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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 10:20

conti.jpg

 

ll  y a trois ans, le groupe allemand de pneumatique Continental annonce la fermeture de son usine de Clairoix, dans l’Oise.


Pour les 1 100 salariés, c’est le KO debout. Le site était performant. Dans un passé récent, le personnel avait consenti des sacrifices pour permettre la poursuite de l’activité. Goutte d’eau supplémentaire qui fait déborder la colère : c’est par la presse que les salariés apprennent la fermeture. Cette colère les mènera au saccage de la sous-préfecture de Compiègne.

 

 Depuis, leur mobilisation, leur solidarité, la médiatisation du conflit ont permis aux 1 100 « Conti » d’obtenir un plan social exceptionnel : prime de licenciement conséquente, plan de formation et d’aide à la reconversion… l’employeur a tout fait pour atténuer le coup terrible de ce conflit sur son image. Mais trois ans après, alors que le plan social se referme, que reste-t-il ?


Une petite minorité des salariés a retrouvé un emploi stable.

Les autres naviguent entre projets de formation, emploi précaire et dépression.

 

Merci aux Conti ; merci tout particulièrement à Christian, Dominique, Jean-François, Jacky et Valérie pour leur accueil et leur disponibilité.

 

émission précédente émission à venir
l'émission du dimanche 24 juin 2012
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 10:15

-renard

 

Selon la rumeur, Charles Doux, le doyen de la dynastie du même nom, aurait vidé sa belle demeure de Châteaulin dans le Finistère de tous les produits de luxe et autres tableaux de maîtres dans la nuit du vendredi au samedi, 3 camions dit-on…


Juste la veille de la manifestation qui a rassemblée prés d’un millier de personnes ce samedi 23 juin.

Il est vrai que la famille Doux aurait pu craindre la colère des salariés dont l’emploi est menacé, les salaires en berne et les conditions de travail plus que difficiles…


Malheureusement, ce ne fut pas le cas et l’on percevait dans cette manifestation plus d’angoisse que de colère, plus de résignation que de révolte.


Si les discours des dirigeants syndicaux ont tous mis l’accent sur la défense de l’emploi, rien n’a été dit de concret sur les perspectives sinon que le dépeçage du groupe Doux signifierait évidement le dépeçage de l’emploi et des salariéEs.

 

Rien n’a été dit sur la nécessaire expropriation de ce groupe et de ses patrons, esclavagistes ses temps modernes qui se sont enrichis par la surexploitation des ouvrières et des ouvriers et les subventions publiques équivalents à 1 milliards d’Euros en 15 ans, soit 2 à 3 fois plus que l’endettement actuel du groupe.

 

La première décision devrait être comme le dit la CGT «  la mise sous tutelle publique du groupe doux et de la filière avicole.


La seconde, c’est l’ouverture des livres de comptes et la saisie y compris sur le patrimoine de la famille Doux, de l’ensemble des subventions publiques que cette dynastie a perçues pendant 15 ans.

 

La troisième, c’est le maintien de l’ensemble des emplois et la nécessaire refondation de la filière avicole pour une autre production agricole de qualité et une industrie agro-alimentaire à visage humain en pleine consultation et participation des paysans et des salariéEs eux-mêmes.

 

C’est en soutien aux salariéEs et pour développer ces propositions que les militants du NPA étaient présents en nombre ce samedi à Châteaulin.

 

Correspondant NPA Finistère.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 09:55
A toutes les personnes opposées au projet de centrale à gaz à Landivisiau, 
à toutes les associations qui se sont montées contre celui-ci. Le samedi 7 juillet se tiendra à la salle du Vallon à Landivisiau de 10h à 17h, une journée portes ouvertes organisée par Direct Energie pour que les landivisiens et habitants des communes alentours puissent " s’informer et échanger avec les acteurs du projet ". Une nouvelle fois nous appelons à la mobilisation pour que ce rendez-vous ne soit pas seulement la tribune de Direct Energie. Nous vous invitons à être nombreux à cette date devant la salle. Un stand sera installé pour permettre de diffuser des informations. Nous invitons chaque association à amener ses tracts sur le projet. Nous invitons aussi chacun à créer des panneaux, simples et percutants, illustrant des arguments pour s'opposer au projet, pour faire une sorte d'exposition au niveau de notre stand en plein air.
Nous proposons aussi d'amener banderoles et autres visuels pour rappeler notre opposition.
Nous vous invitons à être les plus nombreux possible pour se relayer à l'intérieur de la salle, et être prêts à apporter la contradiction au niveau des stands, pour que les porteurs de projet ne puissent pas dérouler leurs beaux discours.
Nous invitons chacun à venir avec son pique-nique pour le partager à l'heure de midi. C'est en étant nombreux que l'on pourra opposer notre parole à celle des producteurs d'énergie, ce sera aussi l'occasion sans doute de discuter avec de nombreux landivisiens.
N'hésitez pas à diffuser cette invitation largement dans vos réseaux En espérant vous voir nombreux. A très vite
L'association "Landivisiau doit dire non à la centrale"
 
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 13:27
okde_spartakos.jpg
17 juin 2012
  

Au terme d’une campagne inouïe basée sur la peur, le mensonge, le chantage (un grand bravo à Hollande pour son interview à une télé grecque pour un «  bon vote  » respectueux de la misère libérale  !), les attaques contre la gauche assimilée au terrorisme – avec comme bonne nouvelle le quotidien des grévistes d’Eleftherotypia ressortant le 16 juin avec une couverture se moquant de cette campagne de la peur  ! – la droite l’emporte au finish, mais le score de Syriza est un grand succès et espérons-le, une raison de prolonger les cauchemars de la bourgeoisie.

