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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 11:03

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La tension monte

Depuis l'annonce du plan de suppression d'un quart des effectifs, la situation à l'usine PSA de Rennes devient de plus en plus insupportable.


La pression est permanente. Les jours travaillés, la vitesse de production est poussée au maximum avec des postes surchargés. Pour assurer cette production, la direction mute des ouvriers de Logistique sur la ligne de montage.


Cela semble absurde alors que la programmation de jours chômés devient systématique. La direction a mis en place un chômage tournant individuel au Ferrage, en Logistique et en Peinture.

 

Elle a aussi planifié pour toute la production onze jours de chômage en octobre, quatre en novembre et six en décembre. Ce chômage, qui pouvait apparaître comme une solution pour souffler un peu, est de plus en plus mal perçu, d'autant qu'il provoque une baisse des revenus.


Dans ce contexte, il ne faut pas s'étonner si les arrêts-maladie sont plus fréquents.

 

Et les moniteurs et les chefs sont de plus en plus souvent obligés de faire le travail pour suppléer au manque de personnel. Il est clair que le discours de la direction sur le sureffectif et la surproduction est de moins en moins accepté par une large proportion d'ouvriers.

 

Usés par des années de travail sur chaîne, certains travailleurs ne supportent plus les efforts qu'on leur demande aujourd'hui, avec la perspective de les jeter à la rue dans quelques mois. La violence de cette situation est tangible et les accidents se multiplient. Tout le monde en a assez de travailler dans de telles conditions et les plus âgés parlent de plus en plus de partir.


Le ras-le-bol a aussi pour conséquence des réactions collectives. Au Ferrage, au secteur Mise en finition, l'encadrement a cru bon de demander à une équipe de rester deux heures de plus pour faire un peu plus de production. Personne n'a accepté.


Ce refus de se soumettre à des injonctions incompréhensibles montre que l'encadrement risque d'être en difficulté dans la période à venir. La manifestation du 9 octobre sera l'occasion pour les travailleurs de PSA d'exprimer leur colère dans les rues de Rennes.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2305&id=28

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:52

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Politique mercredi 03 octobre 2012

Alors que l’Etat revoit à la baisse ses investissements, et donne un coup d’arrêt à des projets culturels ou d’aménagement du territoire (lignes ferroviaires grande vitesse, autoroutes), le Parti de gauche invite Jean-Marc Ayrault à « donner l’exemple chez lui ».


Les dirigeants de Loire-Atlantique du parti de Jean-Muc Mélenchon, parmi lesquels la conseillère générale Françoise Verchère, demandent au Premier ministre de revenir sur le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique. Cet aéroport doit quitter le sud de l’agglomération nantaise pour aller sur le site de Notre-Dame-des-Landes, à 25 km au nord ouest de Nantes.


Dénonçant « un non-sens financier », le Parti de gauche conteste le nombre annoncé de créations d’emplois, et redoute « une hémorragie d’emplois en sud-Loire », autour de l’actuel aéroport. La facture initiale du nouvel outil aéroportuaire était de 561 millions d’euros, hors taxes. Cette somme, à réévaluer pour suivre les indices, n’inclut pas une éventuelle desserte ferroviaire, ni de possibles extensions.


Le groupe Vinci (concessionnaire), apporte 315 millions d’euros, l’Etat 130,5 millions d’euros, et les collectivités 115,5 millions d’euros.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rigueur-budgetaire.-Ayrault-doit-revenir-sur-le-projet-d-aeroport-a-Notre-Dame-des-Landes-_40815-2118968_actu.Htm

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:38

3 octobre 2012 à 14h45 

 

Ce mercredi, environ 130 organisations de la société civile, dont  WWF, Greenpeace et Attac, ont appelé à suspendre les autorisations du maïs transgénique NK603, dont une étude-choc vient de mettre en cause l'innocuité.


Voir également
  Ayrault. "Paris demandera l'interdiction des OGM si leur danger est vérifié"
  OGM : le dossier de la rédaction


Dans un appel commun, remis à Jean-Marc Ayrault, ainsi qu'aux ministres de la Recherche, de la Santé, de l'Agriculture et de l'Environnement, ces organisations se disent "inquiètes" et "demandent la suspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et de l'herbicide Roundup".


