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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:03

http://chris-perrot.hautetfort.com/images/francois-hollande.jpg à Brest aussi on est "moderne"

Par Agnès Rousseaux (5 novembre 2012)


Le fonds d’investissement détenu par la famille du candidat républicain à la Maison Blanche est lié à une entreprise qui fabrique des machines de vote électroniques, Hart InterCivic.

 

Ces mêmes machines utilisées pour le scrutin présidentiel dans plusieurs États clés, dont l’Ohio. Aux États-Unis, la polémique enfle sur ce conflit d’intérêt sans précédents.

 

L’affaire pourrait embarrasser Mitt Romney. Ou même remettre en question l’intégrité du scrutin présidentiel. En cause : les liens du candidat républicain avec l’un des principaux fabricants de machines de vote aux États-Unis ! L’entreprise Hart Intercivic fournit des outils de vote électronique à de nombreux États américains. Malgré des liens assez rapprochés avec Mitt Romney et son entourage, mis en lumière par plusieurs journalistes ces dernières semaines.

Au cœur de la polémique : Solamere, un fonds d’investissement de plus de 200 millions de dollars, crée en 2008 par Tagg Romney, fils du candidat républicain, avec Spencer Zwick, responsable financier de la campagne de Romney. Mitt Romney lui-même y a investi une petite partie de sa fortune – 10 millions de dollars –, ainsi que son frère et sa femme.

 

Des machines de vote fabriquées par des soutiens de Romney


De part son statut, le fonds Solamere ne peut pas investir directement dans des entreprises [1]. Il est donc « partenaire » d’un autre fonds d’investissement, HIG, basé à Miami. Celui-ci investit son capital de 8 milliards de dollars notamment dans le secteur pharmaceutique, dans le BTP ou les transports. Rien de nouveau sous le soleil capitaliste. Et rien d’étonnant de la part du multimillionnaire Mitt Romney.

 

Sauf qu’en juin 2011, HIG annonce un « investissement stratégique » » dans Hart InterCivic, troisième entreprise du pays dans le secteur des machines de vote. Basée à Austin (Texas), ses machines de vote électroniques sont utilisées dans des centaines de circonscriptions dans tout le pays : du Texas à Hawaii en passant par l’Ohio... L’un des États décisifs de cette élection.


« HIG partage notre vision, nos valeurs », déclare alors Gregg Burt, président de Hart InterCivic, qui veut assurer avec le fonds d’investissement son leadership dans le domaine de « l’industrie des élections ». Suite à cette acquisition, son entreprise accorde trois sièges sur cinq à HIG au sein de sa direction exécutive.


La connexion entre Mitt Romney et l’entreprise Hart InterCivic est certes indirecte. HIG, l’intermédiaire, minimise le lien, affirmant que le fonds Solamere est un investisseur mineur [2], et qu’aucun de ses investissements n’est directement lié à Hart InterCivic. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cette connexion n’est pas politiquement très opportune.


Surtout, les liens entre HIG et Mitt Romney ne s’arrêtent pas là. Tony Tamer, co-fondateur de HIG, a travaillé pour Bain, la société de gestion d’actifs fondée par Mitt Romney dans les années 80. Il est un soutien important de la campagne Romney, comme trois autres directeurs de HIG, détaille le magazine Forbes. Est-ce si anecdotique que l’entreprise HIG qui gère Hart InterCivic et ses machines de vote, soit autant connectée au clan Romney ?

 

Fraudes et défaillances dans le vote électronique


Selon les données collectées par OpenSecrets.org, le plus important site états-unien sur les financements politiques et réseaux d’influence, HIG (avec ses salariés) est le 11ème contributeur national à la campagne de Mitt Romney ! En mai dernier, deux directeurs de HIG ont ainsi donné chacun 50 000 dollars en soutien à la campagne du candidat républicain. Les trois dirigeants de Hart InterCivic mandatés par HIG sont aussi d’anciens salariés de Goldman Sachs, JP Morgan et Citigroup Inc, trois entreprises financières qui font partie des dix principaux contributeurs de la campagne, soutiens inconditionnels de Mitt Romney. Coïncidence ?

