Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:47

manuel valls 2

*

5 avril 2013

 *

« Nous sommes revenus aux années noires de 2005 », estime Anita Kervadec du Réseau Éducation Sans Frontière.

 

Depuis le 11 mars, le réseau constate la multiplication des expulsions d'étrangers. Mobilisés après la circulaire de novembre 2012 sur l'immigration, les bénévoles de RESF 56 parlent d'un « coup de massue » face au nouveau texte du 11 mars de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur.

 

« Les mots changent mais la politique redevient aussi brutale que dans les années 2005 », estime Anita Kervadec.

 

« Il y a une vague d'expulsions et d'assignations à résidence. D'autant plus forte que la première circulaire avait laissé des espoirs. Des familles ont monté des dossiers de demande d'asile ou de régularisation et se trouvent soudain déboutées».  Dans le Morbihan, une dizaine de familles auraient déjà été menacées d'expulsion.

 

« Mais c'est 70 à 80 % des gens que nous suivons qui risquent de se retrouver en situation irrégulière.

 

Les familles, les enfants sont en état de panique ». Une famille albanaise a d'ailleurs déjà été expulsée. « Ils étaient sous le coup d'une dette de sang. Les nouvelles sont inquiétantes. Ils font aujourd'hui partie des emmurés. Ces familles qui enferment leurs enfants pour éviter qu'ils ne soient victimes de vengeance. L'Albanie est sur la liste des pays non sûrs. Pourquoi une telle liste, si on expulse quand même les gens ? ».

Appel à mobilisation
*
Le réseau vient actuellement en aide essentiellement à des familles du Caucase, des Balkans et à des mères fuyant le Congo. « Ce sont des gens instruits, des restaurateurs, des comptables, des juristes, qui ont dû tout abandonner, mais comment apporter ici la preuve de sa persécution ? ».

 

Devant ces menaces d'expulsion, le Réseau estime que les mobilisations vont se multiplier. « Pour nous, pour les parents d'élèves, ces enfants ne sont pas des dossiers, mais des élèves. Se mobiliser n'empêche pas toujours l'expulsion, mais elle la retarde souvent. Elle donne aussi à ces personnes une autre image de la France », estiment les militantes.

*

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/demandes-d-asile-la-colere-des-militants-05-04-2013-2059157.php

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:00

tetes changent

 

Hollande a causé.

 

Il n’a rien dit.

 

Il ne pouvait rien dire en dehors de vœux pieux sous forme de projet de lois qui n’empêcheront jamais un Cahuzac de magouiller, de tricher, de mentir et qui surtout seront bien impuissantes dans une république soumise aux riches, au patronat et aux financiers.

 

Il ne pouvait rien dire de cette société gangrenée par le fric et les affaires qu’il se garde bien de remettre en cause et à laquelle lui-même participe.

 

C'est bien à cette mainmise des puissances de l'argent qu'il s'agit de mettre fin.

 

Il ne peut y avoir de démocratie réelle comme l’exigeait les indignés d'Espagne sans l’intervention politique du monde du travail, de la population. Plus que jamais il faut préparer un mouvement d’ensemble pour virer la fausse gauche, la vraie droite et empêcher l’extrême droite de profiter de la crise.

 

Le NPA s'adresse à toutes les forces de gauche qui ne participent ni ne soutiennent ce gouvernement afin qu'elles se rassemblent dans l'objectif d'organiser la mobilisation pour imposer la rupture avec le patronat et ses défenseurs. Il faut une alternative politique qui annule la dette et garantisse les droits de la population en particulier son droit de contrôle sur la société et l'Etat.

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:20

humour+malades

*

Par Rachel Knaebel (4 avril 2013)


Hausse généralisée des suicides et des troubles psychologiques, retour de maladies bannies comme la malaria, menace sur la santé des enfants des familles populaires…

 

Tel est l’alarmant constat sur la santé des Européens que dresse une étude choc publiée par la revue médicale britannique The Lancet. En cause : l’orthodoxie économique et les plans d’austérité prônés dans toute l’Europe. L’étude dénonce également le silence des ministres de la Santé.

