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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:41

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:29

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 10:20

 

  Caterpillar

 

Deux jours après l’enfumage du sommet social, la réalité était de retour avec l’annonce de 8000 suppressions de postes chez PSA.

 

Avec un incroyable concert des médias et des responsables politiques, faisant semblant de découvrir cette tragédie sociale. Pourtant cela fait un an que la CGT a fait connaître le plan de fermeture d’Aulnay, SevelNord et Madrid. Depuis, la direction a largement anticipé en liquidant les emplois de centaines de CDD, intérimaires et prestataires et en transférant des productions d’un site à l’autre pour préparer la fermeture d’Aulnay.


La Direction ne cache même pas qu’elle a attendu la fin des élections pour annoncer son plan. Et en rajoute : Aulnay devrait fermer, Rennes perdrait 1200 postes, Sochaux près de 600, Poissy près de 900, Vélizy, 684. Dans la foulée ce sont des milliers d’emplois chez les sous traitants et dans les villes, les départements, les régions concernés, qui vont disparaître.

 

De l’argent, il y en a


Le groupe invoque la baisse des ventes. Pourtant PSA a cumulé 10 milliards de bénéfices depuis 10 ans. Il y a un an, le PDG annonçait 11 milliards d’€ de réserves financières. Les actionnaires ont touché 250 millions d’€ en 2011 et PSA a racheté en 2011 pour 257 millions d’actions Peugeot. Avec cet argent, il y avait de quoi payer les salaires d’Aulnay pendant 4 ans ! Auxquels il faut rajouter les salaires des dirigeants : en 2010, 3 253 700 € pour Varin et quatre directeurs autour de 1 300 000 €.

 

François Hollande : « j'ai grand respect pour les entrepreneurs qui se battent »


Séisme, tsunami social : de grandes phrases pour les responsables politiques mais aucune décision concrète. Le gouvernement convoque les PDG, reçoit les syndicats pour discuter de revitalisation industrielle, des aides de l’Etat mais accepte son impuissance face à un patron privé. Même la très insuffisante loi sur l’interdiction des licenciements boursiers est repoussée à plus tard.


Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, souvent retardées à l’après-élection, sont programmées.

 

Dans l’automobile, dès mars dernier, Ghosn le PDG de Renault énonçait :" Si quelqu’un commence à restructurer, cela obligera tout le monde à suivre ». Déjà à Flins, à Douai, il est question de 400 suppressions de postes. Quant au dialogue social, on sait ce que cela donne, de SevelNord à General Motors en passant par Renault Valladolid : des reculs sociaux sans précédent avec la perte de jours de congés, une flexibilité accrue, le blocage des salaires.

 

Construire la riposte


La riposte doit se préparer dès maintenant en s’appuyant sur les mobilisations déjà engagées. Le combat des salariés d’Aulnay ne doit pas être un combat isolé car ce serait prendre le risque d’une défaite que nous pourrions payer tous d’une manière ou d’une autre.

 

L’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail, nous pouvons les imposer par la notre mobilisation dans les entreprises, dans les quartiers, en faisant converger nos luttes et nos résistances dans l’unité, afin de préparer un mouvement d’ensemble du monde du travail et tenter de modifier le rapport de force en notre faveur.

 


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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:20

une-PS-nucleaire-web

 

Les générateurs de vapeur sont des pièces cruciales pour le fonctionnement et la sûreté des réacteurs. Or différents documents EDF font état de leur fragilité sur plusieurs centrales nucléaires françaises.

Voici ci-dessous notre communiqué.

 

Vous pourrez également trouver dans ce dossier une synthèse plus détaillée rédigée par notre informateur, ainsi que les documents internes à EDF qui étayent cette analyse.

 

 

Fuites radioactives sur les réacteurs nucléaires français - Risques graves avérés sur les générateurs de vapeur

Communiqué de presse du 18 juillet


Une inspection à la centrale nucléaire de San Onofre (Californie), à l’arrêt depuis quelques mois, a révélé des dégâts importants sur les tubes de ses générateurs de vapeur, des éléments importants pour la sûreté qui servent d’échangeurs thermiques entre le circuit primaire et le circuit secondaire. La Californie est bien loin ? Certes, mais ce problème concerne aussi les centrales nucléaires françaises, dont deux ont d’ailleurs connu des accidents passés sous silence impliquant ces éléments.

Source EDF

Un grave problème à la centrale de San Onofre...


Depuis janvier dernier, la centrale nucléaire de San Onofre (Californie) est à l’arrêt suite à d’importantes fuites d’eau radioactive. Le 12 juillet, la Commission de Régulation Nucléaire (NRC) a communiqué le résultat de recherches faisant état de graves problèmes. En effet, sur l’un des réacteurs, plus de 3400 tubes des générateurs de vapeur sont sérieusement érodés et endommagés [1].


Les tubes des générateurs de vapeur sont une pièce cruciale du réacteur : c’est là que circule l’eau du circuit primaire, qui vient chauffer l’eau du circuit secondaire de manière à ce que celle-ci se transforme en vapeur qui fait tourner les turbines. L’eau du circuit primaire étant sous pression, la rupture de tubes peut mener à des fuites importantes compromettant la sûreté du réacteur ; ces fuites pourraient même mener au dénoyage des éléments de combustible [2].


Par ailleurs, l’eau du circuit primaire est fréquemment contaminée par de dangereux éléments radioactifs (tritium, plutonium...) qui s’échappent des barres de combustible. La rupture des tubes des générateurs de vapeur qui transportent cette eau provoquerait une fuite d’eau radioactive vers le circuit secondaire, avec des risques de rejets directs de radioéléments dans l’atmosphère extérieure par les soupapes de sécurité de ce circuit [3]. Celui-ci n’étant pas protégé par l’enceinte de confinement du réacteur, les risques de contamination de l’environnement sont accrus.


... qui concerne également les centrales françaises


Les problèmes survenus à San Onofre ne sont pas une particularité des réacteurs américains. Des documents internes à EDF (disponibles sur notre site), envoyés par une source anonyme, nous apprennent que deux centrales françaises ont ainsi été concernées par un accident de "rupture des tubes de générateurs de vapeur". Ce fut le cas du réacteur 4 du Blayais (Gironde) le 3 mars 1990, et, le 11 février 2006, du réacteur 4 de Cruas-Meysse (Ardèche). EDF et l’ASN cherchant à banaliser le problème dans leur communication, ce dernier événement avait d’ailleurs été présenté par l’ASN comme une simple fuite.


L’usure des tubes des générateurs de vapeur est pourtant bien connue par EDF, qui a d’ailleurs identifié plusieurs phénomènes menant à l’apparition de fissures. Une opération de bouchage des tubes les plus endommagés est en cours sur plusieurs réacteurs ; mais le remplacement proprement dit des générateurs de vapeur est si coûteux [4] qu’EDF en laisse parfois en place certains qui présentent des taux de fissuration élevés, au risque de voir survenir une fuite d’eau radioactive.


Enfin, les similitudes entre la centrale de San Onofre et les centrales françaises pourraient être encore plus importantes qu’il n’y paraît, puisqu’EDF a eu recours au même fournisseur que la centrale californienne.

 

En effet, les générateurs de vapeur de San Onofre ont été fabriqués par Mitsubishi Heavy Metal. En 2004, EDF a reconnu MHI comme "satisfaisant", suite à quoi trois générateurs de vapeur ont été installés en 2009 sur le réacteur n°1 de la centrale du Blayais [5]. La firme japonaise a également remporté en 2009 un nouvel appel d’offre pour 9 générateurs. On pourrait donc craindre d’observer au Blayais les mêmes problèmes qu’à San Onofre.


Refusons le risque !


La logique d’EDF ne prétend pas laisser de choix : soit continuer à faire fonctionner ses centrales avec une sûreté dégradée, soit engager de coûteux travaux de remplacement qui lui permettraient de justifier une extension de la durée d’exploitation des réacteurs. Nous ne voulons ni l’un ni l’autre. Entre risquer l’accident nucléaire et dilapider des milliards d’euros pour des améliorations toujours insuffisantes, il existe une solution : fermer au plus vite les centrales, en commençant par les plus anciennes, et investir massivement, dès maintenant, dans les alternatives énergétiques.

Retrouvez les documents EDF évoquant ces problèmes ainsi qu’une analyse plus détaillée rédigée par notre informateur sur notre site : http://groupes.sortirdunucleaire.org/2012-Generateurs-de-vapeur

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:14
no nuk

Soutien au peuple japonais insulté par la décision de son gouvernement de redémarrer un ­deuxième réacteur malgré la grande manifestation antinucléaire qui a rassemblé 170 000 personnes deux jours plus tôt.


Lundi 16 Juillet, profitant d’un jour férié, c’est plus de 170 000 personnes venues pour l’occasion des 4 îles de l’archipel qui se sont donné rendez vous à Tokyo au parc Yoyogi, répondant à l’appel de la coordination Saroyana « Adieu l’énergie nucléaire ».

 

Le mouvement antinucléaire japonais continue à prendre de l’ampleur, malgré les déclarations mensongères du gouvernement – et derrière lui du lobby industriel - qui sont relayées par les médias.


En effet, sous couvert de neutralité, la presse dans sa majorité continue de soutenir l’industrie du nucléaire, en soulignant la prétendue menace que ferait porter une sortie de cette énergie sur l’économie japonaise. Ainsi Mastutaro Shôriki, l’ancien patron du principal quotidien japonais Yomiuri Shinbun fut aussi l’un des principaux artisans du nucléaire civil [1] .

 

Autour de Fukushima la presse régionale refuse de mener des enquêtes sur la situation sanitaire liée à la catastrophe.


Des journalistes indépendants qui devraient pouvoir travailler sereinement sans craindre une censure de la part de leur hiérarchie, sont soumis à des pressions externes. Dans une publication du 11 juillet dernier [2] Reporters sans frontière « condamne fermement le harcèlement judiciaire dont est victime, depuis mai 2012, le journaliste freelance Minoru Tanaka ». Celui ci est poursuivi en diffamation par le patron d’une entreprise de systèmes de sécurité pour centrales nucléaires et se retrouve menacé d’asphyxie financière suite à la parution d’un article titrant « Il prend sa part du gâteau nucléaire-TEPCO »


Mais, malgré ces tentatives de représailles à l’encontre de toute une profession, le bloc de désinformation se fissure.

 

A l’image du 3e quotidien du pays : Mainichi Shinbun, plusieurs médias nationaux sont décidés à informer leur lectorat sur la réalité de la situation sanitaire. Ils dénoncent les collusions entre les grands groupes du nucléaire et le monde politique.


Alors que le 5 mai 2012 le japon arrêtait totalement l’ensemble de ses 54 réacteurs, le 1er juillet soit moins de 2 mois plus tard, la compagnie Kansai Electricity Power (KEPCO), avec l’accord des autorités locales et gouvernementales, réactive le réacteur numéro 3 de sa centrale d’Ohi. La pétition appelant à l’abandon du nucléaire ayant récolté plus de 7 millions de signatures et le blocage du site par des centaines de personnes n’a pas permis d’empêcher ce redémarrage [3].


L’argument des autorités pour justifier ce redémarrage ?

 

Une possible pénurie d’électricité à cause du recours à la climatisation durant l’été. En réalité, le spectre de la pénurie est largement galvaudé [4] ; elles redoutent surtout de voir le pays s’affranchir définitivement de l’énergie nucléaire.


16 mois après l’accident de Fukushima, le mouvement japonais de contestation de l’atome ne cesse de prendre de l’ampleur après de longues années de sommeil. Les manifestations se succèdent et grossissent : 10 000 personnes au printemps 2011, 60 000 en septembre et 170 000 à présent.


Les manifestants présents le 16 juillet avouent ne pas comprendre cette décision de redémarrage qu’ils perçoivent comme une insulte.

 

Ici, de nombreuses personnes manifestent pour la première fois comme Hokino, 35 ans et institutrice dans la région de Tokyo « Jusqu’à l’accident de Fushima j’étais plutôt favorable à l’énergie nucléaire. En fait, je ne me posais pas la question, c’était comme ça. Et puis, petit à petit, après le désastre, je me suis rendu compte que le gouvernement nous a menti sans arrêt et qu’il n’a pas organisé correctement les évacuations des zones irradiées. On ne peut plus leur faire confiance. » ou Hitoshi, employé dans une maison d’édition qui s’inquiète pour son fils de 8 ans « J’ai eu très peur. Jusque-là je pensais que le nucléaire était sûr. Mais j’ai compris que le gouvernement travaille pour le lobby nucléaire, pas pour le peuple. »


Au sein de la foule plusieurs personnalités engagées pour la sortie du nucléaire sont présentes. Parmi elles, Oé Kenzaburo, le prix Nobel de littérature en 1994 et porte voix du mouvement monte à la tribune [5] :

« Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter au cabinet du Premier ministre. Pourtant, dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de Ohi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte. Nous vivons dans le mépris. Nous devons faire tomber les mauvais objectifs du gouvernement et nous pouvons y arriver. Je crois que nous pouvons vivre sans la menace et les insultes de la politique nucléaire. Battons-nous. »


Le Réseau « Sortir du nucléaire » manifeste son soutien au mouvement antinucléaire et au peuple japonais face à la décision honteuse de son gouvernement de redémarrer aujourd’hui un second réacteur nucléaire, le numéro 4 de la centrale de Ohi.

 

Il s’agit d’un acte irresponsable alors même que la population aux alentours de Fukushima doit toujours affronter les effets aveugles de la catastrophe. Les Japonais ont souvent été décrits comme allergiques au nucléaire mais s’y étaient résignés sous les coups de la propagande orchestrée par les lobbys.

À présent ils se demandent : Pourquoi devons-nous exposer nos vies à un tel risque juste pour de l’électricité ?

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 12:34

charles-doux

19 juillet 2012 à 10h18 

 

A 48 heures du dépôt des offres définitives devant le tribunal de commerce, les salariés de Doux-Père Dodu - le site emploie 239 personnes - ont décidé d'engager un mouvement de grève lundi, pour alerter une nouvelle fois sur leur sort. En l'absence de repeneurs, leurs derniers espoirs reposent sur une nouvelle offre ou sur un plan de continuité de Charles Doux.

 

Les syndicats du groupe Doux appellent les salariés de Père Dodu (environ 280 personnes) à la grève lundi 23 juillet. Le site quimpérois est menacé de fermeture selon un scénario de reprise. Les organisations syndicales entendent « défendre les emplois » de l’une des marques fortes du groupe placé en redressement judiciaire.

 

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/quimper-preavis-de-greve-chez-doux-pere-dodu-19-07-2012-1780100.php

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Groupe-Doux.-Un-appel-a-la-greve-lundi-chez-Pere-Dodu_40820-2097656------29232-aud_actu.Htm


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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 12:25
doux vv

Au lendemain du comité central d'entreprise (CCE) qui s'est tenu, le mardi 17 juillet, au siège du groupe de volaille Doux, à Châteaulin (Finistère), la CFDT lance un appel à la grève pour le lundi 23 juillet sur les sites Père Dodu de Quimper et de Kergonan.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 12:09

 veldiv.jpg

Les 16 et 17 juillet 1942, alors que la moitié de la France était occupée par l'armée allemande, la police française, et elle seule, raflait 13 000 Juifs à Paris, les parquait dans des conditions innommables au Vélodrome d'Hiver, le Vel'd'Hiv, situé dans le 15e arrondissement parisien, avant de les transférer à Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande, puis de les déporter vers des camps d'extermination, dont bien peu revinrent.


Cette rafle n'était pas la première ni malheureusement la dernière.


Le rôle de la pollice française


Celle de juillet 1942, minutieusement organisée sur ordre des troupes d'occupation, fut exécutée sans la moindre participation de policiers ou de soldats allemands, mais uniquement par la police française. Les autorités françaises firent preuve d'un zèle qui, a-t-on dit, étonna les autorités allemandes d'occupation. La rafle de juillet 1942 visait en principe uniquement les Juifs de nationalité étrangère. Les Juifs étrangers étaient nombreux, qui avaient fui les persécutions d'Allemagne et d'Europe centrale.


Pour faire croire à l'opinion que ces arrestations étaient motivées par un besoin de main-d'œuvre en Allemagne, il avait été prévu, au départ, de ne pas arrêter les enfants de moins de 16 ans. Mais Laval, chef du gouvernement de Pétain, décida de les faire arrêter tout de même, prétextant une mesure « humanitaire » : pour qu'ils ne soient pas, a-t-on dit, « séparés de leurs parents ».


Cette rafle avait été précédée de diverses mesures.

 

Il y avait eu, tout d'abord, le recensement obligatoire des Juifs en octobre 1940. Les Juifs avaient dû se présenter dans les commissariats et se déclarer comme tels. Ne pas le faire les exposait à des sanctions « les plus sévères ». Environ 90 % d'entre eux se firent recenser et 150 000 Juifs ont ainsi été fichés en zone occupée, dont 64 000 étrangers. Au moment des rafles, la police savait donc parfaitement où aller.


Depuis juin 1942, tous les Juifs devaient porter, cousue sur leurs vêtements, une étoile jaune avec l'inscription « Juif ».


Les 16 et 17 juillet, les permissions dans les rangs de la police avaient été annulées. Mais les choses ne se passèrent pas toujours comme prévu. Il y eut des policiers ou des gens avertis de l'opération qui réussirent à prévenir des Juifs : « Dans deux heures, on viendra vous chercher. » Et un certain nombre échappèrent au coup de filet. Des hommes surtout car, comme jusque-là c'étaient surtout les hommes qui avaient été raflés, on croyait dans l'opinion juive que les femmes et les enfants risquaient moins.


L'opinion publique « profondément troublée »


Ce ne fut pas le cas : sur les 13 152 personnes arrêtées, il y eut 10 000 femmes et enfants. Un rapport de police de l'époque tire ce bilan : « Les mesures prises à l'encontre des Israélites ont assez profondément troublé l'opinion publique. Bien que la population française soit dans son ensemble et d'une manière générale assez antisémite, elle n'en juge pas moins sévèrement ces mesures qu'elle qualifie d'inhumaines. Les raisons de cette désapprobation reposent (...) sur les bruits (...) d'après lesquels les familles seraient disloquées (...). C'est cette séparation des enfants de leurs parents qui touche le plus les masses françaises et provoque des réactions qui se traduisent par des critiques sévères à l'égard du gouvernement et des autorités occupantes. »


Durant cette période, 80 000 à 85 000 Juifs résidant en France ont été exterminés, soit près du quart d'entre eux. Ceux qui réussirent à échapper à leurs bourreaux le durent souvent à l'aide d'une partie de la population.


Le recyclage des responsables


La guerre finie, cette politique barbare fut bien vite oubliée, ou plutôt occultée. Les Maurice Papon, haut fonctionnaire sous Vichy, responsable de la déportation de dizaines de Juifs dans la région de Bordeaux, les René Bousquet, secrétaire général de la police en 1942 et à ce titre organisateur en chef de la rafle du Vel' d'Hiv, poursuivirent une brillante carrière, comme la plupart des hauts fonctionnaires d'ailleurs. Le premier fut préfet de police, puis ministre de Giscard d'Estaing, le second occupa de hautes fonctions dans le monde financier, entretenant, l'opinion l'apprit sur le tard, des relations amicales avec François Mitterrand.


La volonté des dirigeants français qui se succédèrent après la guerre était de montrer que le régime de Vichy et de Pétain ne s'inscrivait pas dans la continuité, mais constituait une rupture totale avec la tradition républicaine de la France.

 

À l'évidence il n'en était rien, dans les hommes qui assurèrent la continuité de l'État, ou encore la continuité « industrielle et économique ». Une grande partie de ceux qui servaient sous Vichy restèrent en place sous de Gaulle, puis sous la IVe et la Ve République.


Aujourd'hui, on évoque le devoir de mémoire. Mais il ne suffit pas de se souvenir, encore faut-il comprendre. Comprendre comment et pourquoi une société policée, cultivée, moderne a pu donner naissance à cette barbarie sans nom, dont la Seconde Guerre mondiale, le nazisme, furent le produit. Tout cela au nom de la volonté des capitalistes de maintenir leur pouvoir économique et leurs privilèges.


Et surtout comprendre comment agir pour que cela ne se reproduise plus.


André VICTOR

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2294&id=35

 

Le Vélodrome d'Hiver, lieu de détention, avant et après la rafle des Juifs

Le 15 mai 1940, cinq jours après l'invasion des armées allemandes, et deux ans avant la rafle du Vel' d'Hiv, le gouvernement de la IIIe République, qui était sur le point de s'effondrer, décida de faire interner au Vélodrome d'Hiver des femmes considérées comme « indésirables ». C'étaient des réfugiées, souvent de nationalité allemande, ayant fui l'Allemagne par antinazisme.


5 000 environ y furent parquées durant une à trois semaines, sans moyens d'hygiène, quasiment sans toilettes, mais toutefois avec eau et nourriture. De là elles ont généralement été expédiées au camp de concentration de Gurs, dans les Pyrénées, avant d'être livrées aux nazis. Certaines réussiront à s'échapper et quelques-unes seront à nouveau enfermées au Vel' d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942.


Beaucoup plus tard, le Vel' d'Hiv a repris du service en août 1958 pour y parquer des détenus algériens, sur décision de Maurice Papon qui venait d'être nommé préfet de police.


A.V.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 12:05

 bisounours

Le 14 juillet, François Hollande a annoncé la création d'une commission pour moraliser la vie politique.

 

Pour la présider, il a ressorti Lionel Jospin de son placard et lui a adjoint, au nom de la diversité, Roselyne Bachelot, ex-ministre UMP. Cette commission sera aussi composée d'une douzaine de hauts commis de l'État, un cénacle prétendument indépendant... de l'opinion publique.


D'ici novembre, elle doit faire des propositions au gouvernement sur le cumul des mandats, l'introduction d'une part de proportionnelle aux élections, et établir, comme l'avait promis le candidat Hollande,« des règles de déontologie permettant d'assurer une meilleure transparence de la vie publique ».


La même semaine, le 11 juillet, en commission des finances de l'Assemblée nationale, lors de l'examen de la loi de finances rectificative, les députés présents ont presque tous rejeté un amendement d'un député centriste qui proposait, au nom de la transparence, que les frais des parlementaires non utilisés à des fins professionnelles liées à leur mandat soient imposables.


Chaque député reçoit, mensuellement, une indemnité de 6 412 euros, censée « faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice du mandat de député qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l'Assemblée ». Cette indemnité vient en complément de l'indemnité parlementaire de 7 100 euros et des 9 138 euros pour l'emploi de collaborateurs.


L'amendement du député proposait que chaque élu justifie ses frais et que soit imposable la partie des dépenses personnelles : l'achat de fleurs, de cadeaux, de voyages touristiques ou bien de location de locaux sous couvert d'activités politiques, dérives qui ont déjà été maintes fois révélées.


Le rapporteur général de cette commission des finances, le socialiste Christian Eckert, a émis un avis défavorable et le nouveau député UMP Henri Guaino s'est aussi indigné : « Si les députés sont obligés de justifier chaque dépense, alors ils ne vont plus être des députés libres ! »


Le député centriste Charles de Courson, auteur de l'amendement, s'est engagé à le présenter de nouveau en séance publique, à moins que d'ici là, ses amis lui expliquent que la transparence de la vie politique, ce n'est pas encore pour maintenant.


Louis BASTILLE

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2294&id=9

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:25

 dir fin

C'est toujours l'inquiétude pour les 3 400 salariés du groupe volailler Doux, dont la famille du même nom possède 80 % du capital.

 

Depuis le 1er juin, le groupe s'est placé de lui-même en redressement judiciaire et, mardi 10 juillet, les premières offres de reprise du volailler breton étaient communiquées aux syndicats. La première chose qui en ressort est que 1 500 emplois sur les 3 400 n'y seraient pas inclus.


Certains sites sont absents de ces offres de reprise, tel par exemple celui de Pleucadeuc dans le Morbihan qui emploie près de 400 personnes. De même aucun repreneur n'a mentionné le site de Graincourt-lès-Havrincourt dans le Pas-de-Calais, où 250 salariés travaillent dans l'activité poulet frais.


L'une des usines du site de Père Dodu à Quimper, qui fabrique essentiellement des saucisses destinées à l'exportation, reste sur le carreau dans l'offre coordonnée par Sofiprotéol. En fait, derrière cette offre qui regroupe Glon Sanders, Terrena, LDC, Duc, Tilly-Sabco et Triskalia, il y a une alliance de circonstance visant à se partager les morceaux du groupe volailler une fois l'acquisition validée par le tribunal.


À l'inverse, la Financière Turenne Lafayette (William Saurin, Madrange et Paul Prédault) a jeté son dévolu sur les deux usines de Père Dodu à Quimper. Mais c'est d'abord la marque qui l'intéresse.


Montebourg, ministre du Redressement productif, ainsi que Le Foll, ministre de l'Agriculture, ont considéré que toutes les offres déposées jusque-là étaient insuffisantes. Mais, à part désigner des experts, ils se sont bien gardés de promettre quoi que ce soit aux travailleurs. Cependant, les salariés espèrent que leur entremise et celle des élus limiteront la casse qu'ils redoutent.


Jeudi 12 juillet, les salariés de Pleucadeuc, avec l'appui du gros de la population de la commune, se sont rassemblés sur la place du village, avant d'entreprendre une opération escargot en direction de Vannes.


Charles Doux, le PDG du groupe, ne manque pas de culot. Il tente encore de se présenter en sauveur de la filière française, proposant aux éleveurs d'entrer au capital, après les avoir mis sur la paille. Et il lorgne toujours vers les aides publiques qu'il considère comme un dû, lui qui s'est si longtemps gavé de subventions européennes en invoquant la concurrence brésilienne dont il était le principal maître d'œuvre.


Montebourg ne s'est pas privé d'adresser des admonestations à Doux, mais sans apporter aucune garantie aux salariés.

 

Il s'est bien gardé par exemple d'envisager que la fortune de la famille Doux, qui s'élève à plus de 300 millions d'euros d'après le magazine Challenge, puisse être mise sous séquestre pour protéger les salariés.

Alors que le groupe Doux est aujourd'hui plombé par des problèmes de trésorerie, les experts expliquent qu'il y aurait un recul du poulet bas de gamme destiné à l'exportation vers la Chine et les pays du Golfe.

 

S'il est difficile de connaître la réalité de la situation, il semble bien que derrière les démêlés de Doux avec ses banquiers se dissimule un affrontement entre consortiums financiers pour le contrôle du marché de la volaille au niveau mondial, dans lequel le groupe Doux s'est heurté à plus avide et plus puissant que lui : la banque Barclay's notamment, qui détient une créance de 140 millions d'euros sur le groupe et est notoirement porteuse d'un projet concurrent de restructuration de la filière, où Doux n'apparaissait que comme subordonné.


Quoi qu'il en soit, les dettes du groupe seront plus ou moins apurées à l'issue de tractations entre les repreneurs, les banques et le gouvernement. Le groupe peut bien être endetté, la famille Doux ne s'en trouve pas ruinée, contrairement aux salariés qui seront au chômage. À moins qu'une saine colère ne s'empare de tous les licenciés en puissance.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2294&id=28


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