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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 10:15

 

Le tribunal de Saint-Nazaire doit statuer, mardi, sur la destruction de plusieurs cabanes, encerclées par une quarantaine de tracteurs, alors que la mobilisation s’amplifie.


Le face à face continue à Notre-Dame-des-Landes.

 

Une semaine après les violents affrontements avec les forces de police, les opposants au projet d’aéroport organisent l’occupation avec la crainte d’une nouvelle intervention policière mercredi matin.

Ils sont notamment suspendus à la décision du tribunal de Saint-Nazaire qui doit trancher, mardi 4 décembre, sur la destruction des cabanes construites à la « Châtaigneraie », un terrain duquel un agriculteur vient d’être exproprié.

Le site a été réinvesti le 17 novembre au terme d’une manifestation rassemblant près de 40 000 personnes. Les forces de l’ordre ont à nouveau tenté d’en expulser les occupants vendredi 23 novembre, sans succès. Depuis une semaine, une quarantaine de tracteurs encerclent les lieux - qui comprennent notamment deux dortoirs et une cabane de 80 mètres carrés - pour les protéger d’une intervention policière.

Si la destruction de ces habitations « illégales » est décidée par le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire, mardi, leurs occupants s’attendent à une intervention rapide. Car depuis le 16 octobre, les forces de l’ordre interviennent immédiatement après les décisions de justice pour détruire et déblayer les lieux jusqu’aux moindres gravats. 13 maisons ont déjà été détruites selon le décompte de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport).

« Une opération de grande ampleur pour vider Notre-Dame des Landes »

Un autre signe avant-coureur a été reçu vendredi par les opposants au projet d’aéroport : la préfecture de Loire-Atlantique a publié deux décrets interdisant le transport de carburant et de produits inflammables, feux d’artifice ou explosifs sur les communes de Notre-Dame-des-Landes et Vigneux-de-Bretagne, qui courent jusqu’au 10 décembre 6 heures du matin.


La rumeur a surtout été alimentée par des messages, difficiles à authentifier, reçus ces derniers jours par les opposants présents sur place. « On nous a prévenus qu’une intervention était prévue mercredi 5 décembre pour expulser et évacuer les lieux », raconte une « zadiste ». Le site Breizh journal rapporte également le témoignage de « gendarmes de Loire-Atlantique », annonçant « l’organisation d’une opération de grande ampleur pour vider Notre-Dame-des-Landes des opposants ».

En attendant, les « zadistes » continuent à protéger leurs installations. Autour de la Chataigneraie, « les tracteurs sont enchaînés et ancrés dans le sol, raconte Dominique Fresneau agriculteur à Notre-Dame-des-Landes et président de l’Acipa. Cela pourrait ralentir considérablement l’intervention, voir entraîner la destruction des tracteurs », si la préfecture s’obstine à faire évacuer les lieux, prévient-il.

La mobilisation s’étend

Pour l’heure, les « zadistes » décrivent une situation plutôt calme à Notre-Dame-des-Landes. La mobilisation s’est aussi considérablement accrue avec les interventions policières de ces dernières semaines. Les « zadistes » reçoivent de nombreux messages de soutien et leurs rangs ont grossi. L’Acipa enregistrait vendredi 30 novembre un record d’affluence pour l’Assemblée générale de sa 12e année d’existence. 600 adhérents se sont réunis, alors que les comités de soutien fourmillent désormais dans toute la France.

 

Cela n’a pas influencé la composition de la « commission de dialogue », qui a débuté ses travaux vendredi 30 novembre, sans représentant des opposants au projet d’aéroport. Le groupe de travail, essentiellement composé de scientifiques [1], doit rendre un rapport au premier ministre dans quatre mois, dont on est déjà certain qu’il ne remettra pas en question le projet d’aéroport :

« Nous ne sommes pas autre chose qu’une commission de dialogue, tente de minimiser Claude Chéreau président de la Commission des comptes de l’Agriculture de la Nation, ex-conseiller de François Mitterrand et de Lionel Jospin, qui préside la commission. Par conséquent, nous ne jugeons pas le projet ».

[1] [1] Il est présidé par Claude Chéreau, président de la Commission des comptes de l’Agriculture de la Nation, ex-conseiller de François Mitterrand et de Lionel Jospin. Ses deux autres membres sont Claude Brévan, architecte, spécialiste du développement urbain, et Rouchdy Kbaier, membre du Conseil général de l’environnement et du développement durable, spécialiste du droit communautaire et des questions d’environnement.


