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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 11:34

 


 par TeBeO

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 10:01

Madame la ministre,


Madame Cécile Duflot Ministre de l’égalité, des territoires et du logement,


Par votre courrier du 20 juillet 2012, vous m’informez personnellement de ma nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et m’indiquez que vous êtes à l’origine de celle-ci. J’y suis très sensible et je tiens à vous remercier d’avoir jugé mon activité professionnelle et mes engagements citoyens dignes d’une reconnaissance nationale. Cependant – tout en étant consciente du sens que revêt ce choix de votre part – je ne peux accepter de recevoir cette distinction et je vais dans ce courrier m’en expliquer auprès de vous.

Concernant mon activité professionnelle, j’ai mené pendant trente ans des recherches en santé publique, sur la santé des travailleurs et sur les inégalités sociales en matière de santé, notamment dans le domaine du cancer. La reconnaissance institutionnelle que je pouvais attendre concernait non seulement mon évolution de carrière mais aussi le recrutement de jeunes chercheurs dans le domaine dans lequel j’ai travaillé, tant il est urgent de développer ces recherches.


En ce qui me concerne, ma carrière a été bloquée pendant les dix dernières années de ma vie professionnelle. Je n’ai jamais été admise au grade de directeur de recherche de 1e classe. Plus grave encore, plusieurs jeunes et brillant.e.s chercheur.e.s, qui travaillaient avec moi, se sont vu.e.s fermer les portes des institutions, par manque de soutien de mes directeurs d’unité, et vivent encore à ce jour – malgré la qualité de leurs travaux – dans des situations de précarité scientifique.


Quant au programme de recherche que nous avons construit depuis plus de dix ans en Seine Saint Denis sur les cancers professionnels Giscop, bien que reconnu au niveau national et international pour la qualité scientifique des travaux menés, il demeure lui-même fragile, même s’il a bénéficié de certains soutiens institutionnels. J’en ai été, toutes ces années, la seule chercheure statutaire. Pour assurer la continuité du programme et tenter, autant que faire se peut, de stabiliser l’emploi des jeunes chercheurs collaborant à celui-ci, il m’a fallu en permanence rechercher des financements – ce que j’appelle la « mendicité scientifique » – tout en résistant à toute forme de conflits d’intérêts pour mener une recherche publique sur fonds publics.


Enfin, la recherche en santé publique étant une recherche pour l’action, j’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux, que la sous-traitance des risques fait supporter par les plus démunis des travailleurs, salariés ou non, dans l’industrie, l’agriculture, les services et la fonction publique, un cumul de risques physiques, organisationnels et psychologiques, dans une terrible indifférence. Il est de la responsabilité des chercheurs en santé publique d’alerter, ce que j’ai tenté de faire par mon travail scientifique mais aussi dans des réseaux d’action citoyenne pour la défense des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité.


Parce que mes engagements s’inscrivent dans une dynamique collective, je ne peux accepter une reconnaissance qui me concerne personnellement, même si j’ai conscience que votre choix, à travers ma personne, témoigne de l’importance que vous accordez aux mobilisations collectives dans lesquelles je m’inscris. J’ai participé depuis trente ans à différents réseaux en lutte contre les atteintes à la santé dues aux risques industriels. Ces réseaux sont constitués de militants, qu’ils soient chercheurs, ouvriers, agriculteurs, journalistes, avocats, médecins ou autres… Chacun d’entre nous mérite reconnaissance pour le travail accompli dans la défense de l’intérêt général.


Ainsi du collectif des associations qui se bat depuis 15 ans à Aulnay-sous-bois pour une déconstruction – conforme aux règles de prévention – d’une usine de broyage d’amiante qui a contaminé le voisinage, tué d’anciens écoliers de l’école mitoyenne du site, des travailleurs et des riverains. Ainsi des syndicalistes qui – à France Télécom, Peugeot ou Renault – se battent pour la reconnaissance des cancers professionnels ou des suicides liés au travail. Ainsi des ex-ouvrières d’Amisol – les premières à avoir dénoncé l’amiante dans les usines françaises dans les années 70 – qui continuent à lutter pour le droit au suivi post-professionnel des travailleurs victimes d’exposition aux cancérogènes. Ainsi des travailleurs victimes de la chimie, des sous-traitants intervenant dans les centrales nucléaires, des saisonniers agricoles ou des familles victimes du saturnisme…


Tous et chacun, nous donnons de notre temps, de notre intelligence et de notre expérience pour faire émerger le continent invisible de ce qui fut désigné jadis comme les « dégâts du progrès », en France et au delà des frontières du monde occidental.


