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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:10

les destinations des étudiants bretons

4 octobre 2012 à 17h12 -

 

L’emblématique programme Erasmus, qui permet aux étudiants européens de passer un an dans un autre pays de l’UE, a du plomb dans l’aile. En cause, la baisse des budgets européens.

 

Vingt-cinq ans, l’âge des possibles… et des problèmes d’argent. C’est ce qui arrive en ce moment à Erasmus, l’un des programmes européens les plus populaires, lancé en 1987. « Le Fonds social européen est en cessation de paiement depuis le début du mois et ne peut plus effectuer de remboursements aux États », expliquait cette semaine dans Le Figaro l’eurodéputé français Alain Lamassoure, président de la Commission des budgets au Parlement européen.

 

« Il ne peut plus effectuer de remboursement aux Etats. La semaine prochaine, ce sera le tour d’Erasmus et à la fin du mois le programme pour la recherche et l’innovation n’aura plus d’argent ». Il manque au budget de l’UE quelque 4 milliards d’euros pour relancer ses programmes menacés.

 

Pas de panique


Une demande de rallonge devrait être présentée dans les prochaines semaines. Si elle n’est pas acceptée, « il n’y aura pas de bourse à Noël pour les étudiants car ils seront contraints d’arrêter Erasmus à 80 % », s’alarme Alain Lamassoure


Pas de panique pour autant, « la plupart des paiements pour les étudiants ont déjà été effectués », affirme-t-on à Bruxelles, tandis que du côté du ministère français de l’Enseignement supérieur on souligne que l’Agence Europe Education Formation France (2E2F) n’a « aucune problème de trésorerie ».

 

Reste que moins d’un an après l’affirmation de l’UE de son intention de doubler son nombre d’étudiants en Erasmus d’ici 2014, ça fait désordre.

 

2.000 Bretons


Un arrêt ou même un ralentissement serait durement ressenti en France, dont plus de 30.000 étudiants (31.747 en 2010-2011 sur un total de 213.266) sont concernés chaque année, et notamment en Bretagne, où ils sont près de 2.000 (1.893 en 2010-2011) à bénéficier des échanges et de leur fameux paquet « tout inclus » études-découverte-fête.

 

Il n’y a d’ailleurs pas de secret : ce sont les villes ayant la meilleure réputation d’ensemble, et pas seulement universitaire, qui sont les plus demandées. En tête, donc, des villes espagnoles comme Grenade, Madrid, Séville, ou l'Italienne Bologne… Les places étant limitées, les départs effectifs des jeunes Bretons se répartissent de façon plus équilibrée entre l’Espagne et la Grande-Bretagne, largement devant, puis l’Allemagne et l’Irlande.

La France a d’ailleurs pas mal de succès avec les étudiants étrangers, Allemands et Espagnols en tête, qui étaient plus de 26.000 l’an dernier, dont plusieurs centaines en Bretagne, à venir découvrir nos universités et nos bistrots. Pourvu que ça dure !

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/etudiants-menaces-sur-erasmus-04-10-2012-1860896.php

 

Commentaire: Non à l'austérité européenne dans l'enseignement !

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:28

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:23
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04-10-2012

 Les associations de protection de l'environnement ne déposent jamais des recours par plaisir.

Les associations environnementales dénoncent depuis des années les aménagements routiers : la vallée du Restic, Lanrinou (Landerneau), la création de nouvelles ZAC (Daoulas), les innombrables projets de lotissements dans les communes rurales ou littorales et, aujourd'hui, le projet du centre de formation du Stade brestois. Pour autant, elles n'acceptent pas d'être mises à l'index.

