaux, engagerait alors une nouvelle réforme des retraites, avant la fin de l’année 2013.


Une réforme « de gauche » bien sûr :

 

le ministre de l’économie Moscovici a déjà promis des évolutions « justes » intégrant « la pénibilité et les carrières interrompues ». Il annonce ainsi les nouveaux sacrifices (sur l’autel du profit) en annonçant les leurres et carottes devant accompagner un nouveau recul du départ à la retraite. Tout cela au nom de la nécessité de « sauver les retraites » ! Parions même que Hollande s’appuiera sur la baisse déjà effective des pensions. Cette année, déjà, les complémentaires de 11 millions de salariés du privé vont baisser, car elles seront revalorisées en deçà de l’inflation…


Yann Cézard

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:23
PETROU Panos 19 décembre 2012
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La Coalition de la gauche radicale, connue sous le nom de Syriza, a créé un choc en Grèce et à l’échelle internationale quand, au printemps dernier, elle est à deux reprises passée à quelques points d’une victoire dans les élections nationales.

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Syriza proposait une alternative à l’austérité drastique défendue par l’establishment de la politique et de l’économie grecques avec, derrière lui, les dirigeants européens. Au début du mois, Syriza a tenu une conférence de délégués élus, premier pas d’un processus visant à constituer une organisation plus unifiée. La coalition est actuellement composée d’une douzaine d’organisations de gauche, allant du socialisme révolutionnaire au réformisme radical, ainsi que de nombreux individus qui n’en sont pas membres et ont rejoint Syriza surtout depuis les élections.

 

 

L’organisation la plus importante est Synaspismos, qui compose l’essentiel de la direction actuelle de Syriza et compte dans ses rangs Alexis Tsipras, qui préside le groupe des 71 députés de Syriza. Panos Petrou est un membre dirigeant de l’organisation anticapitaliste Gauche internationaliste des travailleurs (DEA), l’un des groupes fondateurs de Syriza en 2004. Il rapporte ici sur ce qui s’est passé dans la conférence et sur le débat politique qui se mène au sujet de l’avenir et du cours politique de Syriza. Socialist Worker (USA)

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Syriza a tenu sa première conférence nationale de délégués élus du 30 novembre au 2 décembre 2012.

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C’était le premier pas d’un processus de plusieurs mois devant conduire à un congrès de fondation dont on espère qu’il décidera, au printemps 2013, de transformer Syriza en une formation politique plus unifiée.

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Vers la conférence

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Syriza a préparé sa conférence nationale avec une campagne d’assemblées locales qui ont constitué de nouvelles sections dans les localités comme sur les lieux de travail, recruté de nouveaux membres et organisé la discussion politique. Syriza compte aujourd’hui près de 500 sections et plus de 30 000 membres dans tout le pays.


Ces membres ont élu 3 000 délégués à la conférence nationale, qui à leur tour ont élu une nouvelle direction de la coalition. L’aspect le plus positif de la conférence a donc été ces très importants pas en avant dans la transformation du Syriza en une organisation de masse, ainsi que dans la mise en place de droits démocratiques et d’une représentation pour les milliers de militants non organisés qui ont rejoint la coalition et constituent aujourd’hui la majorité des membres de Syriza.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:14
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DAHAN Sylviane 4 janvier 2012
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Un cocktail Molotov, une voiture bourrée d’explosifs, une alerte à la bombe...

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Ces dernières semaines, le Paradise macro-bordel de La Jonquera, l’un des plus grands d’Europe, a fait parler de lui. S’il y avait des doutes sur les dessous de la prostitution, voici la preuve qu’il s’agit d’une industrie étroitement liée au crime organisé. Et ce milieu ne badine pas sur les moyens quand il s’agit de « régler des comptes » ou de se partager un morceau du gâteau.

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L’épais casier judiciaire du patron du Paradise a été largement diffusé dans la presse. Personne ne peut croire que ce proxénète, condamné par maints trafics, soit autre chose qu’un homme de paille derrière lequel se cachent de puissants investisseurs dont l’honorable réputation conseille de rester dans l’ombre. Et que dire de ces « collecteurs de fonds » masqués et armés de fusils à répétition ? Ici, il n’y a pas non plus de surprise. Du moins, pas pour la police : les Mossos d’Esquadra – la police catalane - sont parfaitement au courant des clans mafieux opérant dans la zone frontalière.

 

Il s’agit de gangs de trafiquants et de proxénètes qui contrôlent le flux des filles, pour la plupart étrangères, qui échouent dans l’industrie prostitutionnelle. Ces réseaux criminels gèrent l’ordre social sur les routes de la région. Les policiers savent à quel prix sont loués les ronds-points, quand un clan décide de « mettre au travail » ses filles dans une zone contrôlée par une autre bande. Non, nous ne parlons pas de la ville de Chicago des années vingt, mais des Pyrénées catalans au temps de la mondialisation.


Mais si tels sont l’état d’esprit et les mœurs de ces « hommes d’affaires », à quoi peut-on s’attendre pour ce qui est du traitement accordé aux femmes prostituées, que ce soit dans les nombreux clubs de la région ou en bordure de route ? Cependant, en dépit de l’extrême violence que reflètent les événements de ces derniers jours - et malgré leur projection médiatique, aussi bien dans la presse écrite que dans les différentes chaînes de télévision - personne ne s’est inquiété des filles. Elles n’ont pas de nom, d’histoire, de craintes ou de désirs qui méritent d’être mentionnés.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:57

 

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Social vendredi 04 janvier 2013
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Après plus de 15 jours de grève de la part de neuf salariés de l’étude notariale Brisset-Le Touze, à Lorient, on s’oriente vers une fin de conflit. Un protocole d’accord devrait être signé ce lundi matin.

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En présence de la mandataire. Ce protocole devrait ête signé lundi matin dans les locaux de l’union locale CGT, en présence de la mandataire judiciaire qui avait été chargée de gérer le personnel, compte tenu de la mésentente récurrente des deux notaires associés, Maîtres Le Touze et Brisset.


Une procédure pour licenciement abusif


Ce protocole doit confirmer l’acceptation des différentes revendications du personnel sur l’application de la convention collective et les conditions de travail. Concernant la procédure de licenciement visant une des salariés, dont les grévistes demandaient la réintégration, on s’oriente vers l’ouverture d’une procédure individuelle pour licenciement abusif.

Si le protocole devait être signé lundi, le personnel reprendrait le travail dans la foulée.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Greve-chez-les-notaires-a-Lorient-possible-fin-de-conflit-lundi_40811-2149914_actu.Htm

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:47

nd d landes

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Faits de société samedi 05 janvier 2013
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Bottes aux pieds, vêtements chauds, sacs de couchage et tente sur le dos,

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toute la journée de vendredi, des milliers de personnes ont déferlé vers Notre-Dame-des-Landes, où se déroule ce week-end un festival politico-festif contre le projet d’aéroport. Il est organisé par les occupants illégaux de la Zad (zone d’aménagement de l’aéroport rebaptisée par les opposants « zone à défendre »).

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Un festival bricolé

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Une quarantaine de concerts sont programmés jusqu’à dimanche soir. Les premiers dès ce soir. Mais à 18 h, alors que la nuit tombait, toutes les scènes n’étaient pas encore alimentées en électricité. Les festivaliers s’activaient à creuser des tranchées dans le champ boueux pour faire passer les câbles.


D’autres donnent un coup de main pour déplacer la petite caravane qui sert de toilettes sèches, installer la buvette, un poste de secours, des poubelles… C’est un grand atelier de bricolage ! Malgré l’interdiction préfectorale, « nous avons pu installer trois chapiteaux, sur les cinq prévus », montre Lucie, un faux prénom. Cette Grenobloise, arrivée depuis trois jours « pour défendre ce lieu », reconnaît que « l’organisation se fait à l’arrache ».


Les gendarmes filtrent les accès

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Une route départementale est totalement interdite à la circulation. À 1 km du festival, les gendarmes mobiles bloquent les camions chargés de matériels nécessaires à monter les chapiteaux. Plusieurs barrages des forces de l’ordre filtrent les accès au site.

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Les véhicules sont fouillés.