La reconnaissance que nous attendons, nous aimerions, Madame la ministre, nous en entretenir avec vous. Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail dont je parlais plus haut, le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques… Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale. Vous avez récemment exprimé, à la tribune de l’Assemblée nationale, votre souhait d’écrire des lois « plus justes, plus efficaces, plus pérennes”. En qualité de Ministre chargée de l’Egalité des territoires et du logement, vous avez un pouvoir effectif non seulement pour augmenter le nombre des logements mais légiférer pour des logement sains, en participant à la remise en cause de l’impunité qui jusqu’à ce jour protège les responsables de crimes industriels.


En mémoire d’Henri Pézerat qui fut pionnier dans les actions citoyennes dans lesquelles je suis engagée aujourd’hui et au nom de l’association qui porte son nom, la reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu’enfin la prévention devienne réalité.


Pour toutes ces raisons, Madame la ministre, je tiens à vous renouveler mes remerciements, mais je vous demande d’accepter mon refus d’être décorée de la légion d’honneur. Avec l’association que je préside, je me tiens à votre disposition pour vous informer de nos activités et des problèmes sur lesquels nous souhaiterions vous solliciter.


Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma reconnaissance et de mes respectueuses salutations


Annie Thébaud-Mony

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:20

 la-tunisie-en-flammes
de : CGT chômeurs rebelles du Morbihan
mercredi 8 août 2012 - 22h32

 

Un homme de 51 ans s’est grièvement blessé en tentant de s’immoler ce matin dans les locaux d’une caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

 

D’après la prefecture des Yvelines, ses brulûres seraient "sérieuses" mais au "deuxième degré", et ne seraient pas mortelles. Dans un communiqué, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, "fait part de sa profonde émotion face à cet acte désespéré d’une personne que les difficultés de la vie ont manifestement conduit à un geste tragique".


Il n’y a aucune chance que son acte désespéré n’ait aucun rapport avec la suspension par la CAF de son RSA depuis le mois de mai...


On peut dire qu’avec cet évenement tragique, la fin des vacances est sifflé pour le gouvernement Hollande.


Comme nous l’avons encore rappelé récemment dans notre courrier à tous les conseillers généraux du Morbihan, les allocataires RSA, stigmatisés, sont victimes d’une véritable traque de la part des services sociaux : Il faut se justifier, encore, encore et encore.

 

Le but étant d’obliger les allocataires pas assez serviles à accepter, de gré ou de force, des emplois à temps partiel, précaires, et loin de son domicile.


Quelle que soit la situation personnelle de l’allocataire RSA de Mantes-la-Jolie désespéré, on ne peut que faire le rapprochement avec Mohamed Bouazizi. Mohamed Bouazizi qui, par son acte desespéré qui avait conduit à sa mort. Il avait aussi déclenché des émeutes qui annonçaient le début de la révolution tunisienne, et même dans tout le sous-continent arabe.


M. Hollande et ses ministres, maintenant qu’ils sont au gouvernement, doivent prendre en charge le lourd dossier du RSA, et répondre rapidement à ces questions :


1- Quand va-t-on enfin arrêter de considérer qu’un allocataire RSA est un fraudeur potentiel, alors même que la fraude au RSA représente même pas un quarantième du coût de la fraude fiscale en France ?


2- Comment peut-on, en France, avoir une vie décente avec un revenu de 417 € par mois ? Si un ministre peut répondre à cette question, qu’on le mette au RSA tout de suite !


3- Quand va-t-on arrêter le déclin de notre industrie, la casse des emplois décents à salaires décents remplacés par des emplois précaires et mal payés, qui durent depuis près de 40 ans ?


4- Quand va-t-on rebattre les cartes de la redistribution des richesses ? Quand va-t-on arrêter de nous demander de nous serrer la ceinture, afin que les parasites touchent 10.000 fois, 20.000 fois, voire 60.000 fois le RSA par an ? Il est bien entendu question ici des Bettencourt, Bouygues, Lagardère, Bolloré, Arnault, et autres Dassault qui ont amassé des fortunes sur le dos des travailleurs, qui inondent les partis politiques de leurs liasses de fric, et qui font tout pour ne pas payer l’impôt qu’ils devraient payer en France.


Messieurs les ministres grassement payés par la république, les vacances sont finies. Il y a le feu !


Le RSA, on n’en veut pas. Arrêtons le négationnisme social. Nous ne sommes pas 10% de chômeurs en France, mais plus de 20% de privés d’emploi ou en sous-emploi.

 

Nous sommes plus de de huit millions de pauvres. Nous en avons marre d’être exclus du travail, d’un logement décent, d’accès aux services de soin, des cantines scolaires, des universités, des vacances, des loisirs, de tout.

 

Nous en avons marre de dire à nos gosses "non, repose ce jouet dans le rayon, on ne peut pas se le payer". Nous en avons marre de passer des heures dans les services sociaux pour justifier de notre état de "bon pauvre" et toucher des allocations de misère.

 

Nous ne voulons pas être broyés par un système injuste qui ne nous laisse aucune chance.


NOUS EXIGEONS TOUT DE SUITE UN EMPLOI DÉCENT À SALAIRE DÉCENT, et, le cas échéant, une allocation de remplacement à hauteur de 80% du SMIC.


On a assez attendu. De l’argent, il y en a, dans les poches des banquiers et des actionnaires.


LA VIE, C’EST MAINTENANT !

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129373

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:13

Photo F.vignette paysage
de : MRAP 93
jeudi 9 août 2012 - 01h21

Notre département de Seine Saint-Denis a été largement évoqué par Mr le Ministre de l’Intérieur le 25 juillet devant la Commission des Lois du Sénat  : "concentration dans une série de campements", "situation de confrontation entre les populations des quartiers populaires et les populations dites roms".

 

Il a évoqué le recours au "démantèlement", tout en reconnaissant que celui-ci ne règlerait pas le problème. Avant les élections présidentielles, François Hollande avait déclaré au collectif Romeurope qu’il souhaitait qu’il n’y ait pas d’expulsion sans solution alternative. Pourtant, à Saint-Denis, à la Courneuve (1er août), des personnes ont été chassées de leur lieu de vie. D’autres sont menacées, par exemple à Stains ou Noisy -le-Grand.


Le "démantèlement", ce n’est rien d’autre que la destruction du lieu de vie de personnes souvent installées dans une ville depuis de longues années, ou au contraire poussées là par leur récente expulsion d’une commune voisine, où elles avaient pu nouer des liens, scolariser leurs enfants, commencer un suivi médical, obtenir parfois le ramassage des ordures, l’accès à un point d’eau...

 

En effet, après un "démantèlement", les personnes expulsées s’installent ailleurs, encore plus pauvres et encore plus isolées de leur voisinage.


Parmi les solutions, on peut envisager que les pays d’origine de ces personnes fassent cesser les discriminations dont elles sont victimes et leur garantissent l’égalité des droits, ou encore qu’en France, l’accès au droit commun soit garanti (par exemple le droit à la scolarité) et qu’il soit mis fin aux mesures transitoires qui privent les Roumains et les Bulgares, citoyens européens, d’un droit au travail reconnnu à tous les autres ressortissants de l’Union Européenne.


Pour ce qui concerne les ’campements’, les conditions de vie y sont effectivement inacceptables, et d’abord pour leurs habitants. Ce sont des citoyens comme les autres, qui ne sauraient être opposés à des ’habitants’ au nombre desquels ils ne compteraient pas. Pas plus que celle des quartiers défavorisés, leur expulsion n’est une solution à leurs difficultés, et ne résoudra pas celles de leurs voisins.


Avec le collectif Romeurope (communiqué du 31 juillet 2012), le MRAP attend de l’Etat


 l’arrêt de toute évacuation de lieux de vie sans proposition d’hébergement ou de relogement avec un traitement individualisé des situations,

 l’accès effectif au droit commun : droit à la protection sociale, droit à l’éducation, accès aux soins, et à la protection de la santé.

 la levée des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail et à la formation professionnelle des ressortissants roumains et bulgares de manière discriminatoire (comme vient de le décider l’Irlande). L’accès à un emploi et à la formation professionnelle sont la première des conditions nécessaires à l’intégration de ces ressortissants européens.


Il demande aux élus de Seine Saint-Denis:


1/ De cesser dès maintenant de demander les expulsions des lieux de vie s’ils ne sont pas en mesure de proposer une solution alternative

 

2/ D’entamer, avec les associations et les habitants, Roms et non-Roms, une réflexion commune sur la manière dont pourraient être recherchées des solutions alternatives, afin de partager les expériences positives de certaines communes qui ne sauraient justifier l’expulsion d’autres personnes, l’expertise des associations, recueillir l’avis des personnes concernées, favoriser une rencontre et une reconnaissance entre les habitants des terrains et leurs voisins.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article129376

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 10:52

9 août 2012 à 07h30 

 

Les 1.704 salariés du pôle frais du groupe Doux, placé en liquidation, devraient être fixés sur leur sort vendredi. Selon certaines sources, il semblerait que les discussions avancent. Les abattoirs de Laval, Blancafort et Sérent intéresseraient notamment le groupe Duc.

*
 
Vannes. 250 personnes manifestent pour l'abattoir Doux de Sérent

  Portrait : Nadine Hourmant, une femme au combat

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"Ca discute, ça bouge (..) on peut espérer que les discussions débouchent sur du concret", explique ce mercredi une source proche du dossier, qui cite un intérêt pour l'abattoir de poulets de Laval (303 emplois) de la part du groupe LDC, tout comme les abattoirs de Blancafort (Cher, 244 emplois) et Serent (Morbihan, 175 emplois) intéresseraient le groupe Duc. Les discussions entre les différents partenaires se déroulent dans la plus grande discrétion.

1.704 emplois sur la sellette

 
Le tribunal a mis en liquidation judiciaire le 1er août dernier le secteur "frais" (abattage, découpe et conditionnement de la volaille vendue en rayons frais), "historiquement déficitaire" du volailler finistérien mettant sur la sellette 1.704 emplois.

Les juges ont accordé un délai, jusqu'au 10 août, pour de nouvelles offres de reprise. Si aucun repreneur ne se manifeste et sauf rebondissement, le tribunal a fixé au 10 septembre la fin de la période d'activité.
Pour les autres activités de Doux (export et produits élaborés), le tribunal a prolongé la période d'observation jusqu'au 30 novembre.

La CGT veut faire appel

 
La CGT a fait savoir qu'elle avait "décidé de travailler à interjeter appel de la décision", mais cet appel, qui doit être formulé avant le 13 août, n'est pas suspensif.


Réunion de Duc et Sofiprotéol ce mercredi

 
Un comité central d'entreprise (CCE) doit se réunir au siège de Doux à Chateaulin le 21 août, selon la CFDT, syndicat majoritaire. "Si Duc veut faire une offre tout seul, il devra trouver un autre soutien financier que celui de Sofiprotéol", selon cette source proche du dossier, le groupe Duc ayant fait partie du consortium de plusieurs entreprises (Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia) qui a présenté une offre de reprise globale de Doux rejetée par le tribunal en raison de son caractère indivisible. Les différents acteurs du consortium devaient se réunir ce mercredi matin, selon une autre source.


Le ministre en état d'alerte


Des "échanges de travail" au plus haut niveau ont eu lieu ces jours derniers entre les différents protagonistes. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll et le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot soulignent notamment que "le dialogue se poursuit sous l'égide du gouvernement" qui "prendra toute initiative utile afin de contribuer à sauver le plus d'emplois possible".


Doux/Beulin face à face

 
La décision de justice a révélé un antagonisme profond entre les deux protagonistes au caractère bien trempé, le patriarche fondateur du groupe Charles Doux, 75 ans, et le leader de la FNSEA Xavier Beulin, 53 ans, également président de Sofiprotéol, l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales. Le premier a reproché publiquement au second un "mélange des genres" dû à sa double casquette. "Les opérateurs entre eux ne se parlent pas ou par l'intermédiaire d'articles de presse", regrettait-on du côté des pouvoirs publics justifiant ainsi une "médiation de combat".


La CFDT du groupe a appelé mardi dans une lettre ouverte Charles Doux et Xavier Beulin, à dépasser leurs "oppositions formelles" afin de "sauvegarder la plus grande partie de l'outil industriel et commercial du groupe Doux".

Opération escargot ce matin à Vannes


De leur côté, les salariés de Doux expriment impatience et désarroi tels ceux des abattoirs morbihannais de Pleucadeuc et de Sérent qui ont organisé ce mercredi matin une opération escargot jusqu'à la préfecture de Vannes.

