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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:17

humour+malades


 Entretien avec Bernard Coadou, 61 ans, militant associatif, président de l’association girondine « La santé un droit pour tous » et médecin, retraité depuis 2011. Il fait partie des initiateurs du MMS (Manifeste des médecins solidaires) pour la solidarité, contre les dépassements d’honoraires.


Des négociations viennent de s’ouvrir entre l’assurance maladie, les complémentaires santé et les syndicats de médecins libéraux à la demande de la ministre de la Santé pour « réguler » les dépassements d’honoraires. Qu’en penses-tu ?


Le cadre des négociations défini par Marisol Touraine nous semble faire preuve de frilosité en période estivale… Il propose un objectif de lutte contre les dépassements « abusifs ». Pour nous, tout dépassement d’honoraires est abusif intrinsèquement et constitue un outil de démolition de la santé solidaire.


De plus, les dépassements pratiqués à l’hôpital sont exclus des négociations et l’ordre des médecins semble avoir, pour la suite, une haute considération ministérielle… Selon nous, depuis 1980 (date de création du secteur à honoraires « libres »), cet organisme a été inopérant ; il n’a jamais voulu nous préciser le « tact et la mesure » qui en principe doivent s’exercer dans la pratique tarifaire des médecins.


Tu parles de l’hôpital public alors qu’on pense d’abord aux cliniques privées et à la médecine libérale…


Les dépassements sont pratiqués par une minorité de médecins : 7 % des généralistes, 41 % des spécialistes libéraux et 4, 5 % des médecins hospitaliers. Ils existent donc dans tous les secteurs et sont pratiqués par des médecins qui pensent exercer une médecine de qualité supérieure, qui d’après eux doit être payée à son « juste prix »... Ils sont en moyenne plus importants dans le secteur public.


Les dépassements représentent 12 % des honoraires médicaux, soit 2, 5 milliards par an sur un total de 19 milliards. Ils sont un des facteurs expliquant, qu’en 2010, 29 % de nos concitoyens déclaraient avoir renoncé aux soins, ponctuellement ou durablement, pour des raisons financières… soit 14 % de plus qu’en 2009 !


Comment a démarré votre mouvement contre les dépassements ?


Localement, la bataille contre les dépassements d’honoraires a commencé il y a plusieurs années. En 2009, lors d’une réunion de la Coordination santé solidarité de Gironde qui rassemblait 120 personnes, nous avons décidé d’en faire un axe d’intervention. Avec des militants associatifs, syndicaux, mutualistes, politiques (dont le NPA), nous avons organisé plusieurs rassemblements publics pour dénoncer cette pratique, devant différentes cliniques et devant un hôpital. Nous avons aussi organisé des réunions publiques.


Puis, à l’occasion d’affaires locales, en février 2012, nous avons pensé qu’il était utile de montrer que le milieu médical en Gironde est pluraliste, avec une partie importante qui situe la défense de ses pratiques et de ses revenus dans le cadre de la solidarité nationale. Nous avons atteint parmi nos proches la centaine de signataires d’un manifeste. Nous l’avons élargi au plan national en août dernier… les nombreux retours positifs nous font espérer que la frilosité gouvernementale est susceptible d’évoluer dans ce dossier symbolique.


Comment se fait le lien entre cette lutte et celle pour un véritable service public de santé pour que la santé soit véritablement « un droit pour tous » ?


La disparition progressive de tout dépassement d’honoraire reste notre objectif. Mais nous dénonçons simultanément, avec le mouvement « Notre Santé en danger », tous les obstacles à l’accès aux soins pour tous (franchises, forfaits, déremboursements, etc.) ainsi que la démolition du service public de santé qui s’est accentuée dans le quinquennat précédent.