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Les occupants de la Zad n’apprécient pas et accusent la préfecture de « mettre en danger des milliers de personnes. La préfecture n’a pas interdit cette manifestation festive. Pourtant tout est bloqué aux entrées de la Zad […]. La sécurité sanitaire des participants s’en trouve impactée : plus d’abris ni de tentes pour dormir au chaud, plus de matériel médical de premiers secours, et une tension évidente ne pouvant conduire qu’à des affrontements. »

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Les organisateurs menacent : 

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« Loin de vouloir calmer la situation, la préfecture semble vouloir créer de nouveaux champs de batailles […]. Si les provocations continuent, nous n’hésiterons pas à déplacer la manifestation au centre-ville de Nantes ». Jeudi, la préfecture avait indiqué que le FestiZad n’avait pas été déclaré aux autorités, mais que l’État en assurerait « au mieux » la sécurité.


Contre l’aéroport et pour les concerts

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Les festivaliers arrivent de la France entière et de l’étranger, surtout attirés par les concerts et le côté « alternatif » de ce festival autogéré. Tous ne sont pas de farouches opposants à l’aéroport. D’ailleurs, beaucoup sont très mal informés sur le projet. « On a fait 500 km. On partage le combat contre l’aéroport, mais s’il n’y avait pas la musique, on n’aurait pas fait le déplacement », avouent quatre copains arrivés de Beauvais. Une jeune Grenobloise revendique davantage « un acte militant pour défendre ce lieu ». Combien sont-ils exactement ? Impossible à dire.

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Christophe JAUNET

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http://www.ouest-france.fr/actu/Magazine_detail_-Le-FestiZad-contre-l-aeroport-a-debute-a-Notre-Dame-des-Landes_3639-2149956_actu.Htm

 

Commentaire:

 

Très très habile! Dire du mal (au fond) en faisant semblant de dire du bien! C'est pas çà finalement le journalisme ? Un, le grand bordel! Deux, bien sûr que c'esr tous des violents qui veulent en fait raser Nantes. Trois les pauvres jeunes qui vont là-bas  c'est pour la musique, voyons...

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:18

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6 janvier 2013 

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«L'aéroport ne se fera pas. J'y crois!

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Ce sera le signe qu'un autre monde est possible, où le partage et la démocratie participative ont leur place», commentait, hier matin, l'Indigné Yves de Broc place Terre-au-Duc. Quelques opposants locaux à la construction de l'aéroport de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique) y ont symboliquement bâti leur septième cabane en bois ornée de branches de conifères, lauriers et bambous.

 

«C'est la plus belle de toutes, réalisée avec quatorze palettes», souriait Yves De Broc. «Cette lutte, comme la mobilisation des Indignés, nous amène à partager des idées, des savoir-faire sans que plus personne ici ne déploie ses bannières politiques et chacun s'y retrouve», émet-il.

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http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/l-aeroport-ne-se-fera-pas-j-y-crois-06-01-2013-1963496.php


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:07

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6 janvier 2013 à 09h22 

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Ils étaient encore des milliers, ce dimanche matin, à participer au FestiZad anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans des conditions difficiles de froid et de boue parfois jusqu'aux genoux. La mobilisation se poursuit jusqu'à ce soir.

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Encore quelques centaines de danseurs autour du son techno, comme l'a constaté un journaliste de RennesTV, des milliers de campeurs disséminés dans la forêt et (surtout) dans les voitures et camions garés autour du site : il restait encore du monde ce matin sur la "Zone à Défendre", à l'aude du troisième et dernier jour du "FestiZad" anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

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Pas de "tensions particulières"

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Les gendarmes avaient estimé hier samedi à environ 8.000 le nombre de personnes présentes sur le site du futur aéroport depuis vendredi soir. Les forces de l'ordre n'ont pas signalé "de tensions particulières" Jusqu'à cinq à six kilomètres autour du festival, des centaines, voire des milliers, de véhicules de toutes sortes - caravanes, camping-cars, voitures, camionnettes où ont dormi des festivaliers dans la nuit de vendredi à samedi - étaient stationnées sur les routes menant à la ZAD.

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Littéralement englués

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Sur place, certains festivaliers, pourtant équipés pour parcourir le bocage détrempé par les pluies et une bruine persistante, se trouvaient embourbés, prisonniers de la boue parfois jusqu'aux genoux.

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Des concerts ont dû même être reportés en fin d'après-midi, le temps notamment que les participants puissent nettoyer les scènes. Mais malgré les conditions difficiles, l'atmosphère restait bon enfant sur le site. 