 

En avril 2012, un retraité grec de 77 ans se suicidait en plein jour sur la place Syntagma d’Athènes, devant le Parlement. Le pharmacien à la retraite avait laissé une note : sa pension était devenue misérable et il ne voulait pas être réduit à fouiller les poubelles pour se nourrir. Son acte est devenu le symbole de l’explosion des suicides dans le pays. Leur nombre a augmenté de 40% en un an ! Plans d’austérité, baisse de revenus et chômage mèneraient-ils au suicide ?

 

« Une hausse du chômage de plus de 3% dans un temps relativement court est associée à une augmentation d’environ 5% du taux des suicide et des blessures auto-infligées », estime, froidement, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début mars et consacré à l’Europe [1] En Grèce, le chômage a augmenté de 10% en seulement deux ans, pour atteindre 26,4% fin 2012...


Il n’y a pas que les suicides. Dans son rapport « Crise financière, austérité et santé en Europe », publié le 27 mars, la revue médicale britannique The Lancet [2], dresse un constat alarmant : la santé des européens se dégrade, en particulier dans les pays frappés de plein fouet par les politiques d’austérité. Et confirme la hausse générale des suicides dans l’ensemble de l’Union européenne, dont la courbe s’envole depuis 2007, après une période de sept années de baisse constante.

 

En Grèce : suicides, sida, malaria et dengue


Selon les analyses du Lancet, les nouvelles infections au VIH chez les usagers de drogues par injection ont aussi explosé en Grèce ces deux dernières années. Avant l’austérité, sur la période 2007-2010, le pays comptait 10 à 15 nouvelles infections annuelles dans cette catégorie de population. Le chiffre est passé à 256 nouvelles infections en 2011 et à 314 pour les huit premiers mois de 2012 [3] ! Soit vingt fois plus !

En cause : le recul de la prévention, avec, par exemple, l’arrêt des programmes d’échange de seringues depuis 2008. Le directeur de l’étude menée par The Lancet, Martin Mac Kee [4], signale même « la réapparition de la malaria et l’émergence de la dengue en Grèce ».


En Espagne : la santé des enfants menacée


Car les plans d’austérité mis en œuvre sous l’impulsion de la Commission européenne en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Irlande ont touché de plein fouet les systèmes de santé. Le forfait à la charge des patients grecs a par exemple augmenté de 3 à 5 euros par consultation. Et le pays a supprimé 2 000 lits dans les hôpitaux publics. « En Grèce, la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne, ndlr) a demandé à ce que les dépenses de santé ne représentent pas plus de 6% du PIB, notent les auteurs de l’étude, créant ainsi un précédent dans l’UE de prise du contrôle sur le système de santé national d’un État membre. »


En Espagne, le gouvernement a adopté en 2012 un plan de réduction des dépenses de santé de 7 milliards d’euros sur deux ans. Le pays a ainsi exclu les sans papiers du système de soins, sauf pour les urgences. Et il a fermé ou privatisé des dizaines d’hôpitaux et de centres de santé. Les enfants ne sont pas épargnés : la proportion d’enfants vivant dans des familles sans emploi a été multipliée par trois en Catalogne [5], avec des conséquences certaines sur leur santé.

 

Portugal et Irlande : baisse de la couverture santé


Au Portugal, l’accord conclu en 2011 entre Lisbonne et la troïka prévoit une coupe de 670 millions d’euros dans la santé. Le reste à charge des patients a doublé – de 2,25 à 5 euros – pour une consultation en ville et jusqu’à 20 euros pour une visite aux urgences. Seuls les patients à bas revenus, les malades chroniques – si la visite est en lien avec leur maladie – et les personnes handicapées en sont exemptés. En Irlande, la couverture santé a été réduite pour les plus de 70 ans et même les bas revenus doivent maintenant payer un ticket modérateur.

D’autres pays ont réduit leurs dépenses de santé à l’occasion de la crise. En plus de la Grèce et du Portugal, la Lettonie, la Slovénie et le Danemark ont accéléré la restructuration de leur secteur hospitalier. Et les professionnels de santé ont vu leurs salaires réduits en Grèce, au Portugal, en Irlande, mais aussi à Chypre, en Lituanie et en Roumanie.

 

L’Islande en meilleure forme


« De telles répercussions de la crise sur la santé ne sont toutefois pas inévitables », note la revue britannique, qui prend l’Islande en contre-exemple. Le premier pays touché par la crise financière « a rejeté l’orthodoxie économique qui se faisait l’avocate de l’austérité, a refusé d’être comptable de l’irresponsabilité de quelques banquiers et a investi dans son peuple », et a pu maintenir à niveau ses politiques de santé.


Ailleurs, là où les services publics sont sacrifiés sur l’autel des économies budgétaires, la véritable ampleur des conséquences sur la santé des citoyens ne seront visibles que dans plusieurs années. Alors que les données financières sont mises à jour à la semaine près, il faut environ deux ans pour obtenir les données sanitaires des populations, notamment le suivi du taux de mortalité. Du coup, « l’analyse des effets immédiats de la crise sur la santé » est « impossible », soulignent les auteurs de l’étude.

 

« Des ministres de la Santé bien silencieux »


A leurs yeux, « les voix des responsables de la santé publique sont restées inaudibles dans le débat sur la réponse à apporter à la crise. Nombre de ministres de la Santé sont demeurés silencieux. Le directeur général chargé de la santé et de la protection du consommateur à la Commission européenne a l’obligation légale d’examiner les conséquences des politiques européennes sur la santé. Il ne l’a pas fait pour la politique d’austérité de la troïka. Au lieu de cela, il s’est limité à conseiller les différents ministères de la Santé des pays membres sur comment ils pouvaient couper dans leurs budgets ». Pendant ce temps, les gouvernements ont les yeux rivés sur le moindre point de croissance.


« Une petite lueur d’espoir vient des organisations de la société civile européenne, dont les professionnels de santé, qui se sont prononcées sur les effets néfastes des coupes budgétaires en matière de santé et de dépenses sociales. La question est : quelqu’un les écoute-t-il ? », conclut l’étude. Le président du groupe des socialistes et sociaux-démocrates au Parlement européen, l’Autrichien Hannes Swoboda, a vite réagi à l’étude britannique. « Tous les rapports de la Commission devraient porter le label “L’austérité tue” », a-t-il déclaré le 27 mars. Sera-t-il entendu ?

 

Rachel Knaebel

 

Photo : Pedro Armestre

Notes

[1] Chez les moins de 65 ans. Source : “The European health report 2012 : charting the way to well-being”, p 78.

[2] “Financial crisis, austerity, and health in Europe”, disponible ici.

[3] Voir l’étude “European Centre for Disease Prevention and Control. Risk assessment on HIV in Greece”.

[4] A écouter ici.

[5] De 3,7% à 11,2% entre 2005 et 2010

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

En savoir plus

Un article de 2011 du Lancet sur la situation en Grèce : “Debt crisis strains Greece’s ailing health system”

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:37

hopital2.jpg

*

Santé jeudi 04 avril 2013
*

Le Comité de défense des urgences, du Smur et des services afférents de Pont-l’Abbé a obtenu une entrevue à la Direction départementale de l’Agence régionale de santé, à Quimper, le mardi 9 avril à 15 h, avec le directeur.

*

Un appel à la population

*

Son but : transmettre, à l’appui de sa pétition (6 200 signatures) « l’inquiétude de la population bigoudène et son exigence en ce qui concerne le maintien des actes opératoires sur Pont-l’Abbé.

 

Le Comité ne partage pas du tout l’optimisme affiché dans les médias par les tenants du déplacement des actes opératoires sur Quimper, et il maintient que la présence d’un bloc opératoire efficace et disponible 24 heures sur 24 est une garantie dans l’urgence pour la sécurité vitale de certains patients, et par conséquent l’existence de ce bloc sur Pont-l’Abbé est liée à l’efficacité des urgences locales ».

*

Le Comité demande à ceux et celles qui désirent soutenir cette délégation auprès de l’ARS de venir à Quimper mardi 9 avril à 15 h au 5, venelle de Kergos.