Le maïs OGM NK603 de Monsanto, résistant à l'herbicide Roundup de la même firme, est autorisé à l'importation et à la consommation en Europe.


Le 19 septembre, Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, et son équipe avaient publié une étude montrant le développement de tumeurs grosses comme des balles de ping-pong sur des rats nourris au maïs NK603.

 

La "transparence" réclamée


Ces organisations demandent, en outre, "la transparence sur les études d'évaluation des risques sur la santé et l'environnement ayant conduit à l'autorisation (culture ou importation) dans l'Union européenne des OGM et des pesticides", poursuit le texte.


La culture d'OGM est interdite en France et très limitée en Europe, mais les pays de l'Union européenne importent plusieurs céréales génétiquement modifiées, surtout pour l'alimentation animale, et autorisent un certain nombre d'OGM comme ingrédients ou additifs.

  • N. A., avec l'AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/mais-ogm-130-organisations-reclament-la-suspension-des-autorisations-03-10-2012-1859694.php

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:30





Le traité ne doit pas passer :


- parce que nous n'acceptons pas que le Président de la République, qui s'était engagé à renégocier le traité, le fasse ratifier au plus vite par les parlementaires, sans consulter les citoyens ;
- parce que ce traité va interdire les déficits publics et, au nom du remboursement aux marchés financiers d'une dette publique illégitime, va instaurer une austérité d'enfer et empêcher les financements publics nécessaires à la transition écologique et sociale ;
- parce qu'il faut construire les résistances à venir contre l'austérité en France et en Europe.

Réunion débat à l'initiative du Collectif Cornouaille pour un Audit Citoyen de la dette publique, avec le soutien d'Attac, d'AC, des Indignés, CNT, Solidaires, du Front de Gauche, FASE, PCF, PG, GA, des Alternatifs, da Gauche Naturellement, du NPA...

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:25

laval 13-10-2012

 

Rassemblement à Laval

RDV : le samedi 13 octobre à 14h00

Lieu : place de la mairie, Laval (53)


Liste des départs groupés prévus à ce jour

 

CÔTES D'ARMOR (22)


* de LANNION à 10h30, parking de Kermaria
* de GUINGAMP à 11h00, du rond point de Kernilien

Tarif plein : 15 €  - Tarif réduit : 10€

Réservations et informations :  sdn-tregor@laposte.net

* de PAIMPOL
Tarif plein : 15 €  - Tarif réduit : 10€

Réservations et informations : jc.camille@wanadoo.fr

* de SAINT BRIEUC à 11h30, rond point du centre Leclerc de Plérin
Tarif plein : 15 €  - Tarif réduit : 10€

Réservations et informations : cotesdarmorENV@free.fr

   
FINISTÈRE (29)


* de Brest : en CAR. Rendez-vous au parking de la gare routière à 8h30 (Retour estimé à 23h00)
ARRÊTS POSSIBLES sur le trajet : LANDERNEAU, MORLAIX, GUINGAMP, SAINT BRIEUC

Prix de Brest : Tarif 10€ (lycéens, étudiants, chômeurs) -  Tarif de soutien : 20€ et +

Réservation avant le 30 septembre avec nom, prénom et nombre de places :

bucher.christian@free.fr  06 18 85 13 16

 

 

Exigeons l’arrêt de la construction du réacteur EPR de Flamanville et de sa ligne THT.

Exigeons l’arrêt immédiat des réacteurs qui ont dépassé 30 ans de fonctionnement, durée pour laquelle ils ont été conçus.

Soutenons la Révolution des Hortensias des japonais qui se mobiliseront aussi le 13 octobre pour l’arrêt définitif de toutes les centrales nucléaires au Japon.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:48

Par Stanislas Jourdan (1er octobre 2012)


Alors que le chômage explose en Europe, en particulier chez les jeunes, la notion de précariat, contraction de précarité et de prolétariat, devient de plus en plus d’actualité.

 

Pour le britannique Guy Standing, professeur d’économie et promoteur d’un revenu citoyen pour tous, ce précariat rassemble aussi bien les jeunes diplômés précarisés, les enfants d’ouvriers rongés par l’incertitude que les travailleurs migrants.

 

Il nous livre son analyse sur « cette classe sociale en devenir » et appelle à combattre les discours stigmatisant les « assistés », nouveau terreau de la montée de l’extrême droite.


