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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:50

 doux-humla.jpg

Vendredi 27 juillet vers 10 heures, les travailleurs du groupe Doux se sont retrouvés à plusieurs centaines devant le palais de justice de Quimper pour protester contre les menaces qui pèsent sur leurs emplois.


Le groupe s'étant placé de lui-même en redressement judiciaire, ce sont ses 4 200 salariés (3 400 en CDI, 800 en CDD) qui perdraient leur emploi en cas de liquidation ; et 10 000 emplois dans la sous-traitance, pour l'essentiel dans le transport et dans l'élevage, seraient affectés.

 

Le tribunal de commerce devait trancher entre deux offres de reprise concurrentes qui n'offrent, ni l'une ni l'autre, la moindre garantie aux salariés de Doux, chacune prévoyant au moins un millier de licenciements immédiats.


L'offre du consortium Sofiprotéol, qui regroupe de grands noms de la filière agro-alimentaire, comme Terrena, Duc, LDC ou encore Tilly-Sabco, prévoit un démantèlement du groupe qui s'apparente à une vente à la découpe avec, à la clé, la suppression de 1 117 emplois, c'est-à-dire le licenciement d'un embauché sur trois. C'est ce que le ministre délégué à l'agro-alimentaire, Guillaume Garot, a appelé « des avancées réelles » car, dans sa première mouture, le plan de Sofiprotéol prévoyait 519 licenciements de plus !

 

Comme si 1 117 licenciements ne constituaient pas un recul, et un recul dramatique, pour les travailleurs concernés et pour leurs familles.

 

Le maire PS de Quimper, Bernard Poignant, s'est lui aussi prononcé en faveur de cette opération, évoquant un soutien financier de l'État, à condition qu'il y ait ce que Garot et lui appellent « une contrepartie sociale »...


Quant au plan de « continuation de l'activité » présenté par Charles Doux, l'actuel PDG du groupe, il ne supprimerait qu'une petite centaine d'emplois de moins -- sur le papier ; et il laisserait sur le carreau probablement les 1 800 travailleurs du pôle frais dont Doux est décidé à se séparer.

 

Dans ce montage, où la banque Barclays, le principal créancier du groupe, remplacerait la famille Doux dans le rôle de l'actionnaire majoritaire, sous-traitants et salariés seraient invités à devenir actionnaires du groupe. Une perspective défendue par Gaëlle Nicolas, la maire UMP de Châteaulin (où le groupe Doux a son siège social et sa plus grosse usine), mais qui n'inspire guère confiance aux travailleurs : ils sont nombreux à y voir « un coup de poker où nous ne sommes que les jetons », comme l'a formulé une déléguée de la CGT.


Lundi 23 juillet, une centaine de salariés du site Père Dodu à Quimper -- soit près d'un travailleur sur deux -- avaient fait grève :

 

bloquant l'accès de l'usine dès 6 heures du matin, ils avaient réussi à paralyser la production toute la journée et à se faire voir de la population, en bloquant la circulation sur la voie express pendant une quarantaine de minutes.

Le 27 juillet, aux côtés de ceux de Quimper et de Châteaulin, les travailleurs venus de Vendée, des Côtes- d'Armor et du Morbihan ont défilé aux cris de « Non à la casse sociale, on veut tous du travail » ou encore de « Doux, ripou ».

 

D'un site à l'autre, les inquiétudes sont les mêmes : celle de perdre son emploi du jour au lendemain, de ne partir qu'avec des indemnités légales de licenciement dérisoires, et de basculer dans la misère, en particulier quand le conjoint est au chômage ou employé chez Doux.


Le tribunal a repoussé sa décision au 1er août. Mais personne n'attend de miracle. Dans les rangs de la manifestation, bien des ouvrières exprimaient leur écœurement devant les tractations qui se font avec leur peau, en toute opacité, entre grands patrons de l'agro-alimentaire et de la finance. Et un slogan résumait le sentiment dominant : « La dette n'est pas celle des salariés, ils n'ont pas à la payer, aucun licenciement ! ».


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=12

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:34

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En un mois, les prix mondiaux du blé viennent d'augmenter de 50 % et ceux du maïs de 45 %, nouvelle catastrophe dans un monde où plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim.

 

Elle est d'autant plus révoltante que la production céréalière mondiale n'a jamais été aussi élevée. Elle a atteint cette année 2 400 millions de tonnes, 500 millions de plus qu'il y a dix ans, soit une augmentation deux fois plus rapide que celle de la population mondiale.


Mais il a suffi que les prévisions des futures récoltes de maïs, qui devaient battre des records, soient revues légèrement à la baisse suite à la sécheresse aux USA, pour que les prix flambent. Une grande partie de la production est en effet échangée sur les marchés des céréales sous forme de contrats à terme.

 

Ils représentent un engagement de vente d'une certaine quantité à celui qui possède le papier, à une date donnée.

 

Ainsi, si les boursicoteurs anticipent une baisse de production par rapport aux attentes, ils vont se précipiter sur les papiers correspondants, dont les cours vont s'envoler. Et cette hausse des cours à terme provoquera aussi la flambée instantanée des prix du produit, alors même qu'il n'y a aucune pénurie alimentaire réelle.


Ces spéculateurs ne sont pas des inconnus.

 

Une dizaine de sociétés richissimes contrôleraient 85 % des échanges mondiaux de biens alimentaires : par exemple Monsanto, leader du maïs et des aliments pour bétail, ou Cargill (25 % du blé commercialisé dans le monde), ou encore Louis Dreyfus (31 % du commerce du riz). Pour elles, cette situation est une excellente affaire.

 

Par contre, c'est un drame pour des populations comme celle du Sahel, où 18 millions de personnes souffrent déjà de la faim. Ces dernières semaines, cette spéculation internationale a eu des conséquences directes sur les marchés des villes de la région, comme Niamey ou N'Djamena, où les prix des céréales ont déjà augmenté de 30 % et plus.


Il y a deux siècles, Fourier dénonçait la société capitaliste qui s'installait, où « la pauvreté naît en civilisation de l'abondance même ». Cela reste malheureusement vrai, et à une échelle encore plus grande. Fourier en avait déduit la nécessité de changer radicalement la société. C'est encore plus urgent aujourd'hui.


Serge FAUVEAU

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=28


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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:24

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Courant juillet, la police a évacué le campement d'une centaine de Roms installés depuis plus d'un an sur l'aire des taxis de la gare de Lyon Perrache.

 

Un campement à Parilly, sur la commune de Vénissieux, regroupant depuis dix mois une centaine de personnes, s'est vidé avant l'arrivée de la police. Quant à celui de Vaulx-en-Velin, 150 personnes installées dans un garage désaffecté, il dispose d'un sursis jusqu'en août. Deux autres évacuations ont eu lieu dans le département voisin de la Loire.


Les autorités ont prétendu « procéder de façon humaine ». Elles ont annoncé à l'avance l'intervention de la police. Mais comme l'ont fait remarquer les associations : « Il n'y a pas d'expulsions humaines sans relogement ». Et c'est bien là tout le problème.


La Préfecture s'était engagée auprès de ces associations à reloger dignement les Roms de Perrache, tous demandeurs d'asile.

 

Mais malgré ces promesses, ils n'étaient toujours pas relogés plusieurs jours après l'expulsion. La police les parque même sur la place Carnot, à quelques centaines de mètres du campement démantelé, sous prétexte de mieux les surveiller. L'État crée ainsi lui-même un nouveau camp en pleine ville.


Quant aux Roms chassés des autres campements, pour la plupart originaires de Roumanie et donc citoyens de l'Union européenne, ils sont condamnés au gré des expulsions à errer d'un squat à l'autre.

 

Ils seraient un millier dans l'agglomération lyonnaise. Les conditions inhumaines qui leur sont imposées : manque de toilettes, d'eau courante à proximité, amènent parfois des gestes de solidarité, mais les nuisances générées suscitent le plus souvent des tensions, voire une xénophobie que le gouvernement précédent a abondamment entretenue pour stigmatiser les Roms.


Les interventions policières, ainsi que les déclarations de Valls affirmant sa fermeté face aux étrangers sans papiers, montrent qu'avec le nouveau gouvernement, rien n'a changé.

 

Il serait pourtant possible de trouver des solutions d'hébergements dignes d'êtres humains pour ce millier de personnes qui fuient leur pays soit parce qu'elles y sont pourchassées, soit qu'elles n'y ont connu qu'une misère plus grande qu'ici encore.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=10

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:47

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Médecins sans frontières (MSF) mène actuellement une campagne contre Novartis, un des géants mondiaux de la pharmacie, qui prétend interdire la fabrication en Inde du générique d'un anticancéreux, le Glivec.


Ce procès à épisodes, qui dure depuis sept ans au cours desquels Novartis a été jusqu'ici constamment condamné, devrait reprendre le 22 août devant la Cour suprême indienne. Une victoire finale du trust menacerait à brève échéance de priver les malades des pays pauvres de médicaments bon marché dont l'Inde est le grand fournisseur.


Jusqu'en 2005, l'Inde n'a reconnu aucun brevet et ses usines ont pu sans entrave produire les génériques de toutes sortes de médicaments, entre autres contre le sida, à des prix dix ou vingt fois inférieurs à ceux imposés par les trusts à l'échelle mondiale.

 

Le brevet assure pendant vingt ans le monopole de fabrication et d'exploitation à l'entreprise qui l'a déposé.

 

Même s'il commence à courir bien avant la mise sur le marché, il garantit des profits qui font de l'industrie pharmaceutique une des plus rentables au monde, avec des taux de profit qui atteignent 30 %.


En 2005, l'Inde a reculé devant la pression des trusts et a accepté de reconnaître des brevets, mais seulement pour des médicaments qui seraient innovants ou ayant au moins une efficacité supérieure à celle des médicaments existants. Car la grande majorité des médicaments pour lesquels des brevets sont déposés ne sont que des copies à peu près à l'identique de médicaments plus anciens, sur lesquels le fabricant prolonge ainsi à bon compte son monopole.

 

L'Inde a refusé de reconnaître le brevet du Glivec, déposé en 1998 et donc valable en principe jusqu'en 2018, alors que Novartis affirme que le Glivec est bien supérieur au médicament précédent.


MSF conteste cette prétention et milite pour que l'industrie indienne puisse continuer à fournir le tiers-monde en médicaments bon marché.

 

Ce serait bien la moindre des choses, tant le prix des médicaments est un problème crucial pour les populations pauvres : la Conférence mondiale sur le sida ne vient-elle pas de rappeler que si les progrès sur les antirétroviraux laissent entrevoir la possibilité de mettre fin à la pandémie, « l'accès aux antirétroviraux n'est pas encore universel » : 46 % des 15 millions de séropositifs des pays pauvres ne disposent toujours d'aucun traitement.


La simple logique et surtout la santé des populations exigeraient que les trusts de la pharmacie soient expropriés sans indemnité,

 

que leurs usines et centres de recherche soient mis au service de toute l'humanité et que les médicaments soient fournis gratuitement à tous ceux qui en ont besoin... au lieu de 1 200 euros la boîte de Glivec, par exemple !


Vincent GELAS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=8

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:33

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Après l'annonce d'une nouvelle hausse du chômage en juin, le ministre du Travail Michel Sapin évoque la création de 100 000 « emplois d'avenir », subventionnés à 75 % par l'État, en 2013.

 

Une consultation des partenaires sociaux doit démarrer en août, et un projet de loi être déposé à l'Assemblée nationale début octobre.


« Il faut s'attaquer à chacune des catégories victimes du chômage »,

 

a expliqué le ministre, citant notamment les chômeurs de longue durée et les jeunes. « 100 000 emplois aidés de plus, c'est 100 000 chômeurs de moins, financés bien entendu par les finances publiques », a-t-il précisé. Dans le même temps le ministre a reconnu que le taux de chômage atteindrait vraisemblablement 10 % en France d'ici à la fin de l'année 2012.


Actuellement il existe deux types de Contrats uniques d'insertion auxquels s'ajouteront les « emplois d'avenir » :

 

le CUI-CAE (contrat d'accompagnement vers l'emploi), ouvert aux employeurs du secteur non marchand, de 22 heures hebdomadaires sur huit mois et demi en moyenne, et financé à 70 % par l'État. Le CUI-CIE, (contrat initiative emploi) lui, est destiné au secteur privé ; il est de 33 heures sur dix mois en moyenne et est financé à 30 % par l'État.


En prévision, il n'y aurait donc pas loin de 500 000 emplois aidés en 2013 : 390 000 contrats « classiques », auxquels s'ajouteront 100 000 nouveaux « contrats d'avenir ». Ces futurs emplois dureraient trois ans et seraient destinés aux jeunes de moins de 26 ans sans qualification des « quartiers en difficulté » ou des « zones rurales extrêmement éloignées », « à ces jeunes totalement exclus du système », a précisé Sapin, qui seraient environ 400 000.


6 000 de ces emplois aidés devraient être affectés au pré-recrutement d'étudiants souhaitant devenir enseignants. Mais l'essentiel de ces contrats sera réservé aux collectivités locales, au secteur associatif et de l'économie sociale et solidaire, mais les mutuelles et les coopératives pourront aussi en bénéficier.


Les premiers contrats devraient être signés en janvier 2013.

 

Une « aide » à la formation de ces jeunes serait apportée aux employeurs, par le biais d'un « chèque formation ». Le coût pour les finances publiques devrait s'élever à 2,5 milliards pour les deux ans à venir, ce qui doublerait le budget actuel destiné aux CUI.


En moyenne, 17 % d'une génération sort du système éducatif sans diplôme ni qualification.

 

Trois ans après, seuls 48 % de ces jeunes travaillent et leur taux de chômage atteint 41 % ! Ce n'est pas près de changer avec ces embauches au rabais qui permettront surtout au gouvernement de ne pas effectuer les véritables embauches qui seraient indispensables dans le secteur public, sans résoudre en quoi que ce soit le problème du chômage des jeunes.


Corentin ANIATH

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=7

 

Commentaire: la position du NPA:

 

Affiche Etre jeunes aujourd'hui
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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:28

 manifestants-hopital-SUD-copie-1

Un rapport du Sénat qui vient d'être rendu public, critique le mode de financement actuel des hôpitaux publics, la          « T2A » ou tarification à l'activité, instauré en 2004.

 

Le principe est simple : les soins prodigués sont facturés par l'hôpital ou la clinique à l'Assurance-maladie, qui les rembourse sur la base d'un prix standard fixé pour chaque acte médical.


Certaines activités restent en dehors de ce système, financées au forfait :

 

la psychiatrie, les soins de suite ou encore les missions d'intérêt général (recherche et enseignement, Samu, prise en charge des patients précaires...). Mais le rapport relève que, pour se financer, les hôpitaux ont privilégié les « activités les plus rentables » et la T2A représente aujourd'hui plus de la moitié des ressources du secteur (56 %), et même 75 % des activités de médecine, chirurgie et obstétrique.


Les rédacteurs de ce rapport ne préconisent pas de supprimer ce système de tarification, mais seulement de sortir de la T2A « certaines activités qui ne peuvent pas être standardisées », comme la réanimation ou les soins intensifs, pour lesquelles « la prise en charge est très différente selon le patient ». Et les sénateurs de conclure leur rapport en affirmant que le malade devrait se retrouver à nouveau « au centre du système de santé », comme quoi il en est sorti.


Les conséquences de l'instauration de la T2A étaient prévisibles

 

et ont été dénoncées dès le début par les personnels de santé, y compris par des médecins, par les organisations syndicales et par de nombreuses associations d'usagers. Très clairement l'objectif de ce système de tarification était de pousser les hôpitaux à se comporter comme des entreprises, à la recherche d'une rentabilité financière immédiate, et à serrer leur budget. Plus généralement, il s'inscrit dans la politique de réduction des dépenses publiques de santé menée par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, depuis des années.


Devant la faillite financière qui guette le secteur hospitalier, le gouvernement Ayrault envisagerait de lui dédier une partie du grand emprunt lancé par Sarkozy puisque sur les 35 milliards d'euros levés, environ dix milliards restaient à attribuer.

 

Une telle mesure serait un « coup de pouce », notamment aux projets immobiliers des hôpitaux pour lesquels ceux-ci se sont endettés auprès des banques.

 

Mais ce dont les travailleurs hospitaliers ont besoin, c'est d'abord d'embauches massives pour faire face à la pénurie de personnel. Celle-ci résulte, entre autres, de la recherche à tout prix de la rentabilité dans un domaine, celui de la santé, où elle n'a rien à faire. Ni le rapport des sénateurs, ni les projets gouvernementaux ne semblent l'envisager.


Marc RÉMY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=6

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:21

 dangereux

Le gouvernement a relevé l'impôt sur la fortune pour cette année, via une contribution exceptionnelle à payer cet automne.

 

« Une hausse d'ISF très violente pour les plus fortunés » selon le journal Les Échos, « une note très salée pour le contribuable » d'après Le Figaro. La réalité est pourtant bien différente.


En fait le gouvernement s'est contenté de rétablir les barèmes d'imposition que Sarkozy avait baissés l'an dernier.

 

C'est un retour d'ailleurs partiel à ce qui existait avant la réforme de Sarkozy, puisque le gouvernement n'a pas rétabli cet impôt pour les particuliers dont le patrimoine imposable se situe entre 800 000 et 1,3 million d'euros.


Mais ce qui a provoqué la colère de la droite, c'est que, pour cette année du moins, la contribution supplémentaire ne sera pas plafonnée, ni limitée par le bouclier fiscal : certains contribuables paieront plus qu'il y a deux ans, pour le même patrimoine.

 

Pourtant le scandale, c'était bien le bouclier fiscal, qui a coûté à l'État 3,6 milliards de 2008 à 2012 !

 

Les contribuables qu'il protégeait étaient principalement les plus riches, qui n'avaient nul besoin de ce cadeau : on se souvient que Liliane Bettencourt, l'une des plus riches fortunes de France, avait reçu en 2008 un chèque de l'État de 30 millions d'euros, en application de ce fameux bouclier fiscal.


Depuis la création de l'impôt sur la fortune par Mitterrand en 1982, droite et gauche s'affrontent à ce sujet, la droite accusant la gauche de faire fuir les riches, la gauche prétendant agir au nom de la justice sociale.

 

En 1986 la droite revenue au pouvoir avait supprimé cet impôt, que la gauche avait rétabli en 1989 après la réélection de Mitterrand. Depuis 2003, la droite n'a eu de cesse de le diminuer.


Pourtant cet impôt n'a jamais rien fait de plus qu'égratigner la fortune des plus riches.

 

Selon le gouvernement, il rapportera cette année 5,6 milliards, un niveau encore inégalé. Ce n'est pourtant rien comparé à la TVA, qui a rapporté à l'État 132 milliards d'euros l'an dernier, et qui touche toute la population, et même proportionnellement plus les plus pauvres, puisque ceux-ci consomment pratiquement tout ce qu'ils gagnent.


Les taux d'impositions de l'ISF sont toujours restés très faibles :

 

même le taux le plus élevé n'a jamais dépassé les 2 %. Surtout, le patrimoine imposable est bien inférieur au patrimoine réel : les œuvres d'art, les biens professionnels, les titres de PME, certains bois et forêts, etc, ne sont pas comptés dans ce patrimoine imposable, ce qui réduit considérablement le montant de l'impôt.


Quoi qu'en dise la droite, la gauche au gouvernement n'a jamais osé taxer sérieusement les plus riches.

 

On peut aussi le constater aujourd'hui à propos de la promesse de Hollande durant sa campagne électorale de taxer à 75 % les revenus supérieurs à un million d'euros. Cet impôt n'est pas encore mis en place que déjà le gouvernement y apporte des restrictions : le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, vient en effet de déclarer que cette imposition à 75 % serait temporaire.


Bernard TALON

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=3

 

Commentaire: L'argent des pauvres est vulgaire et doit donc être taxé à 20% par la TVA, l'argent des riches lui est sacré et ne doit pas être touché! Comme en 1789!

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:12
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 13:06
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L’éditeur André Versaille publie une nouvelle fois, dans une version revue et augmentée, 1936 Les Jeux olympiques à Berlin,

 

l’essai paru en 1983 et en 1999 dans lequel le professeur de Sorbonne Jean-Marie Brohm, fils de résistants alsaciens, a mis en lumière non seulement les turpitudes politiques du baron Pierre de Coubertin
(qui par exemple saluait en Adolf Hitler « l’un des plus grands esprits constructeurs de ce temps ») mais surtout les compromissions, lâchetés et aveuglements des dignitaires du Comité International Olympique dont la forfaiture a permis que les Jeux de Berlin assoient définitivement l’Allemagne nazie sur la scène internationale, en dépit de son caractère notoirement raciste, antisémite et belliciste et malgré de nombreux appels au boycott …

 

Il analyse également comment les gouvernements démocratiques d’alors, en faisant confiance à Hitler et à ses promesses en faveur des Juifs et de la non-discrimination raciale, ont mis avec plus ou moins de zèle le doigt dans un engrenage qui les mènerait à la capitulation de Munich en 1938 et à la guerre en septembre 1939.