*

Un covoiturage vers 14 h devant la Maison pour Tous.

*

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Hotel-dieu-de-Pont-l-Abbe.-Le-comite-de-defense-alerte-l-Agence-regionale-de-sante-a-Quimper_40818-2179981------29232-aud_actu.Htm

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:34

Politique mercredi 03 avril 2013

On l'a remarqué ces derniers temps pour sa dénonciation de l'Accord national interprofessionnel et son indignation allant jusqu'aux larmes face aux aveux de Cahuzac.

*

Gérard Filoche, le membre réputé le plus à gauche du bureau national du PS et inspecteur du travail, est l'invité d'ATTAC et de la Ligue des droits de l'homme au Sterenn de Trégunc le 18 avril à 20h30.

*

Après une pièce de théâtre, l'Eloge de l'oisiveté, il viendra débattre de droit du travail et de questions sociales.

*

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Tregunc.-Gerard-Filoche-PS-au-Sterenn-le-18-avril_40788-2179774_actu.Htm

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:20

drapeau-israel-armes

*

Transports jeudi 04 avril 2013
*

La compagnie Air France a été condamnée jeudi à Bobigny pour avoir discriminé une passagère, militante pro-palestinienne, qui avait été débarquée d’un avion pour Tel-Aviv au motif qu’elle n’était ni Israélienne ni juive.

 

*

« Le tribunal déclare la société Air France coupable du délit de discrimination », a déclaré la juge Nabila Mani-Saada. Air France devra payer 10 000 € d’amende et verser 3 000 € de dommages et intérêts et frais d’avocat à la passagère.

Lors du procès le 17 janvier, Mme Ankour avait reçu le soutien du parquet, qui avait estimé qu’il s’agissait d’une

« discrimination caractérisée ».


Attestation de non-embarquement


Horia Ankour, une élève-infirmière de 30 ans, souhaitait se rendre en Israël le 15 avril 2012 pour participer à une opération « Bienvenue en Palestine ». Alors que l’avion s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Nice, une préposée d’Air France était venue lui demander si elle avait un passeport israélien et si elle était juive. Devant sa réponse négative, Air France lui a fourni une attestation de non-embarquement.

*

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Air-France-condamne-pour-discrimination-contre-une-passagere-pro-palestinienne_6346-2180048-fils-tous_filDMA.Htm

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:11

 

profit

*

Une démocratie réelle maintenant !


Cahuzac a donc été obligé d'avouer devant les juges et publiquement qu’il avait fraudé et menti. Il l’a fait avec une assurance, une arrogance sans nom, celle des hommes du pouvoir. Lui, le champion de la lutte contre la fraude fiscale, le donneur de leçon de la rigueur qui a prôné l’austérité à toute la population, aux 5 millions de chômeurs comme aux 10 millions de pauvres qui ont moins de 900 euros par mois, non seulement jouit d'une solide fortune mais blanchissait en Suisse l'argent qu'il détournait du fisc !


Les complaisances de l'argent et du pouvoir


« Faute morale  impardonnable», s'indigne Hollande alors que Moscovici nie toute « complaisance ». Mais qui peut croire que personne n’était au courant ? Qui peut croire que Cahuzac n'a pas bénéficié de complaisance ? Qui peut croire que, quand il a demandé à Cahuzac de démissionner, Hollande n'était pas au courant ? Il n'a même pas affirmé le contraire lors de sa déclaration suite au conseil des ministres. Il s'est contenté de ne rien dire pour tenter de sauver le peu de crédibilité de son gouvernement face à une impopularité croissante. Les quelques mesures qu'il a annoncées ne changeront rien et ne convaincront personne.

La complaisance est par trop évidente. Elle s'affiche à travers toutes les affaires qu'elles touchent la droite, Woerth, Lagarde, Tapie , Sarkozy ou, maintenant, la gauche. C'est la complaisance de la république « des copains et des coquins ».


Petits et gros mensonges d’État...


