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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:34

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Avec un peu de retard (la déclaration est datée du 9 mars), la Coordination Stop-nucléaire publie un texte qui rhabille les adeptes de la « transition énergétique » et de la « sortie progressive du nucléaire ».

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Le Réseau Action Climat, le Réseau Sortir du nucléaire, EELV, WWF, Greenpeace, Les Colibris de Pierre Rahbi ou Négawatt, les organisations « écologistes » tellement « raisonnables » en prennent pour leur grade.

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Il y a effectivement une « légère » contradiction à considérer que le nucléaire est un danger extrême et une calamité environnementale... et en revendiquer la continuation jusqu'en 2035 ou 2040 !  Surtout sachant qu'il est probable qu'une nouvelle catastrophe se produise d'ici là. Et que, de toute façon, la continuation du nucléaire signifie celle du pillage et de la contamination du Niger, du business uranifère avec les dictateurs d'Asie centrale, de la production de déchets radioactifs, entre autres horreurs...
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Communiqué de la Coordination Stop-nucléaire : http://bit.ly/YCnj2F   
Texte d'Antoine C (Cooordination Sud-Est) : http://bit.ly/YyLoKP  
Source: SDN

Greenpeace veut fermer (seulement) 4 centrales nucléaires en plus de Fessenheim

Jolie action de Greenpeace qui a organisé une projection publique dont l' « écran » n'était autre qu'un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim. Par contre, la séance était à 5 heures du mat, il faudrait retravailler la programmation ! Trêve de plaisanteries, le message était que, outre Fessenheim, Greenpeace revendique la fermeture urgente de 4 autres centrales : Blayais, Bugey, Gravelines et Tricastin. Voilà qui contente à moitié l'Observatoire du nucléaire dont le siège se trouve à égale distance de la centrale du Blayais et de celle de Golfech... dont Greenpeace ne demande pas la fermeture urgente.

Cela fait un peu penser au Réseau Sortir du nucléaire qui revendique la fermeture des réacteurs 1 et 2 de Chinon, mais pas des réacteurs 3 et 4 ! Ces curieux "antinucléaires" semblent vouloir relever le concours de ridicule lancé par l'industrie nucléaire avec, en particulier, la « guéguerre nucléaire » entre EDF et Areva (cf revue de presse de la semaine dernière). Mais ne boudons toutefois pas l'action spectaculaire de Greenpeace, en souhaitant que cette association revendique bientôt la fermeture urgente des 58 réacteurs français : le Japon a bien réussi à fermer ses 54 réacteurs en environ un an !


Dossier de Greenpeace : http://bit.ly/14xiOe2 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:28

 

Bougie3

 

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Bon, bien sûr, c'était un dimanche à midi.

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Bien sûr, il s'agit d'un record ponctuel atteint grâce à des circonstances favorables. Bien sûr. Mais la marche en avant des énergies renouvelables est implacable alors que les pronucléaires s'accrochent désespérément à leurs arguments éculés. Par exemple, ils en sont encore à rappeler que le solaire ne produit pas la nuit : ils ignorent donc que, au même moment, la consommation d'énergie est au plus bas car... la plupart des gens dorment !

Les pronucléaires en sont encore à prétendre que la production des renouvelables est « négligeable par rapport au nucléaire » alors que, désormais, EDF doit parfois arrêter des réacteurs du fait de l'afflux massif d'électricité allemande renouvelable... et bien moins chère que l'électricité atomique (cf revue de presse 35) ! Et alors que, désormais, la production mondiale d'énergie renouvelable est le double de celle du nucléaire.

Notons enfin que, lors de ce joli record (70% de l'électricité produite était d'origine renouvelable), la production des 9 réacteurs nucléaires allemands encore en service correspondait aux exportations germaniques d'électricité... en particulier vers la France ! Donc, concrètement, près de 100% de la consommation d'électricité en Allemagne étaient couverts par les renouvelables.

 
Pendant, outre les tares bien connues de l'atome (risques, déchets, contaminations, etc), la France s'entête avec le nucléaire dans une impasse sur les plans industriel et économique, et social. Et, au fond d'une impasse, il y a toujours un mur... 

 

 Article en allemand : http://www.heise.de/tp/blogs/2/153991   
« Mehr als zwei Drittel grüner Strom »
Traduction « googlesque » : http://bit.ly/10Ujbfp  
Source: Observatoire du nucléaire
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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 12:49

jj urvoasayrault port

 

29 mars 2013 à 18h56 

 

Le 11 mars dernier, la veille de la présentation en Conseil des ministres de quatre projets de loi de révision de la Constitution, le texte sur la ratification de la charte des langues régionales était retiré, suite à un avis négatif du Conseil d’État.

 

Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois, avait alors demandé au président de la République de pouvoir prendre connaissance de l’argumentaire du Conseil d’État pour engager le débat.

 

Vous avez obtenu le texte de l’avis ?


Le gouvernement m’a transmis l’avis. Il n’était pas obligé. J’interprète cela comme un acte de bonne volonté.


Que contient-il ?


Ce que j’ai lu n’est pas nouveau. Il y a un argumentaire politique et non juridique. Je ne reproche pas au Conseil d’État de défendre une vision jacobine, il a été créé pour cela. Il estime que la charte porte atteinte aux principes constitutionnels d’égalité, d’unité du peuple français, en conférant des droits spécifiques à des groupes de locuteurs sur des territoires. Le Conseil d’État estime que les articles 1 et 2 de la Constitution sont supérieurs à d’autres articles et il s’arroge le droit d’édicter cette norme supra constitutionnelle.

Nous ne sommes pas d’accord. Il n’y a pas de règles hors de portée de la révision constitutionnelle.


Que pouvez-vous faire?


Notre travail de député est maintenant de convaincre le gouvernement de déposer son projet de loi sur la ratification. Nous avons un mois pour le faire car il n’y aura pas deux révisions de la Constitution sous ce mandat.


Quel est le calendrier?


Les textes doivent être soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat et adoptés à une majorité simple avant d’être soumis au Congrès où il faudra obtenir une majorité de 3/5e. Le Congrès doit se réunir entre fin juillet et début septembre, il faut donc que le projet de loi soit présenté en mai à l’Assemblée nationale. Si le gouvernement ne le dépose pas de texte, nous le ferons.


Vous pensez convaincre le gouvernement?


Nous allons demander un rendez-vous à Jean-Marc Ayrault. C’est lui qui décidera.
Le Ayrault des langues régionales n’est pas le même que celui de la réunification de la Bretagne. Dans sa ville de Nantes, il a pris de nombreuses initiatives pour le breton. Ensuite, nous pourrons compter sur Christiane Taubira, Garde des Sceaux, pour porter le texte.

  • Recueilli par Ronan Larvor

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/j-j-urvoas-langues-regionales-c-est-ayrault-qui-decidera-29-03-2013-2052386.php

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Le-depute-Jean-Jacques-Urvoas-Mon-but-c-est-que-la-charte-des-langues-regionales-soit-ratifiee-_6346-2178411_actu.Htm

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:24

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:57

 

 

L’Easter Rising, aussi appelé l’Insurrection de Pâques (Éirí Amach na Cásca) , occupe une place

importante dans le processus de l’indépendance irlandaise, puisqu’il s’agit d’une vraie tentative de révolte.

 

Le consul de France ne s’y est pas trompé, puisque dès juin 1914, il a envoyé une dépêche diplomatique

à Paris : « Il suffirait d’une étincelle pour provoquer en Irlande une sérieuse guerre civile ». 

 

Le 24 avril 1916, lundi de Pâques, 200 membres de l’Irish Citizen Army et 550 Irish Volunteers,

dont 90 femmes dans les deux groupes, occupent seize points stratégiques de Dublin. Leur nombre

devait être plus important, mais il a été réduit au dernier moment, car le chef d’état major, le lunatique

Eoin MacNeill, dénonce « la folle équipée » et demande à ses hommes de renoncer à participer au

soulèvement. Ces 750 soldats de la République affrontent 2500 britanniques, qui sont rejoint par

de nombreux renforts les jours suivants, dès que l’assaut est lancé. Des barricades sont construites,

les moyens de communication coupés.

                                                                                                        

 Les insurgés s’emparent de plusieurs bâtiments du centre-ville, comme l’Hôtel de Ville, la Poste,

le Palais de justice, les gares. Le drapeau tricolore de l’Irlande est hissé au dessus de la Poste.

La déclaration d’indépendance,signée par Connolly, Pearse, Clarke et quatre autres chefs de file

des insurgés, est affichée dans tout Dublin.

 

 Malheureusement pour les insurgés, le soulèvement n’est pas suivi par les autres villes et les

campagnes, à part quelques exceptions. Les armes attendues d’Allemagne sont saisies par les

britanniques qui pendent en août le dirigeant républicain qui les amenaient par bateau.

Ainsi la bataille est confinée à Dublin. Des Irlandais des régiments britanniques se rangent au coté
des rebelles, ainsi que des badauds.

 

Mais le général Maxwell, chef des forces britanniques, décide de bombarder pendant trois jours

Dublin à l’aide d’une canonnière placée sur la rivière Liffey. Pearse donne alors l’ordre de cesser

les combats. La ville est la proie des flammes et 300 Dublinois ont été tués, mille blessés, dont Connolly. 


« Afin d’empêcher le massacre de civils désarmés et avec l’espoir de sauver la vie de nos

camarades, à présent encerclés et dépassés par le nombre, les membres du Gouvernement provisoire

sont tombés d’accord pour signer un ordre de reddition sans conditions, et les commandants de toutes

les unités des forces républicaines vont ordonner à leurs soldats de déposer les armes. » 


Des milliers d’Irlandais sont faits prisonniers et des exécutions sommaires se multiplient.


   Les républicains sont isolés : seuls les révolutionnaires russes approuvent l’insurrection…

Connolly, Pearse et tous les signataires de la proclamation d’indépendance sont fusillés.

 

La direction républicaine est donc décapitée à la suite de cette semaine de combats, et Connolly

n’a pas laissé derrière lui d’organisation pour continuer la lutte politique.

 

D’un point de vue militaire, l’insurrection de 1916 est un échec.

 

En effet, l’insurrection est restée urbaine alors que les Volunteers sont majoritairement organisés

dans les campagnes. De plus, l’absence de foyers d’insurrection rurale a permis une importante

concentration des forces britanniques autour de Dublin. Ensuite, la jonction du prolétariat espérée,

c’est à dire le soutien des ouvriers des syndicats aux idées révolutionnaires, même britanniques,

ne s’est pas réalisée, tout comme les mutineries attendues dans les régiments anglais à dominante

irlandaise. Enfin, les bombardements ont terrorisé la population. L’insurrection irlandaise est rejetée

par tous, excepté par les révolutionnaires russes.


Trotski comme Lénine prendront la défense de l’insurrection contre, comme le dit Lénine, « les puristes

de la révolution », et les « réformistes ». Il considère que « le malheur des Irlandais, c’est qu’ils se sont

insurgés dans un moment inopportun, alors que l’insurrection du prolétariat n’était pas encore mûre. »


Cependant, le soulèvement sollicite l’ensemble de la population, choquée par la pendaison de Sir Roger

Casement. L’Easter Rising rentre ainsi dans la légende grâce aux écrivains et poètes. William Butler Yeats

exprime ainsi l’esprit d’une Irlande ébranlée par les Pâques sanglantes :

 

« Je l’écris en faisant rimer

Les noms de

Mac Donagh et Mac Bride

Et Connolly et Pearse

Maintenant et dans les jours à venir

Partout où le vert sera arboré

Tout est changé, totalement changé :

Une terrible beauté a vu le jour »

 

                                                                                                                         William Butler Yeats: « Easter, 1916 »

 


Ce qui apparaît comme une défaite (excepté l’élan de sympathie populaire pour les dirigeants

de l’insurrection exécutés par les Anglais) est tout de même ce que Connolly et Pearse ont espéré :

le détonateur d’une gigantesque déflagration sociale et nationale. De plus, le peuple irlandais possède

un atout que Connolly, au cœur de la rébellion, a annoncé : « Vous n’êtes plus les Volunteers ou la Citizen

Army, il n’y a plus qu’une seule armée, l’Irish Republican Army. » 


C’est la naissance de l’IRA. En dépit du fiasco de 1916, la majorité du peuple irlandais soutient maintenant
les républicains…
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Source: Des élèves de 1ére!
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:09

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 188 (28/03/13)

 

Après le bide de sa sortie à Dijon, Hollande a tenu le deuxième round d'explication de sa politique avec une grande messe cathodique sur France 2.

 

Pendant 1 heure et quart, il a défendu point par point ses premiers 10 mois au pouvoir, avec comme premier objectif réaffirmé l'inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année, et comme fil conducteur de son action la restauration de la sacro-sainte croissance. Et d’annoncer la suite du menu...


Hollande n’a pas une seule seconde remis en cause sa politique en faveur du Medef et des plus riches.

 

Une politique de « rigueur » même si le mot lui fait visiblement peur, un orientation faite d’austérité qu'il dit pourtant combattre, et bien entendu de« réduction des déficits ». Pire cette politique sera accentuée avec la mise en place du « choc de simplifications » censé favoriser l'investissement... Après son prédécesseur, le « président des riches », voici donc maintenant le président des entreprises, fier de son pacte de compétitivité.


Par contre pour la population, les temps vont continuer à être difficile. A commencer par l'annonce de l’allongement de la durée de cotisations pour les retraites et une augmentation de la TVA en 2014... Tout en affirmant qu'il n'y aura pas à l'avenir d'augmentation des impots. On se moque du monde. Et bien entendu, rien pour les services publics ou pour les salaires.


Hollande n’a donc annoncé aucun changement favorable au plus grand nombre, mais assume la continuité. Les« outils » sont déjà en place. Face à ce bricolage capitaliste, il est nécessaire de construire une opposition de gauche qui agisse dans le sens de la convergence des luttes, de la préparation d’un mouvement d’ensemble, tout en traçant la perspective politique d’un gouvernement anti-austérité.

 

Tout l'opposé de ce qu'Hollande a défendu ce soir. Vraiment ce président et son gouvernement méritent une bonne gauche !


Communiqué du NPA - Montreuil le jeudi 28 mars 2013

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:04

Caricature-Le-Pen-Melenchon

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 188 (28/03/13)

 

Le troisième congrès du Parti de gauche s’est tenu à Bordeaux du 22 au 24 mars.

 

Il a réuni entre 700 et 800 déléguéEs et s’est achevé par un meeting de Mélenchon qui a rassemblé, selon la presse, entre 3 000 et 5 000 participantEs.


Un seul texte, intitulé « Osons !  », était soumis au débat, « synthèse » de 26 pages produite par une « commission des débats et des propositions » qui aurait traité plus de 4 000 amendements… pour les ramener à 12, ne modifiant d’ailleurs en rien la logique du texte.


Au cours du débat, une cinquantaine de déléguéEs ont pu prendre la parole. Ces interventions, censées porter sur les amendements, étaient la seule possibilité de sortir des clous. CertainEs ne s’en sont pas privéEs pour critiquer la méthode, proposer que le PG devienne un parti d’initiative pour le mouvement social au moment où les syndicats s’y refusent, etc. Ces interventions étaient par ailleurs entrecoupées de multiples séquences : sur les luttes ouvrières, avec présentation des représentations syndicales présentes et intervention d’un salarié d’Air France ; hommage à Chokri Belaid, avec intervention d’un dirigeant du Parti tunisien des patriotes et démocrates unis ; une présentation des délégations étrangères, etc. L’enthousiasme des déléguéEs répondant à ces interventions reléguait de fait le débat au second plan, noyant les critiques sous les applaudissements.


Des dénonciations qui mènent à des impasses


Prolongement du fond politique de ce texte qui a été adopté à une forte majorité, les discours des principaux dirigeants du PG – Delapierre, Billard, Coquerel, Mélenchon – ont marqué de fait une accentuation des côtés souverainistes, nationalistes déjà contenus dans le programme du PG.

 

La lutte des classes y est certes affirmée comme une réalité sociale, mais uniquement comme décor. Les dénonciations les plus radicales et justifiées du système capitaliste se heurtent à une logique qui les transforme en impasses aux relents populistes, nationalistes, antiallemands, accentués par la violence des propos. C’est ainsi que Moscovici et quelques autres sont traités de « salopards », qu’un nouveau concept fleurit, celui de « protectionnisme solidaire », que la « culture française » est glorifiée… Et si Mélenchon affirme ne pas prôner la sortie de l’euro, contrairement à ce qu’il avait laissé entendre à la presse quelques jours auparavant, c’est pour dénoncer « l’euro merkelien », manifestation selon lui de la domination que prétend faire régner l’Allemagne sur le reste des nations européennes…


La « stratégie » qui justifie cette évolution a été énoncée par un des orateurs : « courir plus vite que le Front national »… alors que se profile une perspective politique définie ainsi par le titre d’une des dernières parties du texte d’orientation : « 2014, année électorale : des luttes aux urnes »… La « révolution citoyenne » est devenue le terrain d’une surenchère souverainiste.


Mais ce congrès, c’était aussi un sentiment de fraternité, un accueil chaleureux de notre délégation du NPA, l’enthousiasme suscité par l’évocation des luttes des travailleurs et des peuples… Face à la démagogie dangereuse de la direction, c’est un encouragement à poursuivre un débat plus que jamais indispensable avec les militants, du PG comme de tout le mouvement social, pour défendre cette idée que la seule perspective pour une autre société, c’est la lutte des classes menée jusqu’au bout.


Daniel Minvielle

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:50

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Par Ivan du Roy (29 mars 2013)

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Ils bossent pour Direct Assurance en France, Telecom Italia à Rome, Free au Maroc ou Téléperformance à Tunis.

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Tous ont un point commun : ils travaillent dans des centres d’appels. Et subissent le même type de management agressif, avec son lot de stress et de pathologies, quelles que soient leurs nationalités. Des téléopérateurs de plusieurs pays se sont réunis à Tunis, dans le cadre du Forum social mondial (FSM), pour continuer de construire leur Réseau international des centres d’appels, lancé à l’initiative de l’Union syndicale Solidaires et de la Fédération CGT des Sociétés d’études (lire également notre article).


« Dès que tu atteins un objectif, on en fixe un nouveau plus élevé », témoigne Brahim, salarié depuis huit ans chez Téléperformance à Tunis et syndiqué à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). L’entreprise française spécialisée dans la « relation-clients » possède six centres d’appels en Tunisie et y emploie 5 000 personnes. « Nous sommes sujets à des maladies du travail. Pas seulement des troubles musculo-squelettiques ou des troubles de la vision liées à la lumière non naturelle et aux écrans, mais aussi à des troubles psychologiques. Et à cause des scripts à répéter, des questions obligatoires à poser, on se fait insulter tous les jours par les clients. »


« Malade ou pas, tu vas travailler, tu n’as pas le choix »


Un jour de repos obligatoire par mois, une petite pause toutes les 3h, une part variable qui représente environ un tiers du salaire et qui peut être supprimée au moindre retard... Telles sont les conditions de travail et de rémunération que décrit Brahim. « Malade ou pas, tu vas travailler, tu n’as pas le choix. Et quand une personne du groupe s’absente ou tombe malade, c’est toute l’équipe qui est sanctionnée par la baisse des résultats. Alors imaginez si un type fait grève ! » Selon le jeune syndicaliste, tout est mis en œuvre pour que les téléopérateurs « vivent dans un stress continuel ». Les femmes enceintes n’y échappent pas : certaines sont obligées de tenir leurs vacations jusqu’à 1h du matin.


Les syndicalistes tunisiens avaient entamé des négociations salariales. Mais face à un patronat qui menace ici aussi de délocaliser, ces négociations sont au point mort. Un téléopérateur tunisien travaillant pour Téléperformance perçoit 500 dinars, soit 250 euros (le salaire minimum est d’environ 330 dinars en Tunisie). Un sort, compte-tenu du pouvoir d’achat local, pas plus enviable que celui d’un téléopérateur français, où le salaire minimum dans la profession est fixé à 1 395 euros bruts par mois, soit un peu moins que le Smic.


Système d’exploitation universel


« C’est un système d’exploitation universel qu’il faut arriver à combattre ensemble », lance Brahim. Tel est l’objectif de ce réseau international des téléopérateurs, qui se structure de la Belgique à l’Afrique du Sud, de l’Argentine à la Grèce. En plus d’aider des syndicats à se créer, comme chez Free au Maroc, des revendications communes sont en préparation : instaurer un minimum de 5 minutes de temps de pause payée par heure (dans certaines plateformes le temps de pause n’est pas rémunéré), s’opposer aux systèmes de surveillance des salariés qui se développent partout, et en finir avec les scripts, qui provoquent des tensions avec les clients et empêchent les téléopérateurs de bien faire leur travail.


Problème : en Europe comme ailleurs, les syndicalistes sont sous pression : « Dans les boîtes, les camarades sont submergés : par les plans sociaux en France et en Europe, par l’accélération des cadences et le renforcement du flicage en Afrique du Nord », pointe Frédéric Madelin, de Solidaires. Un obstacle de plus à surmonter pour construire la solidarité entre « téléconseillers » du monde entier.


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 12:38

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Par Simon Gouin (29 mars 2013)


Y-a-t-il plus de tritium – de l’hydrogène radioactif – dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ?

 

C’est ce qu’affirme l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d’eau dans la baie d’Ecalgrain. A quelques pas de de l’usine Areva de La Hague, dans la Manche.


Une quantité anormale : l’ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d’eau. « En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n’a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L », écrit l’association dans son communiqué.

 

L’ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l’ordre de 0,1 Bq/L.


Parmi les mesures qu’elle effectue régulièrement, l’entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n’avoir rien remarqué d’anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L’idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.


« Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine, indique Greenpeace. L’organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année. « Plusieurs études ont d’ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague », ajoute l’ONG.


Mais pour le chef de l’Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l’ACRO n’est pas inquiétant. « C’est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d’enjeu sanitaire », explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s’est-il donc passé à la Hague, s’interroge l’ACRO ?


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:45

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Nucléaire jeudi 28 mars 2013
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Mercredi, les services de l’État ont annoncé la future distribution de pastilles d’iode aux habitants dans un périmètre de 500 mètres autour de la base navale de Brest, rive droite.

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3 500 personnes sont concernées. Il s’agit de prévenir un éventuel accident sur une chaufferie nucléaire de sous-marin.

 

50 jours par an en moyenne, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) fait escale à Brest.

 

Sa propulsion est nucléaire. Selon l’association AE2D, ce périmètre de prévention « est très insuffisant », au regard de ce qui s’est passé autour de la centrale de Fukushima au Japon.

 

« Organisation des transports »

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L’AE2D estime que « ce périmètre devrait englober toute l’agglomération pour le risque d’évacuation et même s’étendre de Brignogan à Douarnenez pour la prévention ». De plus, en cas d’accident, l’iode n’étant pas le seul contaminant, l’AE2D demande une aide « pour calfeutrer les habitations ». Enfin, l’association demande une « organisation des transports, en véhicules hermétiques » et des exercices d’évacuation.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Radioactivite-militaire-un-perimetre-tres-insuffisant-a-Brest_40779-2177796------29019-aud_actu.Htm

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Communiqué intégral:

Réaction au projet de distribution de cachets d’iode à Brest

27-03-2013
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Lors de la Commission d’Information auprès des installations nucléaires de la défense de Brest et de l’Ile Longue il a été annoncé la distribution de pastilles d'iode pour les riverains dans un périmètre de 500 mètres autour de la base navale de Brest.
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Le projet de distribution de cachets d’iode destiné à limiter les effets d’un rejet de produits radioactifs en cas d’incident sur une des chaudières nucléaires de navires de la marine nationale est une mesure préventive qui peut se révéler utile contre la contamination par l'iode radioactif (mais pas contre les autres radionucléides) si elle est assortie de précautions suffisantes. A ce jour, ces conditions ne sont pas vraiment remplies.
 
Un périmètre insuffisant

Le périmètre défini pour ces mises à disposition d’iode nous semble très insuffisant.
Il est bien évident que, après avoir conseillé au Japon d’étendre le périmètre jusqu’à Tokyo (250 km) au moment où les vents soufflaient du nord (ce qui aurait entraîné l’évacuation de 30 millions de personnes), on peut difficilement justifier un périmètre de 500 m auprès d’une chaudière nucléaire, même 10 fois moins puissante.
Signalons que les recommandations de ASN - Autorité de sureté nucléaire -sur le fait que « les dépôts radioactifs pourraient s’étendre sur des distances significativement plus importantes que celles définies dans les rayons des PPI -  Plan particulier d'intervention - en cours » considère que le gouvernement devrait améliorer son dispositif actuel de prévention. (21/10/2012)
En fait, ce périmètre devrait englober toute l’agglomération pour le risque d’évacuation et même s’étendre de Brignogan à Douarnenez pour la prévention.
L’accident de Fukushima a montré que la contamination s’étendait « en peau de léopard » en fonction du vent, de la pluie et des obstacles naturels ou artificiels. La détermination des zones contaminées doit être mesurée minutieusement après l’accident. En mesure préventive, on ne peut qu’étendre la zone suspecte, pour limiter les risques. Ce n’est pas le cas, loin s’en faut, dans le plan qui nous est fourni !
 
L’iode radioactif ne constitue qu’une faible partie du nuage contaminant

L’IRSN - Institut de radioprotection et de sureté nucléaire - a publié la composition du panache de produits radioactifs ayant contaminé les environs des centrales accidentées au Japon. L’iode radioactif ne constitue qu’une faible partie du nuage contaminant. (22/3/2011)
Comme les cachets d’iode ne protègeront pas contre les autres radionucléides, il convient donc de protéger préventivement la population contre l’inhalation de ces produits en lui permettant de calfeutrer efficacement les habitations. Une aide importante doit être apportée pour favoriser au plus vite la mise des logements aux normes de la HQE - Haute qualité environnementale -, plus sécurisant de ce point de vue, dans l’agglomération brestoise.
Les collectivités locales doivent aussi s’attacher à réaliser rapidement le calfeutrement des écoles et des crèches abritant les enfants, particulièrement vulnérables.
 
Des exercices d'évacuation qui restent à faire

L’organisation des transports, en véhicules hermétiques, est une prévention indispensable compte tenu des contaminations reçues par les enfants pendant les transports, lors des accidents précédents.
 
Les représentants d’AE2D demandent que le PPI des installations nucléaires militaires de L'Ile Longue et de Brest soit refondu, en prenant en compte les éléments que l'association met en avant et soit soumis à la population.
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vendredi 19 avril

8 h 45


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Dimanche 28 avril

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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