Lire la suite


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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:35

Par Rédaction (3 octobre 2012)


Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a récemment appelé les gouvernements à adopter le secteur privé comme « moteur principal » de la croissance de la production alimentaire globale.

 

Et enjoint à « fertiliser la planète avec l’argent » ! Dans une lettre ouverte, des organisations environnementales et paysannes démontent cet argumentaire, en rappelant notamment que les petits paysans sont plus productifs que les grandes compagnies agroalimentaires.

 

Nous sommes stupéfiés et offensés par un article co-signé par Jose Graziano da Silva, Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et Suma Chakrabarti, Président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), publié dans le Wall Street Journal le 6 septembre 2012. Dans cet article, ils appellent les gouvernements et les organisations sociales à adopter le secteur privé comme « moteur principal » de la nécessaire croissance de la production alimentaire globale.

 

Bien que les propos de deux dirigeants de ces deux influentes agences internationales font spécifiquement référence à l’Europe de l’Est ainsi qu’à l’Afrique du Nord, ils appellent également clairement à une augmentation au niveau mondial des investissements dans le secteur privé et dans l’accaparement des terres. Stipulant que le secteur privé est efficace et dynamique, ils appellent les compagnies privées à « doubler ses investissements dans les terres elles-mêmes, les équipements et les semences ».

 

Du même coup, les auteurs de l’article écartent les paysans ainsi que les quelques politiques qui les protègent, sous prétexte qu’ils constituent des fardeaux empêchant tout développement agricole, c’est pourquoi ils devraient être éliminés. Pour ce faire, ils pressent les gouvernement de faciliter la croissance des grandes industries agroalimentaires. Leur article fut publié dans le contexte d’une conférence tenue conjointement par la FAO et la BERD à Istanbul le 13 septembre 2012, événement qu’ils décrivent comme étant la rencontre la plus large et importante des compagnies et décideurs en matière d’agroalimentaire.

 

Les petits paysans plus productifs que les multinationales


Dans leur article, Graziano da Silva et Chakrabarti font un nombre d’allégations biaisées qui obscure la réalité concernant l’agriculture et l’alimentation. Ils montrent la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan comme des exemples où des compagnies agroalimentaires « ont réussi à transformer les terres dévastées des années 1990 (…) pour faire de ces pays les plus grands exportateurs de céréales actuels ». Mais ils ne mentionnent pas que les statistiques officielles de ces trois pays montrent que les petits fermiers et paysans sont plus productifs que les grandes compagnies agroalimentaires.

 

Les paysans et petits fermiers, notamment les femmes, sont responsables de plus de la moitié de la production agricole de la Russie, tout en occupant seulement le quart des terres agricoles. En Ukraine, les paysans et petits fermiers produisent 55 % de la production agricole et ce, sur seulement 16 % des terres agricoles, alors qu’au Kazakhstan, c’est 73 % de la production agricole qui est produite par les paysans et fermiers sur la moitié du territoire du pays. Le fait est que ces pays sont nourris par leurs paysans et leurs petits fermiers, ce qui est aussi vrai à travers le monde. Partout où les données officielles sont disponibles, comme aux États-Unis, en Colombie et au Brésil, ou dans les études conduites en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, l’agriculture paysanne se révèle plus efficace que les larges industries agroalimentaires.

 

Contrer l’accaparement des terres


Contrairement à ce que le Directeur Général de la FAO prétend, ceux qui ont réellement la capacité de nourrir le monde sont les hommes et femmes fermiers et paysans du monde entier. L’expansion de l’agroalimentaire n’a fait qu’exacerber la pauvreté, détruire la possibilité de vies rurales dignes, augmenter la pollution et la destruction environnementales, et ramener le fléau de l’esclavage ainsi que de récents épisodes de crises alimentaires et climatiques. Pour les mouvements sociaux et les paysans et petits fermiers du monde entier, il est inacceptable et même incompréhensible qu’un Directeur Général de la FAO promeuve de la sorte la destruction de l’agriculture paysanne ainsi qu’une augmentation de l’accaparement des terres.

 

Ces allégations sont d’autant plus troublantes qu’elles arrivent après trois ans de travail prudent et acharné par La Via Campesina et d’autres organisations en vue de l’élaboration des directives volontaires de la FAO protégeant les communautés contre les accaparements des terres. L’article arrive aussi après que Graziano da Silva ait, durant sa campagne pour la direction de la FAO, assuré à plusieurs répétitions aux organisations de fermiers qu’il s’engageait à promouvoir et valider l’importance de l’agriculture paysanne ainsi que le rôle critique que les petits fermiers doivent jouer dans la production alimentaire.

 

Indépendance de la FAO ?


Le langage utilisé par Graziano da Silva et Chakrabarti est choquant. Des phrases comme « fertiliser la planète avec l’argent » ou « faciliter la vie de tous ceux qui souffrent de la faim » remettent en question la capacité de la FAO de maintenir la rigueur nécessaire ainsi que l’indépendance face aux large industries agroalimentaires en vue d’accomplir son travail et remplir le mandat des Nations Unies d’éradiquer la faim et d’améliorer les conditions de vie des populations rurales.

 

Nous nous demandons ce que la FAO veut dire par « Année Internationale de l’agriculture familiale » lorsque son Directeur Général déclare que les obstacles ralentissant l’expansion de la production agricole sont « (le) niveau relativement élevé de protectionnisme, (le) manque d’irrigation correcte, (et les) petites fermes de taille peu économique ». Cette vision ainsi que l’asservissement de la FAO aux demandes et intérêts des cupides investisseurs minent tout le travail de conciliation mené durant ces dernières années entre les organisations paysannes et la FAO. Et ceci soulève la question de savoir pourquoi la FAO n’a pas développé une proposition d’action concrète et efficace pour promouvoir l’agriculture paysanne et familiale comme réponse fondamentale à la crise alimentaire globale qui enrichit, une fois de plus, les banques transnationales et les corporations. Nous nous demandons où iront les familles paysannes si ces plans de transformation de leurs terres en méga-fermes industrielles se réalisent ?

 

Des profits gigantesques pour une élite


Au-delà de l’enjeu de la FAO abandonnant sa mission, nous exprimons également une profonde préoccupation concernant le rôle actif que joue la BERD dans la promotion, et les bénéfices qu’elle retire, d’investissements dans les accaparements de terres et la prise en charge de l’agriculture par les grandes compagnies agroalimentaires. La position de la BERD est encore plus dangereuse maintenant qu’elle a élargi sa zone d’opération en Afrique du Nord. Ce qui est aujourd’hui nécessaire pour l’agriculture et la planète est tout à l’opposé de ce que proposent Chakrabarti et Graziano da Silva. L’humanité et ceux souffrant de la faim ont besoin que des zones rurales d’agricultures, qui représentent la moitié de la population mondiale et rendent l’agriculture paysanne possible, soient protégées et promues — parce que l’agriculture paysanne est plus efficace et productive, parce qu’elle produit au moins la moitié de la production alimentaire globale ainsi que la majorité des emplois en zones rurales, et finalement parce qu’elle refroidit la planète.

 

Les moyens de subsistance des paysans et peuples indigènes, ainsi que leurs systèmes de production alimentaire, ne peuvent pas être détruits pour créer une nouvelle source de profits gigantesques pour un groupe restreint d’élites. Nous avons besoin de réformes agraires complètes et efficaces qui remettent les terres et territoires aux mains des populations rurales. La marchandisation et l’accaparement des terres doivent tous deux être arrêtés et renversés. Nous n’avons pas besoin d’industries agroalimentaires ; nous avons besoin d’un plus grand nombre de communautés de familles paysannes et autochtones vivant en pleine dignité et respect. Les paysans et fermiers nourrissent le monde. Les industries agroalimentaires se l’accaparent.

 

Le 14 Septembre 2012.

 

Signataires :

 

La Via Campesina, GRAIN, les Amis de la Terre International (FoEI), Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo (CLOC), MMM - Marche mondiale des femmes, ETC group, Latin American Articulation of Movements Toward ALBA.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:28

Par Agnès Rousseaux (3 octobre 2012)


Une étude menée aux États-Unis révèle le fort impact des nanoparticules sur les rendements des terres et le développement des plantes.

 

Cette recherche, publiée dans la revue Proceedings of the National ­Academy of Sciences (PNAS), a été menée sur des graines de soja, pendant 48 jours dans une serre. L’impact de deux oxydes métalliques ont été étudié : le dioxyde de cérium, utilisé dans les pots catalytiques ou comme additif au diesel, et l’oxyde de zinc, composant de cosmétiques et lotions. Ces deux nanoparticules se retrouvent dans la nature du fait de leur usage dispersif (par combustion et dépôt via la fumée pour le dioxyde de cérium).

 

Résultats ?

 

L’oxyde de zinc affecte la qualité des aliments. La particule s’accumule dans la plante, notamment dans les feuilles et les tiges. Et serait donc ingérée par les consommateurs – humains ou animaux – avec des conséquences sanitaires pour le moment non évaluées [1]. Quant au dioxyde de cérium, il compromet la fertilité des terres : son absorption par la plante inhibe une bactérie située dans ses racines, qui est responsable de la fixation du di­azote, un des principaux éléments utilisé comme engrais. La nanoparticule limite donc la croissance de la plante, et entraine une surconsommation d’engrais.

 

Et ces deux nanoparticules diminuent la biomasse du végétal, c’est-à-dire l’énergie emmagasinée. Problématique pour une plante qui sert aussi à produire des agrocarburants.


« Ces résultats montrent des risques accrus pour l’approvisionnement alimentaire, mais aussi pour l’environnement », conclut l’étude. Cette vulnérabilité du soja, cinquième culture mondiale, aux nanoparticules, relancera-t-elle le débat sur la prolifération non contrôlée des nanotechnologies, dont les effets néfastes – sanitaires et environnementaux – ont été démontrés ?


Lire notre dossier Nanotechnologies

Notes

[1] Les recommandations de l’Agence sanitaire française sur l’utilisation des nanoparticules d’oxyde de zinc dans les produits cosmétiques concluent que « les données de toxicité chronique et de cancérogenèse restent à ce jour limitées. Néanmoins, des études réalisées par voie respiratoire montrent une toxicité pulmonaire chez le rat ». Mais « les résultats de ces dernières ne peuvent pas être extrapolables à l’homme dans les conditions d’exposition aux produits cosmétiques », estime l’Agence... Source : AFSSAPS, 2011

 

http://www.bastamag.net/article2568.html


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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:15

Le Monde.fr | 01.10.2012 à 14h17 • Mis à jour le 02.10.2012 à 14h33

 

 

"Je suis quelqu'un qui n'appartient pas totalement à l'endroit où il se trouve." Cet aveu de l'historien britannique Eric Hobsbawm, lâché au fil de son autobiographie, Interesting Times (2002), formidablement traduite sous le titre Franc-tireur (Ramsay, 2005), dit bien l'atypie de l'homme, du savant et du militant qu'il fut jusqu'à sa mort, à Londres, lundi 1er octobre, à l'âge de 95 ans.

Né au début du "court XXe siècle" (1914-1991) qu'il définit magistralement dans L'Age des extrêmes, un ouvrage traduit dans près de quarante langues, Eric Hobsbawm fut d'abord l'essayiste aigu de ce "long XIXe siècle" - 1789-1914 - qu'il scruta en historien des sociétés plutôt qu'en historien du social. Le premier des paradoxes de cet immense érudit : Britannique - quoique né en Egypte et originaire d'Europe centrale ; juif que ni la culture, ni la pratique, ni les références confessionnelles ne concernèrent vraiment ; marxiste impénitent quoique d'une impeccable lucidité sur le divorce toujours plus net entre ses idéaux et les transformations du monde.

Polyglotte et cosmopolite, ce fils de père anglais - Percy Obstbaum, avant que l'orthographe du patronyme ne soit altérée - et de mère autrichienne - Nelly Grün - naît dans le sultanat d'Egypte, à Alexandrie, le 9 juin 1917, au sein d'une famille petite-bourgeoise qui rêve d'une aisance évanouie. Eric grandit en Autriche, à Vienne. Il garde de cette jeunesse dans la vieille capitale austro-hongroise réduite à nourrir ses fantômes de grandeur une adhésion profonde à l'universalisme qui le coupe de toute tentation communautariste comme de toute fascination raciale. Orphelin à 14 ans, il est recueilli par sa tante et s'installe à Berlin, où il assiste à la faillite du régime de Weimar, à la crise qui ruine le peuple et à la brutalisation de l'action politique. Cela conduit le jeune Hobsbawm à rejoindre les mouvements communistes lycéens et à distribuer des tracts contre Hitler à l'heure où flambe le Reichstag.

 

Il n'a pas 16 ans. Ses tuteurs quittent alors Berlin ; Eric suit et s'installe en mars 1933 à Londres, qui devient sa ville de résidence, même s'il voyagera toujours énormément, en Espagne, en Italie, en Amérique, tant anglo-saxonne que latine, en France, bien sûr, qu'il visite chaque année hormis pendant l'occupation nazie, et s'attribue volontiers comme "seconde patrie".

 

Elève à la St Marylebone Grammar School et au King's College de Cambridge, où il étudie l'histoire, Hobsbawm s'enflamme à Paris pour le succès du Front populaire et adhère dès 1936 au Parti communiste britannique. Il y restera fidèle quasiment jusqu'à sa dissolution, en 1991.

 

Sans doute en raison de cet aspect "décalé" que pointait l'historien français Christophe Charle, qui voit cet écart tant dans sa vie que dans ses choix méthodologiques ou ses interprétations historiques et jusque dans ses prises de position politiques. Indifférent à la frénésie orthodoxe qui décima les rangs des militants communistes, Hobsbawm est préservé de toutes les dérives totalitaires, protégé par sa conscience d'être un "aristocrate communiste". De fait, sa tiédeur à rompre avec l'idéal de ses 20 ans - alors même que tous ses compagnons quittent le parti après le coup de Budapest en 1956 - lui sera reprochée jusqu'à la fin.

 

Pour l'heure, Hobsbawm est dans la ligne du parti. Il milite et joue les prosélytes. Si un service militaire sans gloire le retient dans un cantonnement insulaire, il est remarqué par l'historien économiste Michael Postan (1899-1981), qui lui prédit un grand avenir par sa capacité à théoriser et ses convictions internationalistes, d'une rare énergie. La guerre froide va démentir la fulgurante carrière annoncée. Comme son ami George Rudé (1910-1993), spécialiste de la Révolution française, qui perd son poste d'enseignant dès 1949, dans un mouvement d'épuration qui préfigure un maccarthysme à l'anglaise, Hobsbawm doit ronger son frein. Sa carrière universitaire est réellement entravée sans être tout à fait au point mort.

 

Chargé de cours du soir au Birkbeck College en 1947, il n'obtient le poste de professeur qu'en... 1970. Mais rien ne stérilise son engagement de chercheur. Avec d'autres historiens marxistes, Rodney Hilton, Christopher Hill et Edward P. Thompson notamment, il fonde en 1952 la revue Past & Present, dont l'influence dans le développement de l'histoire sociale fut déterminante au Royaume-Uni, puis très vite dans le monde entier. Mais loin d'en faire une spécialité sur laquelle d'autres capitalisent, Hobsbawm joue les francs-tireurs, travaillant sur les briseurs de machines à l'aube de l'ère industrielle comme sur la mythologie du bandit social ou sur le jazz - il signe alors du nom de Francis Newton, Frankie Newton étant un trompettiste qui accompagna Billie Holiday et fut un des rares jazzmen communistes -, se présentant non sans malice comme un "antispécialiste dans un monde de spécialistes".

 

Marqué par son activisme berlinois et son empathie passionnée pour les opprimés, il refuse la mythologie romantique du hors-la-loi et relit la figure du bandit comme un marginal que son idéal de justice ou d'équité prépare à la revendication d'un monde plus juste.

 

 CHANTIERS SANS FRONTIÈRES


De Primitive Rebels (1959, trad. fr. 1963) à Bandits (1968, trad. fr. 1972), il bouleverse les conventions, comme lorsqu'il s'attache à établir l'invention des traditions fondant ces discours nationalistes qui préparent le gouffre noir du XXe siècle (Nations et nationalismes depuis 1780 : programmes, mythe et réalité, 1990, trad. fr. 1992).

 

De son imprégnation marxiste, il conserve aussi le goût des chantiers sans frontières. Invitant l'histoire culturelle, encore à naître, dans l'histoire sociale, au nom d'une perception intuitive qui ne l'abuse jamais et le rend méfiant envers toute doxa hégémonique, il se défie de la microstoria qui naît en Italie et goûte peu l'histoire des mentalités que les tenants des Annales imposent en France. L'ampleur de la vision d'un Braudel lui convient mieux et les grandes sommes qu'il livre (L'Ere des révolutions [1962, trad. fr. 1970], L'Ere du capital [1975, trad. fr.1978], L'Ere des empires [1987, trad. fr. 1989]) travaillent résolument le temps long.