Par delà la médiocrité, la vénalité et la corruption des plus avides, il y a celles des sommets d'un monde politique qui n'est là que pour servir les puissances de l'argent. Le véritable scandale est le mensonge officiel de Hollande qui, après Sarkozy, vient nous expliquer que lutter contre le chômage et le recul social c'est satisfaire toutes les volontés de cette minorité parasite. L’affaire Cahuzac est bien la crise d’un régime où argent et pouvoir ne font qu’un.


La démocratie maintenant


La droite et l'extrême-droite voudraient tirer bénéfices du discrédit du gouvernement mais les uns et les autres participent du même monde politique. La droite et l'ancien président des riches, traînent une lourde gamelle, la démagogue millionnaire Le Pen ne vaut pas mieux. Les uns et les autres ne rêvent que d'accéder au pouvoir pour servir les intérêts des classes dominantes.


Pour ne pas les laisser tirer les marrons du feu, il est urgent que le monde du travail interviennent politiquement pour mettre fin à cette république des riches et imposer, par ses mobilisations et son organisation, un pouvoir qui annule la dette et se débarrasse de la main mise des capitalistes sur les finances publiques, qui garantisse les droits des travailleurs et de la population et leur permette d'exercer leur contrôle sur la marche de la société et de l’État.

 

Nous voulons une réelle démocratie maintenant comme le clamaient les indignés d'e l'Etat espagnole, une démocratie par en bas qui interdise le cumul des mandats, impose le contrôle direct et la révocabilité des élus et mettent les puissances de l'argent hors d'état de nuire. 

 

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 11:29

shout_racist_poster.jpg

*

Le Premier ministre a annoncé lundi 25 mars des restrictions aux droits des immigrés en matière d'accès au système de santé, d'aide au logement et à l'emploi. Des annonces qui ont suscité de vives critiques, dont la presse se fait l'écho.

"Après des semaines de pression mise par les conservateurs et l'UKIP [le parti anti-européen qui monte en puissance depuis quelques mois], le Premier ministre a prononcé (...) un discours important sur l'immigration, en promettant de nouveaux contrôles sur l'accès des immigrés au système de santé, à l'hébergement [social] et aux bénéfices sociaux", rapporte le Telegraph.

"L'accès aux services publics clés doit être quelque chose que les immigrés gagnent, et non un droit automatique", a déclaré David Cameron, suggérant que les immigrés font un usage "injustifié" des services publics anglais. "Nous voulons des gens qui s'intéressent à ce qu'il peuvent offrir à la Grande-Bretagne", a-t-il indiqué, en s'en prenant aux "touristes de la santé". "Soyons clair. Ce que nous avons est un service national gratuit de santé, ce n'est pas un service international de santé", a-t-il lancé. D'après Downing Street, le montant dépensé chaque année pour soigner les immigrés se situe "entre 10 et 20 millions de livres". Le gouvernement envisage de supprimer la gratuité des soins pour les migrants des pays extérieurs à l'Espace Economique Européen (EEE).

Concernant les autres mesures, David Cameron souhaite que l'allocation chômage perçue par les immigrés s'arrête au bout de six mois s'il n'y a aucune perspective d'emploi, et si la maitrîse de l'anglais n'est pas acquise. Il "a également promis 'un nouveau statut pour l'allocation des logements sociaux', qui selon lui donnerait la priorité aux 'personnes locales'", rapporte le Telegraph.

Ces annonces ont immédiatement soulevé de vives critiques, dont The Independent se fait l'écho. Le quotidien de gauche rappelle que "la plupart des immigrants habite dans le secteur privé", et que "la grande majorité des immigrants en provenance de l'EEE sont jeunes, en bonne santé et pour la plupart au travail, et apportent une contribution nette à l'économie."

Des faits également rappelés par le Guardian, qui demande aux dirigeants "de parler des bénéfices de l'immigration plutôt que de diaboliser les migrants ou leur impact économique". "Les politiques de tous bords sont en compétition dans ce qui commence à ressembler dangereusement à quelque chose comme une surenchère sur l'immigration", analyse le quotidien. "La cause immédiate de ce débat est la levée des restrictions temporaires pour les immigrés de l'UE en provenance de Bulgarie et de Roumanie qui prendra effet en décembre prochain", précise-t-il, "mais la cause sous-jacente est le ralentissement continu de l'économie et les coupes réelles de la coalition dans les budgets de l'aide sociale et des dépenses de santé". Et le journal d'ajouter que Cameron exacerbe ainsi "la crainte que les immigrés aient droit à une part injuste d'un gâteau dont la taille diminue".