  • Rédaction et AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/doux-reprise-du-groupe-ca-discute-ca-bouge-09-08-2012-1801136.php

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 13:16

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*

Avec la fermeture d’Aulnay, les menaces sur Rennes et SevelNord et les 8 000 suppressions de postes chez PSA, ce seront, avec les sous-traitants, près de 30 000 emplois qui seront supprimés par un groupe riche à milliards mais qui en veut encore plus.

 

Ces licenciements s’ajoutent aux plusieurs dizaines de milliers déjà programmés. Ce qui signifie autant de drames, de désespoirs, de vies brisées et de régions ruinées.


Et c’est la même chose dans le reste de l’Europe avec par exemple Opel Bochum en Allemagne ou PSA Madrid toujours sous la menace et tellement d’autres.


Les licenciements ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont continus depuis des années, servant aussi de chantage comme à SevelNord, General Motors ou Air France, pour augmenter les charges de travail, accroitre la flexibilité, bloquer les salaires.

 

Dans le même temps les protections sociales ou les services publics sont systématiquementy attaqués. Mais cette politique est en train de s’aggraver.


C’est la plus grande offensive du patronat depuis la dernière guerre. Si nous ne réagissons pas maintenant, nous risquons de prendre le même chemin que la Grèce ou l’Espagne dans une spirale sans fin.


Les travailleurs ne baissent pas pour autant les bras.


Les salariés de Plysorol à Fontenay-le-Comte qui fabriquent des contreplaqués, menacés de fermeture, ont dit qu’ils mettraient le feu aux stocks si le patron ne les entendait pas. Ceux de « Père Dodu » à Quimper occupent leur entreprise comme ailleurs les autres de Doux occupent les rues.


Ce sont aussi les salariés de Sanofi qui continuent les manifestations, ceux de Régional, compagnie d’aviation, qui sont en grève pendant que les salariés d’Air France annoncent une rentrée chaude ; il y a toujours ceux d’Arcelor-Mittal et tellement d’autres qui luttent…


Nous avons le courage et les moyens de faire reculer les capitalistes.


Nous sommes les plus nombreux et nous faisons tout. Il nous manque l’union. L’annonce de la fermeture d’Aulnay a créé un choc pour tout le monde parce que les grandes usines de montage de l’automobile et leurs dizaines de milliers de travailleurs ont toujours joué un grand rôle dans l’économie du monde, dans l’histoire des sociétés modernes mais aussi et surtout dans les luttes du mouvement ouvrier. La large couverture médiatique illustre aussi cette inquiétude des possédants.


Les travailleurs d’Aulnay ont affirmé qu’ils seraient une « bombe sociale et politique ». Ils le seront s’ils permettent de fédérer toutes les inquiétudes et les colères de tous ceux qui ne veulent pas être jetés à la rue ou crever au boulot
pendant que d’autres s’empiffrent à milliards.


Car nous ne défendrons chacun de nos emplois qu’en les défendant tous ensemble. Nous devons nous battre pour défendre tous les emplois, interdire tout licenciement et suppression de poste. PSA, et à travers lui tout le patronat, a déclaré la guerre. Nous ne pourrons refuser de payer la crise des capitalistes et des banquiers
qu’en levant le drapeau de la mobilisation générale dans la foulée des révolutions arabes et des résistances sociales.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 11:08
Un soldat français, sous-officier du 13ème bataillon de chasseurs alpin de Chambéry, a été tué en Afghanistan, un autre a été blessé, au cours d’une opération de l’armée afghane dans la province de Kapisa, dans l'est du pays.
Les soldats français encadraient les unités afghanes.
Ces nouvelles vies sacrifiées aux intérêts des grandes puissances viennent rappeler que l'occupation de l’Afghanistan par les troupes de l'Otan continue et, avec elle, la guerre.
Elle viennent rappeler aussi que le retrait en cours des "forces combattantes" françaises n'empêche pas les troupes françaises de continuer leur sale besogne sous l'égide des USA en encadrant les troupes du régime afghan fantoche qu'elles maintiennent au pouvoir.
Cette guerre est un échec total, elle contribue à enfoncer les populations dans le chaos et la misère, renforce les talibans.
Hors d'Afghanistan les troupes impérialistes de l'OTAN.
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:45
Camille Polloni | Journaliste Rue89

Tout sourire, François Hollande serre la pince au roi du Bahreïn sur le perron de l’Elysée. La photo, publiée par l’agence de presse officielle du royaume, rappelle celles de Nicolas Sarkozy en compagnie de Kadhafi, Moubarak ou Ben Ali avant la chute de leur régime respectif.

Sauf que Hamed ben Issa Al Khalifa est toujours au pouvoir au Bahreïn. Que le régime réprime depuis un an et demi la révolte de son peuple en envoyant ses soldats. La France avait d’ailleurs contribué à former les forces de l’ordre bahreïnies à la « gestion des foules ». Et que François Hollande avait affiché sa volonté de rompre avec ses prédécesseurs, promettant de « ne pas inviter les dictateurs à Paris ».

Arrêt sur images souligne que la rencontre du 23 juillet, apparemment imprévue, est passée à la trappe dans la presse française (malgré des articles du Figaro, du Point et d’Europe 1). Elle n’a pas donné lieu à un communiqué de l’Elysée et n’était pas signalée dans l’agenda officiel de l’Elysée, disponible en ligne.

La consultation de cet agenda montre qu’au moins six autres représentants de pays autoritaires ou franchement dictatoriaux ont été reçus par François Hollande depuis son élection.

Mohammed VI, roi du Maroc

24 mai

En visite privée en France au mois de mai, l’altesse marocaine a fait escale à l’Elysée, palais remarquable à ne pas manquer quand on vient pour les vacances.

A l’issue de la rencontre, François Hollande a « réaffirmé son attachement à l’amitié entre la France et le Maroc » et « salué le processus de réforme démocratique, économique et sociale en cours dans le royaume à l’initiative » du roi.

Langue de bois diplomatique oblige, rien sur la prison pour les artistes contestataires, la répression du Mouvement du 20 février en période de crise sociale intense et le durcissement du régime depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes.

Le Premier ministre du Qatar 

7 juin

François Hollande a d’abord décliné toutes les invitations du Qatar. Si la relation entre Nicolas Sarkozy et l’émirat était très amicale, le nouveau Président veut garder ses distances, comme l’écrivait Nabil Ennasri sur Rue89 en juin :

« Le caractère personnalisé de la relation France-Qatar sera mise de côté. Dès son accession au pouvoir, Nicolas Sarkozy faisait l’honneur à l’émir du Qatar d’être le premier chef d’Etat arabe accueilli à l’Elysée. [...]

On imagine que le Président “normal” souhaitera une relation plus mesurée, moins fringante et moins personnelle. »

L’article concluait tout de même à une continuité prévisible dans les relations franco-qataries. Le 7 juin, François Hollande reçoit le Premier ministre du Qatar à l’Elysée pendant plus d’une heure.

Le fils du roi Abdallah d’Arabie Saoudite

11 juin

La monarchie absolue saoudienne a envoyé en France l’un des fils du roi, Mitaeb (Mutaib en anglais), également chef de la Garde nationale (« chargée de la protection des centres névralgiques du pouvoir saoudien ». En mars 2012, confronté à des manifestations d’étudiants, le prince déclarait :

« La situation dans la plupart des pays arabes nous obige à être prudents, à protéger la sécurité nationale et à combattre les appels à l’embrasement qui visent à déstabiliser le pays. »

Le communiqué satisfait de l’Elysée évoque la situation syrienne, le G20 et la coopération avec le royaume. Quoi d’autre après tout, au pays où les femmes n’ont pas le droit de conduire.

Abdallah II de Jordanie

3 juillet

Royaume corrompu secoué de manifestations régulières, la Jordanie est dirigée par le roi Abdallah II depuis 1999. Maâti Kabbal, journaliste et écrivain, publiait une tribune sur Rue89 en novembre 2007 :

« Dans la vie politique jordanienne, le tribalisme reste l’un des paramètres majeurs. Nulle décision ne doit se faire sans l’aval de la tribu. Par ailleurs, le trône hachémite a toujours eu recours aux tribus comme un bras justicier.

La société jordanienne est le produit d’un syncrétisme ayant permis au trône de préserver l’équilibre de la société jordanienne tantôt par la persuasion, tantôt par la coercition. »

François Hollande accueille le roi le 3 juillet pour « approfondir le partenariat » entre les deux pays :

« Alors que la Jordanie est engagée dans un processus profond de réformes politique, économique et sociale visant à répondre aux aspirations du peuple jordanien, le chef de l’Etat a souligné la volonté de la France de la soutenir activement. »

Dans la foulée du printemps arabe, la Jordanie a connu des mouvements de protestation cette année, réprimés avec une violence moindre que dans les pays voisins. Le chercheur Denis Bauchard répondait à Arte en mai, sans optimisme démesuré toutefois :

« Je pense que la situation reste, pour l’instant, maîtrisée et sans trop de brutalité. Le nombre très limité des morts – moins de cinq – contraste avec ce qui se passe en Syrie et même avec ce qu’il s’est passé en Egypte.

Dans l’immédiat, la situation paraît sous contrôle : l’aide reçue non seulement des Etats-Unis mais aussi de l’Arabie saoudite tout récemment peut permettre au roi d’acheter la paix sociale et la paix politique. »

Ali Bongo, président du Gabon

5 juillet

Héritier d’Omar Bongo, Ali Bongo a succédé à son père en 2009. Il a rencontré François Hollande le 5 juillet. Slate Afrique parle d’un accueil « tiède » :

« Durant son séjour, les officiels français qui ont rendu visite à Ali Bongo ont fait le service minimum, bien loin du ballet de politiques français de gauche comme de droite qui défilaient devant son père et prédécesseur.

Cette distance affichée par le nouveau pouvoir français est due à l’insatisfaction en matière de démocratie dans son ancienne colonie. »

Sur les photos choisies par l’Elysée pour illustrer l’entretien, François Hollande sourit le moins possible.

Le prince héritier d’Abou Dhabi

11 juillet

Le 11 juillet, Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nayan entre à l’Elysée. Il dispose d’une sacrée carte de visite : fils du fondateur des Emirats arabes unis, prince héritier et ministre de la Défense. Reçu à l’Elysée, il fait ensuite un tour à Matignon pour rencontrer Jean-Marc Ayrault.

En mars, le Guardian écrivait à son sujet :

« Pour prévenir la contestation, Mohammed bin Zayed Al Nayan a parcouru Abou Dhabi le mois dernier pour évaluer le climat. A l’issue de ce voyage, il a ordonné 1,5 milliard de dollards d’investissements dans l’électricité et l’eau dans le nord des Emirats. »

En France on avait le Redressement productif ; le cheikh invente le redressement préventif.

MERCI RIVERAINS ! Jacques Pezet, Pierrestrato
Aller plus loin

http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/08/07/le-dictateur-tour-de-francois-hollande-234459

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:18

sin pasaporte

7 août 2012

En Espagne, près de 900 médecins ont signé un manifeste où ils s’engagent à « continuer à soigner » dans le service public leurs patients en situation irrégulière, en dépit d’un décret qui limitera à quelques cas l’assistance universelle aux sans-papiers, à partir du 1er septembre.


« Ma loyauté envers les patients ne me permet pas de manquer à mon devoir éthique et professionnel et de commettre un abandon », explique le texte, signé mardi par 870 médecins sur Internet. En le ratifiant, ils entrent dans un mouvement d’« objecteurs de conscience » lancé en juillet par la Société espagnole de médecine de famille et communautaire, qui compte 19 500 médecins membres.


CRÉATIONS DE « CONVENTIONS » PAYANTES


Ils réagissent ainsi à une mesure controversée du gouvernement conservateur engagé dans un effort de rigueur sans précédent pour tenter de réduire son déficit public jusqu’à moins de 3 % du PIB en 2014.


A partir du 1er septembre, les immigrés en situation irrégulière n’auront plus accès au système gratuit de santé publique. Pour les sans-papiers, seuls les urgences pour maladie ou accident, suivi de grossesse, accouchement et post-partum et assistance sanitaire aux moins de 18 ans seront encore assurés gratuitement.


Cette décision, ajoutée à une mesure visant à limiter le « tourisme sanitaire » des Européens non résidents disposant d’une assurance privée ou couverts dans leur pays d’origine, permettra d’économiser « environ 1 milliard d’euros par an », selon le gouvernement.


Comme en réponse au malaise des médecins, le ministère de la santé a indiqué mardi qu’il travaillait à la création de « conventions » payantes qui permettront notamment aux citoyens non européens « d’être reçus dans le système public ». Cette annonce fait suite à une information publiée mardi par le journal El Pais, qui avance que les moins de 65 ans devraient payer 710,40 euros par an. Une somme qui bondirait jusqu’à 1 864,80 euros par an pour les plus âgés.



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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 10:12

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