 

L'oeuvre a pris une telle ampleur que la reconnaissance internationale se fait universelle : Hobsbawm a très vite été reconnu aux Etats-Unis, enseignant au Massachusetts Institute of Technology, puis à la New School for Social Research de New York, et la France l'accueille bientôt, l'historien économique Clemens Heller l'invitant à animer un séminaire d'histoire sociale à l'EHESS. Finalement, en 1998, Hobsbawm entre, après David Hockney et Peter Brook, dans le cercle fermé de l'Ordre des compagnons d'honneur, pour service éminent rendu à la culture britannique.

 

Toutefois, l'effondrement du monde communiste et le repentir très relatif de l'historien sur son engagement font de ses dernières publications des livres qui embarrassent ceux-là mêmes qui soutenaient sa liberté de pensée. A l'heure où la France, qui l'a si fidèlement traduit, succombe à la vision de François Furet (Le Passé d'une illusion, 1995), la nouvelle somme que propose Hobsbawm, L'Age des extrêmes : le court XXe siècle (1994), peine à trouver un éditeur et il faut l'engagement du Monde diplomatique, au côté des éditions Complexe, pour que le livre paraisse, en 1999 seulement.

 

Depuis, la figure de l'historien engagé, militant déçu mais témoin implacable n'a pas cessé de captiver et la qualité de sa plume, la finesse de ses analyses, son humour inentamable, sans désarmer ses détracteurs, ont su rendre à l'historien franc-tireur sa juste place. A part, forcément, mais au plus haut.

 

Philippe-Jean Catinchi

 

En quelques dates

9 juin 1917 : Naissance à Alexandrie (sultanat d'Egypte)

 

1936 : Adhésion au Parti communiste de Grande-Bretagne

 

1962-1987 : Trilogie sur l'établissement du capitalisme industriel : L'Ere des révolutions ; L'Ere du capital ; L'Ere des empires

 

1994 : L'Age des extrêmes

 

2002 : Franc-tireur. Autobiographie


1er octobre 2012 : Mort à Londres

 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/01/l-historien-britannique-eric-hobsbawm-est-mort_1768351_3246.html

 

Lire aussi:

 

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/10/01/mort-deric-hobsbawm-historien-des-bandits-et-du-communisme-235793

 

http://alencontre.org/societe/livres/disparition-dun-communiste-tory-eric-hobsbawm-une-analyse-de-son-oeuvre.html

 

Le siècle de Hobsbawm

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26545

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:58
austerite-4b
3 octobre 2012
  

Le succès de la manifestation unitaire de Paris montre une mobilisation en forte progression dans l’ensemble du pays.


L’Assemblée nationale doit se prononcer sur la ratification du traité le mardi 9 octobre. Malgré ce calendrier parlementaire à marche forcée, nous ne lâcherons rien.


Mobilisations décentralisées


Nous nous engageons à continuer ensemble la mobilisation “pour une Europe Solidaire et contre le Traité d’austérité”, et pour démontrer l’illégitimité des dettes que les peuples sont contraints de payer.

Nous appelons d’ores et déjà à un grand week­‐end d’initiatives décentralisées, dans toutes les villes de France les 6 et 7 octobre pour rappeler au Président de la République, à son gouvernement et aux élus parlementaires qu’ils doivent écouter les citoyens.


Meeting européen


Le 8 octobre nous démontrerons à nouveau que notre mouvement dépasse nos frontières avec un grand meeting européen à Paris.


Il réunira des personnalités syndicales, associatives et politiques européennes représentatives des luttes actuelles contre les politiques de la Troïka et engagées dans la construction d’un Alter Summit, pour une Europe solidaire (sommet alternatif européen prévu au printemps 2013 en Grèce).


Tout ne fait que commencer : Le traité ne doit pas passer !

Une Europe solidaire, écologique et démocratique est possible !


SIGNATAIRES


Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA , Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform !, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


SOUTIENS EUROPÉENS


Movimiento 15M des indignés espagnols, Collectif européen d’économistes Euromemo, Réseau EU in crisis (TNI/CEO), Parti de la gauche européenne (PGE), Réseau des Attac d’Europe.

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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