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2013/03/26/cameron-veut-restreindre-les-droits-des-immigres

Devenir espagnol sera plus difficile (CI)

Savoir parler espagnol et s'intégrer dans la société : à Madrid, le gouvernement prépare le durcissement des conditions pour obtenir la nationalité espagnole.
Nombreuses sont les promesses de campagne que le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, n'a pas tenues, principalement sur le plan économique, estime le journal en ligne InfoLibre.

Mais il y en a une qui avance : celle qui prévoit le durcissement des conditions à remplir pour obtenir la nationalité espagnole. "D'après l'avant-projet de loi, les étrangers devront démontrer leurs connaissances de la langue et des coutumes espagnoles, ainsi qu'un degré suffisant d'intégration à la société espagnole", précise InfoLibre. Le projet permettra aussi la perte de la nationalité pour des raisons de sécurité nationale ou d'ordre public.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/02/devenir-espagnol-sera-plus-difficile

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:51

afric

*

C’est sur France 2 que le sort du Mali a été décidé par François Hollande. Une attitude qui a tout de la Françafrique.

Lors de son grand oral sur France 2, François Hollande a émis deux signaux contradictoires à propos de la crise malienne et, plus largement, de l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique. D’un côté, le président français a voulu se démarquer de la Françafrique, en niant l’implication de son pays dans le choix du futur président du Mali. De l’autre, le même François Hollande se dit ”intraitable” en ce qui concerne le respect du chronogramme électoral qui doit, selon lui, impérativement déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle d’ici à la fin du mois de juillet 2013.

C’est à n’y rien comprendre.
Car on peut bien se demander où est passée la souveraineté du Mali, quand c’est le président français qui annonce que ceci ou cela doit obligatoirement se faire dans le pays ! Cette approche infantilise les institutions et le peuple maliens. Leur sort est décidé à Paris et annoncé sur France 2. A l’évidence, la différence avec un certain passé regrettable est mince. Le fait que la France veuille retirer ses soldats est à la limite compréhensible. Mais cela ne veut pas dire que ce soit une bonne idée car, de toute évidence, le pays est loin d’avoir été pacifié... Contrairement à ce qu’en pense François Hollande, selon lequel "tous les objectifs sont atteints”.

Mais on comprend qu’englué dans une spirale de baisse de sa popularité le numéro un français veuille jouer sur toutes les cordes pour essayer de remonter cette pente particulièrement raide. Par ailleurs, si l’Afrique elle-même veut continuer à se percevoir comme souveraine, il faut qu’elle arrête d’implorer l’aide des autres, même quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale de ses propres Etats.

Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est bien le fait que François Hollande estime que l’intervention de ses troupes dans la crise malienne lui donne le droit de traiter le Mali comme s’il s’agissait d’une province française.

Or, c’est bien ce que le président français a fait hier lors de son intervention télévisée. Il ne s’est pas contenté de donner son avis sur la tenue de la présidentielle. Il a aussi déclaré que cette dernière devait impérativement se tenir au mois de juillet ! Que le Mali et le peuple malien soient prêts ou non, là n’est pas, pour lui, la question. Peu importe les conséquences. Il veut les élections d’ici à la fin juillet, et c’est tout ce qui importe pour lui.