Elles ne déposent jamais des recours par plaisir. Elles ne le font que lorsque les limites en termes d'atteinte à l'environnement et à la démocratie sont dépassées. C'est pourquoi AE2D tient à manifester publiquement sa solidarité à Bretagne vivante, association pionnière, qui depuis 50 ans défend avec sérieux et persévérance la nature en Bretagne.
Le droit de l'environnement est le droit le plus mal appliqué dans notre pays. Les associations, dont la protection de l'environnement fait l'objet, et qui sont agréées par l’État, peuvent-elles décemment accepter que les règles de base de la protection de la biodiversité soient bafouées ?
Peuvent-elles ainsi se satisfaire du recours abusif aux procédures expéditives de révision simplifiée qui, les unes après les autres dénaturent les objectifs affichés : « préservation de l’espace naturel et agricole », « développement urbain maîtrisé » du Plan Local d'Urbanisme ? Que penser du non-respect par BMO de la signature du Contrat Territorial des Milieux Aquatiques, censé préserver les zones humides sur son territoire ?
L’escargot de Quimper (et au moins 2 autres espèces protégées), dont se gaussent cyniquement les promoteurs du projet et leurs soutiens populistes, sont des révélateurs de la richesse du site. Protéger l’escargot en question c’est le meilleur moyen de protéger un milieu riche en biodiversité.
Il est clair que, si les dirigeants du Stade brestois cherchent à imposer leur projet sur le site de Plougastel, ils n'auront jamais l'accord des associations de protection de l'environnement. La justice s'honorera de leur rappeler que l'argent ne permet pas tout.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 13:23

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Anarchistes, communistes libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes, artistes, organisés ou non-organisés, nous faisons part de notre condamnation totale de l’islamophobie sous toutes ses formes. Nous affirmons que l’islamophobie est une forme de racisme. 


Nous avons le désagréable pressentiment, au regard de l’actualité, que l’islamophobie, comme un racisme respectable et vertueux, devient l’un des ressorts privilégiés de la gauche au pouvoir et de la gauche bien-pensante. Nous faisons le constat exaspérant que les thématiques progressistes comme le féminisme, la laïcité ou la liberté d'expression sont régulièrement invoqué pour le justifier. Le fait qu’en février, à peine passé à gauche, le Sénat ait voté une loi d’interdiction de certains emplois aux femmes voilées ne fait que confirmer nos craintes. Il en est de même quant aux comportements et discours néo-coloniaux et racistes du Parti de Gauche et des organisateurs du fameux débat sur « comment faire face au Front national » (sic) à la Fête de l'Humanité (1).

Les conséquences de l’islamophobie sont grandes pour celles et ceux qui la subissent : des lois liberticides votées ces dernières années jusqu’aux discriminations insidieuses, parfois flagrantes (par ex : les 4 animateurs de Gennevilliers suspendus car faisant le ramadan), sans parler des insultes et agressions diverses. Ces attaques racistes risquent fort de croître, et nous devons nous préparer à les combattre sans aucune ambiguïté.

En tant que libertaires nous réfutons et combattons tout raisonnement islamophobe porté au nom de l’idéologie libertaire et avons décidé de l’affirmer clairement par cet appel.

Parce que nous pensons qu’au sein du discours médiatique dominant, journalistique et politique, certains « philosophes », « dessinateurs » et « écrivains » surmédiatisés, comme Michel Onfray, Caroline Fourest ou l’équipe de Charlie Hebdo, participent de cette islamophobie ambiante et de sa propagation en se positionnant parfois comme libertaires, ou en agissant au nom de la tradition et de l’idéologie libertaire.

Parce que nous constatons que certains secteurs de « notre famille politique » sont imprégnés par l’idéologie islamophobe, et cela est insupportable. Cela se traduit au mieux par un désintérêt pour cette question (parfois par une condamnation certes claire de l’islamophobie mais couplée de moult rappels du combat primordial contre l’aliénation religieuse), au pire par le refus de reconnaitre l’islamophobie comme un racisme voire par le fait de s’affirmer islamophobe au nom d’un anticléricalisme primaire importé de contextes historiques différents, voire par des connivences et compromissions inacceptables, heureusement marginales mais pas assez vigoureusement condamnées.