Plusieurs échéances sont prévues, notamment lors de la semaine européenne début octobre pour défendre la protection sociale, l’accès aux soins pour tous et stopper la marchandisation de la santé :


• le jeudi 4 octobre, différentes initiatives sont prévues en régions ;
• le samedi 6 (le même jour qu’à Varsovie) une manifestation est prévue à Paris, partant à 14 heures de la place de l’Observatoire (près des Hôpitaux Cochin et Saint-Vincent-de-Paul) en direction de Matignon.


Nous ne serons pas de trop, tous ensemble, pour impulser l’indispensable sursaut solidaire.


Propos recueillis par Isabelle Ufferte

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:06

agro breiz

Le Canard Enchaîné du mercredi 12 septembre 2012-09-12

C’est un décret qui avait fait grimper aux rideaux le ban et l’arrière ban des écolos…

Il y a quasiment un an, l’ancien ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, et sa collègue de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, sortent du chapeau un effarant décret « nitrates » permettant d’augmenter en douce la quantité de lisier épandue sur les champs.

Tout cela grâce à une petite manip.

Jusqu’au décret, l’éleveur divisait la quantité d’azote produite sur sa ferme par la «surface potentiellement épandable », comprenez partout, sauf à proximité des cours d’eau, du littoral, ou du voisin. Désormais, l’éleveur peut diviser son stock d’azote par la « surface agricole utile », en clair, la totalité des champs. Soit en moyenne 25% de surface en plus par rapport à la «surface potentiellement épandable ». Un moyen astucieux de contourner la directive européenne de 1991, qui, pour diminuer la pollution de l’eau, notamment en Bretagne, interdit aux éleveurs d’épandre plus de 170 kilos d’azote à l’hectare.

En changeant le mode de calcul on peut, ni vu ni connu, éparpiller jusqu’à 212 kilos à l’hectare…

Après le départ de Le Maire, les associations de défense de l’environnement, mais aussi les élus Bretons excédés par les algues vertes qui carburent à l’azote, n’avaient pas l’ombre d’un doute : son  successeur allait jeter aux orties le décret scélérat. Que nenni ! Stéphane Le Foll (Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (!!) du gouvernement Ayrault ) vient de faire savoir qu’il n’était pas question d’annuler le décret « nitrates ». Les mauvaises langues racontent que c’est le lobby porcin qui aurait convaincu le ministre de ne rien changer, sinon Bruxelles allait nous tomber dessus. En effet, pour rester dans les clous des 170 kilos d’azote à l’hectare qu’impose l’Europe, les porcheries et les poulaillers industriels transfèrent leur surplus d’azote chez les éleveurs laitiers.  Un jeu de bonneteau qui fonctionnait parfaitement jusqu’à ce que Bruxelles découvre qu’on avait sous-estimé de 25 kilos par an la quantité acceptable d’azote produite par une vache laitière.

Et pour cause : on avait fait le calcul avec une vache de montagne et pas une vache industrielle !

Une fois l’arnaque éventée, il a fallu trouver d’urgence une autre astuce, d’où le fameux décret « nitrates » dont Le Foll s’est amouraché. L’essentiel étant surtout de ne pas remettre en cause notre chouette modèle d’agriculture intensive.

Voilà du grain à moudre pour la « Conférence environnementale » qui s’ouvre de vendredi afin, dixit Matignon, de donner un nouveau souffle au Grenelle de l’environnement. Avec une bouffée d’azote ?

Lire aussi : Encore un Grrrrenelle : Hollande recycle les déchets sarkozystes !
et Gaz de schiste et production de porc – les mêmes erreurs

http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/09/13/le-foll-aime-les-cochons/


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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:35

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Par Sophie Chapelle (14 septembre 2012)


Utilisés notamment dans les systèmes de réfrigération ou les aérosols, les hydrofluorocarbures (HFC) ont un potentiel de réchauffement global correspondant en moyenne à 2 800 fois celui du dioxyde de carbone.

 

Encore autorisés au sein de l’Union européenne (UE), les HFC font partie des six principaux gaz à effet de serre inscrits sur la liste du Protocole de Kyoto. La Commission européenne prépare d’ici fin novembre une nouvelle proposition législative. L’enjeu : contraindre les entreprises à prendre une série de mesures pour réduire les fuites provenant du matériel contenant des gaz fluorés et récupérer les gaz des équipements en fin de vie.


Mais les lobbies de l’industrie, opposés à un durcissement de la législation, ont sonné la mobilisation générale, révèle une étude [1] de l’Observatoire européen des entreprises (CEO).

 

Ils seraient plus de 353 « agents d’influence » pour défendre les intérêts d’une centaine de compagnies. Plus de la moitié d’entre eux ont débarqué à Bruxelles fin 2011, selon le registre de transparence de l’UE qui détaille les dates d’accréditation. Face à eux, les lobbyistes des ONG environnementales et de l’industrie promouvant des systèmes de réfrigération alternatifs seraient sept fois moins nombreux. Ils disposeraient d’un budget dix fois moindre que celui des pollueurs, avec 2,2 millions d’euros contre 23,9 millions d’euros.


Si ces manœuvres n’ont rien d’illégal, précise le CEO, elles illustrent comment les ressources des grandes entreprises augmentent leur capacité à peser sur des projets législatifs censés défendre l’intérêt général.

Notes

[1] Télécharger le rapport (en anglais)

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:30

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Par Maxime Combes (14 septembre 2012)


« Je veux des progrès écologiques irréversibles », ambitionne la ministre de l’Écologie Delphine Batho, qui souhaite que la France soit « en pointe de la lutte contre le changement climatique ». Très bien. Mais cela signifie faire certains choix, en particulier laisser les hydrocarbures là où ils sont. Qu’en dira la conférence environnementale ?

 

Souhaiter que la France soit « en pointe de la lutte contre le changement climatique ».

 

Voici une déclaration de Delphine Batho, ministre de l’Environnement, qui devrait être prise au pied de la lettre [1]. A condition de s’entendre sur les mots. « Être en pointe » pourrait signifier vouloir être le moins pire des États de la planète en matière de lutte contre le changement climatique. Pas très difficile. La ministre réduirait ainsi son ambition à celle d’être la moins mauvaise des cancres du climat qui, de négociations en négociations, conduisent la planète dans le chaos climatique.


Etre « en pointe de la lutte contre le changement climatique », c’est pourtant tout autre chose. Il s’agirait notamment de satisfaire aux principales exigences établies par les scientifiques pour avoir une chance raisonnable de ne pas basculer dans une situation de réchauffement et d’instabilité climatique qui ne seraient pas maîtrisables. L’une de ces conditions est de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique global d’ici la fin du siècle.

 

Laisser 80% des hydrocarbures dans le sol


Sur la base d’une étude du Postdam Institute for Climate Impact Research, il ne faudrait pas émettre plus de 565 gigatonnes de CO2 ou équivalents CO2 d’ici à 2050 pour avoir de sérieuses chances de ne pas dépasser la barre fatidique des 2°C. La combustion de toutes les réserves prouvées de pétrole, charbon et gaz de la planète engendrerait 2795 gigatonnes de CO2, soit cinq fois plus ! Si l’on veut respecter les préconisations des scientifiques, ce sont donc 80% de ces réserves qui ne doivent pas être extraites et consommées. Bien entendu, les résultats peuvent être discutés et précisés. Mais les ordres de grandeur sont là.

 

Ne pas consommer 80 % des réserves prouvées d’énergies fossiles d’ici 2050, voilà donc une belle ligne directrice pour la transition énergétique. Il en sera question lors de la conférence environnementale. Les implications sont nombreuses. Cela implique logiquement ne pas chercher à constituer de nouvelles réserves. A quoi bon, alors, forer toujours plus loin et toujours plus profond, avec plus de risques environnementaux ? A rien. Sauf à gaspiller des ressources financières, techniques et humaines qu’il serait bon d’employer ailleurs. Delphine Batho semble avoir perçu l’argument et a récemment admis que « la transition énergétique, ce n’est pas d’aller chercher de nouveaux hydrocarbures ». Après les paroles, les actes fermes et définitifs sont attendus : gaz et pétrole de schiste doivent rester dans le sol. Le pétrole de Guyane également.

 

Un moratoire international sur les énergies fossiles


Autre implication : tous ceux, ministres compris, qui veulent extraire du pétrole ou des gaz de schiste – et plus largement toute nouvelle source d’énergie fossile – devraient d’abord expliquer publiquement comment ils comptent satisfaire à ces exigences climatiques. Il y a ceux qui vont nier le réchauffement climatique et ainsi se décrédibiliser totalement. D’autres pourraient tabler sur la séquestration du carbone ou la géo-ingénierie, autant de projets aujourd’hui portés par des apprentis sorciers. Il y a enfin ceux qui vont tenter de noyer le poisson en essayant de rassurer les chaumières sans apporter la moindre réponse.

 

Les débusquer sera facile : sont-ils oui ou non d’accord pour un moratoire international sur toute nouvelle exploration de ressources énergétiques fossiles ?


Les implications d’une telle ligne directrice vont plus loin. Les valorisations et notations boursières des industries pétrolières et gazières sont notamment basées sur les réserves prouvées d’énergies fossiles qu’elles peuvent inclure dans leurs bilans. On comprend alors leur avidité à aller prospecter toujours plus loin et plus profond. Laisser 80 % de leurs réserves dans le sol reviendrait à diminuer leur valorisation boursière d’autant et dégonfler une bulle financière créée autour d’énergies fossiles que nous n’aurons plus le droit d’exploiter.

 

Démanteler les multinationales de l’énergie


Laisser du pétrole dans le sol revient à considérer que nous ne sommes pas confrontés à une pénurie de pétrole, mais à un trop-plein. Un trop-plein que ni les multinationales ni les marchés de l’énergie, s’apprêtant à forer jusqu’à la dernière goutte, ne sont en mesure de respecter. Laisser 80 % des réserves d’énergies fossiles prouvées revient donc à démanteler les multinationales de l’énergie pour que les populations et les pouvoirs publics en prennent le contrôle. En effet, alors que la possibilité ou non d’assurer une certaine stabilité climatique, bien commun de l’humanité, est en jeu, la recherche et l’extraction de ressources énergétiques fossiles peuvent-elles être laissées à la seule appréciation du secteur privé ? Certainement pas.

 

Pour devenir un pays « en pointe de la lutte contre le changement climatique », de nombreuses autres exigences seraient à respecter. En faisant une telle déclaration, Delphine Batho semble audacieuse. Reste à concrétiser ces paroles, dès la conférence environnementale. Laisser le gaz et le pétrole dans le sol, c’est maintenant !

 

Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives

Notes

[1] Lors d’un entretien accordé au mensuel Terra Eco.

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:19

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Avec le soutien du collectif Figeac Non aux gaz de schiste, Stop au pétrole et gaz de schiste Rhône-Alpes, Convergence citoyenne pour la transition énergétique, reLOCALisons !


Communiqué de presse commun - 13 septembre 2012

 

Alors que le président de la République introduira les débats de la conférence environnementale, des associations, des syndicats et des collectifs citoyens organisent, place d’Iéna, du vendredi 14 septembre à 09h00 jusqu’au samedi 15 à 16h00, le premier marathon de la sobriété énergétique. Parallèlement à ce rassemblement, une cyber-manifestation est prévue sur le site www.30h.fr (mis en ligne à partir de 09h00 le vendredi 14 septembre pour une durée de 30 heures).


Plusieurs centaines de manifestants sont attendus devant le palais d’Iéna pour participer à cette vigie citoyenne dont la vocation est de rappeler aux négociateurs l’impérieuse nécessité de changer de vision et réduire notre consommation d’énergie.


L’action de l’Etat doit s’inscrire dans la durée et reposer sur une logique et une cohérence dont les maîtres-mots sont « sobriété » et « efficacité énergétique ». Chaque décision ayant pour conséquence d’accroître durablement notre consommation d’énergie tout en favorisant les industries polluantes devra être dénoncée car elle a pour effet de créer le doute quant à l’ambition effective de l’Etat.


Les associations, syndicats et collectifs citoyens dénoncent ainsi les trop nombreuses décisions (ou non-décisions) qui ont ou auront pour conséquences de soutenir les pollueurs et gaspiller l’énergie :

 

baisse du prix de l’essence, forage pétrolier au large de la Guyane, tentative de passage en force pour imposer l’aéroport de Notre Dame des Landes, criminalisation des militants opposés à la ligne THT Cotentin-Maine et poursuite du chantier de l’EPR, ballon d’essai sur les gaz et huile de schiste en vue de relancer un faux débat, multiples propos ministériels présentant le nucléaire comme une énergie d’avenir, soutien implicite aux agro-carburants, projets autoroutiers maintenus, etc.


Face à l’urgence climatique et à la menace nucléaire, un dialogue environnemental doit reposer sur une véritable cohérence politique, faute de quoi la crise écologique et sociale ne pourrait que s’aggraver.


Les associations, syndicats et collectifs citoyens exigent l’abandon du projet d’aéroport dit de Notre-Dame des Landes ainsi que les projets autoroutiers actuellement inscrits au Schéma national des infrastructures de transport, une décision politique immédiate de sortie du nucléaire (à commencer par l’arrêt immédiat du chantier EPR et la fermeture de Fessenheim), l’interdiction, quelle que soit la technique utilisée, de la recherche et de l’exploitation des gaz et huile de schiste. Parallèlement à ce coup d’arrêt à la destruction de notre environnement, à l’accaparement et l’artificialisation des terres, des mesures de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre d’une transition énergétique et écologique doivent être prises rapidement.


Cette transition ne pourra être mise en œuvre que sur la base d’une réelle relocalisation des activités et des niveaux de prise de décision. Dans ce sens, une série de mesures immédiates ou à moyen terme pourrait être prises. Du soutien à l’agriculture biologique aux filières courtes aux productions locales, à la création de monnaies locales, de banques éthiques aux initiatives de financement solidaires en passant par la gestion de l’eau en régies publiques, la sobriété énergétique et écologique, c’est possible !


Contacts presse :

  • Stéphen Kerckhove, Agir pour l’Environnement – Tél. 06.06.88.52.66
  • Charlotte Mijeon, Réseau "Sortir du nucléaire" – Tél. 06.64.66.01.23
  • Jeanne Planche, Attac – Tél. 06.83.01.44.88
  • Julien Durand, Acipa – Tél. 06.33.51.01.25
  • Sylvain Trottier, Greenpeace – Tél. 06.30.23.52.78

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Conference-environnementale-la

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:06
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LPP
12 septembre 2012
    

Le Parti du travail du Pakistan (LPP, Labour Party Pakistan) appelle à une grève nationale, samedi 15 septembre, dans toutes les usines et institutions pour protester suite à la mort de 289 travailleuses et travailleurs dans l’usine textile KHI de Karachi et de 25 dans la fabrique de chaussures de Lahore, le 11 septembre dernier, brûlés dans des incendies.


Il ne s’agit pas du premier accident dans de telles usines, construites illégalement, sans respecter le minimum des règles de sécurité, non enregistrés pour éviter les éventuels contrôles, ne respectant pas les droits des salariés et produisant pour l’exportation. Mais le gouvernement pakistanais laisse faire et aucune agence gouvernementale n’est intervenue lors des accidents qui ont eu lieu au cours des mois précédents dans de telles entreprises.


Le Labour Quami Movement (LQM, une organisation ouvrière territoriale qui défend les droits des travailleurs de textile dans la région de Faisalabad depuis 2004) et la Fédération nationale des syndicats (National Trade Union Federation, NTUF) ont annoncé soutenir pleinement l’appel lancé par le LPP. Nous reproduisons ci-dessous l’appel du LPP.

 

Inprecor


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Fermez toutes les usines publiques et privées et toutes les institutions et rassemblez-vous dans les sit-in devant les lieux de travail en solidarité avec ceux qui ont été tués dans l’incendie.

 

Nous appelons à tous de se joindre à nous dans cette “journée de deuil”.


Une conférence de presse est appelée jeudi 13 septembre à 14h à la Maison de la presse de Lahore par le Parti du travail du Pakistan (LPP) et la Fédération nationale des syndicats (NTUF) pour annoncer le plan d’action.

La NTUF et le LPP ont organisé une manifestation d’urgence aujourd’hui à Karachi, qui a été retransmise en direct par certains médias. Nasir Mansoor, secrétaire du travail du LPP, interviewé par GEO TV, a expliqué en quoi ces usines étaient des camps de concentration.


Le LQM de Faisalabad a convoqué aujourd’hui un meeting d’urgence sur cette question.


Nous demandons à tous les syndicats et à tous les partis progressistes de soutenir l’appel à la grève du 15 septembre pour protester contre l’absolue négligence du gouvernement et du Ministère du travail dans le domaine de la sécurité et de l’hygiène du travail au Pakistan.


Il s’agit du plus terrible accident du travail dans l’histoire du Pakistan. Nous ne pouvons rester les bras croisés, nous devons tous manifester notre solidarité avec les travailleurs qui ont été tués car c’est un crime dont ils ne sont pas responsables. » ■


Le 12 septembre 2012


Signatures :


Nasir Mansoor, secrétaire du travail du LPP ;
Younas Rahu, secrétaire général du LPP ;
Nisar Shah, porte parole du LPP ;
Yousaf Baluch, président de la Fédération nationale des syndicats (NTUF) ;
Azra Shad, présidente de Women Workers Help Line ;
Mian Abdul Qayum, président de Labour Qaumi Movement ;
Farooq Tariq, membre du Comité exécutuif fédéral du LPP ;
Khalid Mehmood, Labour Education Foundation ;
Bukhshal Thallo, secrétaire général du LPP de la province Sindh ;
Agha Abdul Sattar, secrétaire général du LPP de la province Punjab ;
Suhail Javed, secrétaire général du LPP de la région Saraiki waseeb ;
Kafait Ullah Khan, secrétaire général du LPP de la province Khaiber Pukhtoonkhawa.


LPP

* Traduction Inprecor.

 

http://orta.dynalias.org/inprecor/

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:55

nd des landes-copie-1

Environnement jeudi 13 septembre 2012

Un groupe de 25 opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est arrivé à Paris, aujourd’hui, vers 15 h 30.

 

Partis de Notre-Dame-des-Landes avec un tracteur et des moutons, ils se sont installés au Champ-de-Mars.

 

Ces opposants reprochent à la conférence environnementale des 14 et 15 septembre de « censurer les sujets tabous, dont le projet de Notre-Dame-des-Landes ».

 

Ils entendent aussi « dénoncer le gouffre financier que serait ce projet, alors qu’en pleine crise économique, c’est la sobriété budgétaire qui devrait s’imposer ; et condamner le choix de construire un aéroport en détruisant le bocage, plutôt que d’aménager l’existant si besoin ».


Ce vendredi, un autre groupe de cinquante personnes devrait rejoindre le marathon de la sobriété énergétique, place d’Iéna, à 9 h 30.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Des-opposants-a-l-aeroport-de-Notre-Dame-des-Landes-s-installent-au-Champ-de-Mars_40815-2112710_actu.Htm

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:47

sapristi

13 septembre 2012 à 12h40 -

 

Les 19 salariés du dépôt de Brest Diffusion Presse, à Plouédern sont en grève.

 

Comme en juillet dernier, répondant à un appel national relayé zone de Saint-Eloi par la CGT et la CFDT, ils expriment leurs inquiétudes nées du projet de restructuration des plates-formes de distribution du groupe Presstalis (ex NMPP) auquel appartient BDP.

Le projet prévoit la transformation de leur centre de distribution en simple plate-forme d'éclatement des journaux. L'abandon de certaines tâches, de préparation de la distribution notamment, diminuera le besoin de personnel. Le plan de restructuration visant à sauver la filière, envisage une centralisation de l'activité dans des plate-formes régionales, à saint-Brieuc s'agissant de la Bretagne. Les salariés de Plouédern refusent d'être mutés. Presstalis pourrait supprimer de 1.000 à 1.200 postes en France. Les quotidiens nationaux distribués par BDP sont restés au dépôt aujourd'hui.

Lire également :


Brest Diffusion Presse. Un transfert vers Saint-Brieuc?

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/landerregion/plouedern/plouedern-29-les-salaries-de-brest-presse-diffusion-en-greve-13-09-2012-1836970.php

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:37

ben-hur-rameur

L'Armorique bloquée à quai, le Pont-Aven rerouté vers Brest

14 septembre 2012 à 11h10

 

Envoyer l'article à un ami

Suite à une grève de 24 heures décidée par les personnels navigants, l’Armorique est resté à quai, ce jeudi à Roscoff. Ce mouvement a eu des conséquences sur la rotation du ferry des Irish Ferries et un changement de cap pour le Pont-Aven en provenance d'Irlande qui a accosté ce matin à Brest. Plus de 1.500 passagers sont touchés par la grève.


Les marins en grève protestent toujours contre le plan d’austérité présenté en juin par la direction de la Brittany Ferries.

L'Armorique devrait prendre le large aujourd'hui à 16 h 30 pour rejoindre Plymouth avec 560 passagers à bord. Du moins si la rencontre entre les syndicats et la direction générale de la compagnie maritime, prévue dans un premier temps lundi, mais qui se tient en ce moment, débouche sur du concret. Sinon, l’Armorique pourrait faire de nouvelles heures supplémentaires à Roscoff.

 

Et le mouvement de grève s’étendre aux marins des autres navires de la Brittany Ferries.

Cette grève a eu pour incidence de contrarier la rotation du ferry d'Irish ferries. Et ce matin à 7h, le Pont-Aven qui assure une liaison hebdomadaire avec Cork, en Irlande, a accosté à Brest au lieu de Roscoff. Ce sont donc plus de 1.500 passagers qui sont concernés par ce mouvement de protestation. 

A Roscoff, les passagers se sont dispersés dans la nature pour une partie d'entre eux.

  • La rédaction de Morlaix

http://www.letelegramme.com/local/finistere-nord/morlaix/stpoldeleon/roscoff/greve-a-la-brittany-ferries-l-armorique-bloquee-a-quai-le-pont-aven-reroute-vers-brest-14-09-2012-1837036.php

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:04

 

imagrrges

Publié le 13/09/2012 08:44

Les Identitaires plient boutique


Les jeunes Identitaires de Toulouse, groupe apparenté d'extrême droite, ferment leur local, «l'Oustal» ouvert en mars dernier sur l'allée de Barcelone et fortement polémique.

 

Une information qu'ils ont donnée sur leur compte Facebook, en invitant à la soirée de clôture le 21 septembre. Ils rappellent que «c'est la maison qui ferme, uniquement» et espèrent que «le vin coule à flots».

 

Leur chef, Matthieu Clique, risque de ne pas assister aux réjouissances. À ce jour, il est toujours placé en détention provisoire, après sa mise en examen pour «violences en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours» dans l'affaire de l'agression d'un étudiant chilien.


Pau. C

 

http://www.ladepeche.fr/article/2012/09/13/1438896-les-identitaires-plient-boutique.html

 

Commentaire: Bientôt à côté de  Morlaix aussi!

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Quimper Gourmelen

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vendredi 19 avril

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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