 

Le point au soir des élections avec Tassos Anastassiadis, très actif responsable syndical dans le secteur de la presse et militant d’OKDE-Spartakos, section grecque de la IVe Internationale.

 


Andreas Sartzekis – Que dire des résultats  ?


Tassos Anastassiadis – L’opposition du peuple grec au mémorandum se confirme, puisque tous additionnés, les partis du mémorandum ne représentent que 45 % des votants. La polarisation sociale se confirme également, et avec les critères français incluant le Pasok dans la gauche, on a 51,5 % pour celle-ci, mais avec un rapport de forces interne impressionnant de 12,3 pour le Pasok et donc presque 40 % à sa gauche contre le mémorandum  !


Malgré une remontée de la Nouvelle Démocratie, le système politique traditionnel est déligitimé, déstabilisé, les deux partis du bipartisme ne totalisant après une campagne ahurissante de soutien de la bourgeoisie internationale que 42 %, et Syriza, présenté comme un parti terroriste qui allait plonger le pays dans la famine et le chaos, confirmant avec dix points de plus que le 6 mai sa place de second parti.


Dans ces conditions, le gouvernement qui va être formé pour continuer le sale boulot de la Troïka sera faible  : les résistances sont prévisibles, d’autant que l’espoir est revenu avec la perspective d’un gouvernement de gauche confirmée par ces élections. Je pense donc qu’on va vers une situation où les conflits et les contradictions vont s’accentuer.


Comment expliques-tu la percée de la gauche anti­libérale Syriza, qui était à 4,6 % en 2009 et menaçait d’exploser encore très récemment  ?


C’est très simple, dans une situation de luttes massives qui exigeaient un débouché politique, Syriza est la seule force de gauche ayant avancé une proposition de solution crédible pour les élections de mai  : un gouvernement de gauche, c’est-à-dire incluant toutes les organisations à gauche du Pasok. C’est l’élément qui a fait la différence, avec le KKE (PC grec) bien sûr, mais aussi avec le regroupement anticapitaliste Antarsya, qui a centré ses campagnes sur les luttes.


Mais en disant cela, on soulève les limites de la campagne de Syriza, même si celle-ci a été indéniablement battante  : la perspective électorale a mis sur la touche les grandes luttes sociales qui auraient permis de faire changer les choses, et, comme cela a été clair pour ces élections de juin, Syriza a opéré une série de reculs voulus comme prudents  : abandon du mot d’ordre de non-paiement de la dette et même d’audit programmé de celle-ci, et sur le mémorandum, passage de sa dénonciation radicale à la re-discussion.


Le meeting athénien du 14 juin en est un bon exemple  : battant, devant peut-être 10 000 participantEs (le lendemain, la droite n’en a réuni que 2 à 3 000), Tsipras a centré son discours contre la droite et le Pasok, mais deux thèmes étaient cruellement absents. Le premier, c’est celui de la bataille pour un gouvernement de gauche : parce qu’il s’agit d’une bataille, notamment vis-à-vis de la direction sectaire du KKE et de ses électeurs, et même si le KKE paie cher sa ligne (il passe de 8, 5 à 4, 5 %, avec 25 % de ses électeurs de mai ayant cette fois voté Syriza), il était indispensable dans cette nouvelle phase de marteler très concrètement sur un gouvernement de gauche. Autre absent du discours, le terrain des luttes, alors que le recul de celles-ci a pesé sur le résultat final.


Et il s’agit non seulement des luttes ouvrières, mais aussi de la nécessité d’une bataille politique centrale contre les nazis, qui ont multiplié les agressions ces dernières semaines contre les immigrés et aussi des militantEs de gauche. Tsipras a juste évoqué une seconde les nazis de Chryssi Avgi pour déplorer le soutien d’un dirigeant de la droite, alors qu’il s’agit précisément de les isoler dans une mobilisation d’ampleur et durable en lien avec les luttes ouvrières.


Antarsya passe de 1,1 % à 0,33 % des voix. Que dire de la campagne et des perspectives des anticapitalistes  ?


La décision de présenter des listes Antarsya a fait suite à une discussion consciente des enjeux électoraux, mais prenant en compte la nécessité d’une campagne offrant des perspectives de lutte, et cela dans un esprit excluant tout sectarisme. De fait, la campagne a mobilisé, même si de nombreux sympathisants ont voté Syriza, qui a vraiment été utilisé comme un outil politique central, comme d’ailleurs cela avait été le cas dans des sondages par des électeurs du Pasok il y a quelques années, sans qu’ils aillent jusqu’à voter finalement pour Syriza. Je le répète  : ces discussions – qu’on a eues bien sûr aussi dans OKDE-Spartakos – étaient tout sauf une impasse sectaire, et la nécessité de renforcer la gauche anticapitaliste est pour toutes et tous une évidence encore plus forte ce soir  !


Peux-tu ce soir tracer quelques perspectives  ?


À mon avis, organiser une campagne antiraciste et antifasciste de grande ampleur, unitaire et durable relève désormais de l’urgence  : si face à Chryssi Avgi, il y a eu des mobilisations locales assez fortes, il faut maintenant, face à ce qui n’est pas un épiphénomène mais un poison européen, une réponse politique massive et déterminée sous forme de front unique, sans laisser à ces nervis le temps de s’organiser davantage. L’autre priorité est la relance des luttes ouvrières  : les luttes sont actuellement en sommeil, et la grève de Halivourgia vient d’être déclarée illégale sans réaction majeure des travailleurs. Mais le mouvement ouvrier n’est pas du tout battu, et ces élections sont un encouragement, d’autant que le gouvernement d’union nationale à venir n’aura pas forcément les moyens d’attaquer de front. Des marges importantes pour les luttes existent donc, à condition de développer l’auto-organisation, qui reste si rare  !


Propos recueillis par Andreas Sartzekis, le 17 juin 2012.


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 154 (21/06/12)..

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 12:29
A-dog-barks-at
20 juin 2012
  

Le 23 juin à 18 heures, à la suite de leur réunion nationale, les collectifs contre la dette organisent un rassemblement de soutien au peuple grec. Frédéric Lemaire qui en est l’un des organisateurs nous explique comment tous les médias européens ont pris parti pour l’austérité.


 

Alain Pojolat – Ce dimanche, la droite a gagné les élections en Grèce, dans un contexte très tendu. Quels échos ce résultat a-t-il eu dans les médias  ?


Frédéric Lemaire – D’une manière générale, du côté des médias français, on a entendu le même son de cloche  : la victoire de la droite en Grèce est une «  bouffée d’air  », elle est perçue comme un «  soulagement  ». Pour qui  ? Pour le «  monde économique  » et «  les Européens  »… c’est-à-dire les marchés et les dirigeants européens. Une dépêche de l’AFP datée du 18 juin, donne le ton  : «  Élections en Grèce : les Européens, soulagés, tendent la main à Athènes  ».


La couverture médiatique des élections grecques s’est caractérisée par un biais récurrent – que l’on avait déjà constaté lorsque Papandréou avait proposé un référendum sur les plans d’austérité imposés par la Troïka [1]   : les médias se font les relais du discours, voire des menaces, des dirigeants européens. On retrouve ainsi assez largement l’idée que le vote Syriza serait synonyme d’une volonté de quitter l’euro.

 

Or faut-il rappeler que Tsipras, le leader de Syriza, a déclaré que la Grèce devait rester dans la zone euro  ? Ce sont les dirigeants européens qui ont agité la menace d’une sortie de l’euro, comme un chantage à l’exclusion. «  C’est en agitant la peur d’une sortie de l’euro […] que Samaras a mené campagne  » [2] peut-on lire dans Libération du 18 juin. Force est de constater que les médias français, en relayant le discours des dirigeants européens, ont eux aussi fait campagne pour Samaras.


Ce «  soulagement  » est-il partagé dans les médias étrangers  ?


La pression médiatique sur le vote grec était véritablement internationale [3]. En Grèce, une partie de la presse a ouvertement fait campagne pour la droite. C’est le cas du quotidien de centre droit Kathimerini [4], qui savoure la victoire  : «  Un verdict en forme de soupir de soulagement  ». Le quotidien des affaires Naftemporiki titre quant à lui  : «  Message des urnes  : rester dans l’euro  ». La presse anglo-saxonne n’a pas été en reste  : pour The Guardian on a évité de peu le «  drachmageddon  ». Le Washington Post évoque quant à lui le pedigree rassurant du futur probable Premier ministre, sorti de Harvard, et «  considéré par le Fonds monétaire international […] comme un partenaire constructif pour les discussions à venir  ». Si c’est le FMI qui le dit…


L’édition allemande du Financial Times avait provoqué un scandale en Grèce en publiant un édito incendiaire à quelques jours des élections, appelant les Grecs à voter contre le parti Syriza. Il triomphe, lundi matin  : «  Les europhiles peuvent former une coalition  ».


Comment interpréter la radicalisation du discours des grands médias vis-à-vis de la Grèce  ?


Il faut effectivement prendre la mesure de la violence des propos à l’égard de la Grèce. Celle-ci témoigne d’une véritable bataille idéologique. Accabler le peuple grec, le présenter comme le responsable des maux et des châtiments que lui inflige la Troïka a assurément une fonction idéologique. La violence est proportionnelle au désaveu que subissent les politiques d’austérité, qui apparaissent de plus en plus clairement comme des politiques absurdes économiquement, injustes socialement, et qui protègent les intérêts d’une minorité au détriment du reste de la population.


Cette violence, on la retrouve quotidiennement dans les médias, dans les propos de certains éditorialistes (qui font souvent partie de cette minorité privilégiée), experts en «  pédagogie  » de l’austérité [5]. Ainsi, Christophe Barbier, dans un de ses burlesques éditoriaux-vidéo [6], explique que si la Grèce peine encore à trouver un gouvernement, il faudra lui imposer une «  tutelle de la zone euro  » (c’est-à-dire franco-allemande). Éric Israelewicz affirme quant à lui dans l’éditorial du Monde daté du 12 mai 2012 que «   chaque Grec a déjà touché depuis janvier 2010 l’équivalent de 31 000 euros, acquittés d’une manière ou d’une autre par les contribuables européens […] Il n’est pas admissible qu’un petit pays, par son refus des règles du jeu, puisse continuer à mettre en danger l’ensemble du continent  ». Et de conclure par une menace claire  : «  Aux Grecs de choisir. En espérant qu’ils feront le bon choix. Sinon, l’Europe devra en tirer les conséquences. Sans état d’âme.  »


Face à cette radicalisation, il en va donc de la responsabilité de la gauche de gauche de désarmer le discours dominant, de forger les armes intellectuelles pour mettre en échec les rhétoriques nauséabondes d’un néolibéralisme à bout de souffle. Cela passe aussi par la mobilisation et des initiatives comme le meeting de solidarité avec le peuple grec du 23 juin doivent y contribuer  !


Propos recueillis par Alain Pojolat



Notes:

[1] Consulter le peuple grec  ? Les gardiens autoproclamés de la démocratie s’insurgent, sur Acrimedhttp://www.acrimed.org/article3710.html

[2] Grèce  : victoire très étriquée de Samaras http://www.liberation.fr/monde/2012...

[3] Revue de presse de la Tribune (18 juin 2012) http://www.latribune.fr/actualites/...

[4] Parfois cité comme «  journal de référence  » dans les médias français, notamment dans le Figaro ou dans C dans l’air. «  Le chantage grec s’invite au comptoir d’Yves Calvi  », http://www.acrimed.org/article3838.html

[5] Les éditocrates conseillent François Hollande  : «  Devenez impopulaire  !  » http://www.acrimed.org/article3828.html Les éditocrates sonnent le clairon de la rigueur, http://www.acrimed.org/article3729.html

[6] Comment sauver la Grèce avec une gouvernance européenne moderne http://www.youtube.com/watch?featur...


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 154 (21/06/12).

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 10:08

-renard

 

24 juin 2012 à 07h41 -


La CFDT agroalimentaire du Finistère et de Bretagne avait appellé les salariés, éleveurs, ainsi que tous les petits entrepreneurs indépendants qui travaillent pour le groupe Doux à se réunir massivement à Châteaulin, ce samedi, à 15h, place de la Résistance. Près d'un millier de personnes ont répondu à l'appel.
 

Lire également


Tous nos articles sur la situation de Doux

 

Samedi après-midi de 15 h à 17 h, près d'un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Châteaulin (800 selon les syndicats, 700 selon la police). Ce qui représente une bonne mobilisation, au vu de l'urgence dans laquelle a été organisé la manifestation. Son objectif : soutenir les salariés du groupe et toute la filière avicole.


Après les prises de paroles des syndicats (CFDT, FO et CGT), le nouveau député de la 6e circonscription, Richard Ferrand (PS), est intervenu ainsi que Gaëlle Nicolas, la maire divers droite de la ville.


Les éleveurs absents


Des prises de paroles emblématiques de cette manifestation qui a réuni au coude à coude la gauche et la droite. On y vu beaucoup d'écharpes tricolores, des salariés du groupe bien sûr mais également d'autres secteurs d'activité. A noter aussi la présence de manifestants venus du Morbihan.


En revanche, les éleveurs ont brillé par leur absence. L'intersyndicale a fixé un prochain rendez-vous, samedi matin à Vannes.

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/chateaulin/chateaulin-29-pres-d-un-millier-de-manifestants-pour-sauver-les-emplois-de-doux-24-06-2012-1742907.php

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Doux.-Un-millier-de-manifestants-rassembles-a-Chateaulin-29-_39382-2090201_actu.Htm


 


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:56

 

Les socialistes ont remporté la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, ce qui leur permet de mettre en place la politique qu’ils souhaitent sans se préoccuper de leurs divergences avec Europe Écologie-Les Verts et le Front de Gauche.

Les socialistes sont contents. Ils ont la majorité absolue à l’Assemblée nationale, pour la première fois depuis 1981, avec 278 députés, plus leurs appendices habituels, 22 « divers gauche » et 13 radicaux de gauche. Soit 313 députés sur 577, 52 % des sièges. Ils avaient eu 58 % des sièges en 1981, 48 % en 1988, 42 % en 1997.


Certes, l’abstention a été massive.

 

Un électeur sur deux ne s’est pas déplacé : l’enthousiasme populaire pour le nouveau pouvoir socialiste est limité. Selon un sondage Ipsos, 41 % des ouvriers auraient voté (contre 59 % des cadres), et 37 % des 18-24 ans, 44 % des 25-34 ans (contre 73 % des plus de 60 ans) !

 

Si le PS obtient la moitié des députés à lui seul, seulement 16, 4 % des inscrits ont voté pour lui au premier tour des législatives. Mais qu’importe l’abstention pourvu qu’on ait l’ivresse de la victoire, même si elle est rendue encore plus éclatante par les mécanismes antidémocratiques du système électoral de la ve République.


Or, c’est précisément ce système qui permet aussi aux socialistes d’imposer leur hégémonie sur leurs alliés et concurrents à gauche. Europe Écologie-Les Verts (EÉLV) et le Front de Gauche ne sont pas indispensables aux socialistes pour avoir la majorité. Pour le député PS Bartolone, « François Hollande et Jean-Marc Ayrault ne se lèveront pas chaque matin en se demandant si tel ou tel groupe de députés le soutiendra. […] La porte du gouvernement ne leur est pas fermée, mais ils ne peuvent pas venir menacer le besoin de cohérence qui a été exprimé dimanche par les électeurs. Ils ne peuvent pas venir en posant leurs conditions.

 

C’est la situation idéale. »

 

C’est-à-dire celle qui permettra aux socialistes de mener plus facilement leur politique d’austérité !


Pourtant ravalés au rang de godillots d’appoint, jamais décisifs, les responsables d’EÉLV sont tout de même bien contents, eux aussi ! Ils passent de trois à dix-huit députés. « C’est une grande et très belle date dans l’histoire des écologistes », a dit la ministre Cécile Duflot. Mais dans celle de l’écologie ? Car pour obtenir ces députés et un groupe « indépendant », les Verts ont renoncé à leur indépendance politique en signant avec le PS un accord qui garantissait, dès le premier tour, l’investiture commune PS-EÉLV à 63 de leurs candidats, en échange de l’acceptation du nucléaire et d’un ralliement à l’essentiel du programme socialiste.

 

Daniel Cohn-Bendit, pourtant favorable à cette capitulation complète, s’en inquiète un peu : « À long terme, le danger c’est qu’on devienne les radicaux de gauche : on a quelques ministres et beaucoup de députés, mais on n’existe pas dans la société. »


C’est ce qui explique le sort si contraire d’EÉLV et du Front de Gauche.

 

EÉLV a dix-huit députés après avoir fait 2, 3 % des voix à la présidentielle, le Front de Gauche en a dix (il perd neuf élus par rapport à 2007) en ayant fait 11, 1 % avec Mélenchon, et en ayant progressé au premier tour par rapport aux législatives de 2007 (6, 9 % contre 4, 3 % au seul PCF).


Le communiste Pierre Laurent n’a pas tort de dire que « le Front de Gauche paie ainsi le prix de son indépendance ». Mais quelle indépendance exactement ? Car s’il est à peu près certain que ni le PCF ni le PG n’entreront au gouvernement, ils entretiennent une grande ambiguïté à l’égard du nouveau pouvoir. « Ni dans la majorité ni dans l’opposition » dit Mélenchon. Quelle perspective le Front de Gauche peut-il alors offrir aujourd’hui, pour résister à l’austérité de gauche ?


Alors maintenant ? On attend les prochaines élections, ou on prend des initiatives politiques sur le terrain de la lutte de classe ?


Yann Cézard

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 13:38
Jeudi 21 Juin 2012 à 12:00

 

Jean-Pierre Alliot - journaliste

 

Bernard Thibault a déraillé ; sa sortie lui a échappé. La centrale qu’il dirige encore ira au sommet social de l’Élysée, à la mi-juillet, minée par ses conflits internes. Pour Jean-Pierre Alliot, ex-rédacteur en chef de FO-hebdo, les affrontements qui ont marqué cette fin de règne ont une origine trop méconnue : l’hypercentralisation de la confédération, à l’œuvre notamment dans la gestion des cotisations.
La CGT attendra encore que lui soit désigné son prochain secrétaire général. À la veille de la «grande conférence sociale» convoquée à la mi-juillet par le nouveau président de la République, le «parlement» de la centrale, son comité confédéral national, a décidé, le 19 juin, de repousser l’heure du choix du successeur de Bernard Thibault.

Les courses par équipes qui animent les partis politiques pour l’intronisation du nouveau chef ont gagné une centrale ouvrière peu habituée à ces déchirements spectaculaires entre amis. La crise couvait depuis des mois ; elle a éclaté quand Bernard Thibault a été mis en minorité à la CGT, quand, le 25 mai la direction a rejeté la candidate qu’il voulait lui imposer pour lui succéder.

Un tel séisme dans l’organisation qui, depuis des décennies, assure la stabilité sociale du pays a de quoi inquiéter. Et de quoi susciter bien des interprétations plus ou moins sagaces qui, pour la plupart, s’écartent de l’essentiel, par méconnaissance de ce que sont les confédérations syndicales, de leur histoire et des règles qu’elles se sont données pour agir et pour durer.

Les forces centrifuges à l’œuvre dans la CGT expliquent mieux l’échec de Bernard Thibault que des rivalités de personnes, qu’une guerre des sexes ou qu’une querelle des anciens et des modernes, des conservateurs et des réformistes. Certaines de ces considérations ont joué, mais l’essentiel est ailleurs et ne peut apparaître que si l’on regarde de près le ressort intime de toute organisation, le nerf de la guerre, les cotisations.

Or la direction de la centrale tente d’imposer depuis des années une réforme de la collecte des cotisations. Et les fédérations ne l’appliquent, quand elles l’appliquent, qu’en freinant des quatre fers.

Les erreurs d’appréciation qui faussent l’analyse de la crise de la CGT viennent souvent d’une comparaison erronée avec les partis, qui s’arrêtent à la surface visible de la centrale. Dans leur fonctionnement actuel, les partis se résument le plus souvent à la somme des adhésions individuelles de citoyens à un organisme, qui prend le nom de parti pour se présenter aux élections et exercer le pouvoir. Encaissant au passage un financement public qui ôte à la cotisation volontaire de ses membres le poids spécifique qui n’était pas la moindre des garanties démocratiques de son fonctionnement. Le sommet de ce fonctionnement atomisé des partis est atteint avec l’organisation systématique de primaires pour l’élection présidentielle.

L'aboutissement d'un long affrontement

Les confédérations syndicales ont traditionnellement une nature différente. Leur assise est professionnelle. La CGT, comme la CGT-FO, sont composées non pas d’individus, mais d’unions et de fédérations de syndicats. Ces syndicats, eux, regroupent des individus, sur la seule base du travail salarié et de leur volonté de défendre en commun leurs intérêts particuliers de travailleurs. Sans tenir compte, d’ailleurs, de leurs opinions politiques ou religieuses. Les syndicats se groupent en fédérations nationales professionnelles, comme celles de la métallurgie, de la chimie, des postes, etc. Au plan local, ils forment des unions départementales interprofessionnelles. Ce sont ces unions et ces fédérations qui constituent la confédération et qui, entre autres responsabilités, élisent son secrétaire général. Ce sont elles qui financent la confédération par les cotisations qu’elles ont recueillies via leurs syndicats de base.

Ce qui s’est passé à la CGT le 25 mai, le jour où Thibault a été mis en minorité, est l’aboutissement d’un long affrontement entre deux forces opposées. La première vise à centraliser la vie de la CGT autour de sa direction confédérale. La seconde vise à préserver le cadre fédéraliste traditionnel de l’action syndicale. Depuis plusieurs congrès de la centrale, cette lutte se cristallise sur la collecte et la répartition des cotisations des syndiqués. Au moins deux congrès ont été nécessaires pour définir, officiellement, les règles actuelles : le 47e, en mai 2003 et le 48e, en avril 2006. Et c’est sans compter une longue maturation, qui a commencé bien avant, en fait depuis que l’hypothèse de l’effondrement électoral du Parti Communiste a hypertrophié les craintes que la chute du Mur de Berlin avait suscitées dans les cercles dirigeants de la CGT. Dès le milieu des années 1990, Lydia Brovelli, administratrice de la CGT, c’est-à-dire trésorière, tempêtait contre «la volonté d’autonomie, d’indépendance des organisations» qui provoquait des «blocages». «Par exemple, expliquait-elle, nous réfléchissons à un nouveau système de péréquation des cotisations».

Le résultat de ces réflexions stratégiques des sommets de la CGT, tendu vers sa survie, a été qu’il fallait trouver un remplacement au PCF pour assurer la cohésion de l’ensemble. Et ce remplaçant a été trouvé bien simplement : la bureaucratie confédérale, en centralisant les cotisations et en les répartissant elle-même entre les unions et les fédérations, a conquis sur le plan administratif le terrain que perdait le PC sur le plan politique. Tout le processus qui fait vivre financièrement la nouvelle forme d’organisation, d’une rare complexité, est exposé en une annexe aux statuts de la CGT. En quatre pages, sont développés les articles 34 à 36 des statuts et exposée le système qui dépossède les fédérations, principales victimes de la réforme, de l’essentiel de leur autonomie financière.

Pour résumer, les unions et les fédérations ont perdu leurs prérogatives de gestion des masses financières formées par la collecte des cotisations. Chacun des syndicats, au lieu de verser ses cotisations à son union départementale et à sa fédération nationale, les verse directement à la confédération, qui ensuite finance les unions, les fédérations et les autres structures qu’elle a mises en place.

Une tendance à l'éclatement

L’échec de Bernard Thibault s’est manifesté au mois de mai lorsque sa candidate, Nadine Prigent, a été refusée par la direction de la CGT, où l’influence de son concurrent direct, Éric Aubin, a reçu l’appui déterminant des fédérations les plus influentes. La première trop confiante dans le poids moral que le secrétaire général mettait dans la balance, a eu tendance à se reposer sur l’inertie de l’appareil. Le second, plus mordant, a fait campagne pour montrer qu’il connaissait mieux tous les dossiers et qu’il était plus apte à assumer les responsabilités. Et surtout, il a fait comprendre aux fédérations qu’il voulait mettre fin à une centralisation excessive de la CGT. Le résultat de l’affrontement ne sera connu qu’à l’automne, ainsi qu’en a décidé le « parlement » de la centrale le 19 juin. Ce ne sera que quelques mois avant le prochain congrès, qui est convoqué à Toulouse en mars 2013.

Qui que soit l’élu, ou l’élue, les forces qui ont provoqué la crise interne resteront à l’œuvre, rendues plus puissantes encore par les dernières initiatives prises par la CGT. Ces forces ont leur origine dans la composition même d’une organisation dont les racines sont professionnelles. Dès la fondation en 1895, la tâche première de la confédération a été de concilier les intérêts de catégories professionnelles qui, sur le long terme étaient communs, mais qui, dans l’immédiat pouvaient se manifester par des contradictions. Ainsi, pour prendre un exemple d’aujourd’hui, les intérêts des cheminots et ceux des routiers peuvent s’opposer, comme le chemin de fer s’oppose à la route, si leurs fédérations s’en tiennent à une conception corporatiste de leur action. Dans les autres confédérations, ces forces centrifuges sont équilibrées par l’attachement à une histoire commune et, à la CGT-FO, par un attachement partagé à la République dans sa dimension sociale. À la CFDT, ce sont les conceptions issues de la doctrine sociale de l’Église qui assurent la cohésion, qui a de la sorte une certaine dimension idéologique.

La tendance à l’éclatement de la CGT s’est trouvée récemment renforcée, lorsqu’a été négociée avec le patronat la réforme de la négociation collective que le gouvernement s’est empressé de transposer dans la loi, celle du 20 août 2008. Outre le volet relatif à la représentativité des syndicats, qui a été le plus popularisé, cette réforme a mis l’accent sur la négociation entreprise par entreprise, au détriment de la traditionnelle négociation par branche professionnelle. En même temps, a été porté un coup fatal au principe de faveur. Ce principe, constitutif de la dimension sociale de la République, permet au salarié de bénéficier des conditions que lui sont les plus favorables des conventions collectives ou des dispositions légales, au niveau de l’entreprise, de la branche professionnelle, de la nation. Avant que ce principe de faveur ne soit mis en cause, le niveau inférieur ne pouvait pas déroger au niveau supérieur, et les conditions les plus favorables étaient dues au travailleur.

La loi de 2008, en élargissant les dérogations, déjà possibles mais dans une moindre mesure depuis les lois Auroux du gouvernement socialiste des années 1980, a placé l’entreprise elle-même au centre de la négociation collective et a retiré la plus grande partie du grain à moudre pour les fédérations. Cette perte du poids spécifique des fédérations dans l’organisation confédérale de la CGT explique leur réticence accrue à la réforme de la collecte des cotisations voulue par la direction.

Privées d’une grande parties de leurs prérogatives dans la négociation, qui est le cœur de l’action syndicale, elles se voient privées de leurs ressources financières autonomes. De quoi nourrir la tendance de l’être à persévérer dans l’être et à alimenter bien des formes de résistance.

*
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 13:23
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14 juin 2012
  

Aux camarades des organisations syndicales italiennes
USB, CUB, ORSA, CIB-UNICOBAS, SNATER, SICOBAS, USI


Le 14 janvier 2012,


Cher-e-s camarades,


L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien à la journée de grève que vous organisez le 22 juin dans toute l’Italie et pour les manifestations centrales de Rome et Milan.


Le gouvernement Monti s’attaque directement aux travailleurs et travailleurs de votre pays. Ses décisions, ses attaques antisociales, s’inscrivent dans la politique mise en œuvre dans tous les pays européens. Chômage, précarité, restriction des droits des travailleurs/ses et liberté de licencier accrue pour le patronat, santé et sécurité au travail non assurées, destruction des services publics, allongement du temps de travail, diminution des salaires, remise en cause du droit à la retraite, attaques contre la protection sociale, etc., dans tous nos pays, patrons, banquiers et leurs gouvernements appliquent les mêmes méthodes.


Les attaques contre le droit syndical, les discriminations envers les syndicats qui refusent d’accompagner la casse sociale ont pour but de faciliter la tâche du patronat. Résistons ! Soyons offensifs, revendiquons des droits nouveaux, un autre partage des richesses, travailler moins pour travailler tous !


L’Union syndicale Solidaires prend note avec beaucoup d’intérêt du travail unitaire que vous menez depuis maintenant plusieurs mois.

 

A notre sens, c’est une des données nécessaires pour que les travailleurs/ses aient confiance en eux/elles-mêmes, et pour permettre des victoires sociales. Ces luttes sociales victorieuses que nous construisons pas à pas, notamment en rassemblant massivement les travailleurs/ses dans des syndicats démocratiques et indépendants, créeront la dynamique débouchant sur la nécessaire transformation sociale.


La coordination internationale, et pour le moins européenne, du syndicalisme de lutte est plus que jamais nécessaire.

 

Depuis plusieurs années, l’Union syndicale Solidaires au plan interprofessionnel, plusieurs de nos fédérations dans leurs champs d’action respectifs, travaillent à la construction d’un réseau international – et donc notamment européen – du syndicalisme de luttes. Par « syndicalisme de luttes », nous entendons par là les collectifs syndicaux qui se situent clairement sur le terrain de la lutte des classes, à travers un syndicalisme de masse, dans la perspective d’une transformation sociale de la société, qui passe par un affrontement central contre celles et ceux qui défendent leurs privilèges.


Nous savons qu’en termes d’affiliations internationales, celles et ceux qui se retrouvent dans ces orientations et ces pratiques syndicales sont dans des situations diverses : membres d’aucune organisation internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, membre de la Confédération Syndicale Internationale, membre de la Confédération Européenne des Syndicats, membre du réseau des syndicats alternatifs et de base, etc. Pour partie, ces différences prennent leur source dans des histoires multiples, qui se traduisent par une situation actuelle hétérogène en termes d’affiliation … pas forcément de politique syndicale.


Quand nous affirmons cela, nous n’entendons pas nier la nécessité d’une analyse des responsabilités des organisations syndicales internationales.

 

Mais nous pensons qu’entre nous, la première urgence n’est pas à marquer des divisions mais à rechercher ce qui permet de nous unir. Nous unir, sur les bases évoquées plus haut, dans la perspective évoquée plus haut… L’Union syndicale Solidaires souhaite poursuivre et développer nos actions communes en ce sens.

 

Plein succès pour le 22 juin !

 

Pour l’Union syndicale Solidaires :

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:27

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Des milliers de femmes – accompagnées de quelques hommes – ont manifesté dimanche à Istanbul contre un projet de loi envisageant de réduire de 10 à 4 semaines le délai pendant lequel un avortement est autorisé.

(Ici des camarades de l'ODP, organisation soeur du NPA).

 

Par Ecehan Balta* le Jeudi, 21 Juin 2012

 

Le 28 décembre 2011, les forces aériennes de l’armée turque tuaient  37 citoyens kurdes de Turquie dans le de village de Uludere, à la frontière avec le Nord de l’Irak. La plupart d’entre eux étaient des enfants.


Mais alors que nous recherchons les responsables devant assumer le coût politique du massacre d’Uludere, nous sommes à notre tour accuséEs de meurtre. Dans son discours de clôture de la Conférence Internationale des Parlementaires sur l’Application du Programme d’Action de la CIPD(2), le Premier ministre R. T. Erdogan déclarait que « tout avortement est un nouvel Uludere ». De cette manière, il mettait sur un pied d’égalité les assassinats de populations kurdes perpétrés par l’Etat turc et le droit des femmes à disposer de leur corps. Au lieu de rendre des comptes sur le massacre, il l’instrumentalise afin de mettre en œuvre une attaque du capitalisme néolibéral fondamentaliste qui, par ailleurs, était prévisible.

 

Malthus est mort, Vive Erdogan !


Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre s’en prend au corps des femmes. Il est d’ailleurs passé maître dans l’art de nous dire ce que nous devons faire de nos parties intimes : lors de la journée de la femme de 2008 il avait encouragé les femmes à donner naissance à au moins trois enfants, « pour le bien de la Nation ».

 

Le droit à l’avortement jusqu’à dix semaines de grossesse arraché en 1983 va de nouveau être le terrain d’une bataille rude entre les femmes et l’Etat. En fait, le jour suivant la déclaration d’Erdogan, il a été dévoilé à la presse que le ministre de la Santé publique est en train de préparer un projet de loi qui ferait passer le délai légal pour recourir à l’avortement de 10 à 4 semaines. Le bruit cour également que certaines exceptions telles que les cas de viol ou les raisons de santé ne figureront pas dans la nouvelle loi. Ainsi, le ministre de la Santé publique a-t-il déclaré que, si des femmes se refusaient à élever un enfant né d’un viol, l’Etat pouvait très bien s’en charger.

 

Et maintenant, que va-t-il se passer ?


Le projet de loi devrait être discuté au Parlement d’ici la fin juin. Etant donné la majorité absolue de l’AKP, seul un mouvement de masse fort peut l’empêcher de passer. Depuis que le débat a fait irruption dans l’espace public, des organisations de femmes ont mené des rassemblements et manifestations dans différentes villes. Elles dénoncent la tentative d’interdire l’avortement à travers l’axe des droits sociaux des femmes et du droit à disposer de son corps. L’avortement gratuit, sûre et facilement accessible ainsi que la contraception gratuite, sûre et largement accessible tant aux hommes qu’aux femmes constituent deux des revendications du mouvement.

 

Malheureusement, le dernier rallye, qui a eu lieu le 17 juin dernier dans les trois plus grandes villes du pays, n’était pas à la mesure des attentes. Mais les participantes enragées et inébranlables ont montré que la bataille n’était pas finie et que personne n’avait encore eu le dernier mot. Le jour où le projet de loi sera à l’agenda du Parlement, des femmes de toute la Turquie seront en face du bâtiment pour défendre leur droit à l’avortement.

 

Concernant l’axe de la lutte


Comme nous le savons tou-te-s, toute forme de fondamentalisme, qu’il soit islamique ou encore bouddhiste, constitue une roue de secours pour le néolibéralisme dans le monde entier. L’AKP est le résultat logique de ce concept changeant. La lutte contre l’AKP devrait donc être vue, ici en Turquie mais également partout ailleurs, comme une part de la lutte contre le néolibéralisme en soi, sans pour autant s’y substituer.

 

Cette attaque contre le corps des femmes n’est rien d’autre qu’une nouvelle étape dans le chemin emprunté par le capitalisme vers la « sainte famille ». Nous avons affaire à une des pires formes de tyrannie sur notre corps. Reloger le corps de la femme à l’enseigne d’outil de reproduction d’une force de travail bon marché et éliminer les femmes du marché du travail sont deux des objectifs sous-jacents à cette attaque.

 

Le capitalisme est intrinsèquement lié au patriarcat, comme il l’est au racisme et à la destruction écologique. Cela fait des centaines d’années que les femmes se battent contre le patriarcat. La « liberté » sexuelle a été l’un des succès de la seconde vague de féminisme et nous n’allons pas les laisser nous la reprendre. « Nous ne disposons pas du luxe de revenir en arrière tant que ce nous avons obtenu ne représente même pas la moitié de nos espoirs. »

 

* Ecehan Balta est membre de YeniYol, section turque de la IV Internationale qui fait partie de l'ODP (traduit de l’anglais par Charlotte Fichefet)

(2) Conférence internationale pour la Population et le Développement. La réunion s’est tenue les 24 et 25 mai à Istanbul, ndt.

 

Notre corps nous appartient!

 

La LCR soutient les femmes de Turquie dans leur combat pour le droit inaliénable à disposer de son corps. En ce sens, nous sommes signataires de la pétition lancée par plusieurs organisations de femmes en Turquie et que l’on peut trouver au lien suivant, avec d’autres informations sur le mouvement et son actualité :

 

http://saynoabortionban.com/

 

Cette pétition peut être signée tant par des collectifs que des individus.

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