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Des barrages de gendarmerie aux entrées

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La gendarmerie avait installé des barrages, vendredi, sur les principales voies d'accès au site, "pour garantir l'accès des secours", a expliqué, hier, le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique. Mais les organisateurs du festival avaient accusé la préfecture de mettre "en danger des milliers de personnes". "Tout est bloqué aux entrées de la ZAD. Que ce soit de la nourriture, des structures, du matériel médical et même les toiles de tente des manifestants".

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La préfecture a souligné, hier, "qu'à défaut de postes secouristes médicalisés organisés au sein de la zone, comme c'est l'usage pour ce genre d'événement, les autorités ont prévu des moyens de secours et d'aide médicale urgente à proximité". Le préfet Christian Galliard de Lavernée a indiqué que ses services avaient pu obtenir la présence d'un médecin sur le site où, jusqu'alors, seule une association de prévention était présente. "À la suite d'une inquiétude signalée par ce médecin sur un manque d'eau, on en a fait acheminer 2.000 litres".

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/n-d-des-landes-la-revolte-festive-bat-son-plein-06-01-2013-1963355.php

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:45
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Voici les trois articles publiés dans Le Monde daté du 3 janvier sous le titre générique "les maires soucieux de leur lien avec le PS" ("le communisme municipal tient bon dans ses bastions " en accroche en une).
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Les communistes jugent compatible la critique du gouvernement et l'alliance avec les socialistes pour les municipales 
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Comme l'a récemment illustré la parodie de voeux envoyée par le Parti communiste à François Hollande, les relations entre PS et PCF sont tendues. Mais, sur le terrain, communistes et socialistes travaillent ensemble. Et, dans la perspective des municipales de 2014, les maires PCF veulent maintenir cette entente, notamment dans la quarantaine de villes de plus de 20 000 habitants qu'ils dirigent, et où la plupart ont été élus sur des listes d'union de la gauche.

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A l'image de leur direction, ces maires jugent sévèrement la politique menée par le gouvernement et approuvent l'attitude de leurs sénateurs qui s'opposent de plus en plus frontalement aux socialistes. Une stratégie qui pourrait cependant leur valoir quelques difficultés pour faire naître de futures listes d'union. " Je comprends qu'on puisse se poser la question mais il faut être pragmatique, répond Gaby Charroux, maire de Martigues et député des Bouches-du-Rhône. Je n'aurai aucun état d'âme : j'ai bien l'intention d'avoir le même rassemblement que les années passées. " 
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C'est d'ailleurs la ligne choisie par la direction du parti.
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 " Ces élections municipales avec un mode de scrutin à deux tours, sur liste proportionnelle avec forte prime majoritaire, appellent à nos yeux, de la part des communistes et du Front de gauche, une stratégie de large rassemblement (...) afin d'être majoritaires face à la droite et à l'extrême droite ", était-il recommandé en novembre aux fédérations. " C'est un passage incontournable pour gagner les villes et les garder ", dit Lydie Benoist, chargée des élections.

" Ce serait dommage qu'à cause de désaccords sur la loi de finances on ne puisse pas travailler ensemble localement, soutient Marie-France Beaufils, sénatrice et maire de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). Aujourd'hui, rien ne me fait penser qu'ici les socialistes ne sont pas dans cette démarche-là. " 

Et si les membres du PS, agacés par l'attitude des communistes au niveau national, décident de faire cavaliers seuls ? " Si c'est leur position, cela signifiera qu'ils sont dans une posture de renoncement à porter le changement dans ce pays, juge Gilles Poux, maire de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). S'ils ne s'allient pas avec nous, ils le feront avec qui ? L'UDI ? " 

" Pour être élu, Hollande a eu besoin des 4 millions de voix de Mélenchon, insiste Bernard Genin, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône). Les socialistes devront s'en souvenir et nous sommes là pour le leur rappeler. " 

Convaincre le Parti de gauche D'autant que ces élections de mi-mandat s'annoncent compliquées pour les socialistes. " Les sondages ne sont pas extraordinaires pour le PS, souligne Sébastien Jumel, maire de Dieppe (Seine-Maritime). Si nous pensons que pour gagner des villes, il faut être rassemblé, le PS a la même conviction. A moins que certains souhaitent engager un divorce avec le peuple de gauche. " 
M. Charroux pointe les trois récentes législatives partielles, où le PS a vu ses scores nettement baisser : " Elles n'ont pas de portée générale, mais on peut s'attendre qu'avec de telles décisions nationales, ce soit très difficile pour le gouvernement lors des élections municipales mais aussi cantonales et régionales. Du coup, la majorité au Sénat pourrait aussi rebasculer à droite. " 

En attendant, les communistes devront convaincre leurs partenaires du Front de gauche de l'utilité de repartir avec le PS. Notamment le Parti de gauche, qui défend le principe de listes autonomes. " Il n'y a pas de frictions mais un débat ", assure M. Genin. Moins diplomate, Michèle Picard, maire de Vénissieux (Rhône), juge que " sur certaines villes, le PG ne représente rien ". " Ce n'est pas le PG qui va décider de la ligne des maires communistes ", rétorque M. Jumel. Que ce soit avec le PS ou avec leurs propres alliés, la tâche s'annonce ardue pour les communistes.
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R. B. D. 
Chatgelyel
 

A Gennevilliers, " si le PS s'y retrouve, il n'y a aucune raison de ne pas y aller ensemble "
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Gennevilliers (Hauts-de-Seine) Envoyée spéciale
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Meurtrie par la désindustrialisation, Gennevilliers (Hauts-de-Seine) tente de tourner la page.

 

Thales Communications y a inauguré en août des bureaux flambant neufs pour plus de 4 000 salariés. Avant elle, c'étaient Prisma Media et Chèque Déjeuner qui avaient choisi de s'implanter dans cette commune de 43 000 habitants, bien desservie par les transports en commun et qui accueille le Port autonome de Paris, importante zone d'activité économique. Une ville communiste depuis 1934.


Peu à peu, les anciennes friches industrielles, souvent préemptées par la mairie, sont remplacées par des entreprises ou des immeubles modernes. Le long de l'avenue Gabriel-Péri, là où les usines Chausson faisaient autrefois la fierté de la ville, 1 700 habitations sortiront de terre d'ici à 2016, dont la moitié en logement social et l'autre en accession à la propriété. Une règle que la mairie a instaurée pour les nouvelles constructions qu'elle entreprend. " Cela permet de mieux répondre aux droits des Gennevillois sans exclure la population en place ", explique le maire PCF, Jacques Bourgoin.

Gennevilliers a la spécificité de jouir d'un budget annuel très confortable - 190 millions d'euros - tout en accueillant une population fragilisée.
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En 2009, le revenu moyen par foyer fiscal ne dépassait pas les 17 000 euros par an quand la moyenne du département était près de deux fois supérieure, et le chômage atteignait déjà plus de 16 %. Les ressources de la ville lui autorisent une politique sociale d'ampleur. Dans une commune où le prix du mètre carré a triplé en dix ans, 65 % de logements sont sociaux. La mairie, qui fait travailler 1 200 personnes, est aussi un des plus gros employeurs de la ville. Même Isabelle Balkany, maire-adjointe UMP de Levallois-Perret et ancienne vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine, reconnaît que les communistes sont de " bons élus locaux ". " Bourgoin n'est pas un mauvais maire, car il est pragmatique ", ajoute-t-elle.

A Gennevilliers, l'UMP n'a que deux conseillers municipaux.
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L'opposition est aussi représentée par Isabelle Guichard, conseillère municipale Nouveau Parti anticapitaliste, pour qui " les communistes disent des choses en tant que militants et en font d'autres en tant que gestionnaires ". Elle en veut pour preuve le travail du dimanche. A l'Assemblée nationale, Roland Muzeau, premier adjoint au maire et alors député, s'y était vigoureusement opposé. Mais, sur place, la ville l'a autorisé. " Nous sommes pour son interdiction totale, mais il faut tenir compte des réalités locales,répond M. Muzeau. A partir du moment où tout est ouvert à côté, cela crée une situation incompréhensible pour les salariés genevillois. " 

En quatre-vingts ans, le PCF a eu le temps de tisser des réseaux importants. 
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" L'appareil est bien huilé, bien implanté, notamment dans les associations, constate Mohamed Bellouch, maire adjoint à la solidarité (PS). Les socialistes ont du mal à exister en tant que tels. " " Tout est toujours contrôlé ", assure aussi Mme Guichard, qui parle de " clientélisme ". " Pour ça, il faut avoir des choses à offrir, des logements, de l'emploi, juge-t-elle. Et ils font bien le travail. " Des accusations que conteste formellement la mairie.