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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:01

 

 

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NPA QUIMPER - dans NPA
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:48

slb.png

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Nous venons de gagner au tribunal, la CGT a été CONDAMNEE le vendredi 23 novembre 2012 par le TGI de Rennes a nous indemniser à la hauteur de 800 euros. Nous serons donc présents aux elections TPE.

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Alors que le 15 septembre dernier, les syndiqués SLB et CGT lançaient un appel commun à participer à la manifestation en soutien à l’école Diwan de Louannec et menait une action syndicale unitaire, comme cela arrive régulièrement dans nos luttes, SLB a été contesté en justice par la même CGT, dans le cadre des élections dans les très petites entreprises, qui se dérouleront du 28 novembre au 12 décembre et à l’occasion desquelles notre syndicat se présente. Les élections dans les très petites entreprises, une occasion à ne pas manquer !

*

Après onze ans d’existence, aujourd’hui SLB se présente à des élections professionnelles de grande ampleur, puisqu’elles concernent 220000 travailleurs et travailleuses en Bretagne administrative. Et cette candidature semble gênante pour la CGT. Car en effet, en 2008, le code du travail a changé et notamment en ce qui concerne les règles de représentativité des syndicats. Les grandes centrales françaises étaient jusqu’à maintenant considérées comme représentatives de droit, et bénéficiaient d’avantages leur permettant d’être informées, de négocier ou de participer à des élections y compris dans des entreprises et des secteurs ou elles n’avaient aucune présence. Désormais, ces centrales syndicales « toutes-puissantes » doivent prouver cette représentativité pour obtenir ces mêmes avantages. C’est d’ailleurs la raison de ce scrutin dans les TPE : ces élections n’ont pas d’autre but que de mesurer l’audience des syndicats dans l’ensemble des secteurs professionnels des entreprises de moins de 11 salariés.


Ce type d’élection étant les premières pour l’ensemble des organisations, la direction de la CGT ne peut pas se permettre que de nouvelles structures syndicales crédibles apparaissent sur la scène qui leur est réservée et risquer de perdre ce qui peut représenter plusieurs centaines voire milliers de voix. De plus elle connaît bien les exemples de ce qui se passe déjà ailleurs comme en Guadeloupe avec notre syndicat-frère UGTG, ou bien en Corse, avec le STC, ou au Pays basque, avec LAB. Ces organisations prouvent chaque jour qu‘en se battant pour l’autodétermination d’un peuple et pour la libération sociale des travailleurs, et en connaissant la réalité socio-économique de nos pays, elles sont les mieux armées dans nos luttes. Elles sont mieux armées car elles ne reposent pas sur une direction centralisée et coupée de la réalité qui prône comme seule méthode de lutte la compromission dans un faux dialogue social avec le gouvernement et le patronat.


SLB fait partie de ces organisations de lutte. Et ces élections seront donc un moyen pour nous, un moyen pour montrer quelle organisation nous sommes et l’ensemble de nos objectifs, et un moyen pour faire progresser la défense des travailleurs et la lutte pour nos intérêts collectifs.


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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:05

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:40
non_aux_depenses_inutiles_detail.gif 
Reporterre"
Hervé Kempf | Reporterre.net Reporterre 03/12/2012 à 12h12 
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Comment faire passer un schéma boiteux pour un projet avantageux ? En manipulant l’estimation de rentabilité. Un tour de passe-passe révélé par Reporterre.
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Un mot interpelle : celui de « manipulation », employé par le sénateur EELV Ronan Dantec le 17 novembre :

 

« Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’Etat a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût-bénéfice aurait été négative.

Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd’hui conseiller chez Vinci... Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique de ce projet. »

Le propos est grave. Pour comprendre son origine, il faut aller consulter l’« instruction cadre relative aux méthodes d’évaluation économique des grands projets d’infrastructure de transport », publiée en 2005 par le ministère des Transports.

Voir le document

(Fichier PDF)

Ce document précise notamment comment valoriser monétairement les gains de temps de transport permis par les nouvelles infrastructures. Il est le document de référence auquel doivent se référer les agents de l’Etat qui ont charge d’opérer ces valorisations monétaires.

Il explique ainsi, page 34, la « valeur du temps » à prendre en compte pour les « voyageurs interurbains », c’est-à-dire pour les gens qui se rendent à l’aéroport : pour les distances inférieures à 50 km, c’est ainsi 8,94 euros de l’heure (valeur 2000).