Certaines choses doivent donc être rappelées à nos « camarades ».

NON, le terme islamophobie n’a pas été inventé par le régime iranien pour empêcher la critique de l’islam comme le proclame Caroline Fourest, le terme existait d’ailleurs déjà au début du XXème siècle.

NON, combattre l’islamophobie ne nous fait pas reculer devant les formes d’oppression que peuvent prendre les phénomènes religieux. Nous apportons ainsi notre soutien total à nos camarades en lutte au Maghreb, au Machrek et au Moyen-Orient qui s’opposent à un salafisme qui prend là-bas les formes réactionnaires et fascistes, et cela au plus grand bénéfice de l’impérialisme occidental.

NON, tous les musulmans qui luttent contre les lois islamophobes ne sont pas des crypto-islamistes ni des communautaristes venus faire du prosélytisme ou souhaitant interdire le blasphème. Beaucoup d’entre eux et elles sont des acteurs et actrices du mouvement social à part entière. Ils et elles luttent, s’auto-organisent, se battent pour leurs droits, contre le patriarcat, le racisme et pour la justice sociale au quotidien en revendiquant la spécificité de leurs oppressions et en pointant les contradictions qu’il peut y avoir au sein d’un certain discours « militant ». Critiquer leur façon de s'organiser ou de militer est une chose, les disqualifier par un discours marginalisant et raciste en est une autre.

La critique récurrente qui est faite à ceux qui parlent d'islamophobie (2), est qu'ils sont les porteurs d'un concept qui produirait du communautarisme. Nous disons que l'islamophobie est la politique de l'Etat envers de nombreux fils d'immigrés. Cette politique, il l’avait déjà expérimentée avec certains colonisés. L'islamophobie est bien un instrument de la domination, ce que le Palestinien Edward Saïd décrivait comme « la longue histoire d'intervention impérialiste de l'Occident dans le monde islamique, de l'assaut continu contre sa culture et ses traditions qui constitue un élément normal du discours universitaire et populaire, et (peut-être le plus important) du dédain ouvert avec lequel les aspirations et souhaits des musulmans, et particulièrement des Arabes, sont traités (3). » Dans la parfaite lignée de la structure de « l'orientalisme », l'Occident disqualifie l'Orient par le prisme de l'islamophobie et régénère par là sa pseudo-supériorité morale. Assumée ou dissimulée, cette structure de pensée gangrène une vaste partie du champ politique progressiste.

L'islamophobie n'est donc pas un concept flottant manié par des militants mal intentionnés, comme certains réactionnaires se plaisent sournoisement à l'inventer, mais une politique de la domination, de l'Etat post-colonial, qui imprime les corps des dominés. Dénoncer l'islamophobie n'est pas non plus l'apanage d'une communauté qui chercherait à se défendre. C'est au contraire un langage raciste de peur permanente qui désigne le paria sous les traits imprécis du musulman. A Salman Rushdie qui affirme lui aussi que l'islamophobie n'existe pas, car les musulmans ne sont pas une race, il faut rappeler, à lui et à tous ceux qui connaissent si mal l'histoire du racisme en Europe, que l'antisémitisme concerne les juifs, qui ne sont pas non plus une race.

Ce langage voudrait aussi imposer une assignation : tout arabe, tout africain, ou parfois tout être, ayant l'islam comme part de sa culture et comme part de son histoire serait un être essentiellement réactionnaire, fondamentalement religieux, et donc incompatible avec les principes fondamentaux républicains - principes par ailleurs complètement désincarnés, qui ne servent que pour justifier cette exclusion. Comme l'a montré Frantz Fanon, le colonisé, « par l'intermédiaire de la religion, ne tient pas compte du colon ». « Par le fatalisme, toute initiative est enlevée à l'oppresseur, la cause des maux, de la misère, du destin revenant à Dieu. L’individu accepte ainsi la dissolution décidée par Dieu, s'aplatit devant le colon et devant le sort et, par une sorte de rééquilibration intérieure, accède à une sérénité de pierre (4). »

Assigner les colonisés, et aujourd'hui les fils d'immigrés, à une religion, relève d'une dynamique de domination expérimentée dans les anciennes colonies. Les islamophobes n'ont peur que d'une chose : que les dominés s'emparent des armes de la critique sociale et de la philosophie, car c'est sur ce terrain que se prépare leur défaite, sur ce terrain que la lutte sociale se déploie et nous réunit.