En 2008, M. Bourgoin a été réélu dès le premier tour, sur une liste d'union de la gauche, avec près de 75 % des voix, mais aussi près de 50 % d'abstention. A 60 ans, il a décidé de passer la main. C'est Patrice Leclerc, conseiller général de 49 ans, qui prendra la relève pour les prochaines municipales. Lui aussi souhaite travailler au rassemblement de la gauche. " L'idée est de construire un programme avec les habitants, explique l'élu. Si le PS s'y retrouve, il n'y a aucune raison de ne pas y aller ensemble. " 

Jusqu'à présent, les socialistes n'ont jamais tenté de conquérir la ville. Et ne semblent pas prêts à se lancer pour 2014. " La difficulté, c'est qu'on a fait plusieurs mandats ensemble, explique M. Bellouch. Se présenter face à la population en se tirant dessus, ça va être un peu difficile. " Ce dernier met tout de même en garde sur " les limites à ne pas dépasser " après les critiques des communistes qui se multiplient au niveau national contre le gouvernement.

Il faudra aussi, glisse M. Leclerc, laisser " cicatriser " la défaite de M. Muzeau, qui a perdu la circonscription en juin au profit d'un jeune socialiste. S'il n'a obtenu que 29,7 % des voix au premier tour sur l'ensemble de la circonscription, l'ancien député a en revanche dépassé les 50 % des voix sur Gennevilliers. De quoi mettre du baume au coeur au PCF pour 2014.

R. B. D. 
 
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" Il y a une ambivalence entre le PCF, aux positions souvent radicales, et ses maires "

Questions à Emmanuel Bellanger, historien chercheur   au CNRS ainsi qu'au Centre d'histoire sociale à Paris-I. Il a coécrit avec Julian Mischi Les Territoires du communisme (Armand-Colin), à paraître en mars 2013.

Quelles sont les caractéristiques du communisme municipal ?
 

Le communisme municipal n'a jamais été reconnu par la direction du PCF pour qui l'action municipale n'est qu'un pâle supplétif à la vraie Révolution. Dans les faits, il se caractérise par la promotion du logement social et la constitution de réserves foncières qui marquent l'emprise de la municipalité sur le territoire. Il promeut le tissu associatif affilié au PCF, des services de proximité et des politiques d'encadrement social, en particulier de la jeunesse, autour du patronage et des colonies de vacances. Il se distingue par sa politique d'emploi, jugée pléthorique et clientéliste, mais qui permet l'insertion sociale d'un personnel peu qualifié. Dès l'origine, il y a une ambivalence entre un PCF aux positions souvent radicales, et ses maires qui, pour maintenir leur assise et servir les besoins de leur population, collaborent avec l'Etat.

Les habitants votent-ils par adhésion à l'idéal communiste ou par reconnaissance du travail mené par les équipes ?
 

Aux municipales de 1965, dans de nombreuses villes rouges, seule la liste du PCF était en compétition. Les autres partis ne pouvaient que constater l'emprise des maires communistes, qui fidélisaient sur leur nom le vote banlieusard. A défaut d'une adhésion au PCF, ce vote exprimait une reconnaissance à l'égard de ses militants devenus des maires bâtisseurs.

A partir de quand constate-t-on une perte d'influence du PCF dans la banlieue rouge ?
 