Si l’on applique cette valeur au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en la projetant en 2025 et en appliquant le taux d’inflation, on arrive à des valeurs s’étageant entre 18,6 euros et 20 euros, selon les différents scénarios de trafic.

C’est ce qu’observe page 20 de son rapport le cabinet néerlandais CE Delft, qui a mené une contre-expertise du dossier d’enquête d’utilité publique en 2011.

Une mutiplication par quatre !

Voir le document

(Fichier PDF)

L’enquête publique a-t-elle pris ces valeurs, qui découlent de l’instruction cadre qu’elle devait appliquer ?

Non. Elle a utilisé des chiffres bien supérieurs. On arrive même à 98,10 euros pour le scénario n°2, qui est considéré comme le plus probable. 98 euros au lieu de 19,25 : c’est une multiplication par quatre !

Or, cette valeur joue un rôle très important, puisqu’elle détermine l’avantage économique du projet d’aéroport. Si elle était inférieure, il n’y aurait plus d’avantage économique, mais au contraire une perte.

Allons vérifier sur pièce...

Il faut retrouver le dossier d’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique, du projet d’aéroport du Grand Ouest Notre-Dame-des-Landes, réalisé en 2006 et ayant conduit au décret d’utilité publique pris en février 2008.

Les ingénieurs néerlandais de CE Delft ont-ils raison ? Où ont-ils trouvé le quadruplement de la valeur normale ?

Eh bien, dans le deuxième volume de la pièce F, page 97 (voir tableau ci-dessous)


Extrait de la déclaration d’utilité publique (Loire-Atlantique.equipement-agriculture.gouv.fr)

Que veut dire ce tableau ? Qu’en 2025 (deuxième colonne), l’aéroport fait gagner 312 000 heures ce qui génère des « avantages » de 30,6 millions d’euros par an, soit plus de 900 millions sur trente ans.

On divise 30,6 millions par 312 000 et l’on voit que l’heure gagnée est valorisée à 98,10 euros.

Au lieu de 19,25 euros, si l’on suivait les instructions officielles du ministère des Transports.

Joli tour de passe-passe, non ?

Le quadruplement des chiffres, qui n’est pas justifié dans le texte, a une lourde conséquence : il permet de présenter comme économiquement avantageux un projet d’aéroport qui, si l’on avait suivi la méthode recommandée, serait apparu comme déficitaire.

Cette manipulation pose de nombreuses questions :

  • Qui l’a opérée ?
  • A-t-elle été couverte par les autorités préfectorales de l’époque, dont le préfet Bernard Hagelsteen, qui travaille maintenant chez Vinci ?
  • Pourquoi le Conseil d’Etat n’a-t-il pas vu ce manquement évident à la méthode officielle d’expertise ?

Et par ailleurs, et c’est essentiel : avant toute discussion, va-t-on reprendre l’expertise économique de ce projet, en écoutant tous les experts, et pas seulement ceux qui, pour des raisons qui restent à éclaircir, ont intérêt à présenter ce projet sous le jour le plus favorable ?

Publié initialement sur  http://reporterre.net

 

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/12/03/notre-dame-des-landes-letat-manipule-les-chiffres-voici-comment-237508

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:33

vinci

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Par Sophie Chapelle (30 novembre 2012)

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Le nouveau stade de l’Olympique lyonnais (OL) pourrait plomber les finances du département du Rhône.

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Michel Mercier, le président du conseil général, et ancien Garde des Sceaux du gouvernement Fillon, souhaite que soit votée lors de la séance du 30 novembre une garantie d’emprunt de 40 millions d’euros à la Foncière du Montout, filiale de l’OL Groupe. Cette garantie doit assurer le financement du projet de stade, baptisé OL Land.


Ce chantier pharaonique (lire notre enquête) devait initialement être financé sur fonds entièrement privés.

 

Mais incapable de boucler son plan de financement, l’OL Groupe table aujourd’hui sur 200 millions d’euros d’emprunts bancaires, 120 millions d’euros de fonds propres et... 80 millions d’émission obligataire dont la moitié seraient garantis par le Conseil général.


« Dans la situation financière du Conseil Général fragilisé sur le plan financier par ses emprunts toxiques, c’est une décision irresponsable », jugent dans un communiqué les élus d’Europe écologie - Les verts (EELV).

