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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:58

laval 13-10-2012

18-09-2012

Après Rennes en 2011, Laval sera LE lieu de la revendication antinucléaire du GRAND OUEST,le 13 octobre 2012.

 

Cette nouvelle manifestation regroupera tou(te)s les citoyen(ne)s qui demandent l’arrêt immédiat des chantiers de l’EPR de Flamanville et de la THT "Contentin-Maine".


Ce printemps et cet été, les travaux de la THT ont avancé à marche forcée grâce à la force publique balayant les revendications de la population et les demandes des opposants sans compter les intimidations et répressions. Même les tribunaux ont été mis à contribution pour faire tomber les condamnations.

 

http://www.ae2d.infini.fr/

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:17

mizigushi.jpg

Par Sophie Péchaud (21 septembre 2012)


La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ?

 

Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »...

 

Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées.


Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe.

 

Cet été, une émission sur France Inter [1] à travers la voix d’une productrice clairement de parti-pris, a ouvertement fait l’apologie de la « libre prostitution » pendant deux heures, réduisant la position abolitionniste au rang des combats féministes les plus ringards et dépassés.


« Faire le choix de se prostituer librement » représenterait désormais ce qu’il y a de plus visionnaire et progressiste, car « louer » son sexe, son anus ou sa bouche pour en faire commerce serait affirmer sa liberté sexuelle en disposant de son corps comme on l’entend. Pénaliser les clients de prostituées serait une atteinte aux libertés individuelles, à la « liberté du consommateur » dans une société ultra-sécuritaire [2].


La prostitution, produit capitaliste


À l’image de cette prétendue dérive répressive, la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel tendrait à « faire du contrôle social, à mettre en place les mesures de l’ordre moral » [3]. Tribunes, articles, interviews, portraits.... Les bons petits soldats de la société patriarcale sont de sortie pour le retour de bâton. Discours progressiste ? Rebelle ? Punk ? Libertaire ? Vaste blague ! Néo-libéral, capitaliste, ringard, dépassé, sénile, snob... oui. « Post-féministe », c’est-à-dire après la mort du féminisme, certainement.


Car derrière la soi-disant « liberté de se prostituer », se cache (à peine) une théorie économique éculée vraiment très loin de toute pensée novatrice : le... le... capitalisme. Et une organisation politique et sociale tout à fait subversive : le patriarcat. Fichtre ! Le capitalisme et le patriarcat, c’est le nouveau féminisme !


Les personnes se réclamant d’un « nouveau féminisme » plus libre, plus « fun », ne disent rien de plus que les plus vieux théoriciens du libre-marché et toutes celles et ceux qui refusent de s’émanciper de structures patriarcales ancestrales. Tant qu’il y a de l’offre et de la demande... Ce bon vieux paradigme économique a la peau dure et les dents bien acérées. Qu’importe les personnes pourvu qu’on ait l’argent.


La liberté de se prostituer ? Une chimère !


Sur France Inter le 23 août, on a pu entendre ceci : « Vous avez des femmes qui pour arrondir leur fin de mois, se vendent pour quelques heures. Que ce soit triste, d’accord, mais c’est leur problème, ce n’est pas le nôtre » [4].

 

Tout est dit. Ce n’est pas le leur, ce n’est pas le problème de celles et ceux qui n’ont pas besoin d’arrondir leurs fins de mois. Ces hérauts du « féminisme moderne » vantent une illusion présentant la prostitution comme un choix, une liberté, un travail. Or, gagner de l’argent, subvenir à ses besoins, est une contrainte vitale pour toutes les personnes non-rentières, soit l’immense majorité de la population.

 

En faisant de la prostitution le « must » de la ré-appropriation de sa sexualité, ils et elles transforment de fait cette dernière en contrainte et non en plaisir. Quelle audace ! « La liberté de se prostituer » n’est qu’un oxymore de plus, une association de malfaiteurs.
 Comme toutes les chimères, elles ne sont jamais là où on les croit.


Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux femmes au travail (AVFT)

Notes

[1] Emission « Les Mutants » - Agathe André Le post-féminisme (1/2) : mères, épouses, victimes... et si les femmes étaient les ennemies de leur libération ? (18/08/2012) Le post-féminisme (2/2) : sexualités licites et illicites, le post-féminisme sera Queer ! (19/08/2012)

[2] Elisabeth Badinter (deuxième actionnaire et présidente du conseil de surveillance du groupe Publicis, créé par son père), dans l’émission Le post-féminisme (2/2) : « Pourquoi l’Etat doit se mêler de légiférer la sexualité ? Je trouve ça très grave.(...) C’est leur liberté d’adulte et du consommateur, si cette femme est consentante. »

[3] Alain Gérard Slama, dans l’émission « On refait le monde » / RTL / (02/08/2012)

[4] Régine Desforges, France inter, « 5 minutes avec Bruno Duvic » (23/08/2012)


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:12

OGM LOGO

Par Sophie Chapelle (21 septembre 2012)


La contre-attaque de Monsanto à l’étude sur les OGM de Gilles-Eric Séralini et du Criigen ne s’est pas faite attendre.

 

C’est un courriel envoyé par un dirigeant de Monsanto, Jaime Costa, ingénieur agronome et directeur technique de Monsanto en Espagne. Il conseille à ses interlocuteurs d’aller consulter plusieurs réactions de scientifiques critiquant l’étude. Des scientifiques loin d’être indépendants...

 

Le courriel a été révélé par l’Observatoire européen des entreprises (CEO).

 

Le lien préconisé par le cadre de Monsanto renvoie vers le site du Science Media Centre, basé à Londres et présenté comme une source d’informations indépendante. Le centre publie huit réactions de scientifiques. Tous rejettent l’étude du Criigen.


Se présentant comme une entreprise indépendante « qui travaille à promouvoir les opinions de la communauté scientifique au Royaume-Uni pour les médias », le Science Media Center est en réalité financé à 70 % par les grands noms de l’industrie de la biotechnologie. BASF, Bayer, Novartis, CropLife International sont autant de bailleurs de fonds de cette entreprise.


Malgré le conflit d’intérêt évident, l’opération semble bien fonctionner.

 

Trois des huit experts mentionnés sur le Science Media Center ont été repris par l’agence de presse Reuters. C’est le cas de Tom Sanders, directeur du département des sciences nutritionnelles au King’s College de Londres, qui note que « cette race de rat est particulièrement sujette aux tumeurs mammaires lorsque les ingestions de nourriture ne sont pas contrôlées ».


Mais aussi de Mark Tester, professeur à l’université d’Adelaïde en Australie qui s’est étonné que les précédentes études n’aient pas soulevé les mêmes inquiétudes. « Si les effets sont aussi importants que rapporté et que l’étude est vraiment pertinente concernant l’homme, pourquoi les Nord-Américains ne tombent-ils pas comme des mouches ? » interroge t-il. « Les OGM font partie de la chaîne alimentaire depuis une décennie là-bas et la longévité continue de s’accroître inexorablement ».


Le groupe de lobby des biotechnologies Europabio a également publié un communiqué de presse citant ces mêmes experts et énumérant un ensemble d’arguments pour tenter de discréditer la recherche. Pour le CEO, ce n’est « probablement que le début des tentatives de l’industrie des biotechnologies pour miner la crédibilité de cette nouvelle étude ». L’équipe du Criigen répond à ces critiques sur le site du Nouvel Observateur.

Notes

[1] Le CEO précise avoir changé des éléments pour protéger la source.

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 08:25

ben-hur-rameur

Économie vendredi 21 septembre 2012

La situation est totalement bloquée à la Brittany Ferries, ce vendredi soir, dans le conflit opposant la direction et les navigants. Alors que sur quatre ferries de la compagnie transmanche, les marins ont voté aujourd’hui la reprise du travail, après une grève de 24 heures, la direction a décidé de bloquer les navires à quai, et a demandé aux équipages de débarquer.