 

L’un d’entre eux, Jeff Bohl, a fait un don de 2 500 dollars à la campagne de Romney. Le dirigeant d’une entreprise fabricant les machines de vote électronique peut-il ouvertement soutenir un candidat ? Une entreprise responsable de milliers de machines de vote dans tout le pays, qui se doit d’être non-partisane, peut-elle avoir autant de liens avec l’un des candidats ? Quant au richissime Mitt Romney, il a le droit d’investir son argent où il le souhaite. Sauf peut-être dans le fonds financier qui contrôle une entreprise directement impliquée dans le décompte des bulletins de vote !


Ces connexions suscitent d’autant plus de méfiance que le vote électronique a déjà été l’objet de nombreuses critiques. En 2007, une étude sur les machines à voter est effectuée à la demande des autorités de l’Ohio, l’un de ces États qui peuvent faire basculer l’élection présidentielle. Conclusion : les cinq systèmes de vote utilisés dans l’État – y compris celui de Hart InterCivic – avaient des « défauts critiques » pouvant compromettre l’intégrité des élections. Dans les bureaux de vote, il était possible de crocheter les serrures des machines de vote pour accéder aux cartes-mémoires et introduire de faux votes ou des logiciels malveillants dans les serveurs, rapportait le New York Times en décembre 2007.

 

Vers une situation identique en France ?


En 2004, dans l’Ohio, rappelle le média indépendant TruthOut, dans la nuit suivant les élections présidentielles, le dépouillement du vote électronique avait connu un renversement « statistiquement impossible » en faveur de George W. Bush. Mais « au mépris d’une injonction fédérale, 56 des 88 comtés de l’Ohio avaient détruit tous les enregistrements des élections, rendant le recomptage impossible ». Autant d’éléments qui devrait inciter les candidats à une extrême prudence face à tout possible conflits d’intérêts – ou à ce qui pourrait être perçu comme tel.

 

« Hart InterCivic a suffisamment de liens dans son ADN avec des donateurs de la campagne Romney pour déclencher une sérieuse angoisse dans la blogosphère libérale sur le sort des votes dans l’Ohio », souligne un article du Washington Post. C’est dans cet État-clé que l’élection pourrait se jouer le 6 novembre. L’impact des entreprises dans le processus électoral s’est considérablement renforcé aux États-Unis depuis qu’un arrêt de la Cour Suprême a levé quasiment toute limite au soutien financier des entreprises aux candidats. Mais on passe ici la limite entre le lobbying effréné, et le manque de transparence du processus de vote lui-même.

 

En France, une telle problématique peut sembler bien lointaine...

 

Ce serait oublier les conditions de mises en œuvre du vote par internet, lors des dernières élections législatives. Celui-ci a été sous-traité à cinq entreprises, dont Atos, chargée d’« héberger la solution » de vote électronique. Une entreprise dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de Nicolas Sarkozy, et par Nicolas Bazire, membre du conseil de surveillance de la Banque Rothschild et directeur général du Groupe Arnault [3] (lire notre enquête). Ne devrait-on pas exclure définitivement les entreprises privées de tout processus électoral et démocratique avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Agnès Rousseaux

 

@AgnesRousseaux sur twitter

 

Sur les élections aux États-Unis, lire aussi :


 Monsanto dépense des millions de dollars pour empêcher l’étiquetage des OGM

 Ces groupes français qui aimeraient se débarrasser d’Obama et financent l’ultra-droite américaine

Notes

[1] Ce qui ne l’empêche pas, via ses partenaires, d’investir dans des entreprises et secteurs fortement liés à des contrats d’État – comme par exemple le secteur de la santé –, ce qui en cas de victoire de Mitt Romney posera de nombreux problèmes et conflits d’intérêt, les décisions gouvernementales pouvant alors se traduire par d’importants profits pour le fonds d’investissement. Source

[2] Il représenterait 5 % des actifs gérés par HIG.

[3] Et également administrateur de LVMH, Suez Environnement et Carrefour, directeur de cabinet d’Édouard Balladur et mis en examen dans le cadre de « l’affaire Karachi », et... témoin de Nicolas Sarkozy lors de son mariage avec Carla Bruni.

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:31

nd d landes

mardi 6 novembre 2012 - 07h59

 *

Illégal, ce projet ne prévoit aucune mesure de compensation écologique pour la destruction de cette zone.

 

Large plan d’aménagement territorial du grand Ouest, totalement inutile pour la population locale, ce projet profitera directement - via un Partenariat public-privé (PPP) - aux entreprises capitalistes (Vinci…) et à leurs complices politiques (Ayrault et autres).

 

Le groupe Vinci est assuré d’une rentabilité de 11% compensée en cas de déficit par des fonds publics.


La construction de l’aéroport implique plus globalement la mise en place de Lignes grande vitesse (LGV), de zones industrielles et de dessertes routières.

 

Les populations vivant sur la zone depuis longtemps - paysans et paysannes, « simples » habitant et habitantes - et celles plus récemment installées devront payer les conséquences sociales et sanitaires du projet.

 

Les résidents et résidentes de la ZAD (Zone d’aménagement différé renommé Zone à défendre) ont su revivifier la lutte à une période où les associations locales et les élu-e-s semblaient la déserter. Les Zadistes ont mis en place une vie riche, alternative et autonome en intégrant le maraîchage et le petit artisanat. Leur expérience de vie autogestionnaire est porteuse d’une réelle dynamique de transformation sociale et écologique.


Aujourd’hui, le gouvernement PS-EELV ne recule devant rien pour mener à bien le projet.

 

Il bafoue sans vergogne ses promesses électorales. La répression déployée pour expulser les occupant-e-s de la ZAD à quinze jours de la trêve hivernale et réprimer la contestation est sans précédent (1 Zadiste pour 10 flics). Ironie du sort, à l’heure de l’austérité et des restrictions budgétaires le dispositif d’expulsion et de destruction aura coûté 1 Million d’€ en 2 semaines.


Alternative Libertaire s’engage activement dans cette lutte en soutenant les populations rurales, les Zadistes, les paysannes et les paysans, les habitants et habitantes.


Nous appelons la population à s’investir dans les nombreuses actions de résistance qui fleurissent partout en France malgré la collusion des partis politiques et le silence complice de la majorité des médias.


La prochaine journée d’action aura lieu le 17 novembre autour de la réoccupation de la ZAD à Notre Dame des Landes.


Congrès d’Alternative libertaire, Toulouse le 3 novembre 2012

 

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5013

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:15
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KEMPF Hervé 4 novembre 2012
  

Je discute avec un haut fonctionnaire. Il est honnête, conscient de ses responsabilités, soucieux de la République. Il explique pourquoi il est légal d’expulser les occupants de la zone où est projeté un aéroport, à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). La loi est la loi, il doit la faire respecter. Par ailleurs, me dit-il, « les partenariats public-privé, la privatisation des autoroutes, ça me révolte ».


Je réfléchis. Le projet est censé être réalisé sous une forme de partenariat public-privé, la « délégation de service public » par l’entreprise Vinci, qui avait bénéficié en 2005 de la privatisation à bas prix des autoroutes.


Or, le préfet de Loire-Atlantique entre juin 2007 et juillet 2009, Bernard Hagelsteen, travaille maintenant chez Vinci Autoroutes.

 

M. Hagelsteen avait préparé l’« avis d’appel public à la concurrence » des firmes intéressées à réaliser l’aéroport, publié le 5 septembre 2008. Quatre groupements d’entreprises, dont Vinci, ont été habilités à y répondre en mars 2009. Cependant, M. Hagelsteen a quitté la préfecture en juillet 2009, pour rejoindre la Cour des comptes. Ce n’est qu’en juillet 2010 que Vinci a été désigné comme concessionnaire du projet aéroportuaire.


Le préfet ne semble donc pour rien dans ce choix.

 

C’est ensuite, en avril 2011, qu’il a rejoint la société Vinci Autoroutes. Il y est conseiller du président. Je lui téléphone. « Je voulais un travail plus actif, dit-il. Quand j’étais à la Cour, j’ai contacté diverses entreprises de transport, et Vinci a été intéressée par mon profil professionnel. Il n’y a aucun lien entre ce que j’ai fait comme préfet et ce que je fais ici. » Son transfert, visé par la commission de déontologie des fonctionnaires, est légal.


Il me dit que « les autoroutes ont beaucoup de raisons d’avoir des contacts avec des décideurs publics ».

 

Mais ces contacts doivent-ils conduire au passage des hauts fonctionnaires vers le secteur privé ?

 

N’est-ce pas là un sûr moyen de créer des conflits d’intérêts, une confusion entre l’esprit de service public, qui doit animer les agents de l’Etat, et la recherche du profit, qui ne saurait guider les choix collectifs ?


L’hybridation entre milieux économiques et milieux de la décision publique a tout lieu de saper la confiance des citoyens dans la loi. Ce doute légitime explique aussi pourquoi les projets d’aéroports, de LGV et d’autoroutes, dont la rationalité économique est souvent fragile, sont vivement contestés.


 KEMPF Hervé


* LE MONDE | 04.11.2012 à 18h27 • Mis à jour le 04.11.2012 à 18h27.


* kempf@lemonde.fr

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26834

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:57

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Faits de société lundi 05 novembre 2012

En Uruguay, le Parlement étudie une loi sur la régulation du marché de la drogue. Le gouvernement promet que le cannabis vendu par le gouvernement sera de meilleure qualité et au même prix que celle vendue illégalement aujourd’hui.


Du cannabis plus pur


La marijuana vendue sous contrôle du gouvernement en Uruguay sera meilleure et moins chère promet, selon le directeur du Conseil national des drogues.


« Aujourd’hui, la marijuana qui est consommée en provenance du marché noir […] arrive mélangée avec des substances qui ne sont pas nécessairement de la marijuana » ou contient « des parties de la plante qui ne sont pas destinées à la consommation, comme les feuilles, les tiges ou autre. Ce que l’Etat va fournir est une substance de qualité supérieure à celle-ci », a affirmé lundi devant la presse Julio Calzada.


Au prix du marché


« Au marché noir, aujourd’hui, 25 grammes de marijuana valent 500 pesos (25 dollars) », a également affirmé le responsable. À l’issue de séances de travail avec des « experts internationaux et d’autres acteurs » locaux, il a été déterminé que le prix de « la substance dont pourra disposer l’Etat pour la distribuer de manière légale ne sera pas éloigné de cette moyenne ».


Un projet de loi visant notamment à faire réguler par l’Etat la production et la vente de marijuana a été déposé début août devant le Parlement. L’unique article de ce projet de loi ne précise pas quelles seraient les modalités d’application du texte.


Avec une carte de consommateur


Le législateur envisage également d’autoriser la culture de cannabis destiné à la consommation personnelle. Selon la presse locale, chaque consommateur disposerait d’une carte personnelle anonyme à code-barres qui lui donnerait droit à 40 grammes de cannabis chaque mois. De cette façon, le gouvernement éviterait d’enregistrer les consommateurs, comme cela avait été initialement évoqué.


Objectif : lutter contre la violence de la drogue


« Ce serait un document anonyme, sans photo et sans le nom du détenteur, qui servira pour contrôler la consommation », a expliqué M. Calzada au quotidien La Republica. Le projet du gouvernement a pour but de lutter contre la violence générée par la consommation et le trafic croissant de « pasta base », un dérivé bon marché de la cocaïne aux effets dévastateurs sur les consommateurs.


20 000 consommateurs réguliers


Aujourd’hui, la consommation et la détention pour l’usage personnel de cannabis ne sont pas pénalisées en Uruguay, mais la commercialisation et la culture sont interdites. On estime qu’environ 20 000 personnes consomment régulièrement de la marijuana dans ce petit pays de 3,2 millions d’habitants.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Uruguay.-Le-cannabis-vendu-par-le-gouvernement-sera-meilleur-et-moins-cher_39382-2129863_actu.Htm

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:31

aurore m

 

06/11/2012 Antton ROUGET (avec G.C et G.T)

 

L’affaire Aurore Martin n’avait pas besoin de cela pour se transformer en polémique.

 

Mais, l’information va sans doute renforcer l’indignation générale autour de l’application d’un mandat d’arrêt européen (MAE) à l’encontre de la jeune militante de Batasuna.


Le juge d’Instruction no5 de l’Audience nationale espagnole, Pablo Rafael Ruz Gutierrez, a, en effet, dans son arrêt de mise en accusation d’Aurore Martin (“auto”), repris des accusations pour lesquelles la justice française avait refusé l’application d’un mandat d’arrêt européen.


Contradiction avec le droit européen, jugement de faits commis dans un autre Etat : cette importante décision pose plusieurs problèmes juridiques de poids.


Des activités dans l’Etat français


La participation à une conférence de presse à Bayonne le 21 septembre 2006 et à un meeting à Ustaritz le 27 janvier 2007 :  lorsque la Cour d’appel de Pau s’était prononcée, le 23 novembre 2010, en faveur de la remise aux autorités espagnoles d’Aurore Martin, elle avait refusé d’accepter le MAE pour ces deux faits ayant eu lieu dans l'Etat français (cf édition du 24/11/2010). Pourtant, faisant fi de cette décision, Pablo Rafael Ruz Gutierrez, a repris, le 2 novembre 2012, ces deux accusations parmi les éléments d’inculpation de la militante de Batasuna.


L’audience nationale espagnole s’apprête ainsi à juger une ressortissante de nationalité française pour des activités politiques dans l’Etat français; Etat dans lequel elles ne sont, de surcroît, pas considérées comme répréhensibles.

De même, le juge d’Instruction a également maintenu l’accusation portant sur un article d’opinion publié le 11 janvier 2008 dans les colonnes du quotidien Gara (cf. p.4) pour laquelle la cour de Pau avait, là aussi, refusé le MAE.


Enfin, selon le document du 2 novembre, Aurore Martin est aussi inculpée par l’Audience nationale pour avoir été salariée du parti EHAK alors que la cour d’appel avait, de nouveau, rejeté la demande espagnole au motif que l’interdiction de ce parti dans l'Etat espagnol est postérieure aux faits reprochés.


Une erreur de l’Audience nationale? Une volonté délibérée d’outrepasser la décision de la cour d’appel de Pau ? Les questions portent maintenant sur les intentions du magistrat espagnol.


Reste qu’en maintenant des accusations pour lesquelles la justice française avait refusé la remise de la militante de Batasuna aux autorités espagnoles, l’Audience nationale outrepasse le “principe de spécialité”. Principe selon lequel, dans le cadre d’un MAE, une personne remise par Etat à un autre Etat ne peut être poursuivie ou privée de liberté pour une infraction commise avant sa remise qu’avec l’autorisation de l’Etat d’exécution.


“C’est tout simplement hallucinant !” s’insurge Jone Gorizelaia, avocate d’Aurore Martin qui pointe les “contradictions” dans le dossier.


L’avocate de la jeune militante abertzale du Pays Basque nord prévoit d’ailleurs d’intégrer cet élément dans la demande de libération conditionnelle qu’elle va formuler dans les prochains jours.

 

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20120611/371039/fr/Madrid-lui-reproche-des-faits-dans-l

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:24

nov 04 2012
 

Le mouvement Bizi ! dénonce avec la plus grande fermeté l’extradition vers l’Espagne et l’incarcération de la militante de Batasuna Aurore Martin.


« Inacceptable pour tout démocrate conséquent, dangereuse pour les libertés publiques et profondément inquiétante pour toute personne sincèrement attachée au processus de paix qui tente de faire son chemin en Pays Basque » : voilà comment le mouvement altermondialiste basque Bizi ! qualifie la décision du gouvernement PS d’extrader et de permettre l’incarcération d’une personne poursuivie uniquement pour sa participation aux activités publiques (conférence de presse, articles d’opinion) d’un parti politique pourtant légal en France et risquant 12 ans de prison pour cela en Espagne.


Déjà cette même semaine, le ministre de l’intérieur Manuel Valls avait posé un acte profondément anti-démocratique en déclarant qu’« Il n’y aura pas de structure administrative basque (« en Pays Basque de France »), nous ne voulons pas ouvrir ce débat.

 

Les choses sont claires dans notre esprit et tant qu’ETA n’aura pas restitué ses armes nous demeurerons inflexibles (Interview au quotidien El Pais du 29 octobre)». Comment peut-on remettre dans les mains d’une organisation armée l’avenir institutionnel d’un territoire de la République, l’ouverture d’un débat démocratique à son sujet et la réponse à donner aux demandes majoritairement et pacifiquement exprimées par ses élus et ses représentants socio-professionnels ?

 

La position de M. Manuel Valls est ubuesque, anti-démocratique et anti-républicaine ! Beaucoup auraient demandé la démission d’autres ministres pour moins que ça !