En s’exprimant ainsi, il ne parle pas en tant que président d’un pays ami. Il prend plutôt la place de Dioncounda Traoré [président du Mali par intérim], de toute l’élite politique et de la société civile. Aussi, qu’il ne se fatigue pas à nier le choix que la France fera sur l’un des candidats. Parce que, quand on est capable d’imposer au peuple d’un pays – a priori – souverain sa propre volonté, on ne s’empêche en principe pas de choisir celui qui occupera le fauteuil présidentiel. Fouler au sol la dignité de tout un peuple est autrement plus grave que de s’immiscer dans un processus électoral qui, quoi qu’il arrive, est toujours sujet à une certaine manipulation.
Or le point de vue de François Hollande n’est pas du tout isolé. Il s’agit d’une approche murie, dans la mesure où précédemment le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait donné des injonctions semblables. Les adieux à la Françafrique ressemblent à des vœux pieux.

http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/02/le-mali-une-province-francaise-comme-les-autres

Partager cet article

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 10:42

*

Le 29 mars, le gouvernement a présenté les résultats de la « mesure d'audience de la représentativité syndicale ».

 

Le premier syndicat du pays reste la CGT, avec 26,77 % des voix, suivie par la CFDT (26 %), FO (15,94 %), la CGC (9,43 %) et la CFTC (9,30 %).

 

Ces cinq syndicats, et eux seuls, sont jugés représentatifs à l'échelle nationale ; ils peuvent donc signer des accords nationaux avec le patronat et le gouvernement jusqu'à la prochaine « mesure », dans quatre ans.

 

L'UNSA (4,26 %) et Solidaires (3,47 %) n'atteignent pas les 8 % minimaux. Dans les prochains mois, le ministère du Travail donnera également la liste des organisations représentatives dans chacune des branches professionnelles.


Les critères qui définissent désormais la représentativité syndicale ont été modifiés sous Sarkozy en 2008. Auparavant, cinq centrales syndicales étaient représentatives de droit, sans avoir à le justifier : la CGT, FO, la CFTC et la CGC depuis 1945, et la CFDT depuis 1966.

 

Cette fois-ci, la représentativité dépend des résultats des élections professionnelles effectuées dans les entreprises de plus de dix salariés entre 2009 et 2012, du scrutin organisé dans les très petites entreprises (moins de dix salariés) en décembre 2012, et de celui des chambres d'agriculture de janvier 2013.

 

La loi ajoute quelques autres critères, soumis à l'appréciation du Haut conseil du dialogue social fondé par Sarkozy, à savoir indépendance, transparence financière, implantation territoriale. Pour les directions syndicales, ces résultats déterminent également la répartition des postes dans les nombreux organismes paritaires.

 

Pour les gouvernements, c'est un moyen de sélectionner leurs interlocuteurs, et en particulier ceux qui se comportent en interlocuteurs « responsables », prêts à négocier au nom du dialogue social.


Relativement au système précédent, le fait de baser la représentativité sur les résultats électoraux peut paraître plus démocratique. Mais il faut se souvenir qu'à l'époque cela s'était accompagné de mesures protégeant de fait la position des plus grandes centrales syndicales, ce qui explique qu'elles aient alors accepté cette réforme.

 

Ainsi par exemple, il est devenu plus difficile de fonder un syndicat reconnu dans une entreprise.

 

En outre, la mesure de la représentativité, comme les élections de délégués du personnel, n'a lieu que tous les quatre ans : on n'en est plus aux élections annuelles de délégués d'atelier et encore moins à leur contrôle par les travailleurs. Enfin, il suffit que des syndicats ayant 30 % des voix signent un accord pour que celui-ci s'applique.


Le fait que la CGT reste le premier syndicat, dans une période où elle a une position plus contestatrice que la CFDT à l'égard des mesures prises contre la classe ouvrière, montre qu'au sein de celle-ci beaucoup ne sont pas dupes des pseudo-négociations entre « partenaires sociaux », qui aboutissent à des reculs pour les salariés.

 

Mais la CGT est bien loin de préparer la riposte nécessaire aux attaques conjointes du patronat et du gouvernement,

 

en proposant des objectifs et des échéances à l'ensemble des salariés. Ses dirigeants participent aux mêmes négociations que les confédérations concurrentes, privilégiant eux aussi la concertation au lieu d'oeuvrer à mettre en place un rapport de force réel, qui serait seul capable de faire reculer gouvernement et patronat.


Claire DUNOIS

*

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2331&id=17


Partager cet article

Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg