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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:43
mrmoneybags

Par Ivan du Roy (18 juillet 2012)


En treize ans, le nombre de personnes pauvres n’a pas bougé : 8,1 millions d’individus vivent sous le seuil de pauvreté monétaire.

 

Pourtant, la richesse produite s’est considérablement accrue. Les jeunes entre 18 et 29 ans, les agriculteurs, les étudiants et les familles monoparentales sont particulièrement frappés.

 

8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian. Soit 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus [1]. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes.


Sur plus d’une décennie, de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même.

 

Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remontée, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser. Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros en 13 ans (1 227 milliards en 1996, 1 907 en 2009). Les personnes aux revenus les plus bas n’en ont absolument pas profité.


Les populations les plus frappées par la pauvreté sont les jeunes entre 18 et 29 ans, qu’ils soient étudiants – près d’un sur cinq est concerné – ou chômeurs [2]. Parmi les chômeurs, un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté. La pauvreté réapparaît aussi chez les plus de 60 ans.

 

Cependant, avec à peine une personne sur dix en difficulté financière, les retraités demeurent pour l’instant mieux lotis que les nouvelles générations. Restent à voir les effets à moyen terme de la réforme des retraites conjuguée à des périodes de chômage plus fréquentes. Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres. La proportion d’ouvriers et d’employés vivant sous le seuil de pauvreté a diminué. Parmi les ouvriers, la pauvreté a ainsi baissé de 24 % en treize ans, bien qu’elle demeure une réalité pour plus d’un ouvrier sur dix.


1,9 million d’enfants pauvres


Côté familles, la pauvreté frappe différemment selon la taille des ménages. Les familles avec enfants en situation de pauvreté sont moins nombreuses, en particulier les couples avec trois enfants ou plus. 2,5 millions de personnes pauvres appartenaient à ce type de ménage en 1996, 1,6 million en 2009, soit une baisse de plus d’un million d’individus.

 

La pauvreté s’est déplacée chez les familles fragilisées : les personnes seules ou composant une famille monoparentale considérées comme pauvres sont un million de plus qu’il y a treize ans. Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre.


De l’autre côté de la pyramide, les 500 plus grandes fortunes cumulent des revenus et un patrimoine estimés par le magazine Challenge à 267 milliards d’euros. « S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres recensés par l’Insee, cela représenterait 33 000 euros pour chacun d’eux », analyse Jean-Philippe Delsol [3].

 

Alors qu’en 1996, 14 millions d’euros étaient nécessaires pour entrer dans le top 500 des fortunes françaises, la barre est désormais à 60 millions. La croissance ne profiterait-elle qu’aux riches ?

Ivan du Roy

Notes

[1] La moitié des ménages français vivent avec moins 28 740 euros par an.

[2] Voir les statistiques publiées par l’Insee.

[3] Auteur d’À quoi servent les riches (éditions JC Lattès).

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:39
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18 juillet 2012

La rédaction en français de ce livre [1] était terminée pour l’essentiel à la fin de 2009.

 

Beaucoup d’évènements plus ou moins importants pour le sujet discuté ici se sont produits depuis lors. Le sommet de Copenhague a annoncé un fonds pour financer l’adaptation des pays en développement aux effets du réchauffement global.

 

Plusieurs pays ont connu des inondations dramatiques, des incendies de forêt sans précédent ou des sécheresses exceptionnelles. Le GIEC a produit un rapport spécial confirmant que le potentiel technique des énergies renouvelables suffit amplement à couvrir les besoins de l’humanité.

 

La catastrophe de Fukushima est venue rappeler le danger majeur que l’énergie nucléaire représente pour l’humanité.

 

Certains travaux sur la « bulle de carbone » ont permis de comprendre encore mieux les motivations du lobby énergétique et son imbrication avec le capital financier. La présente édition en langue anglaise intègre ces développements.


Elle est complétée aussi sur d’autres questions. Quelques erreurs ou imprécisions ont été corrigées, et des références ont été ajoutées. L’exposé des relations contradictoires entre le développement humain et la transformation de l’environnement a été étoffé.

 

Surtout, j’ai introduit dans le texte un certain nombre de réflexions et de conclusions nouvelles, auxquelles je suis parvenu entre-temps, sur la dialectique du développement des forces productives et le fait que la crise écologique - la crise climatique en particulier- complique considérablement le passage à une société écosocialiste… tout en rendant celle-ci plus indispensable et urgente que jamais [2].


Outre ces ajoutes et ces compléments, cette préface est l’occasion de répondre à un certain nombre de remarques soulevées par l’édition en langue française.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 10:16


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Le gouvernement PS-Verts va-t-il entériner ce nouveau délire du lobby nucléaire ?

Allant de déconvenues (en France : Superphénix, EPR, etc) en catastrophes (Tchernobyl, Fukushima), l'industrie nucléaire a besoin de faire croire qu'elle progresse malgré tout.
C'est ainsi que, en l'an 2000, est né de façon parfaitement artificielle le concept de « réacteurs nucléaires de 4ème génération ». Les vieux réacteurs des années 50 et 60 ont été rebaptisés a posteriori « réacteurs de première génération » et ceux des années 70 et 80 « de deuxième génération ».

La prétendue « troisième génération » a été inventée pour désigner les réacteurs plus récents (EPR, AP 1000), qui sont pratiquement indentiques aux précédents et dont aucun ne fonctionne à ce jour. Enfin, une fumeuse « 4ème génération » désigne des réacteurs littéralement magiques car aptes à régler la quai-totalité des problèmes rencontrés à ce jour.

En réalité, une fois mis à part quelques projets « exotiques » qui n'existeront jamais ailleurs que sur le papier, cette « 4ème génération » est tout simplement une énième tentative de faire fonctionner des surgénérateurs.
L'industrie nucléaire mondiale échoue consciencieusement dans cette voie... depuis 60 ans : cette prétendue « 4ème génération » existait déjà aux débuts de l'ère nucléaire !

Notons que, 15 ans avant Fukushima, le Japon a connu un accident grave dans sa tentative de surgénérateur à Monju (cf http://bit.ly/N1SBIn ). La France a aussi connu dans ce domaine une déconvenue gigantesque avec l'échec retentissant et ruineux de Superphénix.

De fait, l'opinion publique n'accepterait sûrement pas que le CEA gaspille des milliards dans une nouvelle tentative.
Alors le CEA change le nom - bonjour « Astrid » !

et l'emballage (« 4ème génération »), mais il s'agit encore et toujours d'essayer de faire fonctionner « un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium ».

ASTRID n'est donc que le retour de Superphénix qui, comme prévu par la légende, renait encore de ses cendres. Un nouvel échec est inévitable mais, d'ici là, beaucoup de gens et d'entreprises se mettront de l'argent dans les poches, à commencer par Bouygues, inévitable partenaire de toutes les pollutions...

Le projet ASTRID, initié par Jacques Chirac et prolongé par N. Sarkozy, continuera-t-il sous François Hollande avec l'aval du gouvernement PS-Verts ?


 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 09:59
groscul b
Emploi mercredi 18 juillet 2012

Les offres de plan de cession sont « consternantes », a jugé le groupe Doux, qui présentera les grandes lignes de son plan de continuation le 24 juillet. Les syndicats, eux, ne sont pas convaincus.


Charles Doux, PDG du groupe Doux, « a indiqué au CCE ce (mardi) matin qu’il présenterait mardi 24 juillet 2012 son plan de financement de la période d’observation ainsi que les grandes lignes de son plan de continuation », a indiqué un communiqué du groupe publié ce mardi après-midi.


Le PDG « estime avoir recueilli les financements nécessaires pour poursuivre la période d’observation et concrétisera ces accords en fin de semaine », ajoute le texte.


« Ensemble cohérent »


Le groupe considère avoir constitué « un ensemble cohérent avec les salariés, les éleveurs et les transporteurs » et que, « seul, le plan de continuation permet de préserver cette cohérence », assurant que « les clients et partenaires continuent de faire confiance au groupe » Doux.


Selon ce communiqué, « le plan de continuation réunira au sein du capital, les éleveurs, les salariés et de nouveaux investisseurs qui sont des professionnels du secteur ».


« Offres consternantes »


« Les offres de plan de cession présentées sont consternantes, tant au plan social, qu’au plan économique. Il s’agit d’un démantèlement avec six offres séparées, présentées toutes ensemble pour tenter d’obtenir sous pression la vente des actifs de l’entreprise à un prix dérisoire, le tout sans préserver l’emploi », affirme le groupe.

Samedi dernier, Charles Doux et son fils Jean-Charles Doux, directeur général du groupe éponyme, ont proposé aux quelque 800 éleveurs en contrat d’entrer au capital de l’entreprise, sous la seule condition d’adoption du plan de continuation.


« Pire que les repreneurs »


Mais les premières informations sur la stratégie du PDG n’ont pas convaincu les syndicats. « C’est pire que ce que nous proposent les repreneurs », a estimé le délégué central syndical adjoint CFDT, Jean-Luc Guillart.


« On veut obtenir des informations sur le plan de continuation de M. Doux. Mais on n’y croit pas trop. Comment faire confiance à quelqu’un qui n’a pas été très honnête avec nous ? » a demandé pour sa part la déléguée centrale syndicale FO, Nadine Hourmant.


« Charles Doux ne va pas présenter un plan de continuation mais un plan de trésorerie pour pouvoir aller jusqu’à la fin de la période d’observation », en décembre, a déclaré le délégué central syndical CGT, Raymond Gouiffès.


« C’est très petit »


« C’est très petit, c’est minuscule. La proposition de Charles Doux ne nous semble pas constructive du tout » et « signifie que la casse (au niveau des emplois), fin décembre, serait d’autant plus importante. D’ici là, il n’y a aura plus de repreneurs et on aura perdu des marchés », a craint le représentant de la CGT.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-Le-plan-de-continuation-du-groupe-sera-presente-le-24-juillet_39382-2097199_actu.Htm


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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 08:26

blason1


 

Sous le vent, les pieds sur terre
3-Guénaric / 22340 – TREBRIVAN
Tél. 02 96 36 63 63


"Sous le vent, les pieds sur terre"

 
Le jugement du Tribunal Administratif de Rennes en date du 13 juillet 2012 concernant notre requête contre l'arrêté préfectoral des Côtes d'Armor du 14 avril 2010 autorisant l'exploitation de la maternité porcine industrielle à Trébrivan nous donne raison!

Nous vous remercions du soutien qui a été le vôtre pendant ces quatre années de lutte; malheureusement, ce combat n'est pas terminé ... il ne fait que commencer  !

Nous aurons encore besoin de votre soutien et à l'avance nous vous adressons toute notre reconnaissance amicale et militante. 


Nous n'avions pas tort !


Cette maternité collective et industrielle de la SCEA de Ker Anna à Trébrivan (22340) qui nous avait été présentée comme exemplaire pour l'environnement et l'avenir de la profession porcine n'a pas résisté à l'analyse menée par l'association «Sous le vent, les pieds sur terre» et les riverains avec l'appui d' Eau et Rivières de Bretagne et de la Confédération Paysanne.


C'est ce que vient de confirmer le Tribunal Administratif de Rennes en son jugement en première instance du 13 juillet «Annulation de l'arrêté préfectoral des Côtes d'Armor en date du 14 avril 2010 autorisant la SCEA de Ker Anna à exploiter» une maternité porcine produisant 23.000 porcelets par an avec un plan d'épandage de 400 ha sur le canton de Maël-Carhaix et Glomel.

 

A Trébrivan, le 17 juillet 2012
 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 13:22

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Par Olivier Petitjean (17 juillet 2012)


Des documents récemment révélés montrent les tactiques douteuses de la multinationale Suez pour combattre les partisans d’une gestion publique de l’eau.

 

Un cabinet de conseil en communication percevait même un bonus s’il arrivait à convaincre les élus des bienfaits de la privatisation.

 

Comment les multinationales de l’eau parviennent-elles à influencer l’opinion publique et à faire pression sur les élus politiques ?

 

Comment Suez ou Veolia mènent-elles la bataille contre les partisans de la gestion publique de l’eau ?

 

Des documents révélés par Marianne2 montrent à quel point les multinationales sont prêtes à tout pour garder ou gagner des contrats d’exploitation. Le site internet a publié des contrats passés entre la Lyonnaise des eaux (filiale du groupe GDF-Suez) et le cabinet de conseil en communication Vae Solis. Son rôle ? Lancer une campagne de communication pour décrédibiliser Gabriel Amard, président de la communauté d’agglomération Les Lacs de l’Essonne, et ses efforts pour émanciper cette collectivité locale de la tutelle des multinationales de l’eau.


Secrétaire national du Parti de gauche, Gabriel Amard a orchestré le retour en gestion publique du service de l’eau des Lacs de l’Essonne (regroupant les communes de Grigny et de Viry-Châtillon), à compter du 1er janvier 2011. Celui-ci était auparavant délégué à Veolia dans le cadre du Sedif (syndicat des eaux d’Ile de France). L’accord convenu à cette époque obligeait la nouvelle régie à acheter son eau en gros à la Lyonnaise des eaux, situation à laquelle Gabriel Amard et ses soutiens souhaitaient ouvertement mettre fin.

 

Pire encore pour Suez : Gabriel Amard n’hésite pas à s’afficher en première ligne dans le débat politique sur la gestion privée de l’eau, parcourant la France pour soutenir les collectivités locales qui envisagent une remunicipalisation de leur service. L’élu a soutenu activement en mars 2012 le Forum mondial alternatif de l’eau (FAME), organisé en opposition au Forum officiel promu par Suez et Veolia.


45 000 euros de bonus en cas de revirement politique


Un premier contrat, conclu entre La Lyonnaise [1] et Vae Solis, détaille une stratégie de communication dirigée contre Gabriel Amard et la régie publique des Lacs de l’Essonne. Un des outils de cette campagne : Le blog « Mon Viry Nature » [2], présenté comme l’initiative personnelle d’un simple habitant « gagné par le virus de l’écologie », mais en réalité alimenté par Vae Solis, sur la base d’enquêtes sur les principaux centres d’intérêts environnementaux des Franciliens. Autres modes d’action suggérés : l’organisation de rencontres confidentielles avec des élus, la rédaction d’argumentaires à destination des divers « opposants » aux projets de Gabriel Amard, ou encore l’encouragement à la « médiatisation spontanée » du sujet.


Derrière la façade « communicationnelle », c’est bien de lobbying dont il s’agit. Avec un objectif précis : empêcher que la nouvelle régie municipale des Lacs de l’Essonne ne s’approvisionne à partir de 2013 auprès d’Eau de Paris, et non plus de la Lyonnaise. Le contrat stipule qu’aux 65 000 euros HT de rémunération forfaitaire pour l’« accompagnement » de Vae Solis s’ajoutent 45 000 euros supplémentaires en cas de « succès ». Une prime si le cabinet de conseil parvient à faire changer cette décision politique...


Le « lobbyiste » nommé chef de cabinet ministériel


Sans doute les services de Vae Solis ont-ils donné entière satisfaction : un nouveau contrat est signé entre Vae Solis et la Lyonnaise des eaux au niveau national. Le cabinet de conseil assurera les mêmes missions de veille, d’élaboration d’argumentaires et d’organisation de rendez-vous avec des responsables politiques, pour Philippe Maillard, directeur général France de la Lyonnaise.


Le comble de cette affaire ? Un des principaux dirigeants de Vae Solis, Antoine Boulay, spécifiquement mentionné dans les deux contrats avec la Lyonnaise et signataire du premier, est aujourd’hui chef de cabinet du nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

 

Il a fait partie de l’état-major de campagne de François Hollande – au moment même où il signait le contrat avec la Lyonnaise. Interrogé par Marianne2, Antoine Boulay déclare ne plus très bien se souvenir de cette mission – qui date pourtant d’il y a quelques mois seulement – et avoir décidé de « changer de vie »… Oubliés, donc, les rendez-vous entre dirigeants de Suez et responsables politiques, ainsi que le lobbying anti-démocratique ?

Olivier Petitjean

Notes

[1] via sa branche Île-de-France Sud

[2] Le blog Mon Viry Nature a été supprimé depuis.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 13:16
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Par Nolwenn Weiler (17 juillet 2012)


Dans la région de Fukushima, des enfants « présentent toujours une contamination de leurs urines, plus d’un an après les rejets massifs dans l’environnement », avertit l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO), qui vient de publier les derniers résultats d’analyses réalisées dans son laboratoire.

 

Dans la province de Miyagi, voisine de celle de Fukushima, tous les enfants examinés ont des parents agriculteurs, et se nourrissent notamment des produits de la ferme. Or, l’alimentation est actuellement au Japon la première source de contamination interne à la radioactivité.


Présente au Japon depuis le début de la catastrophe de Fukushima, l’ACRO apporte aux populations locales des informations que le gouvernement et Tepco devraient normalement leur fournir.

 

Le tout récent rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’accident de Fukushima confirme un scandaleux abandon des populations pendant la catastrophe.

 

Il met aussi en avant un manque de suivi sanitaire post-catastrophe. Pour évaluer la contamination externe des citoyens (liée notamment à l’environnement), le gouvernement se base sur... des questionnaires, auxquels une partie des personnes évacuées ont répondu.

 

Quant aux contaminations internes (par l’alimentation par exemple), elles ne sont simplement plus contrôlées. Les résultats pourraient peut être effrayer les Japonais, au moment où le gouvernement a décidé de redémarrer certaines centrales nucléaires, stoppées pour contrôle suite à la catastrophe de Fukushima.


Le 16 juillet, 170 000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées à Tokyo pour protester contre la reprise du nucléaire dans le pays. Une des plus gigantesques manifestations depuis les années 1960. « Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter chez le Premier ministre. Pourtant, dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de [la centrale de] Ohi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte », a déclaré à la tribune le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oe [1]

 

« Certains de mes amis espèrent qu’il y aura une révolte non violente comme en Tunisie, un renversement pacifique du gouvernement », expliquait le 16 juillet un militant antinucléaire. La catastrophe de Fukushima débouchera-t-elle sur un printemps citoyen ?

A lire : Fukushima : l’équivalent d’une région française devenue radioactive

Notes

[1] Japon. Au cœur de la grande manifestation antinucléaire. Le nouvel Observateur, 16 juillet

 

 

http://www.bastamag.net/article2553.html


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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:59
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mardi 17 juillet 2012
Des dizaines de milliers de Japonais ont répondu, hier, à l'appel à manifester du mouvement « Adieu l'énergie nucléaire ! ». Traumatisés, ils s'opposent au redémarrage des centrales.

Dans le parc familial de Yoyogi, du quartier branché du Shibuya à Tokyo, la foule est écrasée par un soleil de plomb. Le thermomètre affiche 32 °C. De vieilles dames agitent de petits éventails ronds frappés d'un « No nukes » en rouge. Littéralement, « pas de nucléaire ». Ils sont 170 000 manifestants selon les organisateurs, 75 000 d'après la police.

 

Des femmes et des hommes qui, comme, Akiko Ichikawa, sont venus de tout l'archipel, en ce lundi férié, pour « rendre un Japon propre à [leurs] enfants et à [leurs] petits-enfants ». C'est l'une des manifestations les plus massives depuis l'accident de Fukushima, il y a maintenant seize mois. Peut-être même l'une des plus suivies depuis les années 1970.


50 réacteurs dans l'archipel


La manifestation prend rapidement des airs de kermesse : des stands régionaux côtoient des ateliers débats sur l'énergie et des projections de documentaires. Des chanteurs de tous âges égayent l'ambiance en divers points du parc.

Satoshi Kobayashi est venu avec ses deux jeunes enfants, « pour les sensibiliser ». « Un accident nucléaire a des conséquences ineffaçables et marque à jamais un territoire », dit-il. Il marque aussi les esprits.


Tous sont traumatisés par l'accident de Fukushima, qui a conduit à l'évacuation de centaines de milliers de personnes et a rendu des zones inhabitables pour plusieurs décennies.

 

Depuis plus de trois mois, ils sont des milliers à manifester tous les vendredis, devant la résidence du Premier ministre, Yoshihiko Noda, contre le redémarrage des 50 réacteurs de l'archipel. Un seul fonctionne de nouveau, depuis le 1er juillet, à la centrale d'Ohi, dans l'ouest du Japon. Les autres ont été arrêtés, soit à cause du tsunami, soit par précaution.


Mayumi Ishida, étudiant à Sendai (nord-est), espère que la manifestation d'hier sonnera le glas du nucléaire. Si ce n'est pas le cas, il propose « un mouvement social, avec des grèves ». Ce qui serait du jamais-vu depuis des décennies.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Japon-manifestations-anti-nucleaires-monstres_3637-2097031_actu.Htm

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:55

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Social mardi 17 juillet 2012

Le comité central d'entreprise examine, aujourd'hui à Châteaulin, le plan social envisagé par les candidats à la reprise. Près de la moitié des postes pourraient disparaître.


Les 3 400 salariés du volailler Doux devraient en savoir un peu plus aujourd'hui sur les emplois qui pourraient être supprimés. Onze repreneurs sont sur les rangs. Lors du Comité central d'entreprise qui se tient à Châteaulin (Finistère), la direction devrait annoncer la suppression de près de la moitié des effectifs. L'entreprise compte actuellement 3 400 salariés.

 

Et ce chiffre ne tient pas compte des 500 intérimaires dont le sort reste menacé. Tout n'est pas joué pour autant.

Les candidats à la reprise de Doux ont jusqu'au 25 juillet pour améliorer leur offre. Sofiprotéol, qui coordonne celles de plusieurs candidats a déjà promis de relever la sienne. Sans pour autant s'engager sur des chiffres.


Coup de poker ?


Le gouvernement est également à la manoeuvre. Venu vendredi à Rennes à la rencontre des syndicats, des éleveurs et de tous les professionnels, Guillaume Garot a dit sa volonté de « trouver une solution pour chaque site et de ne laisser personne sur le bord du chemin ». Pour le ministre délégué à l'Agroalimentaire, « les offres de reprise sont insuffisantes ».


En coulisses, Charles Doux poursuit de son côté, sur des chemins de traverse, le sauvetage de son groupe. Sans en informer les autorités politiques. Ultime coup de poker ? Vendredi, il a proposé aux éleveurs de convertir une partie de leur dette en capital et laissé entendre que l'un de ses clients, un Saoudien, pourrait également venir en renfort.


Le temps presse.

 

« Nous marchons sur des œufs », s'inquiète la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). Un millier de salariés travaillent pour des transporteurs en lien avec Doux. Certaines de ces PME se trouvaient en fin de semaine dernière au bord du gouffre. Les sociétés pétrolières exigeant un paiement comptant des factures mais aussi des garanties personnelles. L'intervention du préfet de région a permis de trouver un accord. « Nous allons également solliciter la Région Bretagne pour soutenir les trésoreries », ajoute la FNTR.


Patrice MOYON avec Elodie RABE.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-La-moitie-des-emplois-en-danger-aujourd-hui_39382-2097060_actu.Htm

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 12:50

 

Le comité central d’entreprise examine, ce mardi à Châteaulin, le plan social envisagé par les candidats à la reprise. Près de la moitié des postes pourraient disparaître.


« Nous ne voulons plus être les dindons de la farce ! » Alors que les représentants du personnel sont entrés en CCE vers 10 h, au siège de Châteaulin, une centaine de salariés du site de Pleucadeuc entendent bien montrer « qu’ils existent ». Angoissés, les employés espèrent « encore qu’il y ait un repreneur » pour leur usine, pour l’instant menacée de fermeture.

 

« L’espoir est mince mais nous voulons encore vivre et travailler sur Pleucadeuc », confie une salariée, trente ans d’ancienneté. « On ne doit pas nous oublier dans les décisions. » Quelques salariés du site Père-Dodu Quimper sont également présents sur place.


Inquiétude pour les emplois


C’est justement aujourd’hui que les plans de sauvegarde de l’emploi doivent être présentés aux représentants du personnel. « Nous savons déjà que nous serons soldés », souligne Françoise Lavisse, CFTC. « Les repreneurs rachètent les sites pour une bouchée de pain. Tout ce qu’ils veulent c’est les gros morceaux comme les usines d’aliments. Une fois acheté, les salariés seront éjectés. » 

 

Les syndicats regrettent que l’aspect social soit oublié dans toutes les offres.


Le plan de continuité de Charles Doux n’est pas mieux accueilli. « Si Charles Doux fait ce qu’il a dit, le pôle frais sera sacrifié. Encore pire socialement parlant », explique Jean-Luc Guillart, CFDT. Raymond Gouiffès, CGT, enchaîne : « Les dettes seront toujours là, plan de continuité ou pas. Charles Doux aurait dû passer la main en 2003, on l’a assez vu ! » « Nous n’avons aucune sûreté de continuité de l’emploi ! », s’indigne Nadine Hourmant, FO.

Verdict le 27 juillet


Les repreneurs ont jusqu’au 24 juillet, 00 h, pour améliorer leurs offres. Soit deux jours avant l’audience au tribunal de commerce de Quimper. Les délégués du personnel se réuniront en CCE la veille.


Elodie Rabé

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-Angoisse-et-attente-au-comite-central_39382-2097081_actu.Htm

 

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