 

Ils appellent les conseillers généraux à voter contre cette proposition. «  On apprend qu’il y a eu un deal entre Michel Mercier et Gérard Collomb (le maire PS de Lyon, ndlr) qui aurait offert de financer le musée des Confluences en échange de l’implication du conseil général dans l’OL Land, commente l’élu écologiste Etienne Tête dans un entretien au journal 20 minutes. C’est une pratique inqualifiable. Et cela montre que ce dossier est dans une vraie difficulté financière ». Près de 170 millions d’euros d’investissement publics ont déjà été consentis pour les abords immédiats du futur stade (tramway, parking, échangeur routier, etc.).


Derrière ce projet, on retrouve Vinci (comme à Notre-Dame-des-Landes), sélectionné pour construire le grand stade.

 

Le géant du BTP promet d’investir 100 millions d’euros en fonds propres dans la Foncière du Montout mais n’a toujours pas versé un centime. « Incapables de boucler le financement de leur projet auprès des banques (qu’ils nous disent pourtant financé à 100% par le privé) et de garantir la caution sur leurs propres deniers, ils font encore et encore appel aux finances publiques » dénonce le collectif Les Gones pour Gerland. Les opposants à « l’OL Land » ont déjà fait savoir que la délibération votée, ils déposeraient dans la foulée un recours devant le tribunal administratif de Lyon. Plusieurs autres recours judiciaires pèsent encore sur le projet. La prochaine séance du Conseil général du Rhône, ce 30 novembre, risque d’être tendue.

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Aller plus loin : Quand le foot business aggrave la spéculation et exproprie des paysans

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:14
foutaises
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M. Hollande, le climat n’attend plus !
A quand une véritable politique de sobriété et d’efficacité énergétique ?

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François Hollande avait annoncé lors de la Conférence environnementale vouloir être exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique et a proposé que la France accueille la Conférence de l’ONU sur le climat de 2015.

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La Conférence de Doha (Qatar, 26 nov-7 déc) vient de s’ouvrir, mais les actes sont très éloignés des discours.

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Alors que l’Agence internationale de l’énergie a déclaré dans son dernier rapport qu’il ne fallait pas consommer plus d’un tiers des réserves prouvées d’énergies fossiles d’ici à 2050 pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global à la fin du siècle, le gouvernement français semble loin d’avoir pris la mesure des transformations nécessaires.

 

Malgré de nombreuses déclarations, François Hollande et son gouvernement laissent la porte ouverte à la possibilité d’exploration et d’exploitation des gaz et pétroles de schiste, ils s’entêtent à construire un nouvel aéroport international inutile et nocif, ils privilégient les projets de lignes à grande vitesse au détriment des lignes classiques, ils entendent poursuivre le développement de la filière nucléaire avec la construction de l’EPR, autant de verrous pour entamer une véritable transition énergétique.

 

La France et l’Union européenne ne peuvent être considérés comme de bons élèves en matière climatique alors que leurs résultats et leurs engagements sont plus qu’insuffisants.

 

Les négociations internationales sur les dérèglements climatiques et les multiples politiques mises en œuvre depuis près de vingt ans n’ont pas enrayé l’augmentation des émissions des gaz à effets de serre et le réchauffement climatique global. Au contraire, de nouveaux records sont battus quasiment chaque année. On ne compte plus les rapports annonçant des perspectives de réchauffement climatique au delà des 2°C. Les phénomènes climatiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. Mais nos gouvernements laissent inchangées des politiques climatiques fondées sur des mécanismes de marché qui ont fait preuve de leur inefficacité.

 

Là où les pays de l’Union européenne devraient réduire leurs émissions de 30 à 40 % en 2020 par rapport à 1990, selon les préconisations du GIEC, la réduction des émissions européennes corrigées des émissions liées aux produits importés est d’à peine 4%. Loin d’avoir incité les industriels à réduire leurs émissions et d’avoir permis la substitution d’énergies renouvelables aux énergies fossiles, le marché carbone européen est un échec patent. Surabondants, les droits d’émission délivrés gratuitement par les pays se négocient actuellement à seulement quelques euros. Leur vente constitue bien souvent un effet d’aubaine pour un grand nombre d’industriels fortement dotés et un effet d’opportunité pour la finance carbone. Par ailleurs, les mécanismes de flexibilité et de compensation carbone permettent à ces mêmes industriels d’éviter de réduire leurs propres émissions en finançant des projets hautement contestables dans les pays du Sud.

 

La conférence de Doha se situe dans la droite ligne de la séquence Copenhague-Durban qui a siphonné toute possibilité d’engagement contraignant en termes de réductions d’émissions, qui a considérablement affaibli le protocole de Kyoto sans fournir les financements additionnels attendus tout en discréditant le processus de négociations onusien. La précédente conférence, à Durban (Afrique du Sud), avait abouti en effet à un accord sans engagement, condamnant la planète à une augmentation de la température globale de plus de 4°C. Les responsabilités sont désormais diluées à travers la négociation d’un nouveau mandat pour 2015 qui ne serait applicable qu’en 2020.

 

Dans un contexte de crises où les enjeux climatiques et plus largement écologiques sont relégués au second plan malgré l’urgence à agir, le gouvernement français doit clairement afficher ses choix : accompagner cette inertie des Etats et renoncer à ses engagements, ou faire siennes les alertes des scientifiques et les exigences et propositions portées par les mouvements sociaux.

 

Dans ce cas, il s’agit d’abandonner immédiatement les grands projets inutiles, de financer une politique de sobriété et d’efficacité énergétique à la hauteur des enjeux, d’accroître les ambitions de réductions d’émissions de l’UE, d’abandonner les dispositifs liés à la finance carbone pour introduire une taxation internationale sur l’énergie et un moratoire général sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles. Nous attendons de la France et de l’Union européenne une politique exemplaire, seule capable de leur donner une légitimité pour accélérer les négociations internationales afin d’aboutir au plus vite à un accord international contraignant, juste et à la hauteur des enjeux.

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29 novembre 2012

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27106

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:26

CHINE-Revolution-culturel-e.png

Image de la "révolution culturelle": lecture des "dadzi bao", journaux muraux

Par Dan La Botz le Samedi, 01 Décembre 2012

 

L'élection à la tête du Parti Communiste Chinois de Xi Jinping ainsi que de six autres qui constituent avec lui Comité permanent du Bureau politique du parti, est venue appuyer ce que l’intellectuel marxiste chinois Au Loong Yu a appelé le « capitalisme bureaucratique ».[1]

 

Les capitalistes bureaucratiques, dont de nombreux petits princes, ou des fils des fondateurs du gouvernement  de la Chine communiste, sont parvenus, grâce à leur contrôle de l'Etat et à la connivence Etat-entreprise, à dominer le cœur de l’économie capitaliste du pays et à former le noyau de la nouvelle bourgeoisie qui dirige celui-ci. Ils forment un groupe de familles et de clans reliés par des relations de parti et d'affaires et qui constitue la classe dirigeante. C'est cette utilisation du parti et de l’Etat pour contrôler les entreprises capitalistes, pour exploiter les travailleurs, et pour faire des profits qui, comme l’explique Au, constitue la caractéristique du capitalisme chinois d'aujourd'hui.


Le leadership émergent des petits princes ne cherchera pas à changer quoi que ce soit de fondamental, mais  oeuvrera plutôt à préserver et à étendre le pouvoir et les privilèges de leur classe. Comme l’a écrit Edward Wong dans le New York Times:


« Les petits princes ne sont pas une faction politique cohérente, et leurs rangs sont en proie à des rivalités personnelles et idéologiques. Leurs liens familiaux peuvent signifier une plus grande familiarité avec l’exercice du pouvoir et encourager des changements audacieux. Dans le même temps, cette classe a connu une croissance de richesses de l'économie politique de la Chine; les responsables et les entreprises publiques travaillent ensemble pour tirer des profits, souvent au détriment de l'entreprenariat privé. Même les princes qui soutiennent la libéralisation de l'économie ou le système politique croient encore à la primauté du parti, et leur pression pour différentes réformes est perçue comme un effort visant à assurer la survie du parti. »[2]

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:00

polndef

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Faits de société lundi 03 décembre 2012
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Et si Notre-Dame-des-Landes accueillait un rassemblement du même niveau que celui qui enterra le projet d’extension du camp militaire du Larzac ?
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C’est le défi que se fixent les opposants au projet d’aéroport. Ils l’ont lancé à l’assemblée générale de l’Acipa, l’une des grandes associations en lutte contre le transfert de l’aéroport nantais dans le bocage.

 

Porte-parole de l’association, Dominique Fresneau a parlé de 300 000 manifestants.

 

Il s’appuie sur la mobilisation qu’a déclenchée, partout en France, l’opération César, lancée contre les occupants de la zone. Et sur la réussite de la manifestation du 17 novembre, en réponse à l’intervention de centaines de gendarmes mobiles et CRS.

 

Des comités de soutien se sont créés.

 

On va vers la centaine, et il continue à s’en créer. Ainsi, la Vendée compte quatre comités anti-aéroport. Ces comités mènent des actions dans les villes où ils sont implantés. La semaine dernière, des anti-aéroport ont manifesté en session du conseil général des Côtes d’Armor.

 

Ils se tiennent prêts à réagir en cas de nouvelle opération des forces de l’ordre contre les maisons en bois reconstruites par les occupants de la zone. Le préfet attend qu’elles soient déclarées illégales. Le tribunal de Saint-Nazaire doit se prononcer mardi.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Notre-Dame-des-Landes.-Le-pari-d-un-rassemblement-de-300-000-manifestants_40815-2139706_actu.Htm

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:47

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3 décembre 2012 

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Daniel Le Bigot, maire-adjoint EELV de Quimper. «Il y a certaines analogies dans la forme des deux luttes.

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Les gens sensibilisés se ressemblent: les milieux écologistes, alternatifs et les gens du terroir. On peut faire des parallèles sur la réponse des autorités. Dans les deux cas, les mondes économiques et politiques sont unis sur le principe: «Force doit rester à la loi». Cela produira la même réaction, un marasme certain pour les défenseurs de l'aéroport. Les autorités drapées dans la certitude de la légalité ne comprennent pas ce qui se passe. Bien sûr, force doit rester à la loi, mais il faut faire baisser la tension, engager des échanges et pas seulement administratifs. On est sur les mêmes rails que Plogoff, et politiquement, certains vont en faire les frais. Sur le fond, ce n'est pas le même combat. À Plogoff le combat est rapidement devenu antinucléaire. À Notre-Dame-des-Landes, on ne se bat pas contre le transport aérien, mais pour la défense de la terre, contre le coût du projet. Plogoff a réussi, car la sympathie de la population était très forte. Est-ce que l'on va retrouver le même soutien à Notre-Dame-des-Landes? Je ne sais pas».

 

Naïg Le Gars (conseillère régionale UDB).

 

«Il y a une convergence dans la mobilisation populaire, l'impression très largement ressentie d'une décision arbitraire de la technostructure. La situation est pourtant plus complexe à Notre-Dame-des-Landes, car la tension réside à l'intérieur de la gauche elle-même. La crise économique et écologique accentue la dramaturgie. La situation est plus tendue, il y a plus de stigmatisation de la part des médias, notamment des jeunes alternatifs. À Plogoff, malgré la violence, il y avait un côté bon enfant. Enfin, j'ai découvert à Notre-Dame-des-Landes un bocage qui est symbolique de la Bretagne. Ce paysage préservé fait beaucoup pour l'émotivité de la lutte».

 

Alain Thomas, membre du Collectif bigouden.

 

«La différence tient au contexte. Depuis 30 ans, la question du changement climatique a fait son apparition. Je ne suis pas sûr que le noyau initial d'opposants à Plogoff était prêt à un combat plus global que le refus de la centrale nucléaire. Mais il y a aussi des points communs. À partir d'une contestation locale, le même phénomène d'agrégation de groupes sociaux différents s'est produit. C'est la même révolte de gens qui ont l'impression d'être traités comme quantité négligeable au nom d'un développement qui les broie. À Plogoff comme à Notre-Dame des Landes, il y a une forme d'insularité. Le bocage ancien au nord de Nantes est aussi emblématique de la Bretagne que les falaises du Cap-Sizun. Ce sont des cathédrales identitaires que l'on ne veut pas voir altérer au profit d'un développement totalement mondialisé».

 

Ronan Bourdon, agriculteur à Mahalon.

 

«Plogoff et Notre-Dame-des-Landes se rejoignent car il s'agit de savoir le type de société que l'on veut. Et une centrale nucléaire comme un aéroport géant, c'est le même type de société. Aujourd'hui, on revoit les mêmes gens que pour Plogoff. Les opposants vont être de plus en plus déterminés. En 30 ans, les autorités n'ont rien compris. Il y a des luttes qui échappent aux politiques. C'est le cas».

 

Henri Peuziat, agriculteur bio à Plouhinec.

 

«La population à Plogoff et Notre-Dame-des-Landes est un peu identique. Ce sont des gens qui tiennent à leur territoire. Notre-Dame-des-Landes peut ressembler à Plogoff mais surtout au Larzac, car il y a beaucoup d'agriculteurs concernés, ce qui n'était pas le cas à Plogoff. Je suis impressionné par leur détermination. Il y a aussi un parallèle avec l'arrivée de gens différents. À Plogoff aussi, il y a eu une large solidarité. Cela a donné un second souffle à la lutte. Plogoff n'aurait pas gagné sans cette mobilisation de plus en plus étendue».

  • Recueilli par R.L.

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