Bizi s’indigne d’une telle dérive répressive, que l’on voit également à l’oeuvre aujourd’hui à Notre Dame des Landes, où le gouvernement socialiste envoie ses gardes-mobiles déloger les habitants et raser les maisons afin de construire un nouvel aéroport contesté par la population locale mais voulu par le premier ministre M. Ayrault ; grand projet imposé, inutile et irresponsable sur le plan de la lutte contre le basculement climatique.


Bizi s’inquiète de la politique de ce gouvernement qui semble vouloir détourner l’attention et le débat citoyen des vrais problèmes (réponses à apporter à la crise économique, sociale et écologique au niveau global, débat sur la collectivité territoriale à statut particulier et processus de paix au niveau local) en posant des actes mettant en péril la paix, la convivialité et les libertés fondamentales.


Nous en appelons à la raison, à l’encouragement des voies pacifiques et à la construction de solutions concertées, humanistes, démocratiques et respectant les populations locales. Bizi demande la libération immédiate d’Aurore Martin et appelle les gouvernements français et espagnols à répondre positivement aux espoirs suscités par l’arrêt de la lutte armée en Pays Basque.


Bizi !, le 2 novembre 2012 à Bayonne

Bizi !
20, Cordeliers karrikan, 64 100 Baiona

www.bizimugi.eu

05 59 25 65 52 / 06 14 99 58 79

 

http://www.les-oc.info/2012/11/bizi-aurore-martin/

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:15

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Assez !

Nous en avons assez de ces appels et communiqués qui égrainent sans cesse les mêmes litanies plaintives et seulement défensives !

 

Avons-nous seulement à reprocher au capitalisme ses multiples crises : sociales, écologiques, économiques, démocratiques, morales, anthropologiques ?  

 

Non, même si le capitalisme était en train de réussir, nous nous y opposerions : ce n’est pas le capitalisme en crise que nous dénonçons, c’est le capitalisme et son monde !


Qu’avons-nous à reprocher à l’actuel gouvernement ?

 

De ne pas tenir des engagements auxquels nous n’avons jamais cru, et même que nous avons toujours combattus ? Enfin ! Même si nous faisons quelques différences entre Hollande et Sarkozy, est-ce une raison pour nous adresser au gouvernement actuel comme s’il nous devait des comptes parce que nous aurions voté pour lui ?


Non, nous devrions nous adresser à lui comme nous aurions déjà dû nous adresser au précédent : nous ne pouvons plus supporter cette rhétorique des compromis par laquelle, depuis des décennies, les organisations syndicales comme les organisations politiques dites de gauche n’ont cessé d’échanger des concessions toujours grignotées contre des promesses jamais tenues !


Devons-nous continuer de faire croire que chaque réaction de défense aux multiples agressions subies va donner le signal du frémissement révolutionnaire, que « ça y est, ça va péter » ?

 

Non, nous devons reconnaître au contraire à quel point nous sommes faibles, affaiblis, à quel point les dominants sont arrogants et réussissent à nous imposer leur cadre de négociation dans lequel, de toutes façons, les réponses seront biaisées. La lutte des classes existe et ce sont bien les riches qui sont en train de la gagner.

Que faire ?

Adopter une stratégie de rupture.

 

Bien sûr rupture avec le capitalisme ; mais aussi rupture avec nos vieilles façons de lutter contre le capitalisme. Cesser de répéter les solutions de facilité et avoir l’audace politique de poser les « questions difficiles ». Agir pour une rupture radicale, celle qui va à la racine : la racine du capitalisme est le productivisme.

 

Comme preuve par l’absurde, il existe des anticapitalistes productivistes et pronucléaires ! Comme nous voulons nous débarrasser définitivement du capitalisme, nous dirigerons nos offensives contre le productivisme. Et comme il n’y a pas de production sans consommation (car il faut bien consumer/consommer sans cesse pour que la croissance se poursuive), notre antiproductivisme sera aussi un anticonsumérisme.

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:06

 

NDDL Vinci dégage !

Halte à la répression, stop à l’aéroport !


Depuis le 16 octobre, l’agression subie par les habitants de la zone concernée par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44), a franchi un nouveau cran.


Parce qu’ils défendaient la préservation des terres agricoles, des écosystèmes, et ont mis en place des modes de vie alternatifs, les habitants de la ZAD (Zone d’aménagement différé renommée Zone A Défendre) et leurs familles ont été chassés de leurs maisons, 15 jours avant le début de la trêve hivernale, et ces maisons détruites, parfois illégalement, par les forces de l’ordre.


Nous condamnons la violence déployée depuis la semaine dernière lors des expulsions par les gendarmes mobiles et CRS envoyés par le gouvernement, qui illustre ainsi une nouvelle fois son soutien à la multinationale Vinci, maîtresse d’œuvre du projet d’aéroport.


Depuis plusieurs années, les habitants, et les paysans de Notre-Dame-des-Landes se battent contre un projet inutile, coûteux, destructeur de la nature et des terres agricoles (1600 hectares de terres agricoles et de bocage prévus pour la construction de l’aéroport, et des milliers d’autres pour les zones commerciales et industrielles sur les 20 kilomètres qui séparent Notre-Dame-Des-Landes de Nantes).

 

Ces terres sont indispensables pour développer une agriculture saine et de proximité, leur destruction est une signe supplémentaire que le capitalisme est un modèle de développement économique irrationnel. Quand toutes les terres agricoles seront construites comment ferons-nous pour nous nourrir, et où ira se nicher la vie végétale et animale ?


Alors que le gouvernement n’a que la réduction des déficits à la bouche, comment peut-il justifier de gaspiller des centaines de millions d’euros, voire plus, pour construire un aéroport dont il n’arrive même pas à démontrer l’utilité sociale et dont le financement va être assuré par un partenariat public privé garantissant un retour sur investissement exorbitant à Vinci?


Depuis l’expulsion, les manifestations de soutiens et les actions entreprises un peu partout en France sont de plus en plus nombreuses et témoignent d’une résistance qui en marche


Nous dénonçons les expulsions et destructions, l’occupation de la zone par les forces de l’ordre, la répression, ainsi que l’acharnement du 1er ministre J.M Ayrault, ancien maire de Nantes, à poursuivre le projet d’aéroport. Nous soutenons les initiatives de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes et appelons à rejoindre les comités de solidarité et de résistance pour stopper ce projet.

L’heure est à la convergence de toutes les initiatives pour faire reculer le gouvernement.


Signataires :


Alter Ekolo, Alternative Libertaire, ATTAC, Fédération Anarchiste, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologiste, Gauche Anticapitaliste, Ile-de-France Décroissance, Initiative Pour un Autre Monde (IPAM), Les Alternatifs, Les Amis de la Confédération Paysanne, Mouvement des objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Pour La Décroissance, Relocalisons, Union Syndicale Solidaires.

 

http://www.les-oc.info/2012/10/nddl-communique-unitaire/

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:27

pesticides

Des poissons morts jusque dans l'estuaire !


Le tribunal correctionnel de Brest a rendu ce 2 novembre 2012 son jugement dans l'affaire de pollution du GUILLEC, cours d'eau du nord Finistère. En octobre 2010, du metamsodium, un pesticide particulièrement toxique, utilisé dans la désinfection d'une parcelle de mâche, avait été entraîné dans la rivière lors de fortes pluies, détruisant toute vie piscicole sur 13 km de cours d'eau et dans l'estuaire.

Les magistrats ont reconnu la responsabilité de l'exploitation légumière qui avait procédé, alors que la météo annonçait une période pluvieuse, au traitement d'une parcelle en pente située en bordure de cours d'eau et ne disposant d'aucun talus permettant de retenir les écoulements.

 

Ils ont considéré que l'exploitant avait commis des imprudences dans l'usage d'un pesticide particulièrement dangereux, imprudences à l'origine de la pollution. L'EARL Guillerm a été condamnée à 3 000 euros d'amende et à la publication du jugement dans la presse régionale.

Pour le Président d'Eau & Rivières de Bretagne Jo HERVE, «il était indispensable que ces faits d'une incontestable gravité soient sanctionnés par la justice. Cette condamnation constitue aussi un sérieux désavoeu pour le procureur de la République de Brest, qui, malgré les graves négligences à l'origine de la pollution, avait décidé de classer l'affaire !»

Les associations (Eau & Rivières de Bretagne et FNE) avaient dû saisir elles-mêmes le tribunal en procédant à une citation directe des responsables de l'exploitation légumière à l'origine de la pollution. Deux associations de pêche, celles de St Pol de Léon et de l'Elorn, étaient également partie civile, de même que Bretagne Vivante et une association locale du bassin du Guillec.

Cette mesure, exceptionnelle était justifiée par l'importance des dégâts environnementaux et la nécessité de ne pas laisser impunis des comportements professionnels totalement inadaptés à l'extrême dangerosité des pesticides utilisés.

 

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47%2F798&p=1

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:55

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 168 (01/11/12)

 

Les pseudos pigeons ont obtenu en trois jours un recul du gouvernement de plusieurs centaines de millions d’euros.

 

Du coup, pourquoi se gêner ? Là, ce sont les gros vautours qui montent à l’assaut. Les patrons de l’Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe la quasi totalité du CAC 40 et des grandes entreprises françaises, ont exposé dimanche 28 octobre leurs revendications dans une lettre à François Hollande.

 

Et là, l’enjeu est majeur : derrière le discours sur la compétitivité, il s’agit d’imposer une baisse du prix du travail en une seule étape.


Parmi leurs propositions, il y a une baisse des cotisations sociales employeurs de 30 milliards d’euros et une forte réduction de l’impôt sur les sociétés (alors que ces grandes entreprises y échappent largement : les sociétés du CAC 40 ne payent qu’au taux de 8 %). Qui va compenser ? C’est simple, les salariés et la grande masse de la population à travers un relèvement de la TVA et 60 milliards d’économies sur les dépenses de l’État (et on peut parier que ce n’est pas sur les subventions aux entreprises). Enfin cerise sur le gâteau, les grands patrons estiment qu’il faut exploiter les gaz de schiste et « rester pragmatique » dans la mise en œuvre de la transition énergétique.

Pacte de compétitivité

Comme le signalent les Échos, jusqu’à présent, ces grands patrons avaient toujours préféré les contacts discrets. Plusieurs déjeuners et dîners ont réuni François Hollande et certains d’entre eux ces derniers mois. 

Pourquoi alors porter le débat sur la place publique ? C’est parce qu’ils veulent marquer un point décisif dès maintenant.

Au départ, un rapport avait été confié au patron « de gauche » Louis Gallois. Le gouvernement comptait sur un texte adapté pour camoufler les concessions au patronat avec un discours pseudo-objectif sur la compétitivité.

Erreur tactique :

Gallois multiplie les déclarations tonitruantes et des fuites montrent qu’il reprend ouvertement les thèses du Medef sur les salaires, les dépenses, les impôts à augmenter, etc.

Du coup, ça commence à couiner du côté syndical et même dans le PS. Hollande intervient jeudi 25 octobre pour fixer la ligne : il y aura un « pacte » de compétitivité de l’économie française qui ne sera pas un « choc », mais s’inspirera bien des conclusions du rapport Gallois. Il a ainsi a précisé que tout transfert des cotisations sociales sur la fiscalité ne pourrait se faire brutalement (traduction : on va bien augmenter la CSG ou la TVA, mais pas d’un seul coup). Il a aussi confirmé que, quelles que soient les difficultés financière, les mesures fiscales favorables au patronat étaient garanties (« sanctuarisées ») et que de nouvelles étaient à l’étude.

Le « gagnant-gagnant », ça n’existe pas

En fait, l’objectif de Hollande, c’est d’intégrer les syndicats à un grand marchandage à froid dans le prolongement de la Conférence sociale de juillet. Il a dit qu’il souhaitait un « compromis historique », un accord « gagnant-gagnant »,
« donnant-donnant ». Tout ça, c’est, bien sûr, surtout du vent, mais le patronat veut « tout, tout de suite ».

Pas un jour où ne sortent des statistiques plus ou moins manipulées sur le coût du travail en France, sans que personne ne parle des dividendes records que s’octroient les actionnaires (9 % de la valeur ajoutée des sociétés non-financières, du jamais vu depuis 1949 selon l’Insee).

Au dernière nouvelles, le rapport Gallois sortira le 5 novembre, de premières mesures seront annoncées le 6 novembre et un plan d’ensemble en janvier. Le patronat est en ordre de bataille. Et les directions syndicales ?

Henri Wilno
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