Au-delà de l’islamophobie, ce problème soulève le peu d’intérêt et d’engagement contre le racisme visant les enfants d’immigrés issus de la colonisation. Ce sont aussi toutes les questions liées aux quartiers populaires qui font les frais d’un déficit d’engagement de la part du mouvement social. Pour preuve le peu de personnes militant contre les violences policières et les crimes racistes et sécuritaires.

Les populations issues de la colonisation, qu’elles soient noires, arabes, musulmanes, habitantes des quartiers populaires, ont décidé de ne plus rester à la place où l’on veut les assigner et s’affirment comme forces politiques en s’auto-organisant. Nous devons avancer côte à côte et lutter contre le racisme sous toutes ses formes, de toutes nos forces.

L’islamophobie dominante, encouragée par tous les pouvoirs occidentaux, est aussi l’occasion de diviser ceux qui devraient s’unir, et unir ceux qui devraient être divisés. Dans une société régie par le Spectacle, elle a en outre pour fonction de jeter de vastes écrans de fumée sur les réalités sociales. Ne tombons donc pas dans le piège !

Enfin ce problème pose aussi la question d’une sorte d’injonction à l’athéisme, condition sine qua non pour prendre part à la guerre sociale et militer dans une organisation libertaire. Il serait donc impossible ou infondé d’exprimer sa foi si l’on est croyant, tout en partageant certaines convictions progressistes. Nous nous opposons à l’essentialisation des croyants et du phénomène religieux, qui se fait sans donner la parole aux premiers concernés, et qui nous conduit aujourd’hui aux pires amalgames.

Notre opposition sans concession à l’islamophobie, en tant que libertaires, doit se faire entendre sur cette question. Nous sommes aussi le reflet d’un certain nombre de contradictions: de même que nous sommes traversés par les rapports de domination sexistes ou homophobes, ce qui est aujourd’hui (plus ou moins!) reconnu par le mouvement libertaire, nous devons reconnaitre l’être aussi par les rapports de domination racistes, postcoloniaux et faire le travail qui s’impose, dans le contexte social où l'on se trouve.

Contre cette arme coloniale de division massive et de « régénération du racisme » qu’est l’islamophobie, contre la construction d’un nouvel ennemi intérieur, nous affirmons en tant que libertaires notre solidarité avec celles et ceux qui luttent et s’auto-organisent contre cette oppression, et appelons au sursaut antiraciste partout pour les mois et les années à venir.

 Akye

 


1. Pierre Tevanian et Saïd Bouamama : Caroline Fourest, l'incendiaire qui crie « au feu! » 

2. Voir les propos du très libéral Nasser Suleyman Gabryel qui récuse carrément l’usage du mot : Critique du concept d'islamophobie

3. Edward W. Saïd, L’Islam dans les médias.

4. Frantz Fanon, Les damnés de la terre.

 


 Premiers signataires : Nicolas Pasadena (Alternative Libertaire), Skalpel, E.one et Akye (BBoyKonsian-Première Ligne), Fred Alpi, Samuel Idir (Journal L'Autrement), Docteur Louarn (CNT- Brhz), K-listo (Soledad), Aodren Le Duff (CNT), Subversive ways, Yly, Sophie B (CNT), George Franco, Marouane Taharouri (Alternative Libertaire), JM Smoothie (CNT-BBoyKonsian), Elie Octave (Sud-Etudiant), Haythem Msabhi - Mouvement Désobéissance (Tunisie), Rabaa Skik (Artiste plasticienne), Zack O'Malek (Journal L'Autrement), Rola Ezzedine (Professeur d'histoire), Isabelle Vallade (Collectif Bordonor)...

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:52

3 octobre

 

A l’approche du 25ème anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, de nombreux citoyens issus de différents pays continuent de signer l’appel « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique ». De partout monte l’exigence de la vérité et de la justice.


Le Président Thomas Sankara aurait 63 ans s’il n’avait pas été assassiné par les hommes de Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina Faso, et de Gilbert Diendéré, son chef d’Etat Major particulier. Ce dernier a été élevé au rang de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur française lors d’un séjour en France en mai 2008.


Le Président Thomas Sankara représentait l’espoir de tout un continent et il incarne aujourd’hui, en Afrique comme ailleurs, le modèle du dirigeant, résolu, intègre, courageux et créatif. Il dérangeait par ses prises de position sans concession contre la domination des puissances occidentales, tandis qu’il mettait en place un nouveau mode de développement alternatif autocentré, basé sur une juste répartition des richesses et une véritable coopération au service du peuple burkinabè.


Depuis, de nombreux témoignages accréditent la thèse d’un complot international (voir le dossier à l’adresse www.thomassankara.net/spip.p...).


Blaise Compaoré est aujourd’hui connu pour son implication dans les conflits au Liberia et en Sierra Leone comme l’ont confirmé de nombreuses déclarations durant le procès de Charles Taylor. Il a ensuite abrité et soutenu les rebelles en Côté d’Ivoire, et on s’interroge maintenant sur le rôle qu’il joue dans le conflit actuel au nord du Mali. On le présente pourtant comme un exemple dans les réunions internationales, notamment à l’ONU, en saluant son talent de « médiateur ». Des lobbies puissants en France et aux Etats-Unis se sont organisés pour défendre son image sur la scène internationale. Et pour cause, ce sont deux pays cités par les témoins libériens comme ayant participé au complot mené contre le président Sankara. Blaise Compaoré vient encore d’être reçu avec les honneurs par le nouveau président de la république française. 

 

A quand la rupture avec la Françafrique ?


Nous appelons les citoyens, les partis et les associations à amplifier la campagne par de nouvelles initiatives publiques en particulier au Burkina Faso, aux Etats-Unis pour que la lumière soit faite sur l’implication de la CIA et en France pour qu’une enquête parlementaire s’ouvre sans tarder, mais aussi dans tous les autres pays où Thomas Sankara représentait un modèle de dirigeant.


Nous appelons de nouveau les journalistes à se lancer dans des investigations, les historiens à se lancer dans de nouvelles recherches, les documentaristes à produire de nouveaux films, afin que l’on arrive enfin à connaître toute la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara.


Le réseau international « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »


Le 1er octobre 2012, à Ouagadougou, Paris, Berlin, Madrid, Turin, Liège et Bamako.


Contact : contactjusticepoursankara@gmail.com

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:41

ne nous laissons plus traire-184d0

Par Sophie Chapelle (4 octobre 2012)


« 350 paysans étaient là, ils en ont choisi neuf », résume Laurent Pinatel, agriculteur dans la Loire.

 

Au plus fort de la crise du lait en 2009, des centaines de paysans, de tous horizons syndicaux, se sont réunis à Saint-Étienne le 21 septembre, avec des tonnes à lisier remplies de lait. La raison de leur mécontentement ? « Une crise qui n’en finit pas, des élus autistes, une administration qui applique avec zèle la politique d’élimination des paysans initiée par Mariann Fischer Boel (commissaire européenne chargée de l’agriculture, ndlr) et relayée par le gouvernement français », explique Laurent Pinatel.

 

Les paysans déversent ce jour-là « le lait de la colère » devant la cité de l’agriculture de la Loire.