« C’est une situation cocasse », ironise le délégué syndical CGT Michel Le Cavorzin, ce vendredi soir, à la sortie de la sous-préfecture où le préfet du Finistère, Jean-Jacques Brot, avait reçu longuement trois délégués syndicaux de la CGT et de la CFDT. Le délégué poursuit : « Les marins ont voté la reprise du travail, sont à leur poste de travail, mais sans travail ! »


« Navires arrêtés jusqu’à nouvel ordre »

 

Les syndicats déconseillaient aux marins de quitter les navires. « La direction utilise le lock-out. Que se passerait-il si un salarié a un accident de la route en rentrant à son domicile ? Le bon endroit pour un marin, c’est sur son navire ! » CGT et CFDT appelaient ce soir à un « retour autour de la table des négociations ».

Dans l’après-midi, la direction, dans un communiqué diffusé à la mi-journée, avait indiqué qu’elle ne pouvait plus « assurer l’exploitation des navires et la gestion des passagers dans des conditions normales ».

Elle avait convoqué un comité d’entreprise extraordinaire, « qui s’est réuni à 13 h, ce jour, pour informer les membres du Comité d’Entreprise de sa décision d’arrêter les navires jusqu’à nouvel ordre et de débarquer l’ensemble des personnels navigants à l’exception d’un personnel de sécurité ».


L’état de la flotte

 

Selon la direction de Brittany Ferries, 8 000 passagers « ont été touchés jusqu'à présent » par ce mouvement de grève.


Voici la situation des bateaux et les votes intervenus ce vendredi, selon les syndicats.


Le Bretagne. Actuellement bloqué à Saint-Malo. Le vote doit avoir lieu demain matin.

Le Pont-Aven. Bloqué à Brest. Les navigants voteront samedi midi.

Le Cotentin. Bloqué à Cherbourg. Les navigants ont voté la reprise.

Le Mont Saint-Michel. Bloqué dans le port de Cherbourg. Les navigants ont voté la reprise.

Le Normandy Express. Le catamaran rapide est bloqué à Porsmouth, en Angleterre. Le capitaine du navire a sommé les équipages de débarquer, mais ceux-ci ont refusé et sont restés à bord.

L’Armorique. Bloqué à Roscoff. Les marins ont voté la reprise.

Le Normandie. Bloqué à Ouistreham. La reprise a été votée.

Le Cap Finistère. Bloqué à Santander, en Espagne. La grève a été reconduite.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Brittany-Ferries.-Situation-bloquee-et-navires-immobilises_39382-2115313_actu.Htm

 

Brittany Ferries : le conflit dans l'impasse

samedi 22 septembre 2012
Les huit ferries à quai

Le conflit s'envenime entre la direction et les personnels navigants (dits subalternes, hors officiers) à la compagnie transmanche Brittany Ferries. Après une grève entamée jeudi au sujet d'une prime, la tension est montée d'un cran. Au point que, hier soir, l'ensemble des huit ferries de passagers étaient à quai. Et sans doute pour l'ensemble du week-end.


Des milliers de passagers se sont retrouvés, de fait, bloqués dans les ports. À Saint-Malo, Brest, Cherbourg ou Ouistreham, mais aussi à Santander en Espagne, ou Cork en Irlande. 8 000 personnes en tout depuis le début du conflit. Comme ces Irlandais, bloqués à Roscoff avec voiture et caravanes, empêchés de rentrer chez eux.


La direction se tend


Après la grève votée par les marins, la direction s'est tendue. Elle a convoqué hier, à 13 h, au siège de la compagnie à Roscoff (Finistère), un comité d'entreprise extraordinaire. Pour y annoncer l'arrêt de l'exploitation des navires. Un lock-out au nom de la sécurité.


La présidente du directoire, Martine Jourdren, a justifié cette position, dans un communiqué, par le fait que « la direction ne peut plus assurer l'exploitation des navires et la gestion des passagers dans des conditions normales ». Et d'arrêter les navires « jusqu'à nouvel ordre ». Sauf que, depuis, sur quatre ferries (Armorique, Mont-Saint-Michel, Normandie, Cotentin), les marins ont voté la reprise du travail après une grève de 24 heures. Et le Pont-Aven et le Bretagne doivent voter aujourd'hui.


Situation ubuesquepour les marins


« Nous sommes des salariés qui ont voté la reprise du travail, à leur poste de travail, mais sans travail ! », ont résumé les syndicats CFDT et CGT au préfet du Finistère, Jean-Jacques Brot, qui avait accepté de les rencontrer, hier à Brest. Les syndicalistes ont déconseillé aux marins de quitter les navires. « La direction utilise le lock-out, commentent-ils. Que se passerait-il si un salarié avait un accident de la route en rentrant à son domicile ? Le bon endroit pour un marin, c'est sur son navire ! » CGT et CFDT appelaient, hier soir, à un « retour autour de la table des négociations ».


Les officiers se désolidarisentdu mouvement


Ce conflit entre les marins subalternes et la direction est loin de faire l'unanimité auprès des autres catégories de personnels. « Les officiers (250 cadres) se désengagent et désavouent les mouvements en cours à l'équipage », ont annoncé, hier, leurs délégués. Pour autant, ils dénoncent, pour leur part, « un affrontement d'egos jamais atteint entre la direction, les actionnaires et les équipages embarqués subalternes ». Le manque de communication, « la mauvaise démarche au départ sur des mesures anxiogènes du début de l'été ». Les délégués ont demandé « officiellement » la nomination d'un médiateur pour sortir de cette crise qui pourrait être « fatale ».

Contactée hier soir, la direction n'a pas réagi.

 

 

Gilles ALLIAUMEavec Yannick GUÉRIN.
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:22

Front-de-gauche-NPA-16a5e.jpg


À l’occasion de la fête de l’Humanité, tout aura été fait pour mettre sous l’éteignoir les contradictions qui traversent le Front de Gauche. Les discours pourtant dissonants de l’ex-candidat à la présidentielle Mélenchon et du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, masquent surtout les difficultés de positionnement politique du Front de Gauche face au pouvoir socialiste. Dans la majorité, en opposition... ou ailleurs ?

D’après les journaux depuis plusieurs jours, Mélenchon n’aurait pas été le bienvenu cette année à la fête de l’Humanité. En cause, la trop grande place occupée médiatiquement par l’ex-candidat et ses déclarations unilatérales, comme celle annonçant sans discussion préalable la marche du 30 septembre, annonce qui a hérissé le poil des dirigeants communistes et d’une partie du mouvement social.


Que l’on se rassure, tout a été fait ce week-end pour afficher l’unité et la parfaite complicité entre Mélenchon et Laurent, incarnant ainsi les deux forces politiques structurant le Front de Gauche.


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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:17

estelada.png

 

Avec des centaines de milliers de personnes dans la rue, la manifestation nationaliste catalane du 11 septembre a été peut être l’une des plus massives de l’histoire contemporaine de la Catalogne.

Sur fond de coupes budgétaires


Cette journée a montré la montée spectaculaire de l’indépendantisme dans l’opinion publique depuis la mutilation par la majorité du Parlement de Madrid (avec une majorité PSOE à l’époque) du projet de réforme du statut politique de la Catalogne déclenché en 2006 par un gouvernement de « gauche plurielle » (PS, eurocommunistes verdisés d’ICV et nationalistes de gauche d’ERC).


Le retour de la droite nationaliste au gouvernement en Catalogne s’est accompagné de coupes budgétaires et d’une grosse campagne politique et médiatique pour arriver à un pacte fiscal avec l’État afin d’en finir avec le prétendu « déficit fiscal ». La Catalogne subit un énorme décalage entre les impôts payés et les ressources publiques qu’elle reçoit de la part de l’État. Bien évidemment, les nationalistes de droite du CiU ont fait croire à l’opinion publique que les coupes budgétaires sont de la faute du pouvoir central de Madrid et non l’application sans complexes de leur propre modèle de société…

Entre le populisme et la déstabilisation… un contexte contradictoire


Malheureusement la montée d’un indépendantisme interclassiste a éclipsé symboliquement la lutte contre les coupes budgétaires et a divisé et paralysé le mouvement ouvrier, à priori hostile a un nationalisme débridé sans aucun contenu social. Le coté populiste du mouvement est évident, mais ce qui est aussi certain, c’est que les objectifs fixés par le gouvernement de la « Generalitat » ont été débordés, lui qui souhaitait simplement une grosse mobilisation pour faire pression sur le premier ministre Rajoy afin de négocier le pacte fiscal.

 

Le mot d’ordre de la manifestation était carrément autour de l’idée d’« independència » et on a vu aussi de vraies manifestations du refus de l’« establishment » politique dans son ensemble. Même des leaders du CiU, la droite nationaliste catalane, ont été harcelés au point de devoir quitter la manifestation.


La situation qui s’ouvre est porteuse d’une possible déstabilisation : d’un côté la critique de l’État espagnol, et de l’autre le débordement de la droite nationaliste catalane.


La droite doit maintenant surfer sur une situation où la haute bourgoisie pousse pour ne pas déborder les consensus constitutionnels déjà construits, mais où la petite bourgoisie et de larges couches populaires ont déclenché un mouvement de rupture avec l’État, mouvement que le gouvernement catalan ne contrôle déjà plus.


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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:09

stop

 

Hollande reprend à son compte l’hypocrisie de la droite.

 

Il s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas de fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation. Mais seule la technique est interdite, pas l’exploitation et il n’a rien dit sur l’expérimentation. Seul point positif, 7 permis ont été bloqués dans les zones où la mobilisation a été la plus forte.

 

Ce ne sont pas 7 permis que nous combattons mais une centaine.


La lutte doit donc continuer. Nous ne pouvons pas nous contenter des promesses. Nicole Bricq a été débarquée du ministère de l’écologie car elle avait osé affronter Shell sur la question des forages au large de la Guyane. Arnault Montebourg puis Delphine Batho (remplaçante de Bricq) nous ont expliqué que le nucléaire était une filière d’avenir. Jean-Marc Ayrault a tenu des propos très ambigus sur les GdS.


Ces gaz sont incompatibles avec la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Restons plus que jamais mobiliséEs.


Samedi 22 septembre, journée mondiale contre les gaz, huiles et pétroles de schiste, le NPA appelle à manifester nombreux à Saint-Christol-les-Alès (30), Beaumont-de-Lomagne (82), Tournan-en-Brie (77).

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:53

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Par Ivan du Roy (19 septembre 2012)


C’est la première étude indépendante de cette ampleur : une recherche menée en secret depuis 2008 pour évaluer les éventuels effets nocifs des aliments transgéniques. Les résultats, publiés par le Criigen, sont plus qu’alarmants. Les rats nourris avec un OGM de Monsanto développent des tumeurs et connaissent une mortalité précoce. Cette étude mettra-t-elle fin à l’omerta sur la recherche scientifique concernant les OGM ?

C’est une première mondiale. Une étude pour évaluer la toxicité – ou non – des OGM a été menée depuis 2008 dans le plus grand secret, sous l’égide du professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini et du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique). Quatre ans de recherche dans un discret laboratoire de l’Ouest de la France. Et un budget de 3,2 millions d’euros, financé par une fondation suisse (la Fondation pour le progrès de l’homme, FPH) et par une association regroupant de grands dirigeants d’entreprise, comme Gérard Mulliez, fondateur d’Auchan ou Jean-Pierre Blanc, des cafés Malongo. « Un OGM et un pesticide ont été évalués pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d’autres chercheurs ne l’ont jamais fait », précise le Criigen. Les résultats de cette étude, dont on attend une publication détaillée, seraient plus qu’alarmants.


On connaît les problèmes de contaminations d’autres cultures par les OGM, ou les transformations que ces organismes provoquent chez certains nuisibles, devenant plus résistants encore aux pesticides. Et surtout, la dépendance qu’engendrent les OGM vis-à-vis des grandes firmes. Les agriculteurs y recourant se livrant pieds et poings liés à Monsanto, BASF ou Syngenta. Mais leur dangerosité ou leur innocuité sur l’être humain n’avaient jamais encore été clairement évaluées. Une étude menée par Monsanto elle-même sur ses maïs OGM (Mon810, Mon863 et NK603) montrait des effets notoires sur les reins, le foie ou les globules sanguins. Mais les failles constatées dans le protocole d’analyse de Monsanto laissaient ouverte la polémique sur les interprétations statistiques.


Omerta sur la recherche


Des chercheurs ont payé le prix fort pour avoir publié leurs propres résultats. En 1998, le professeur britannique Aprad Pusztai rend publiques les conclusions de son étude menée sur des rats alimentés avec des pommes de terre transgéniques. Les cobayes sont victimes de malformations et de déficiences immunitaires. Arpad Pusztai est démis de ses fonctions au sein de l’Institut de recherche Rowett (Royaume-Uni)… qui était financé par Monsanto. Au début des années 2000, une chercheuse italienne de l’université d’Urbino (Italie), Manuela Malatesta, reproduit une étude toxicologique menée par Monsanto sur des souris nourries au soja transgénique, et révèle de graves conséquences sur les testicules des animaux. Les crédits de recherche lui sont immédiatement coupés.

En 2009, c’est Christian Vélot, docteur en biologie du CNRS, qui se voit remercier de l’Institut de génétique et microbiologie de l’Université Paris Sud (Orsay) où il travaille. Il est jugé trop critique envers les OGM. Ignacio Chapella, de l’université de Berkeley, qui a décelé des contaminations OGM sur le maïs mexicain, ou le biologiste français Robert Bellé, qui a montré le caractère cancérigène de l’herbicide phare de Monsanto, le Round-up, subissent des sorts similaires quelques années plus tôt.


46 OGM autorisés en Europe


Pendant ce temps, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ne cesse de rendre des avis positifs sur la commercialisation de cultures transgéniques. 46 OGM sont actuellement autorisés à la mise sur le marché dans l’Union européenne (26 variétés de maïs, 8 de coton, 7 de soja, 3 de colza, 1 pomme de terre, une betterave), et deux à la mise en culture (maïs et pomme de terre). « Nous estimions collectivement qu’il était impossible de laisser les choses en l’état compte tenu des conséquences potentielles sur la santé humaine de tous les consommateurs d’OGM, et que des études sérieuses devaient impérativement être menées. Puisque nous nous heurtions à un mur, il fallait trouver une solution », explique Corinne Lepage, députée européenne et fondatrice du Criigen.


Décision est donc prise par les membres du Criigen de mener leur propre étude indépendante. Un OGM– le NK 603 – est clandestinement mis en culture selon un cahier des charges très strict. Clandestinement, car « Monsanto interdit en effet à tous les utilisateurs de ses semences de les utiliser eux-mêmes ou de les vendre à des fins de recherche », précise Corinne Lepage, dans son livre « La vérité sur les OGM, c’est notre affaire » (à paraître le 21 septembre, aux Editions Charles Léopold Mayer, fondées par la FPH). Une fois récoltés, le maïs OGM sert à fabriquer des croquettes pour rats. Certaines croquettes ne contiennent aucun OGM, les autres sont dosées à 11%, 22% et 33% de maïs transgénique, pour étudier les effets selon les quantités avalées par les rats. Chaque « cohorte » de rats (10 mâles et 10 femelles) est nourrie avec le même type d’aliments. Il s’agit aussi de bien dissocier les effets sanitaires spécifiques aux OGM de ceux liés au pesticide, Roundup. Chaque semaine pendant deux ans, urine et sang des 200 rats ont été analysés.


Tumeurs et mortalité précoce


« Les trois premiers mois, c’est-à-dire durant la période de test utilisée par Monsanto et validée par tous les organes d’expertise et les décideurs publics, il ne s’est rien passé ou presque rien. Aucun effet apparent ne s’est manifesté », raconte Corinne Lepage. Mais à partir du 4ème puis du 6ème mois, des tumeurs apparaissent chez les rats nourris aux OGM, en particulier les femelles. En plus des tumeurs, de nombreux problèmes se manifestent : nécroses du foie, affections des reins, et mortalité accrue chez les rats nourris aux OGM.

Ces pathologies sont-elles transposables à l’homme ? « Très généralement, oui, mais pas toutes », répond l’équipe de recherche. « Le moindre signe de toxicité chez le rat doit être pris en compte pour l’interdiction d’un produit. (...) Les perturbations hormonales sont en tout cas pertinentes chez la femme pour contribuer aux tumeurs du sein et les effets hépatorénaux ont été retrouvés in vitro sur des cellules humaines. » [1] Les résultats détaillés sont publiés par la revue scientifique états-unienne Food and Chemical Toxicology. L’article (en anglais) présentant l’étude a été mis en ligne sur le site Rue 89. Gilles-Eric Séralini publie également un livre, Tous cobayes ! aux éditions Flammarion.


Principe de précaution


Le gouvernement n’a pas tardé à réagir :« Cette étude semble confirmer l’insuffisance des études toxicologiques exigées par la règlementation communautaire en matière d’autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques. Elle valide la position de précaution prise par le Gouvernement français sur le moratoire des cultures OGM », ont conjointement réagi Delphine Batho (Écologie), Marisol Touraine (Santé) et Stéphane Le Foll (Agriculture). Les ministres ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) à propos du maïs NK 603, en attente d’autorisation en Europe. La même agence qui, en octobre 2009, avait délivré un avis favorable à cet OGM [2]... « Cette étude montre enfin que nous avons raison et qu’il est urgent de revoir rapidement tous les processus d’évaluation des OGM », commente de son côté José Bové, député européen (EELV). En plus des 46 OGM mis sur le marché, 17 sont en attente d’une autorisation auprès de la Commission européenne.


« Je ne doute pas un instant que la publication de notre étude donne lieu à une charge massive de la part à la fois des producteurs d’OGM et des organes de l’expertise qui depuis des années couvrent l’organisation de l’ignorance scientifique », reconnaît Corinne Lepage. Le protocole de recherche et les résultats détaillés de l’étude seront décortiqués. D’autant qu’elle a été menée par des chercheurs connus pour leur hostilité aux OGM. Mais l’équipe du Criigen n’est pas moins impartiale que celles qui travaillent pour le compte des agro-semenciers afin de constituer leurs dossiers de demande d’autorisation. Les futurs pourfendeurs de cette recherche citoyenne appelleront-ils à leur tour à la réalisation de recherches indépendantes, financées sur fonds publics, afin de se prévenir de tout conflits d’intérêt ? Rien n’est moins sûr.


Ivan du Roy


Voir notre dossier : OGM et pesticides, le retour ?

Notes

[1] Lire les questions techniques sur le site du Criigen.

[2] Voir Inf’OGM.

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:48

OGM LOGO

Par Nolwenn Weiler (20 septembre 2012)


Interdits de culture en France, les OGM se retrouvent pourtant dans les assiettes des consommateurs via l’alimentation animale, friande de soja transgénique importé.

 

Malgré les pressions du lobby agro-alimentaire, une petite victoire de transparence vient d’être obtenue. La mention « sans OGM » pourra désormais être accolée sur les produits qui en contiennent moins de 0,1%.

 

Interdits de culture en France depuis 2008, les OGM sont présents dans nos assiettes via l’alimentation des animaux que nous mangeons : 80% des 4, 5 millions de tonnes de soja importé chaque année du Brésil pour nourrir les porcs et volailles (non bios) est transgénique !

 

Ce « détail » est rarement connu des consommateurs.

 

Pour s’assurer de ne pas manger d’OGM, dont les risques sanitaires sont pointés du doigt par une toute récente étude, les consommateurs peuvent acheter bio. Des guides régionaux (en Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire et région Centre) recensent par exemple les points de vente et producteurs commercialisant de la viande, et autres produits issus d’animaux nourris sans OGM. Greenpeace propose également un guide des produits avec ou sans OGM (consultable ici).


Depuis le début de l’été, tous les consommateurs français peuvent bénéficier de cette transparence. Un décret, rédigé en janvier par le précédent gouvernement et publié le 1er juillet dernier, autorise la mention « sans OGM » sur les produits qui n’en contiennent pas. L’Allemagne, l’Autriche et l’Italie pratiquent déjà cet étiquetage spécifique. Des millions de macarons verts « nourri sans OGM » pour les viandes ou « issu d’animaux nourris sans OGM » pour le lait, les œufs, et les produits transformés ornent d’ores et déjà les rayons des magasins de l’hexagone. Une mention « sans OGM dans un rayon de 3 km » est prévue pour les ingrédient issus de l’apiculture.

 

Pourquoi un seuil de 0,1% d’OGM


Le seuil de détection retenu, pour obtenir cette mention est de 0,1% d’OGM, un seuil préconisé par le Comité économique éthique et social du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB). C’est une petite victoire contre le lobby pro-OGM, qui s’est battu pour que le seuil de détection soit plutôt de 0,01%. Ce qui aurait rendu l’étiquetage inopérant. Les OGM étant présents de fait en Europe, une contamination est toujours possible. Peu d’enseignes ou de producteurs auraient alors pris le risque d’un déclassement de leurs produits suite à un contrôle qui aurait repéré des traces d’OGM au-delà de 0,01%.

 

Il n’ y a pas qu’en Europe où l’information des consommateurs effraie les vendeurs d’OGM. Aux États-Unis, les rayons californiens pourraient voir débarquer très prochainement des étiquettes avec la mention « contient des OGM ». Soumise à l’avis des électeurs de Californie en novembre prochain, la décision pourrait faire tâche d’huile. Au sein des multinationales de l’agroalimentaire, c’est la panique ! Mais pourquoi, au fait, puisque les OGM sont tellement inoffensifs ?

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:37

 

classe

Communiqué de presse


Un climat inacceptable de stigmatisation et de discrimination vis-à-vis des musulmans perdure en Occident, relancé par l’ignoble film islamophobe Innocence of Muslims.

 

Cela alimente et renforce les divisions parmi les opprimés du monde entier dont les classes dominantes ne peuvent que se réjouir à un moment où elles imposent des cures drastiques d’austérité aux peuples. L’islamophobie doit ainsi impérativement être combattue comme toute forme de racisme.

 

Mais cela ne justifie aucunement ni les violences intégristes, ni le détournement des révolutions démocratiques et sociales arabes par des groupes conservateurs.


Contrairement aux amalgames entretenus par les fondamentalistes, les caricatures publiées dans Charlie Hebdo n’ont rien à voir avec cette islamophobie ambiante. Charlie Hebdo critique régulièrement au moyen de la dérision et de la caricature l’ensemble des églises et des religions. Il n’y a rien là de discriminatoire vis-à-vis des musulmans, et donc à proprement parler d’islamophobe. Nous soutenons donc la liberté d’expression et le droit à la caricature de Charlie Hebdo, qui n’a pas du tout dépassé les bornes illégitimes de la xénophobie.


Lutter contre l’islamophobie est bien aujourd’hui nécessaire afin de recréer des convergences parmi les opprimés. Toutefois, il ne faut pas accepter l’extension indéfinie de cette notion promue par les intégristes, auxquels, ne l’oublions pas !, nous nous opposons sur le terrain des valeurs démocratiques, antiracistes, laïques et progressistes.


Nos ennemis, ce sont les inégalités sociales, la logique d’oppression du capitalisme, la misère et le chômage, les discriminations racistes, sexistes et homophobes, les violences policières ou les régimes autoritaires et corrompus, ce ne sont surtout pas ni les musulmans, ni Charlie Hebdo !


Le 20 septembre 2012


Philippe Corcuff, sociologue, membre du NPA

Philippe Poutou, ouvrier, candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012

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