Depuis les municipales de 1989, le PCF a perdu une dizaine de bastions, comme Montreuil, Drancy, Aubervilliers ou Romainville. Au choc de la désindustrialisation des années 1970 ont succédé la " crise des banlieues " et la gentrification de quartiers proches de Paris. La concurrence avec le PS est de plus en plus vive. L'ancien bastion qu'est la Seine-Saint-Denis reste aujourd'hui le plus disputé. La banlieue rouge a aussi été marquée par des luttes fratricides.
De nombreux élus, à Aubervilliers, Saint-Denis, Pantin ou Montreuil, ont pris leur distance dès les années 1980 avec leur parti qui renouait avec une ligne d'opposition. Mais l'empathie pour le communisme municipal n'a pas totalement disparu. A la présidentielle de 2012, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ou Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le Front de gauche a totalisé plus de 25 % des voix, alors qu'en 2007, Marie-George Buffet ne dépassait pas les 8 %. Cette banlieue ne sera peut-être plus communiste, mais elle peut rester rouge.
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Propos recueillis par Raphaëlle Besse Desmoulières
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:29

 



Article de LaPresse (Quebec) :
http://bit.ly/WboGRc  

Voilà, c'est fait : vendredi 28 décembre, l'unique réacteur nucléaire du Québec, nommé Gentilly-2, a définitivement cessé de fonctionner. Il faut se dépêcher de boire un verre de champagne parce que, nous le savons, les pronucléaires ont piégé la centrale.

Non, pas de mines anti-personnel ou de pièges à loups laissés sur place, mais bien pire : la centrale elle-même, et ses déchets. L'article fait un intéressant tour du monde pour voir ce que les pays nucléarisés font de leurs vieilles centrales. La réponse est claire : rien. Ici où là, des projets d'enfouissement sont étudiés. Parfois, il est envisagé un entreposage « à long terme », ce qui signifie « le temps que tous ceux qui sont coupables de cette situation soient morts et enterrés, et qu'on ne puisse plus leur botter les fesses »

On apprend aussi qu'une vingtaine de communautés de l'Ontario sont d'accord pour se faire acheter par l'argent radioactif (et massif) qui est prévu pour « accompagner » l'enfouissement des déchets radioactifs, mais que par contre, au Japon, les 3000 communes sollicitées pour ce même genre de « solution » ont toutes refusé ! Affaire à suivre... pendant quelques millions d'années.

 

Source: Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/LUch0G

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:20

 

 

ARTE Journal - 02/01/13

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En Inde, la question du nucléaire est actuellement à l'origine du plus long mouvement de contestation depuis la lutte pour l'indépendance.
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Alors que le gouvernement indien a décidé d'augmenter la production nucléaire du pays, l'état du Tamil Nadu est depuis un an le théâtre de nombreuses manifestations. Au grand dam des riverains et des pêcheurs du coin, une centrale nucléaire doit bientôt y être inaugurée. Plusieurs pays se disputent le marché indien. Le 28 décembre, le président russe Vladimir Poutine doit venir assister à l'inauguration de cette installation munie du plus gros réacteur du pays. Un reportage de David Muntaner.

Inde : la population massivement mobilisée contre le nucléaire

Reportage d'Arte :
http://bit.ly/X38tU2
« Inde: les anti-nucléaires se mobilisent »
Rappel vidéo manif massive :
http://bit.ly/UA3N5z
Rappel mobilisation contre Areva :
http://bit.ly/YXppf3

Tout en félicitant Arte pour ce reportage remarquable, qui permet de découvrir une mobilisation antinucléaire massive... et massivement ignorée par les « grands médias », on regrettera la conclusion, si pessimiste, et le titre : ce ne sont pas « les antinucléaires » qui sont mobilisés, mais la population, les gens, les citoyens.

Rappelons aussi que, s'il s'agit en l'occurrence de la centrale de Koodankulam, construite par les Russes, la France atomique ne saurait être absente lorsqu'il s'agit de mentir, imposer, détruire, contaminer, à grands renforts de forces « anti-émeutes ».  Il y a ainsi déjà eu un mort et des milliers de personnes arrêtées parmi les innombrables citoyens qui veulent courageusement empêcher Areva de construire des réacteurs à Japaitur (une zone ultra-sismique, autrement ce n'est pas marrant).

Bien sûr, le modèle choisi est l'EPR, le réacteur le plus cher et le plus dangereux du monde (c'est dire). Mais, comme EDF et Areva sont incapables de construire leurs propres EPR (tant ce réacteur est complexe et archaïque, avant même d'entrer en service, cf http://reacteur.epr.free.fr ), il est peu probable d'en voir en Inde. Ou ailleurs. Tant mieux.

Source: Observatoire du nucléaire : http://bit.ly/LUch0G

 

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