 

Et il s’interroge au passage sur la tenue des Olympiades à Moscou en 1980. Car les Jeux olympiques, en dépit des apparences, sont une métaphore de la guerre et de ses préparatifs : sur le plan de l’idéologie politique (ils affermissent celle du pays le plus médaillé), sur celui de la propagande (en faisant croire que la réussite dans les stades est le reflet de celle du pays qui remporte les palmes) et même théologique (l’expression de  « dieux du stade » adoptée en 1936 par la cinéaste nazie Leni Riefenstahl pour intituler son film célèbre ne demeure-t-elle pas actuelle ?). De quoi nourrir une longue méditation, comme dirait le Dalaï-lama…
Bernard DELCORD

1936 Les Jeux olympiques à Berlin par Jean-Marie Brohm, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2008, 244 pp., 19,90 €

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 12:53

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Coubertin  était opposé à la participation des femmes : « le seul véritable héros olympique est le mâle individuel, une olympiade femelle est impensable, elle serait impraticable, inesthétique et incorrecte »9 (mentionné dans l'ouvrage de Michel Larivière8)

 

Au delà de l'olympisme : un réactionnaire ?

Si le nom de Coubertin est souvent associé à un idéal olympique de paix et d'égalité entre les êtres humains, voire d'humanisme, la réalité des valeurs défendues par le baron, y compris à travers sa vision du sport et des jeux, en diffèrent largement si l'on en croit certaines analyses.

 

S'il n'est pas seul en son temps, il est un fervent partisan de la colonisation : « Dès les premiers jours, j'étais un colonial fanatique  »17. Il voit d'ailleurs dans le sport un moyen utile à la colonisation en tant qu'instrument de « disciplinisation des indigènes »18. Car Coubertin serait clairement raciste « Les races sont de valeur différente et à la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance »19.

 

Cette vision du monde ne se limite pas au domaine colonial : Pierre de Coubertin voit également la société comme divisée entre forts et faibles. Et il se doit d'en faire le tri « Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Eh ! bien, c'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts »20.

 

Également, certains s'appuient sur son hostilité à la participation des femmes aux Jeux olympiques pour le qualifier de misogyne car « les olympiades femelles sont inintéressantes, inesthétiques et incorrectes.

 

Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs »21.

 

Il reste ainsi toujours opposé à la participation des femmes aux Olympiades. Et si Coubertin a su parler des jeux comme instrument de paix, le sport étant avant tout une affaire virile il les voit aussi avant 1914 comme un moyen d'en rendre les pratiquants plus aptes à la guerre « le jeune sportsman se sent évidemment mieux préparé à "partir" [à la guerre] que ne le furent ses aînés. Et quand on est préparé à quelque chose, on le fait plus volontiers »22.



Enfin le baron apporte un soutien implicite à Hitler à l'occasion d'émissions de campagne publicitaire en faveur des Jeux

 

« Dès aujourd'hui, je veux remercier le gouvernement et le peuple allemands pour l'effort dépensé en l'honneur de la onzième Olympiade »23. Bien que retiré du CIO où il reste à titre purement honorifique, il participe aux jeux dont il fait le discours de clôture « Que le peuple allemand et son chef soient remerciés pour ce qu’ils viennent d’accomplir »24 car, selon Daniel Bermond, Coubertin admire « intensément »25 Hitler ; et à la question qu'on lui pose de ce soutien, il répond : « Comment voudriez-vous que je répudie la célébration de la XIème Olympiade ? Puisque aussi bien cette glorification du régime nazi a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu »26.


Il est difficile de faire ici le tri entre les obligations protocolaires et les convictions personnelles. Et voir Coubertin comme un partisan du national-socialisme est peut-être prématuré. Cependant sa vision du monde et du sport peut être rangée pour une part du côté des réactionnaires comme n'ont pas hésité à le faire un certain nombre de chercheurs.27.

 

Source: Wikipédia

 

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