 

Trois ans après les faits, neuf producteurs de lait sont appelés à comparaitre au Tribunal correctionnel de Saint-Étienne, le 4 octobre. Ils sont cités en justice par la Chambre d’Agriculture, la Mutualité sociale agricole, l’ADASEA [1] et l’assureur Groupama, dont les bureaux sont situés dans la cité de l’agriculture.

 

Ils encourent jusqu’à trois ans de prison et 75 000 euros d’amende pour « dégradation avec violence » ! Sans compter les 117 730 euros de dommages et intérêts que leur réclament les organisations professionnelles agricoles. Un rassemblement de soutien est prévu : « Pas question que seuls neuf d’entre nous paient les pots cassés, soulignent les organisations syndicales dans un appel commun. A la répression, nous répondons solidarité ».

Notes

[1] Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles

 

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Lire aussi :

http://www.bastamag.net/article2684.html

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:05

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Doug McAdam, Freedom Summer, Luttes pour les droits civiques, Mississippi 1964, traduit de l’anglais par Célia Izoard, collection « L’ordre des choses », Marseille, Agone, septembre 2012.

 

Résumé


Juin 1964. Plus de mille volontaires rejoignent le Mississipi pour soutenir l’inscription des électeurs noirs. Deux mois plus tard : quatre morts, quatre-vingt personnes battues et mille arrêtées, soixante-sept églises, maisons et commerces incendiés ou détruits à l’explosif.

 

Ce livre retrace l’histoire de cet été-là et de son impact sur toute une génération.

 

La campagne du Freedom Summer constitue un tournant critique pour ceux qui y ont participé mais aussi pour l’ensemble de la gauche américaine. Elle a rassemblé et radicalisé les volontaires présents dans le Mississipi, et elle a préparé le terrain à la constitution de vastes réseaux militants nationaux d’où sont issus les principaux mouvements contestataires de l’époque (féministes, pacifistes, étudiants, etc.).

 

Le projet Freedom Summer a été un creuset pour l’organisation de l’activisme des années 1960, tout autant qu’une contribution majeure au développement de la contre-culture américaine.

 

L’auteur


Professeur de sociologie à l’université de Stanford, Doug McAdam est spécialisé dans l’étude des mouvements sociaux. Il a notamment écrit Political Process and the Development of the Black Insurgency 1930–1970 (The University of Chicago Press, 1982).

 

Le prologue est à télécharger ci-dessous

 

DougMcAdam_FreedomSummer_prologue.pdf

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:00

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Barry Commoner, le grand environnementaliste, est décédé à l'âge de 95 ans.

 

J'ai d'abord appris à connaître Commoner en 1980, lorsque le groupe socialiste dont je faisais partie, les socialistes internationalistes (International Socialists), a décidé de soutenir sa campagne présidentielle pour le Citizens’ Party (Parti des citoyens). Notre idée était que sa campagne pourrait rassembler les mouvements sociaux, en particulier le mouvement écologiste, et le mouvement ouvrier.


Cette idée était aussi celle de Commoner. Jeune homme, il avait été initié au marxisme, puis avait étudié la biologie à la Columbia et à Harvard. Il était devenu non seulement le fondateur du mouvement écologique moderne, mais la figure fondatrice de l'écosocialisme.

 

Ses premières études sur les effets des radiations nucléaires sur les enfants - identifiant le strontium 90 dans les dents de lait - avaient fait de lui une figure de renommée nationale et un militant. Grâce à des conférences publiques et une série de livres, dont le plus influent était Closing Circle (en français : « L’encerclement ») Commoner avait sensibilisé le public et contribué à conscientiser un groupe de militants écologistes.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:22

exil

  Alors que le ministre de l'Intérieur est attendu le 12 septembre en Roumanie, un quotidien roumain lui fait la leçon : en matière d'intégration des Roms, Paris a beaucoup à apprendre de Bucarest.10 Septembre 2012

Un rapport de l’ONU du 29 août 2012 met en garde le gouvernement français concernant les évacuations collectives, les rapatriements forcés et les expulsions des communautés Roms, qui risquent de placer des familles entières dans une situation de "grande vulnérabilité".


S’étant fait ainsi "tirer les oreilles", le ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, s’en prend à son tour à la Roumanie.  

 

"Je veux comprendre pourquoi des politiques puissantes ne sont pas menées [en Roumanie] pour intégrer ces populations", a-t-il déclaré à Europe 1, en annonçant qu’il se rendrait sur place à la mi-septembre, accompagné du ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.


Mais qu’entend donc Monsieur le ministre par de "puissantes politiques d’intégration" ? "Puissantes" comment ? Comme celles qui ont été menées à l’époque des nazis (déportations, expulsions massives et évacuations forcées), des communistes ou bien à l’époque féodale (esclavage) ? Ces politiques ne sont plus pratiquées en Roumanie et nous espérons sincèrement qu’elles ne seront plus jamais appliquées ni en Roumanie, ni en France, ni ailleurs.

En revanche, Messieurs les ministres peuvent prendre le modèle roumain des "puissantes politiques d’intégration" pour l’introduire en France !


Récapitulons :


1- La politique d’intégration la plus forte et la plus efficace est l’octroi de la citoyenneté, une pratique courante en Roumanie. Toutes les autres "politiques d’intégration" en découlent d’un point de vue législatif.

Les Roms sont des populations nomades, c’est l’une de leurs caractéristiques. Ceux qui se trouvaient sur le territoire de la Roumanie à l’avènement du communisme ont été contraints d’y rester et de restreindre leurs migrations aux frontières du rideau de fer pendant cinquante ans.

 

C’était en effet "une puissante politique d’intégration" par la contrainte, et certains Roms ont perdu leur identité dans cette lutte contre le système communiste. Mais la plupart n’ont jamais renoncé à leurs traditions, et les perpétuent encore aujourd’hui. Les Roms de la Roumanie contemporaine sont citoyens de l’Union européenne, et devraient donc bénéficier de la liberté de circulation et d’établissement sur le territoire de l’UE. C’est loin d’être le cas : les Roms sont "la minorité la plus marginalisée en Europe", comme le souligne – entre autres – Rita Izsák, expert de l’ONU sur la question des minorités.

La solution est la citoyenneté multiple : roumaine, française, néerlandaise, etc. Ainsi, où qu’ils se trouvent en UE, ces nomades bénéficieraient d’une protection contre la discrimination, qu’elle vienne des autorités ou des populations xénophobes. En somme, la destruction des camps de Roms en France, les expulsions massives et les rapatriements collectifs forcés ne seraient plus qu’un cauchemar dont nous nous réveillerions tous ensemble.


2 - En ce qui concerne le marché du travail, la Roumanie ne peut guère se vanter d’élargir la liste de professions auxquelles les Roms peuvent accéder, pour la simple raison qu’il n’y a aucune restriction à cet égard.

 

Si les Roms ont accès à tous les métiers et professions, comment élargir la liste ? Malheureusement, la France offre actuellement le plus édifiant exemple d’hypocrisie, en claironnant avoir élargi la liste des métiers que les Roms peuvent exercer. L’existence même d’une liste restrictive nous renvoie au début de l’Holocauste en Roumanie, avec les listes de professions que pouvaient exercer les Juifs…


Et puis comment un individu peut-il occuper un emploi stable et le conserver si sa vie se déroule dans une précarité au-delà de toute imagination, s’il ne sait pas où vont dormir ses enfants à la nuit tombée, si son abri est démoli tous les trois mois par la police française et que sa famille est obligée de déménager chaque semaine d’un hôtel social à un autre ?

3- Éviter toute idée de ghetto est une autre politique d’intégration en Roumanie. Dans les villes, dans les villages, les propriétés immobilières des Roms se trouvent aux côtés de celles des Roumains. Par comparaison, l’idée de ces "villages d’intégration" en France paraît navrante, car la ghettoïsation contribue à la marginalisation.

4- En Roumanie, l’assistance médicale des Roms se déroule dans les mêmes hôpitaux et auprès des mêmes médecins de famille que pour les Roumains. Comme tous les citoyens, ils sont inscrits dans le système national d’assurance-maladie.

5- Les enfants des Roms étudient dans les mêmes écoles que les Roumains, mais ils ont aussi des classes d’enseignement dans leur langue maternelle. Il y a des mesures de discrimination positive : des places dans les lycées et facultés leur sont réservées. La France pourrait reprendre cet exemple des cours en langue maternelle pour les enfants roms.

6- La préservation des traditions et des structures traditionnelles est un autre exemple que la France peut prendre sur la Roumanie. Il serait essentiel que le ministre français de l’Intérieur rencontre à Bucarest non seulement des Roumains, mais aussi les représentants des structures traditionnelles des Roms : le roi Cioabă, l’empereur Iulian, les membres du "stabor" [la "cour" de justice des Roms], les chefs des différents clans, etc.


Le problème des Roms n’est plus actuellement seulement un problème roumain, mais un problème européen qui tend à se mondialiser. La Roumanie a appliqué et continue d’appliquer les "puissantes politiques d’intégration" énumérées ci-dessus, mais elle n’a aucune chance de devenir un paradis pour les Roms. Le niveau de vie très bas pousse ces nomades vers des pays plus prospères. Il est tout à fait normal qu’ils préfèrent le meilleur niveau de vie. Et dans l’espace européen, on a pu constater que la nationalité roumaine à elle seule est insuffisante pour protéger de la discrimination ces éternels nomades.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/10/six-choses-que-valls-doit-savoir-avant-d-aller-en-roumanie

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:06

injures

La compagnie Brittany Ferries arme huit navires en Manche, entre la Bretagne, la Normandie, l'Angleterre et l'Irlande. Elle emploie 2 500 personnes et était il y a peu qualifiée de réussite économique exemplaire.


Une réussite qui, si elle a sûrement profité à quelques cagnottes privées, doit tout à l'argent public.

 

En effet, lorsque les producteurs de légumes du Finistère Nord eurent l'idée d'exporter artichauts et choux-fleurs vers les Îles britanniques, ils trouvèrent des pouvoirs publics tout disposés à les aider.

 

Un port en eaux profondes fut creusé pour eux, desservi par une route adéquate, et l'État, le département et la région aidèrent à la naissance de la compagnie de navigation. Lorsque cette dernière décida de se lancer dans le transport de passagers et de camions, les conseils régionaux de Bretagne et de Normandie payèrent les ferries.

 

Et tout allait bien dans le meilleur des mondes possible : investissements publics et profits privés.


Mais voilà qu'en juin dernier le directeur de Brittany Ferries a déclaré la société au bord de la faillite. Que croyez-vous qu'il se passa ? Loin de se tourner vers les propriétaires et les actionnaires, la compagnie s'en prit aux marins,

« proposant » un plan d'économies comportant une baisse des salaires de 150 euros en moyenne, alors que les rémunérations sont déjà bloquées depuis 2009, et la suppression de quinze jours de congés.


Les marins ont répondu par plusieurs grèves, allant jusqu'à l'immobilisation complète de la flotte, sans rien obtenir mais sans pour autant accepter de subir. Le 21 septembre, le directeur de la compagnie a alors lock-outé. Les équipages ont été débarqués, les navires cloués au port et les passagers refoulés en attente d'une acceptation du plan par les marins.


Le couteau sous la gorge, il semble que ces derniers aient été contraints de céder et que le trafic ait repris mardi 2 octobre après-midi. Le ministre de la Mer, en saluant cet « accord », a montré que, s'il est d'un bord, ce n'est pas celui des travailleurs.


Paul GALOIS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2305&id=32


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