Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:34
antikap
27 septembre 2012
  

La grève générale du 26 septembre a été convoquée au Pays basque par les syndicats ELA, LAB, STEE-EILAS, EHNE, HIRU, CGT-LKN, CNT ainsi que par une cinquantaine de collectifs sociaux.

 

Trois éléments doivent être mis en relief :

 

1° cette grève a été suivie de manière inégale selon les régions et les secteurs sociaux (entre autres les entreprises) ; 2° la mobilisation dans la rue ( 110 000 personnes aux manifestations de midi) a été considérable ;

3° les jeunes ont participé massivement à la mobilisation, aussi bien aux piquets d’information qu’aux manifestations de midi et de l’après-midi.


Tant au plan régional que dans les entreprises, c’est en Guipuzcoa et dans le nord et ainsi que la Sakana navarraise (trois vallées et 15 municipalités) que la grève a eu le plus d’écho. Par contre, elle a été moins suivie au sud de la Navarre et dans l’Alava. En Biscaye elle a été suivie de manière plus contrastée.


En ce qui concerne les secteurs, il faut retenir les points suivants : dans le secteur industriel, les syndicats qui avaient convoqué la grève évaluent la participation comme ayant été supérieure à 30% dans 70% des entreprises.

 

Ils estiment que la participation totale à la grève a touché 56% du secteur. Dans l’enseignement, la participation à la grève s’est située entre 75 et 80%. Dans l’administration publique (gouvernement basque, provinces et municipalités) la grève a également été suivie de manière importante, surtout dans les institutions dans lesquelles la gauche Abertzale [nationaliste] a un poids important. Dans des secteurs comme le transport ou la santé, la grève a été suivie de manière plus limitée, notamment à cause des services minimums exorbitants exigés.


Néanmoins, le facteur qui a dépassé toutes les prévisions dans cette grève – qui n’était pourtant pas soutenue par les CC OO, l’UGT, l’USO, SATSE Euskadi, SME-FFHE, UTESE, SAE et CSIF du secondaire – a été la participation massive aux manifestations convoquées à midi dans les quatre capitales du « Pays basque ».


Ce caractère massif des manifestations contraste de manière importante avec le caractère inégal de la participation à la grève et exprime à quel point est puissant le refus social des mesures d’austérité du gouvernement Rajoy, et plus généralement des politiques néolibérales également appliquées au Pays basque (surtout dans les domaines de l’éducation, de la santé et des services sociaux) par le gouvernement basque du PSOE) et le gouvernement de Navarre (UPN-Union du peuple navarrais).


Un autre fait à relever est l’importante participation des jeunes à la mobilisation gréviste.

 

Un vaste secteur de cette jeunesse a participé activement aux piquets du matin, destinés à étendre la grève, mais a également constitué une composante importante aussi bien dans les mobilisations de midi qu’à celles qui ont eu lieu l’après-midi.


Comme presque toujours, après la grève générale se pose la question « et maintenant, quoi ? ».

 

Cette question est actuellement plus pertinente que jamais parce que le temps politique prend un rythme accéléré. Les réformes, ou plutôt les contre-réformes (budgétaires, du Code du travail ou visant le dit Etat social) continuent de s’enchaîner les unes après les autres, sans laisser un temps de repos. Rajoy l’a fait très clairement entendre après la grève générale du 29 mai. Cette promesse, il est en train de la concrétiser, voire de la dépasser.


En même temps, la détérioration de la situation économique – avec comme corollaire les fermetures d’entreprises, les restructurations, les réductions des dépenses publiques dans l’enseignement, la santé et les services sociaux – démontre la nécessité de réfléchir à l’articulation des mobilisations contre ces attaques pour éviter qu’elles restent dispersées et isolées, mais aussi pour qu’elles trouvent un débouché au plan social et politico-institutionnel, dans le cadre d’une solidarité élargie.

 

Il faudra donc élaborer un échéancier à court et moyen terme pour impulser des initiatives de solidarité avec les secteurs sociaux les plus touchés par la crise et les batailles de résistance dans les entreprises et les segments du secteur public.


Josu Egireun, membre du comité de rédaction de Viento Sur


* Cet article est paru sur le site de Viento Sur le 27 septembre 2012. Traduction A l’Encontre.

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26500

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:29
Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance

Pour une alternative à la dictature du capital

Le Pacte budgétaire européen, aussi appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, va encore amplifier la mainmise des marchés financiers sur l’économie européenne.

 

Cet accord adopté en mars 2012 entre les chefs d’États de la zone euro, chaque gouvernement est maintenant chargé de le faire ratifier dans son pays, d’une manière ou d’une autre, afin de le faire entrer en vigueur en janvier 2013. En exigeant des États de réduire leurs dettes publiques et de maintenir leur déficit actuel en dessous de 0,5% (la fameuse « règle d’or »), ce Pacte va engendrer une vague d’austérité et de récession en Europe.

 

D’autant plus qu’il n’est pas question pour les gouvernants de redistribution des richesses.

 

En France, à peine élu, Hollande annonce deux ans d’austérité. Par ailleurs, lui qui disait vouloir renégocier ce traité, il le signe des deux mains, et essaie de le faire passer en force à l’Assemblée nationale, avec les voix de la droite, au mépris de ses engagements.


L’application du Pacte budgétaire en France signifie qu’en un an le gouvernement devra faire entre 70 et 80 milliards d’économie (ou de recettes supplémentaires), soit 1,5 fois le budget de l’Éducation nationale. La cour des comptes est déjà en train de produire des rapports pour démanteler la Sécurité sociale et réduire les déficits. A côté de ça, après avoir fait mine de soutenir les salarié-e-s en butte aux licenciements, Montebourg affirme maintenant qu’il va être « difficile de maintenir l’usine de PSA Aulnay ». Ayrault parade à l’université du MEDEF, le patronat français, qui est en train de multiplier les plans de licenciements dans tous les secteurs industriels et marchands (construction hi-fi et informatique, filière de la téléphonie, aéronautique, etc.).


Tout cela n’a rien de surprenant. Si la situation n’est pas strictement équivalente à celle de l’ère Sarkozy, certaines données restent inchangées.

 

Nous vivons une crise d’ajustement des économies globalisées, ajustement aux intérêts des marchés financiers et des banques, mais aussi crise de surproduction, et raréfaction des ressources énergétiques et minières.

 

Hollande n’a jamais prétendu s’opposer au pouvoir des multinationales ou rompre avec la logique d’austérité qui règne en Europe (qu’il appelle simplement « rigueur »). Il s’est juste présenté en bon gestionnaire de l’économie capitaliste : de ce point de vue-là, il ne nous déçoit pas. Même les quelques progrès à venir sur les questions sociétales et écologiques semblent servir de contre-feux à la régression sociale et au green-washing permanent de ses alliés environnementaux. Pire, ils sont entachés par l’abjecte chasse aux Roms menée par le ministère de l’Intérieur cet été, et les incessantes concessions et reculades de Manuel Valls.

 

Partant de ce constat, l’émergence d’une force d’opposition anticapitaliste et antiproductiviste devient plus que jamais nécessaire.


Une force qui construise la résistance au Pacte budgétaire et à l’austérité en s’attaquant à ses causes : l’Union économique Européenne, sa monnaie spéculative l’Euro, et son objectif affiché de relance de la croissance.

 

Nous ne voulons pas de ce « club des pays riches » qui s’appelle l’Europe : nous ne voulons ni relancer la production ni relancer la consommation.


Une force qui organise concrètement la riposte et la solidarité avec les peuples grecs, italiens, espagnols, portugais, irlandais frappés de plein fouet par les plans d’austérité exigés par la troïka européenne (BCE, FMI et commission européenne). En faisant vivre tout d’abord des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail…


En menant ensuite des expérimentations sociales en rupture avec l’ordre des choses dominant : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution…

Au lieu de cela, la « gauche » productiviste au gouvernement applique les vieilles recettes du couple mythique croissance/politique d’austérité.

 

Il serait temps qu’une opposition, porteuse d’une alternative anticapitaliste, antiproductiviste et radicalement écologiste s’organise pour y résister.


Alternative libertaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance et le Parti Pour la Décroissance appellent à manifester le 30 septembre sur ces bases.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:51

1 octobre 2012 à 06h51 

 

Cette journée s'annonce difficile pour les usagers des transports en commun nantais.

 

La CGT Semitan a, en effet, déposé un préavis de grève de 24 heures débutant ce lundi, à 3 h 50.

 

L’intention est de sensibiliser les Nantais à la dégradation des conditions de travail des salariés «causée par la mise en avant du matériel au détriment du personnel».

 

Mais pas que : une grande partie des revendications du tract d’appel à la grève tourne autour du temps de travail et des salaires.

 

Sont ainsi réclamés, la prise en charge de la Journée de solidarité par la Semitan; l’acquisition d’une journée de repos supplémentaire par tranche de cinq années d’ancienneté et une intégration de la coupure dans le temps payé.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/nantes-greve-dans-les-transports-en-commun-aujourd-hui-01-10-2012-1851743.php

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:15


Crédité de la meilleure cote de popularité auprès des Français parmi les membres du gouvernement dont le président de la République lui-même, Manuel Valls est sans conteste le grand chouchou des médias, et tout particulièrement de ceux qui soutenaient Sarkozy et l’ex majorité (Figaro, Le Point, RMC etc.).

 

Alors qu’il est communément reproché au nouveau président « normal » son manque de communication, le ministre de l’Intérieur joue lui, aujourd’hui, une partition empruntée à l’ancien hôte de l’Élysée.


Atteint sans doute d’amnésie, il en oublie les propos qu’il tenait, il y a peu, à l’encontre du sarkozysme : « c’est d’abord du bougisme. On tire sur tout ce qui bouge, il n’y a pas de hiérarchie dans les priorités, il n’y a pas de cap… On désigne des populations à la vindicte, on crée une immense confusion, une nouvelle fois, le président de la République, son gouvernement et sa majorité jettent les Français les uns contre les autres, c’est insupportable.

 

[...] On est en train, une nouvelle fois, de réveiller cette peur qui existe et qui est ancestrale à l’égard des gens du voyage, c’est tout à fait insupportable » (cf. archives de Mediapart). Cet été, la multiplication de démantèlements de camps de Roms, et les expulsions qui s’en suivirent, n’auront été que le premier acte de la politique sécuritaire et répressive que le gouvernement socialiste a décidé de mettre en place.

 

Dès la rentrée, notre bouillant premier flic de France a trouvé une nouvelle occasion de s’illustrer dans les médias sur un thème cher à la droite et l’extrême droite : la lutte contre « l’islam radical ».

 

L’indignation qu’a suscitée dans le monde arabe la récente diffusion d’une lamentable vidéo islamophobe sur le réseau internet allait lui donner le prétexte à interdire toute manifestation de protestation contre cette provocation.

Mais c’est sur le terrain parlementaire lui-même que la politique répressive et liberticide de Manuel Valls et du gouvernement auquel il appartient est la plus choquante. Les renoncements sont les plus édifiants: « Je lutterai contre le délit de faciès dans les contrôles d’identité par une procédure respectueuse des citoyens » (promesse de François Hollande).

 

La promesse d’une loi garantissant un minimum le droit des personnes victimes du harcèlement policier par les contrôles systématiques au faciès est repoussée aux calandres grecques, sinon jetée aux oubliettes. Encore une fois, c’est Manuel Valls, toujours attentif aux états d’âme de sa police, qui est monté au créneau médiatique.

« J’accorderai le droit de vote aux étrangers résidant légalement en France » (promesse de François Hollande). La probable capitulation en rase campagne du gouvernement sur cette promesse, hautement symbolique, de François Hollande, sous les pressions de la droite, de l’extrême droite et d’une partie de la gauche est à l’origine d’une pétition signée par 75 députés socialistes.

 

Encore une fois, Manuel Valls entend jouer sa partition en s’exprimant avec force contre celles et ceux qui entendent voir respecter les engagements pris par le candidat Hollande.


Les anticapitalistes s’opposeront par tous les moyens à cette politique répressive et liberticide.


Alain Pojolat

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:57


À l’occasion de la mort de Santiago Carrillo, le 18 septembre à l’âge de 97 ans, Pepe Gutiérrez (Izquierda Anticapitalista) retrace le parcours de l’emblématique dirigeant du Parti communiste espagnol (PCE).


Il est assez probable que, pour les nouvelles générations, le mot « communiste » fasse penser avant tout à Santiago Carrillo. Il a été, et de loin, le secrétaire général du PCE resté le plus longtemps à son poste.


Fils du leader socialiste et syndicaliste UGT Wenceslao Carrillo, ses jeux d’enfant sont perturbés par les interventions de la police et les visites au père emprisonné. Carrillo s’est fait connaître comme le dauphin du leader du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) Largo Caballero. Le jeune Santiago est un fervent partisan de la dénommée « bolchévisation ». Dans les Jeunesses socialistes (JS), il est à la tête du secteur le plus impliqué dans les Alliances ouvrières de Joaquin Maurin. Carrillo est jusqu’à début 1936 le meilleur défenseur de l’entrée du Bloc ouvrier et paysan et des trotskistes dans le PSOE pour en renforcer l’aile gauche.


Il a beaucoup été question du « trotskisme » aux JS.

 

À l’époque, Trotsky demeure aux yeux de tous le compagnon de Lénine ; on lit ses œuvres mais surtout, on apprécie ses percutants travaux en faveur d’un front unique ouvrier socialiste et communiste, seul moyen de contrer Hitler. Mais dans le même temps, on continue de croire qu’en URSS se construit le socialisme. Après son emprisonnement pour son activisme en octobre 1934, Carrillo n’hésite pas. Quand il visite l’URSS vantée par tous les « touristes révolutionnaires », il s’écrie : « Voilà ce que je veux ! » Fin 1936, il intervient dans un meeting de la JSU en proclamant que le « trotskisme » fait partie de la ve colonne !


Son rôle dans la défense de Madrid en tant que conseiller de l’Ordre public de la junte de Madrid et des prisons donc, est bien connu. Carrillo en était fier. Les bombardements sur la capitale étaient sans pitié, mais on n’en retient que l’image d’Épinal de l’exécution de fascistes à Paracuellos. À la fin de la guerre, le PCE est déjà brouillé avec toutes les forces républicaines. Carrillo lui-même écrit à son père (resté socialiste) : « entre un communiste et un traître, il ne peut y avoir aucune relation ». Son père lui répond en le traitant de « fils de Staline ».


La suite de son itinéraire est marquée par une ascension fulgurante au sein de la hiérarchie du Parti. C’est une histoire dont on pourrait dire, sans généraliser outre-mesure, que les misères atteignent des sommets et les grandeurs des abîmes. Il y a un contraste assez clairavec, d’un côté, ceux qui restent à lutter à l’intérieur ou reviennent clandestinement, et de l’autre, ceux qui forment « l’appareil ». L’épisode de son retrait du maquis est sûrement le plus sombre, sujet sur lequel on commence à avoir des révélations effrayantes mais dont Carrillo a refusé de parler jusqu’à la fin […]. Nul doute que de tels épisodes ont fortement joué dans l’acceptation par Carrillo de « l’oubli historique » durant la Transition.


Il me semble évident que ces pages noires contribuent à donner une image propre à des politiciens qui n’avaient pas bougé leurs fesses, tel Felipe Gonzalez, comparés à des secrétaires généraux aux armoires pleines de cadavres. Grâce aux soutiens de ses camarades de la JSU, Carrillo a renforcé son rôle au sommet du PCE, devenant ainsi membre d’une délégation espagnole auprès de Staline en 1948.


En 1956, le sommet du PCE essaye bien d’empêcher la divulgation du Rapport Khroutchev sur les crimes de Staline, mais finit par l’accepter. Mieux encore, ils deviennent tous khroutchéviens. C’est sous cette influence qu’est rédigée la « Déclaration pour la réconciliation nationale, pour une solution démocratique et pacifique du problème espagnol » qui annonce la politique qu’il mène à partir de la mort de Franco.


C’est aussi durant cette phase que le PCE réussit à dépasser les obstacles de la clandestinité, ce à quoi ne parvient aucune des autres forces républicaines.


C’est ainsi que le « carrillisme » devient une variante de la « culture stalinienne ». Le Parti n’était pas un lieu de discussion. Sous prétexte de la « discipline » nécessaire à la clandestinité, n’importe quelle divergence est une « trahison ». On forge un militantisme aveugle, qui n’apprend qu’à obéir, avec une formation qui n’autorise que les lectures dans la ligne officielle. À cette école, on apprend aussi le culte de la manœuvre politique.
C’est grâce à cette culture que Carrillo peut négocier avec Adolfo Suarez1 une transition qui transforme le mouvement ouvrier en parent pauvre d’une demi-démocratie.


Ces derniers temps, lorsque quelqu’un nous interroge sur la profonde méfiance que ressentent les nouvelles générations envers les syndicats et les partis, on ne peut qu’admettre qu’elle est vraiment liée à l’énorme déception vécue par des milliers et milliers de militants honnêtes qui ont cru en tout et ont été profondément déçus.
Que Carrillo repose en paix, et que ses efforts militants soient reconnus. Mais j’espère aussi qu’avec lui mourra un peu plus toute cette culture qu’on appelait « communisme » mais qui ne l’était pas.


Pepe Gutiérrez (Izquierda Anticapitalista)


1. Chef du gouvernement de droite nommé par le roi puis élu par les Cortes, après la mort de Franco.

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:49
ou une étape dans la lutte contre l’austérité


Dans Lutte ouvrière du 7 septembre, un article intitulé « Le Front de Gauche et le traité européen : une diversion », critique la politique du Front de Gauche et la manifestation du 30 septembre à laquelle le NPA appelle.

 

« Le Front de Gauche de Mélenchon et le PCF, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l’axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d’ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. [...]Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l’année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l’obligation de mener des politiques d’austérité.

 

Mais ce n’est qu’une confirmation, à l’échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps [...] Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens... » écrit LO. Cette politique d’austérité tomberait-elle du ciel ? Un mal que l’on ne pourrait combattre ? Peut-être dépend-elle quand même de quelques papiers signés par des politiciens ? De quelques traités ?


«  Rappelons qu’en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé "graver l’austérité dans le marbre" fut rejeté par les électeurs en France lors d’un référendum et dans d’autres pays. L’austérité n’en a pas moins continué » poursuit LO. Bien sûr, le Non n’a pas suffit à enrayer la politique des bourgeoisies et de leurs États, il n’empêche que ce fut une victoire qui a compté dans le rapport de forces.

 

Elle n’a pas suffi ? Pas plus que le mouvement des retraites n’a suffi à empêcher quelques politiciens de signer « un papier », une loi instituant la fin de la retraite à 60 ans. Avions-nous pour autant tort de nous battre ? Bien évidemment non. Ceci dit, si « aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat » est effectivement une diversion, manifester contre le traité budgétaire, non.

 

« L’urgent est d’agir aujourd’hui pour organiser la riposte ouvrière » nous dit LO, oui, mais cette riposte, c’est une bataille politique face à la politique du gouvernement, une bataille qui implique de ne pas craindre d’être une force d’opposition à ce gouvernement et à sa politique.

 

On ne peut en effet lutter contre « la vague de licenciements dans les grandes entreprises » que si on est prêt à affronter le gouvernement Ayrault qui « laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d’appliquer la politique d’austérité déjà engagée sous Sarkozy ». Eh oui, la bataille contre les licenciements et l’austérité, le TSCG, est une même bataille qui suppose que les organisations ouvrières soient capables de « se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite », d’agir comme une opposition de gauche à ce gouvernement. Ce que refuse le FdG, et c’est là où nous devons porter la critique.


LO prend argument de la campagne pour le référendum du FdG pour ne pas appeler à la manifestation du 30, alors que l’appel unitaire à cette manifestation n’en dit pas un mot. Vous avez-dit diversion ? En tout cas, une erreur politique.


Yvan Lemaitre

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:48
Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:32
imagrrges
28 septembre 2012
  

Les Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac et d’Yvan Benedetti viennent de se voir notifier l’interdiction de leur manifestation prévue samedi après-midi dans les rues de Paris.

 

Le défilé de cette formation d’extrême droite radicale avait été autorisé dans un premier temps, mercredi, par la préfecture de police de Paris. Laquelle a revu sa décision vendredi.


Ce défilé était organisé sous le mot d’ordre « Maitres chez nous face aux ravages causés à la France par l’immigration, la finance et les médias ! » et entendait officiellement « exprimer la révolte des souchiens ».


Cette interdiction qui n’était pas le premier mouvement de la préfecture de police de Paris, laquelle avait prévu un dispositif d’encadrement très strict, ne déjoue que pour la forme les plans des organisateurs.


Le défilé parisien – le tout premier des Jeunesses nationalistes depuis leur création à Lyon en octobre 2011 – avait pour but de formaliser l’OPA que tente cette formation, non sans un certain succès, sur les milieux ultra.

Encadrées par des militants formés de l’Oeuvre Française, dont elle constitue le vivier jeunes, les Jeunesses nationalistes bénéficient d’une petite dynamique.

 

Et commencent à tailler des croupières à d’autres structures moins organisées, moins activistes ou vivotantes. Certains groupes nationalistes autonomes, qui frayaient dans le sillage du mouvement Troisième Voie de Serge Ayoub, regardent désormais en direction des JN.

 

Ce qui indispose d’ailleurs fortement l’ancien chef des skinheads parisiens. C’est également le cas du milieu hooligan d’extrême droite à Paris et plus naturellement à Lyon. A Lyon, les JN peuvent par ailleurs compter sur le GUD local totalement acquis à l’Oeuvre française,via son leader Steven Bissuel. Ailleurs, ce sont les jeunes du Parti de la France de Carl Lang qu’on retrouve dans la mouvance JN.


A Toulouse, les JN ont récupéré quelques membres très actifs du Bloc identitaire local, en déliquescence depuis que son leader a été placé en détention provisoire suite à une agression extrêment violente contre un étudiant chilien.

D’autres sections ont été créées à Perpignan, à Toulon, à Annecy, Colmar et devraient être lancées à Nice et à Marseille. Il ne s’agit à chaque fois que d’une poignée de personnes, mais les JN sont en train de tisser un début de vrai maillage national et de faire leur marché. « On a des espaces qui s’ouvrent. L’actualité nous est favorable. Quand vous bougez, les gens suivent » se félicite Yvan Benedetti qui dit vouloir « structurer une jeunesse en colère ».


En Ile-de-France, une section Paris-banlieue a été montée fin août. Le défilé de samedi devait également formaliser cette création. Et aider son responsable, Logan D, issu du milieu hool parisien et qui se plait à utiliser le doux pseudonyme de « Logan Duce » dans ses démarches de recrutement. Logan D, qui présente encore la particularité s’être fait tatouer une femme pendue sous laquelle est écrit « J’ai trahi ma race », avait déjà été à l’origine d’une manifestation d’extrême droite radicale, à Paris, en juin.


L’interdiction va accroitre un peu plus l’aura des JN dans ces milieux. A la veille de l’été, l’interdiction d’un défilé semblable à Lyon, déjà sous le slogan « la révolte des souchiens » avait été l’occasion pour Yvan Benedetti de faire un happening dans la gare de la Part-Dieu et de faire la une de la presse locale.


Il est probable que ce type de plan B animera la journée de demain . D’autant qu’Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti sont à Paris dès vendredi soir pour un meeting de l’Oeuvre française. Ensuite, la plupart des militants de province sont déjà en route et n’ont pas forcément été avisés de l’interdiction du défilé. Bref, il faudra les occuper.

 

Vendredi, M. Benedetti indiquait en revanche que le car affrété depuis Lyon samedi matin serait sans doute annulé. Avant de s’indigner de ce que « la liberté d’expression invoquée pour le torchon Charlie Hebdo ne soit pas appliquée aux nationalistes ».



Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:14
francois-hollande-813067
29 septembre 2012
  

Ce n’est un secret pour personne, Jean-Luc Mélenchon est passé maître dans le maniement des mots : de la petite phrase assassine dans les médias – on se souvient du fameux « capitaine de pédalo » destiné à François Hollande – aux discours qui marquent les esprits – comme celui de Marseille, le 14 avril, où il affirmait « qu’il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb ».


« Il se prend un peu pour Jaurès, mais c’est pas mal », sourit Marc Blondel. L’ancien secrétaire général de Force ouvrière le connaît bien, lui qui a croisé M. Mélenchon au Parti socialiste et qui entretient des relations avec les lambertistes, dont l’ancien sénateur de l’Essonne est issu.


Car au-delà de l’homme médiatique se cache un personnage difficile à cerner. « Il fonctionne beaucoup tout seul, d’une manière instinctive, et ne se trompe pas beaucoup », juge M. Blondel. « Jean-Luc, ce n’est pas un mec de réseaux : il ne sait pas les entretenir, estime pour sa part le président du groupe écologiste du Sénat, Jean-Vincent Placé. C’est un chef de bande : il définit une ligne, et on y adhère ou pas. » Une critique récurrente qui finit par lasser au Parti de gauche. « Mélenchon a un fonctionnement collectif et pas celui d’un chef de bande », répond Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche (PG).

 

« IMPRÉGNÉS DE SA LOGIQUE »


« Soit on est avec lui, soit contre lui », renchérit pourtant le député socialiste Jérôme Guedj, ancien « très proche » de M. Mélenchon, avec qui ce dernier a rompu tout lien lorsqu’il a quitté le PS en 2008. « Il a un côté ’lamberto’ qui le rend très organisé et un côté philosophe qui fait de lui un intellectuel, ajoute M. Guedj. Et il y a cette part méditerranéenne qui fait qu’il prend les gens par la tête mais aussi par les tripes. »


Aux côtés de l’ancien candidat à la présidentielle gravite une petite équipe très fidèle dont la plupart l’ont suivi après sa sortie du PS. On y trouve son bras droit et ancien directeur de campagne, François Delapierre, son conseiller spécial, Eric Coquerel, ou encore Alexis Corbière, spécialiste du Front national.


Dans leurs bouches, les formules sont les mêmes que celles du député européen, et aucun ne se risquerait à le critiquer, même en « off ». « Ils sont très attentifs à leur propre parole et à ne pas sortir du cadre de la pensée de Mélenchon, estime un ancien proche. Il n’y a personne pour lui dire quand ça ne va pas : ils sont tellement imprégnés de la même logique qu’ils ont plutôt tendance à aggraver les choses. »


« UN CÔTÉ MÉGALO »


Son plus solide atout reste le Parti de gauche, dont il est coprésident, et qui revendique 12 000 adhérents et près de 600 élus. Une formation qui repose encore en bonne partie sur les épaules de M. Mélenchon. « Tout tourne autour de lui, soupire cet ancien proche. Il a un côté mégalo et se voit comme le nouveau Che Guevara. »


« Il est un peu comme Bayrou, il a un ego tellement fort qu’il s’organise autour de lui-même, tacle l’ancienne ministre Verte de l’environnement Dominique Voynet, qui l’avait croisé dans le gouvernement Jospin lorsque M. Mélenchon était à l’enseignement professionnel (2000-2002). Sinon, il faut renvoyer l’ascenseur et ça, c’est plus difficile. » L’idée est donc de renforcer le Parti de gauche pour faire contrepoids au PCF au sein du Front de gauche, né d’une alliance entre les deux partis en 2008. Problème : aucun des « petits partis » du mouvement n’a pour l’instant accepté de venir grossir les rangs de la formation de M. Mélenchon.


La Gauche anticapitaliste, venue il y a quelques mois du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), a ainsi refusé la « fusion rapide » avec le Parti de gauche. « C’est inenvisageable, explique Ingrid Hayes, membre de la direction du mouvement. L’absence actuelle de démocratie interne fait qu’il n’y a pas de pluralisme en son sein. » « Si aucun camarade ne décide de déposer un texte, on ne va pas en déposer un faux pour dire qu’il y a du débat au Parti de gauche », répond Martine Billard, coprésidente du PG.


« RÉPUBLICANISME ÉTRIQUÉ »


Autre reproche adressé au parti : son rapport à la laïcité et à la République. « Une laïcité mal comprise et excluante », selon certains, « un républicanisme étriqué », pour d’autres. La question du foulard en est un bon exemple : la simple vue d’une femme voilée peut faire réagir M. Mélenchon. « Comme c’est non négociable, ça laisse de côté une partie de la gauche radicale », juge une cadre du Front de gauche.


S’il n’est pas un homme de réseaux, M. Mélenchon, qui n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien, apprécie les tête-à-tête. Il se nourrit aussi de SMS que ses proches lui font parvenir « pour avoir une plus grande perception de la réalité », selon M. Coquerel. « Il lui arrive régulièrement de m’appeler pour me demander mon avis, indique René Revol, fondateur du PG avec M. Mélenchon. Comme je suis maire , il veut prendre le pouls de la situation. »


DIFFICILE DE « COPINER »


En dépit de cela, certains des liens qu’il a tissés ne lui seraient pas aujourd’hui d’une grande utilité. Au PS, malgré ses trente années de militantisme, un député affirme qu’il devient aujourd’hui difficile de « copiner avec lui », et regrette « la violence de ses attaques ». Idem dans la franc-maçonnerie. S’il reste très discret sur le sujet, il avait reconnu cet engagement dans Mélenchon le plébéien de Lilian Alemagna et Stéphane Alliès (Robert Laffont, 370 pages, 20,30 euros). « La franc-maçonnerie s’est embourgeoisée, estime M. Blondel, qui l’a croisé il y a quelques mois dans une réunion maçonnique. Jean-Luc n’est pas renié mais ses idées font peur. »


Les auteurs du livre rappelaient tout de même que son appartenance à la franc-maçonnerie avait joué dans le choix de la grande circonscription du Sud-Ouest pour sa candidature aux européennes de 2009. « La région a une forte tradition radicale de gauche et laïque, confirme Marie-Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF. Sa candidature apparaissait comme une vraie plus-value ici pour faire basculer une partie de l’électorat socialisante. »


SÉDUIRE LES SYNDICALISTES


« Sa force, c’est son score , même s’il a été mal vendu, juge le socialiste Julien Dray, qui avait construit avec lui la Gauche socialiste. C’est ça qui lui donne son autorité. » Cette force, M. Mélenchon cherche à la remettre en mouvement avec la manifestation du dimanche 30 septembre où le Front de gauche fait le pari, aux côtés d’une soixantaine d’organisations, de mettre « plusieurs milliers de personnes » à Paris pour dire non au traité européen.


Le Front de gauche s’enorgueillit de la présence de fédérations syndicales, même sans mot d’ordre national. Pendant la campagne, M. Mélenchon n’a pas ménagé ses efforts pour séduire les syndicalistes. Depuis la rentrée, pas une semaine ne passe sans une visite dans une entreprise en difficulté. Avec une exigence : une loi pour l’amnistie des syndicalistes condamnés sous le mandat de Nicolas Sarkozy et une contre les licenciements boursiers.


Une stratégie qui commence à porter ses fruits. « L’entreprise, ce n’est pas l’élément fort de Jean-Luc, estime une cadre du PCF. Ce n’est pas celui qui connaît, par exemple, le mieux la CGT, mais il est en train de tisser des liens. » Pendant la campagne, il n’était pas rare de voir des militants CGT arborer leur chasuble syndicale aux réunions publiques de M. Mélenchon, et ce dernier a reçu une ovation lors d’un meeting de la centrale en janvier.


« LA RÉVOLUTION, C’EST TOUT DE SUITE »


« Il a un certain succès à la CGT, et en même temps, il y a une réticence, nuance Claude Debons, ancien proche de M. Mélenchon et syndicaliste CGT à la retraite. Les syndicats sont pragmatiques : même si ce gouvernement de gauche est mou, c’est un interlocuteur. Leur logique est de le tirer le plus loin possible sur les questions sociales, pas de le faire chuter. »


C’est donc désormais sur la rue que compte M. Mélenchon pour se faire entendre, non pas comme opposant, jure-t-il, mais en « ayant droit de la victoire » de François Hollande. L’ancien socialiste se pose déjà en recours en cas d’échec de la politique de celui-ci. Une différence d’appréciation avec le PCF, qui estime qu’il faut infléchir la ligne du gouvernement le plus tôt possible. « Si Hollande déçoit profondément, le balancier ne partira pas vers Mélenchon mais vers la droite, voire l’extrême droite », juge M. Debons. « S’il avait dix ans de plus, je me permettrais de lui dire : “comment tu vas faire ?“, souligne Marc Blondel. Là, je ne peux pas car il fait. »


Mais le temps presse. Et M. Mélenchon le sait. « Les amis, j’ai 61 ans et la révolution, c’est tout de suite », glissait-il il y a quelques jours.


Raphaëlle Besse Desmoulières


* LE MONDE | 29.09.2012 à 10h00


* Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l’édition abonnés

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:07
GRS
GRS
28 septembre 2012
  

Le vote de nos parlementaires est souvent passé inaperçu, même lorsqu’il était aussi insolite que celui d’Alfred Marie-Jeanne votant l’investiture ou le budget de tel ou tel gouvernement réactionnaire, ou celui de tel ou tel autre élu s’abstenant sur des questions nous concernant directement.

 

On a même jadis très peu commenté le silence distrait de tous lorsque passait une loi aussi incongrue que celle sur « le rôle positif » de la colonisation. Ce manque d’intérêt peut sembler conforme au large taux d’abstention lors des élections législatives mais cadre mal avec la fièvre qui s’empare des états majors et de quelques autres lors des dites élections !


En sera-t-il de même à l’occasion du vote sur la ratification du fameux traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) concocté et signé par Merkel et Sarkozy ?

 

Ce traité prévoit entre autres contraintes, l’obligation pour tous les États de l’Union européenne de rester en deçà d’un déficit de 0,5% de leur Produit Intérieur Brut structurel, la résorption sur vingt ans de l’énorme dette publique (1800 milliards d’euros pour la France) au rythme moyen de 5% l’an (90 milliards d’euros par an !), l’adoption de « mesures structurelles » sous contrôle de la Commission européenne. En outre, il est prévu que le signataire qui ne respecterait pas ses engagements pourra être sanctionné financièrement sur proposition de la commission européenne et décision de la Cour de justice européenne !


Il s’agit donc de faire de l’austérité qui sévit déjà en Grèce, en Espagne, au Portugal et dont les premiers signes sont déjà largement présents en France et aux colonies une règle constitutionnelle.


L’austérité perpétuelle pour tous, en quelque sorte !


Il est bien évident que de telles exigences interdiront de trouver l’argent pour sauver l’hôpital public martiniquais en perdition, créer des emplois, remplacer les fonctionnaires et agents publics partant à la retraite, donner à l’école les moyens de réduire l’échec scolaire, etc.


L’objectif est clair pour les ultra-libéraux de droite comme de gauche molle :

 

saper les bases du service public pour lui substituer l’initiative privée. Le vote discret par le Sénat, dans la foulée de la loi Lurel, du transfert de la gestion du Registre du Commerce et des Sociétés à des « professionnels libéraux, ayant le statut d’officier public et ministériel », après l’asphyxie de ce service par manque de locaux et de personnel, est une illustration des plus éclairantes de cette politique. Cette privatisation d’un service judiciaire qui prive l’État de ressources au profit de quelque officine parasitaire, est mise en œuvre lors même que le président de la CCIM de Martinique préconise la gestion du RCS par sa chambre consulaire qui en a les moyens.


Si bien que voter cette ratification et voter ensuite les budgets qui en découlent, c’est donner une caution pure et simple aux restrictions à venir. Ce serait alors un incroyable double langage, un véritable non sens que de protester après contre la ruine de la santé et des services publics.


En Europe, la colère monte contre cette politique scélérate et de nature à aggraver la crise.

 

Même dans la majorité de Hollande, des voix s’élèvent pour réclamer de ce dernier qu’il respecte ses engagements de refuser de ratifier un tel traité. Le peuple martiniquais n’a pas, pour l’heure, repris le chemin de 2009, mais se sent souvent solidaire du réveil des travailleurs, des travailleuses et des jeunes sur les places et dans les rues d’ici et de là.


Les parlementaires martiniquais n’ont pas à tergiverser : C’EST NON !


Groupe Révolution socialiste
Fort-de-France le 28 septembre 2012

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg