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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:57

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Par Ivan du Roy (6 septembre 2012)


C’est le monde à l’envers.

 

Le procès de Jean-Paul Teissonnière, avocat « historique » des travailleurs victimes de l’amiante et de leurs familles s’ouvre aujourd’hui à Paris. Il est accusé de diffamation par l’entreprise de BTP Eternit, celle-là même qui fut le premier producteur d’amiante-ciment en France, jusqu’à l’interdiction de ce matériau très cancérogène en 1997.

 

Eternit avait porté plainte suite à un entretien paru dans Télérama où l’avocat comparait les méthodes d’Eternit France et d’Eternit Italie.


En Italie, deux ex-dirigeants de la firme, le belge Louis Cartier de Marchiene et le suisse Stéphane Schmidheiny ont été condamnés, le 13 février 2012, à 16 ans d’emprisonnement ferme par le tribunal de Turin, lors d’un procès pénal sans précédent.

 

Eternit France se défend d’avoir appliqué les mêmes conditions de travail que sa voisine italienne.


« La contribution des dirigeants français d’Eternit à la dissimulation des effets sanitaires de l’amiante est à l’égal de celle des condamnés de Turin », estiment au contraire plusieurs syndicats et associations de défense des victimes de l’amiante (Fondation Henri Pézerat, CGT Eternit Albi…) qui rappellent que Louis Cartier de Marchiene était également membre du conseil d’administration d’Eternit France de 1977 à 1992.


Eternit France a d’ailleurs été condamnée maintes fois pour « faute inexcusable de l’employeur » dans le cadre des procédures de reconnaissance en maladie professionnelle ouverte par des salariés – ou leurs familles en cas de décès – victime d’un cancer ou d’une maladie respiratoire liés aux poussières d’amiante.

 

L’Inserm estime que l’amiante causera 100 000 morts en France entre 1995 et 2025. « La délinquance industrielle a encore quelques beaux jours devant elle », nous expliquait Jean-Paul Teissonnière, qui est aussi l’avocat des syndicats de France-Télécom dans la procédure ouverte après la série de suicides, lors d’un entretien accordé à Basta !... Dans le scandale de l’amiante, la première plainte a été déposée en 1996. 16 ans plus tard, les victimes attendent toujours un procès pénal de ce côté-ci des Alpes.

 

http://www.bastamag.net/article2610.html

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:29

*

Nous avons contacté Jean-Marie Brom, physicien nucléaire et chercheur au CNRS. Il souligne que ce problème a été précédé par 23 autres incidents survenus depuis le redémarrage du réacteur n°2 de Fessenheim, le 8 mars 2012. Tous ces incidents étaient liés à des problèmes de maintenance. Même s’ils restent "mineurs", ils contribuent à "routiniser" les problèmes, et apportent une preuve claire que la sûreté nucléaire est clairement dégradée.

Grave problème à la centrale de Fessenheim : nouvelle preuve d’une sûreté dégradée, la centrale doit être fermée d’urgence

Un accident chimique et plusieurs blessés


Ce mercredi 5 septembre, un dégagement de vapeur d’eau oxygénée a blessé huit salariés à la centrale de Fessenheim, dont deux qui ont été brûlés aux mains. Les informations dont nous disposons, en partie contradictoires, ne permettent pas encore d’envisager l’ampleur des dégâts. Mais d’ores et déjà, ce problème est un symptôme évident d’une sûreté dégradée..


Cet accident chimique met en jeu des substances connues pour leur toxicité, qu’ EDF aurait normalement dû savoir manipuler correctement. L’accident étant intervenu pendant la maintenance des réacteurs, peut-on y voir une nouvelle preuve de la dégradation des conditions de travail des salariés et, en particulier, des sous-traitants ?


Fessenheim doit être fermée immédiatement !


Fessenheim, qui a largement dépassé les 30 ans de fonctionnement, est connue pour sa vétusté. Ses problèmes de sûreté, dénoncés depuis des années, sont de notoriété publique : radier trop mince, situation en contrebas du grand canal d’Alsace, piscines de combustible vulnérables à une chute d’avion... Par ailleurs, un "départ de feu" s’y était déjà produit en avril dernier.


Investir des millions d’euros dans des travaux colossaux et qui resteront dans tous les cas insuffisants n’a aucun sens. Fessenheim met en danger les travailleurs et toute une région, y compris nos voisins allemands et suisses, qui eux ont décidé de s’affranchir de la menace nucléaire. Nous refusons que cet évènement soit le signe annonciateur d’une plus grosse catastrophe qui mettrait la France et l’Europe devant le fait accompli.

 

Ce n’est pas dans 5 ans qu’il faut fermer Fessenheim mais immédiatement !

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Grave-probleme-a-la-centrale-de

 

Communiqué des assos alsaciennes:

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Accident-de-Fessenheim-Communique

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:18
dangereux
6 septembre 2012
  

Hollande candidat promettait une renégociation du «  traité d’austérité  » (sic). Hollande président s’apprête à le faire passer en force et à l’appliquer dans toute sa brutalité.


Le premier point clé du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), ou «  pacte budgétaire  » est la fameuse règle d’or qui impose un «  budget général […] équilibré ou en excédent  ». Autrement dit, le déficit structurel – c’est-à-dire hors éléments exceptionnels et service de la dette – ne doit pas dépasser 0,5 % du PIB. En 2010, ramener le déficit structurel de la France, qui était de 5 % du PIB, à 0,5 % aurait supposé une économie de près de 87 milliards d’euros  !


Le traité impose aux États de prévoir un mécanisme de correction déclenché automatiquement en cas de dérapage important par rapport à l’objectif. Il envisage en outre des sanctions quasi automatiques pour les déficits jugés excessifs et la possibilité pour un ou plusieurs États de porter plainte auprès de la Cour de justice européenne contre un pays fautif de ne pas infliger suffisamment de restrictions à sa population.

 

Un pays qui n’aura pas ratifié le pacte budgétaire ne pourra pas avoir accès aux fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES) entré en vigueur le 1er juillet.

 

Tout prêt est directement conditionné au TSCG et à sa règle d’or. Il peut aussi être assorti d’un programme d’ajustement macroéconomique, qui rappelle tristement les plans d’ajustement structurel imposés par le FMI aux pays du Sud. C’est précisément le FMI lui-même qui exercera le contrôle  ! Celui qui parle le mieux des conditions de l’intervention du MES, c’est Jean-Claude Trichet (ex-président de la Banque centrale européenne de 2003 à 2011)  : «  Si un pays n’applique pas suffisamment les accords, alors les autorités européennes doivent pouvoir prendre le pouvoir dans ce pays  ».

 

Il n’y a pas eu de renégociation, les 120 milliards du Plan de relance européen consistent pour moitié en un «  redéploiement  » de fonds déjà programmés pour être dépensés d’ici 2014, et, surtout, ils ne changent rien sur le fond. On peut l’appeler Merkhollande, c’est le même traité que version Merkozy  !


Hollande refuse de soumettre la ratification du Traité à un large débat public.

 

Le Conseil constitutionnel l’aide en affirmant que «  l’autorisation de ratifier le traité ne devra pas être précédée d’une révision de la Constitution  ». Le texte précise pourtant que la règle d’or devra être intégrée «  par le biais de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence au niveau constitutionnel  », le Conseil constitutionnel s’en moque, il fait d’abord de la politique. Pas de révision de la Constitution, donc ni convocation du Congrès ni référendum.

 

L’affaire peut être conclue illico presto  !

 

Le traité sera simplement soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat début octobre en même temps que la loi organique visant à traduire le traité dans les finances publiques, la déclaration de politique européenne du gouvernement Ayrault et… un texte sur ses objectifs de réduction des déficits publics à 3 % fin 2013 et à l’équilibre en 2017 – le collectif budgétaire voté par le PS, EÉLV mais aussi le Front de Gauche en juillet visait déjà une réduction du déficit à 4,5 % du PIB fin 2012.


L’austérité avance à marche forcée  !


Concernant la ratification du traité, les parlementaires d’Europe Écologie- Les Verts et même une partie de ceux du PS menacent de ne pas la voter, le Front de Gauche votera contre et réclame un référendum. Le gouvernement s’apprête à imposer le TSCG grâce à une majorité avec la droite.


Toutes les forces qui, en 2005, ont construit le «  Non de gauche au TCE  » doivent se retrouver pour faire barrage au TSCG.

 

Les délais sont courts, mais les points d’appui existent  : cadres unitaires – national et locaux – contre la dette, appel lancé par Copernic et Attac «  Non au Pacte budgétaire européen, oui au référendum  », appel à manifester du Front de Gauche…, même la CES a pris position contre le traité. Une véritable mobilisation unitaire de l’ensemble de la gauche politique et sociale contre le traité et contre l’austérité est à l’ordre du jour. L’enjeu  ? Dans l’immédiat, ne pas laisser Hollande faire passer son traité tranquillement, et occuper la rue au moment où députés et sénateurs prétendront voter en notre nom. Au-delà, prendre enfin ensemble le chemin de la contre-offensive, de la construction d’une opposition à gauche à ce gouvernement.


Une autre Europe est nécessaire et urgente  : elle passe par le rejet du TSCG et par des mouvements sociaux et politiques capables d’imposer des mesures anticapitalistes, le partage des richesse et du temps de travail, l’annulation de la dette, la réquisition des banques dans un service public. Parce que la crise est à cette échelle, c’est à l’échelle européenne que se situe la seule réponse possible, pas dans le repli nationaliste, car sur ce terrain c’est toujours l’original de droite ou d’extrême droite qui emporte la mise.

 

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 160 (06/09/12)

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26253

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:00

6 septembre 2012 

 

En réponse à l'Université d'été de la Défense, organisée lundi et mardi prochains, à Brest, sept associations bretonnes militant pour la paix et le désarmement nucléaire organisent un forum, lundi, de 14h à 19h, à la maison des associations de Brest.

 

Ce forum, ouvert à tous, sera l'occasion de balayer les grands thèmes abordés au cours de cette Université d'été de la Défense (le poids industriel de l'armement en France, l'émergence des sociétés militaires privées au coeur des armées nationales...).

 

Il sera également question de la dissuasion et du programme de modernisation du missile équipant les sous-marins nucléaires (M51).

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/forum-pour-la-paix-debat-lundi-a-brest-06-09-2012-1827903.php

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:19

5 septembre 2012 à 15h40

 

L'association de défense de l'environnement Eau et Rivières de Bretagne déplore le refus du gouvernement d'annuler le décret "nitrates". Ce décret controversé avait été adopté par l'ancienne majorité. Il assouplit notamment les normes d'épandage des effluents d'élevage, favorisant les algues vertes.


Dénonçant "un manque de volonté politique du nouveau gouvernement", Eau et Rivières déplore dans un communiqué que "le changement annoncé durant la campagne présidentielle ne soit pas, sur ce point, au rendez-vous".

Dans un texte publié au Journal officiel le 30 août, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll (PS) a refusé de réviser le décret tout en se disant "conscient des difficultés que peut poser la mise en oeuvre de certaines des dispositions".

 

Signé le 21 octobre 2011 par Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, alors respectivement ministre de l'Agriculture et ministre de l'Environnement, ce décret a notamment rehaussé de manière significative les normes d'épandage. Depuis, il fait l'objet de vives critiques d'organisations de défense de l'environnement et de collectivités locales bretonnes. Fin juin, elles avaient demandé sa révision.


Les épandages excessifs de lisier et de fumier sont accusés d'augmenter les concentrations de nitrates dans les eaux, nuisant à leur potabilité et favorisant la prolifération des algues vertes.

  • La redac web avec AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/algues-vertes-le-decret-nitrates-pas-annule-les-regrets-d-eau-et-rivieres-05-09-2012-1827673.php

 

Commentaire:

 

Un vrai poète: "Les épandages excessifs de lisier et de fumier sont accusés d'augmenter les concentrations de nitrates dans les eaux, nuisant à leur potabilité et favorisant la prolifération des algues vertes".

Ce qui n'est absolument pas démontré, n'est-ce pas! On avance!

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:50

handi dex

 

04.09.2012 | Owen Jones | The Independent

 

Les Jeux paralympiques ne sont qu'un écran de fumée, dénonce The Independent. Le gouvernement de David Cameron orchestre en réalité une politique scandaleuse envers les handicapés et les malades graves, traités en parasites de la société.


David Cameron parade aux Jeux paralympiques de Londres, le visage fendu d'un large sourire arrogant. Mais il mérite d'être conspué pour sa présence à une manifestation qui sert de vitrine aux prouesses des sportifs invalides. Car il dirige un gouvernement qui s'en prend systématiquement aux droits des malades et des handicapés.

 

Ceux-ci se voient retirer l'aide financière de l'Etat.

 

On les empêche de mener une vie indépendante. On les oblige à se soumettre à des tests humiliants. On les traite de "parasites" et de fardeau pour les finances publiques. Ils sont victimes d'agressions. La prétendue réforme de la protection sociale provoque des sentiments "suicidaires" chez les handicapés, a récemment averti Keith Robertson, du Scottish Disability Equality Forum.


On dirait une grossière tentative d'humour noir : les Jeux paralympiques sont cette année sponsorisés par Atos, une société dont la mission est de priver les handicapés d'aides sociales.

 

Atos étudie les dossiers des personnes déclarant un handicap ou une maladie en effectuant une évaluation de leurs capacités au travail fondée sur un système de points. Ainsi, ceux qui obtiennent moins de 15 points sont jugés "aptes au travail" et perdent leur allocation pour l'emploi et le soutien pour leurs recherches (Employment and Support Allowance, ESA). Le processus est non seulement souvent dégradant - l'organisation caritative Mind dénonce ces évaluations qui "ne répondent pas à l'objectif" et leur "effet négatif sur les personnes atteintes de troubles mentaux" - mais de plus, de nombreuses personnes gravement malades sont jugées aptes au travail. Pour reprendre les termes de la médaillée d'or des Paralympiques Tara Flood, "le scandaleux paradoxe est que le principal sponsor de Londres 2012 soit Atos, celui-là même qui détruit la vie des plus vulnérables pour le compte de l'Etat".


Les militants de Disabled People Against the Cuts (DPAC)

 

[Les personnes handicapées contre les coupes budgétaires] et UK Uncut [une organisation qui se bat contre les coupes budgétaires] ont fait entendre leurs voix durant la cérémonie d'ouverture. Ils ont rassemblé 85 pages de témoignages sur le traitement réservé aux malades et handicapés. "Ces récits sont révoltants, absolument bouleversants, s'insurge Linda Burnip, de la DPAC. Il y a des gens qui sont vraiment, vraiment gravement atteints, auxquels il est impossible de demander de travailler, et pourtant, on décrète qu'ils en sont capables". Des invalides sont poussés au "suicide et à la mort", dénonce-t-elle. Les documents ont été placés dans un cercueil et livrés au siège d'Atos.


Mais tout de même, diriez-vous, un cercueil ! Ces organisations n'en font-elles pas trop ?

 

Selon Freedom of Information, 32 personnes meurent chaque semaine après que le couperet de l'évaluation est tombé sur elles. Au cours des huit premiers mois de 2011, 1100 demandeurs d'aide sont décédés après avoir été rangés dans la catégorie "activité professionnelle",  c'est-à-dire jugés capable d'exercer une activité professionnelle, ce qui réduit le montant des prestations et limite leur durée à un an.


Politiques et journalistes chantent les louanges des sportifs à mesure qu'ils glanent leurs médailles d'or aux Jeux paralympiques, mais certains de ces héros se verront également privés de leurs allocations, et ce à cause du sponsor des Jeux lui-même.


Le gouvernement, lui, est décidé à mettre fin aux versements de la Disability Living Allowance à un demi-million de bénéficiaires. Le taux de fraude relative à cette allocation d'invalidité non soumise à condition de ressources est de 0,5 %. "On croit qu'il s'agit d'une prestation pour inactivité, mais ce n'est pas le cas", précise Sue Marsh. "Au contraire, elle aide les handicapés à réaliser leurs ambitions". Nombre de participants aux Jeux paralympiques y ont droit, ce qui leur a permis de se rendre aux entraînements, d'accéder à des moyens de transport supplémentaires, entre autres. Bref, on est en train d'ôter aux invalides les moyens de mener une vie digne et autonome.


Par ailleurs, l'aide à 21 000 personnes lourdement handicapées sera supprimée à l'horizon 2015.

 

"Elle leur permet de faire des études supérieures, d'être plus mobiles en compagnie d'amis et de la famille, de faire des choses que d'autres prennent pour acquises", souligne Mme Burnip. Son propre fils en bénéficie et peut ainsi travailler. "Je ne sais pas ce que l'avenir lui réserve, si tant est qu'il en ait un". Aux quatre coins du pays, des invalides risquent de se retrouver dans un foyer et de ne plus mener une existence indépendante.


Ces décisions ont été prises sans aucune considération pour les besoins humains.

 

Pour preuve, les objectifs arbitraires de réduire d'un cinquième les dépenses sociales, comparés aux estimations officielles sur les fraudes à l'allocation d'invalidité, qui s'établissent à moins de 1 %. Au Royaume-Uni de David Cameron, l'assistance aux invalides est un luxe que le pays ne peut plus se permettre.


La sympathie de la population est grande pour les plus vulnérables, et il n'est possible de les attaquer qu'en menant une campagne de dénigrement. Le pourcentage de fraudes est sans doute très faible, ce qui n'empêche pas les médias de dénoncer inlassablement et sans discernement les "parasites" de la société. Le tabloïd The Sun mène ainsi ce qu'il appelle une "croisade en vue de mettre un terme aux scandaleuses fraudes aux prestations sociales qui sapent ce pays". Il s'efforce avec cynisme de détourner de cette façon la colère dirigée contre les vrais responsables de la crise économique.  


Mais des êtres humains en chair et en os en subissent les conséquences.

 

En juillet, 46 % des personnes interrogées à l'occasion d'une enquête menée par l'organisation caritative Scope ont rapporté une dégradation depuis un an des comportements à l'égard des handicapés. "Ces chiffres sont éloquents, alors que le gouvernement continue de placer la traque des fraudeurs au centre de son discours sur la protection sociale", commente Richard Hawks, le directeur de Scope. La campagne médiatique porte un coup au moral des handicapés et de leurs familles, qui se "sentent très démoralisés et déprimés", déplore Emily Holzhausen, de l'ONG Carers UK.


Alors, oui, célébrons les Jeux paralympiques. Mais ne laissez pas ce gouvernement en tirer profit.

 

En effet, à cause de sa politique, malades et handicapés sont effrayés, appauvris, privés de dignité, d'autonomie et d'espoir. Cameron espère que les victimes de son action souffriront en silence. Mais il faut qu'ils refusent de le faire, et il sera alors possible de s'opposer à ces mesures désastreuses, et de gagner le combat pour la dignité, la sécurité et l'autonomie.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/04/la-vitrine-doree-d-une-politique-honteuse-envers-les-handicapes

 


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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:36

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Le massacre qui avait fait 34 victimes, le 16 août, parmi les grévistes de la mine de platine Lonmin, à Marikana, au nord-ouest de Johannesburg, n'en finit pas de secouer la vie politique et sociale sud-africaine.


Les 28 000 ouvriers de Marikana, qui en sont à leur quatrième semaine de grève sans donner signe de faiblesse, ont d'ores et déjà entraîné dans leur sillage de nombreuses mines de platine, où les mineurs font grève pendant un ou deux jours, reprennent le travail pour souvent se remettre en grève quelques jours plus tard.


Partout la revendication des 1 250 euros par mois est reprise, et souvent vient s'y ajouter celle de la réélection des permanents locaux du puissant syndicat des mineurs (NUM), accusé, à juste raison, de collusion avec les compagnies minières.


Mais ce qui commence réellement à inquiéter les barons de la mine et le gouvernement sud-africain est le fait que le mouvement a désormais franchi les traditionnelles frontières corporatistes pour gagner le secteur bien plus important des mines d'or.

 

Le 29 août, les 12 000 ouvriers d'une mine Gold Fields (4e producteur mondial d'or) se sont mis en grève, à Westonaria, à l'ouest de Johannesburg. Presque aussitôt leurs camarades de la mine Gold One de Modder, pourtant à l'autre bout de la province de Johannesburg, ont suivi leur exemple. Et là aussi les revendications sont les mêmes que dans le platine, tout comme d'ailleurs la brutalité des nervis, officiels ou non, des compagnies minières : à Modder, par exemple, quatre ouvriers ont été grièvement blessés au premier jour de la grève par des agents de sécurité.


Et pourtant, si l'expression de la colère des mineurs prend ainsi de l'ampleur, ce n'est pas faute de tentatives de la part des autorités pour les intimider, voire les terroriser.

 

Ce qu'elles n'avaient pas prévu néanmoins, c'est que ces tentatives manqueraient leur but et, en plus, se retourneraient contre elles.  Ainsi un premier scandale a éclaté lorsque la presse s'est fait très largement l'écho de nombreux témoignages de mineurs arrêtés après le massacre de Marikana, accusant la police de passages à tabac systématiques, voire de tortures pures et simples.


Mais surtout, le comble du cynisme a été atteint le 30 août, lorsque le tribunal de Ga-Rankuwa a inculpé d'assassinat 279 mineurs de Marikana arrêtés ou blessés le 16 août... pour le meurtre de leurs propres camarades par la police ! Pour cela il a suffi qu'un procureur régional, d'ailleurs lui-même ancien procureur de l'ère de l'Apartheid, ressorte des placards une loi scélérate de son temps, avec l'assentiment du gouvernement multiracial.

 

Cette loi, dite « doctrine de l'objectif partagé », avait servi au régime de l'Apartheid à condamner de très nombreux militants à de lourdes peines de prison pour meurtre, au motif qu'ils se revendiquaient d'organisations politiques ou de syndicats dont des membres avaient participé à des manifestations ou grèves au cours desquelles il y avait eu des victimes -- même si ces victimes avaient été tuées par la police ou si ces militants eux-mêmes n'avaient pas été présents lors des faits.


La fin de l'Apartheid n'a donc rien changé à l'attirail répressif de l'État contre ceux qui s'opposent aux classes possédantes !


Quoi qu'il en soit, face au scandale national déclenché par cette inculpation collective, le gouvernement a dû faire machine arrière. Le 3 septembre, toutes les inculpations liées au massacre du 16 août ont été levées et 162 mineurs ont été immédiatement libérés. Mais l'enquête criminelle sur les dix morts (dont six grévistes) qui avaient précédé le 16 août continue. Plus d'une centaine de mineurs restent dans les geôles de la police, tandis que les 162 autres ne bénéficient que d'une libération conditionnelle, avec interdiction de participer à des rassemblements sous peine de retourner derrière les barreaux -- ce qui équivaut à leur interdire de participer à leur propre grève !


Une bataille a donc été gagnée mais pas encore la guerre, loin s'en faut. Le gouvernement a dû céder un peu de terrain, mais les barons de la mine tiennent toujours bon. Jusqu'à quand, cela dépendra de la capacité des mineurs à se servir de leur force collective, qui est considérable dans ce pays, pour se faire craindre des grandes compagnies qui pillent l'Afrique du Sud avec l'aide de son gouvernement.


Amanda HUNT

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=30

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:33

 doux 2

Pour les activités export et produits élaborés de Doux, la période d'observation se prolongera jusqu'au 30 novembre.

 

Deux options sont en concurrence, celle de Sofiprotéol et celle de l'ex-PDG, Charles Doux, qui propose un plan de continuation.


Cette dernière option pourrait l'emporter. La banque Barclays deviendrait alors majoritaire d'un capital jusqu'à présent détenu à 80 % par la famille Doux et à 20 % par BNP Paribas.

 

Barclays pourrait ainsi récupérer 140 millions d'euros prêtés à Doux.

 

Ce plan paraît avoir le soutien de la majorité des huit cents éleveurs partenaires, invités eux aussi à entrer au capital de l'entreprise pour récupérer les 14 millions d'euros que Doux leur doit.


Si le sort des travailleurs du groupe paraît bien incertain, la famille Doux, qui était classée 146e grande fortune par le magazine Challenges, avant cette liquidation judiciaire, pourrait tirer son épingle du jeu. Dans le plan de continuation envisagé, Charles Doux conserve des atouts comme la propriété des marques Doux et Père Dodu, ainsi que sa clientèle en France et à l'export, ce qui lui a permis jusqu'à présent d'empocher, bon an, mal an, des subventions européennes à hauteur de 50 à 60 millions d'euros.


Et même s'il risque de perdre la majorité dans le futur groupe, l'ex-PDG aura de toute façon préservé sa fortune personnelle, évaluée à plus de 300 millions d'euros, bien mieux protégée en tout cas par la loi que les emplois de ses salariés.


J. F.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=22

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:31

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*

Le dernier repreneur potentiel de l'usine Doux de Graincourt-les-Havrincourt (Pas-de-Calais), le groupe ukrainien MHP, a jeté l'éponge.

 

La liquidation judiciaire, et la fermeture de cette usine, qui employait 254 personnes, devraient être annoncées le 10 septembre. À cette date, les 1 700 travailleurs du pôle produits frais du volailler, environ la moitié des salariés du groupe Doux en France, devraient être fixés sur leur sort, puisque ce jour-là le tribunal de commerce de Quimper doit statuer sur les offres de reprises partielles existantes.

 

Et le sort de cette usine guette plusieurs autres sites qui n'ont pas trouvé repreneur, comme les abattoirs de Blancafort et l'usine de Pleucadeuc (407 salariés) ou celui de Sérent (159 salariés), dont le repreneur s'est également désisté.

Endetté à hauteur de 460 millions d'euros, le groupe Doux avait été placé en redressement judiciaire le 1er juin dernier.

 

Mais le 1er août le tribunal transformait le « redressement » en « liquidation », ouvrant ainsi la voie à l'effacement de sa dette. En prime, le groupe Doux a pu ainsi réaliser son souhait de se débarrasser de son pôle « produits frais ».

Différents groupes, dont des filiales de Sofiproteol, qui contrôle Lesieur, Puget et le volailler Bourgoin, ont déposé des offres pour les sites de Clémont (Cher), Laval (Mayenne), Boynes et Amolly (Loiret). Ces offres partielles existantes pourraient laisser à la rue 1 000 à 1 200 travailleurs.

 

Côté gouvernement, les formules choc de Montebourg contre Charles Doux en juin dernier ne sont plus d'actualité, le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, et le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, ont surtout agi dans la coulisse pour que le plan social soit un peu plus attractif...

 

Mais comment pourrait-il l'être alors que, selon les syndicalistes du groupe, on ne proposerait aux travailleurs licenciés qu'« un plan social du pauvre » au terme duquel ils ne devraient toucher guère plus que les indemnités légales.

 

Jacques FONTENOY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=21

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:25

 cireur pompes

Le projet de loi sur les emplois dits « d'avenir », promis par le candidat Hollande pour lutter contre le chômage des jeunes, a été adopté en Conseil des ministres.


Ces emplois s'adressent aux jeunes de 16 à 25 ans sans diplôme ou peu qualifiés, et prioritairement à ceux qui résident dans les zones les plus touchées par le chômage. Il s'agit d'emplois en CDI ou en CDD d'un an minimum renouvelable jusqu'à trois ans et dont le projet dit qu'ils seront « pour l'essentiel à temps plein ». Ces emplois devraient être créés essentiellement par les collectivités territoriales et le secteur associatif dans « des activités ayant une activité sociale avérée », et donc l'État versera une aide au salaire des jeunes à hauteur de 75 % du smic.


Il est également prévu 6 000 « emplois d'avenir professeur ». Ceux-là s'adressent à des étudiants boursiers en deuxième année de licence, issus des zones urbaines sensibles et qui se destinent à l'enseignement. Pendant trois années au maximum, ils exerceront un emploi dans les établissements scolaires, d'une durée inférieure à un mi-temps et pour lequel ils percevront -- bourse comprise -- un revenu de 900 euros par mois.


Le gouvernement et le chef de l'État se gargarisent de formules ronflantes sur la « guerre au chômage ». Mais, dans les faits, tous contrats d'avenir confondus, il est proposé d'en signer 100 000 en 2013 puis 50 000 en 2014. Ce n'est pas une guerre, c'est à peine une escarmouche au regard des 700 000 chômeurs de moins de 25 ans à qui ces emplois sont destinés.


Et puis c'est aussi une escroquerie et une duperie qui tendent à faire croire que le chômage pourrait être réglé par des contrats « aidés » -- bien évidemment par l'État et les deniers publics -- tout en laissant de côté la responsabilité du grand patronat, qui détruit des emplois à tour de bras pour maintenir ses revenus et ses richesses. Pour livrer la guerre au chômage, ce sont d'abord les responsables des licenciements qu'il faut combattre.


Sophie GARGAN

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=3

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