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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:15


 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:59
jeudi 21 juin 2012

Au-delà des revendications unitaires, la CGT sera reçue au ministère de l'Agriculture le 28 juin. Elle entend notamment demander la mise sous tutelle de l'État du groupe Doux.
« Ça devient fou ! Doux va garder sa fortune tandis que c'est l'ensemble des salariés va payer. »
Trois semaines après le placement en redressement judiciaire, les syndicats CGT, CFDT, CFTC et FO sont unanimes : il est urgent de préserver les sites et les emplois du groupe. Un emploi déjà bien fragilisé à Châteaulin, où les salariés ont appris mardi l'arrêt de l'équipe de nuit, soit la demande de chômage partiel pour 57 personnes, CDI, CDD et cadre confondu.

À Quimper, l'activité saucisse de Père Dodu a cessé de fonctionner depuis cinq jours maintenant. « On travaille au jour le jour. C'est invivable pour les salariés », alerte Jean-Luc Guillart (CFDT). D'autant plus invivable que « des commissaires priseurs se sont rendus sur tous les sites de Père Dodu pour faire l'inventaire des actifs de Charles Doux ces dernières semaines. »


La filière avicole menacée


« Du fait du dépôt de bilan et de l'absence de perspectives financières à terme, les éleveurs exigent désormais d'être rémunérés dès l'arrivée des poussins, comme les fournisseurs exigent d'être réglés à la livraison. Si des garanties rapides ne sont pas trouvées, les poussins prévus pour les éleveurs seront détruits et auront comme conséquence la fin de l'approvisionnement des chaînes d'abattages plongeant à nouveau le groupe dans de nouvelles difficultés », pointe encore la CGT, pour illustrer l'effet « domino » pour toute la filière avicole.


Bien au-delà des 3 400 salariés du groupe Doux. Pour Nadine Hourmant (FO), rien de moins qu'une « mort à petit feu, car nous n'avons plus de quoi travailler ».


Samedi, 15 h, manifestation de soutien aux salariés du groupe Doux et à la filière avicole en Bretagne, place de la Résistance à Châteaulin.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Doux-On-va-mourir-a-petit-feu-_40734-2089317------29019-aud_actu.Htm

 

La position du NPA: expropriation des boites qui font licencient!

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:44

Photo F.vignette paysage

22 juin 2012 - 

 

Les collectifs Casss papiers (Brest), Urgence un toit pour tous (Quimper) et l'association Droit d'asile Quimper/Cornouaille «contestent les propos rassurants du préfet concernant la garantie d'hébergement des demandeurs d'asile dans le département».

 

«Depuis longtemps, certains sont à la rue, d'autres expulsés, d'autres encore obligés de dormir dans les couloirs de l'Aftam. Ces situations nous ont contraints à des occupations et des réquisitions», signifient, dans un communiqué commun, Olivier Cuzon, Michel Kernaléguen et Denise Le Bars.

 

«Nous avons le sentiment que la préfecture a laissé pourrir la situation pour aujourd'hui prendre des mesures brutales et provisoires de déplacement, qui fragilisent encore plus ces personnes et aboutissent à des situations encore plus précaires», insistent-ils.

 

Dans l'immédiat, «nous rappelons les trois exigences formulées mardi lors de la rencontre à la préfecture: l'arrêt des déplacements arbitraires et un relogement décent et durable pour tous; un moratoire sur les procédures de mise en rétention et d'expulsion du territoireet l'utilisation par le préfet de son pouvoir de réquisitionner des logements vacants», rappellent ces acteurs associatifs.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/demandeurs-d-asile-les-trois-exigences-des-associations-22-06-2012-1747152.php


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:50
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Après un mois de négociations inutiles et de barrages sur les routes, autoroutes et voies ferrées, d'affrontements quotidiens avec les "forces de l'ordre", 80 mineurs des Asturies vont à partir d'aujourd'hui manifester pour leur poste de travail souterrain, en marchant sur l'asphalte.

Ils vont faire 450 km pour apporter leurs revendications devant les politiciens de la capitale.

Après avoir quitté leur campement dans la capitale Oviedo, c'est à 10h qu'ils partiront de Mieres, mais à partir d'endroits différents selon les organisations syndicales. Le SOMA-UGT a choisi comme point de départ le puits Barredo pour passer devant le monument au mineurs, tandis que la fédération CC OO (Commisssions ouvières) partira de la Mairie. Les deux cortèges fusionneront par la suite, renforçant ainsi l'unité d'action.

Dix-neuf étapes sont prévues, pour arriver finalement le 11 juillet à Madrid devant le ministère de l'Industrie pour exiger le retrait de la coupe de 63% dans les subventions au charbon.
Les mineurs asturiens n'iront pas seuls. A la même heure, 46 autres mineurs partiront d'Andorra ( Teruel, Aragon) et 80 autres de Villablino et Bembibre (Leon). De nouveaux renforts ne cessent d'arriver pour la marche, il se pourrait que les particiapants soient plus nombreux.

Les marches de Castille-Leon et Asturies se rejoindront à La Robla pour finir ensemble à Mardrid.

(D'après "El Comercio" de Gijon)

 
 
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:37

22 juin 2012 

 

Des opposants au projet d'aéroport de Nantes ont bloqué l'accès, hier matin, de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (44) pour empêcher l'ouverture d'une enquête d'utilité publique.

 

Ils ont été évacués par la gendarmerie. L'un des manifestants a été placé en garde à vue. Les commissaires enquêteurs ont finalement pu accéder à la mairie, sous la protection des gendarmes.

 

Cinq enquêtes publiques sont organisées du 21 juin au 23 juillet, dont deux, dites «loi sur l'eau», auront notamment pour objectif d'évaluer «l'impact de l'aéroport et de sa desserte routière sur l'eau et les milieux aquatiques». L'aéroport doit être construit par le groupe Vinci d'ici à 2017 à Notre-Dame-des-Landes.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/notre-dame-des-landes-echauffourees-lors-du-rassemblement-des-opposants-au-projet-d-aeroport-22-06-2012-1747154.php

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:20
Les identifier, les recenser, les combattre !

Depuis le Forum Social Mondial de Dakar (février 2011), et le 1° forum européen en août 2011 à Venaus (Val de Susa, Italie), des associations européennes échangent informations, analyses, expériences, soutiens...

 

Car partout en Europe, des projets pharaoniques, dépassés, dévoreurs de terres agricoles et souvent de subventions publiques (tels le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes) se font concurrence dans la course au mensonge, tant sur les besoins des populations que sur les coûts et conséquences qu'elles devraient subir.

 

Dernier en date, le projet d'EuroVegas en Espagne ose promettre 260 000 emplois pour 6 casinos, 12 hôtels représentant 36000 chambres, 9 salles de spectacles, 3 terrains de golf... dans une Espagne exsangue, nantie de dizaines d'aéroports et d'hôtels inactifs   !

 

Suite du communiqué et dossier "contre les grands projets inutiles imposés"

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:30

 

 

dev durable gdPar Daniel Tanuro le Mercredi, 20 Juin 2012

 

Nous publions ci-dessous l’entretien que notre camarade Daniel Tanuro accorda à La Libre Belgique, à l'occasion de Rio+20 et de la réédition au format de poche de son livre "L'impossible capitalisme vert". 

 

La Libre Belgique : Qu’est-ce que le capitalisme vert ?


Daniel Tanuro : C’est une contradiction dans les termes. Si on entend par là une économie qui respecte les limites du rythme de renouvellement des ressources, alors elle ne peut pas être basée sur la production de marchandises qui implique une croissance continue du volume de la production. Le capitalisme est incapable d’être vert en ce sens qu’il est incapable de respecter les limites des ressources et du fonctionnement de la biosphère.


Investir des capitaux dans des programmes “propres” ne suffit donc pas pour parler de “capitalisme vert” ?


Si on définit le capitalisme vert comme les capitaux qui s’investissent dans un secteur "propre" de l’économie, il existe et il est même très rentable. Mais ce n’est pas de cela qu’il est question ! Il faut savoir si, globalement, l’ensemble des capitaux qui constituent le capitalisme peuvent respecter les limites des ressources. Et là, la réponse est clairement non !


Même si, dans le système de production, certains efforts sont accomplis pour économiser l’énergie ?


La réponse reste non. On économise l’énergie, oui, mais on produit de plus en plus. Donc, il y a une économie relative dans l’utilisation de l’énergie, mais il y a une augmentation absolue du volume de la production. Un exemple concret dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique : l’efficience des moteurs ne fait qu’augmenter, on utilise de moins en moins de combustible au kilomètre, donc on produit de moins en moins de gaz à effet de serre au kilomètre, mais la quantité globale de gaz à effet de serre produits par les transports ne fait qu’augmenter parce que la quantité de véhicules mis sur le marché explose plus vite que leur efficience.


Que proposeriez-vous comme solutions ?


Je pense qu’il faut changer de système économique. Il en faut un qui produise en fonction des besoins des populations et en tenant compte des limites des écosystèmes et des rythmes de renouvellement des ressources, et non plus en fonction du profit des entrepreneurs privés.


Aucune mesure ne vous semble donc opportune à l’intérieur du système actuel (incitants financiers ou taxes, par exemple) ?


Les technologies qui permettraient de se passer complètement des combustibles fossiles et du nucléaire en deux générations existent. Il n’y a pas besoin d’une révolution scientifique. Le problème est uniquement économique et donc politique. Les technologies vertes aujourd’hui dans le domaine énergétique sont encore moins profitables que les technologies fossiles et le nucléaire.

 

Et cette situation va perdurer au moins pendant quinze à vingt-cinq ans. Donc, si on ne sort pas du mécanisme basé sur la quête du profit par les grands groupes énergétiques, on est incapable de trouver une solution pour remplacer les fossiles par les renouvelables. Il n’y a pas de solution pour la transition énergétique sans une mise sous statut public par expropriation des énormes groupes multinationaux qui contrôlent le secteur pétrolier, du charbon et du gaz naturel.


Cela n’a rien d’utopique ?


Mais on a besoin d’utopies : des utopies concrètes dont on peut discerner les possibilités de concrétisation dans la société actuelle.


Quel est le risque ? Dans votre livre, vous parlez de “basculement” climatique plutôt que de “changement”. Pourquoi ?


Selon le Giec, il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 80 % au niveau mondial d’ici 2050. Si on n’y arrive pas, les conséquences peuvent être des hausses de plus d’un mètre du niveau des océans d’ici la fin du siècle. On parle donc des conditions d’existence voire de survie de centaines de millions de gens sur notre Terre. C’est plus violent et plus brutal qu’un "changement" climatique du type de ceux qu’a déjà connus la planète. Je le répète : la logique économique nous mène à la catastrophe, même repeinte en vert.


Daniel TANURO, auteur de “L’impossible capitalisme vert” (éditions Les empêcheurs de penser en rond/La découverte) 

 

Interview réalisée par M.Bs à consulter sur lien  http://www.lalibre.be/

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2525:le-capitalisme-peut-il-etre-vert-&option=com_content&Itemid=53

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:53

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Depuis plusieurs semaines, en Espagne, dans la province des Asturies les mineurs sont en grève et mènent une lutte déterminée pour défendre leur droit à garder leur emploi.


En pleine restructuration depuis vingt ans, la fermeture des dernières mines en activité était prévue pour 2018, et le secteur bénéficiait d'une aide de l'Europe de quelque 300 millions d'euros. Le gouvernement a récemment décidé de limiter dès cette année ce financement à 110 millions ; un financement qui, de fait, n'était même pas aux frais de l'État espagnol. Cela signifie que la fermeture des mines est imminente : quelque 8 000 emplois de mineurs sont concernés ainsi que quelque 20 000, voire 30 000, emplois indirects.


Les mineurs des bassins de la région ont rapidement réagi par des mouvements de grève, des manifestations.

 

Des travailleurs se relaient pour occuper symboliquement les mines. Depuis plusieurs semaines les manifestations se multiplient, avec des milliers de participants. Des groupes de mineurs, jeunes et moins jeunes, organisent des barrages sur les routes, les voies ferrées. Ils affrontent fréquemment les forces de police chargées de ramener l'ordre et parviennent à s'imposer en répondant de façon musclée.


Les syndicats majoritaires, Commissions Ouvrières et UGT, ainsi que diverses autres organisations syndicales et politiques ont appelé, dès le début du mouvement, à l'étendre et à le durcir dans toute la région, jusqu'à ce que le gouvernement recule. C'est dans ce sens qu'ils ont organisé le lundi 18 juin une journée de grève générale comme étape vers une généralisation de la lutte. Ce jour-là, puis le lendemain, la réponse des travailleurs, des familles, des jeunes a été massive. Plus de 50 000 personnes ont participé aux manifestations.


Ce sont en réalité toutes les familles de mineurs, d'ouvriers, de chômeurs qui ont la rage au cœur.

 

Aux Asturies, disent beaucoup, on sait que les ouvriers n'ont jamais obtenu quoi que ce soit autrement que par des luttes. On parle des luttes du passé, des grèves des années trente, mais aussi des luttes des mineurs de 1962. La solidarité se développe entre travailleurs, entre familles pour faire face aux baisses de salaires, au chômage, aux conséquences de la détérioration des services de santé et des déremboursements maladie : on essaie de ne laisser personne sur le bord du chemin. La fierté d'être mineur et travailleur apparaît comme une tradition dont les jeunes sont fiers.


Les jours à venir vont être marqués par d'autres initiatives après la « marche noire » qui a abouti à Madrid le 19 juin.

 

Toujours est-il que ce mouvement, sur lequel la grande presse espagnole se fait plus que discrète, est la première réponse massive de la classe ouvrière d'une région à des mesures d'austérité insoutenables.


Henriette MAUTHEY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2290&id=45

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:20

 A-dog-barks-at

En Grèce, c'est finalement le parti de droite, la Nouvelle démocratie (ND), qui s'est retrouvé en tête des élections du 17 juin.

 

Avec 29,7 % des voix, il a obtenu 129 sièges, grâce au bonus de 50 sièges attribué au parti arrivant en tête. La coalition de la gauche radicale (Syriza) le talonne de près, avec 26,9 % des voix et 71 sièges. Chacun des deux a gagné 10 % des voix. Le troisième, le parti socialiste Pasok, a encore un peu reculé, à 12,3 % et 33 sièges.


Dans un climat assez tendu, le chantage à la sortie de l'euro et de l'Union européenne fait par la bourgeoisie grecque, par ses partis classiques, en particulier à droite, et par la plupart des dirigeants européens a dû jouer. Mais il y a aussi la lassitude et le désarroi d'une partie de la population dont la vie quotidienne devient de plus en plus dure et qui s'est d'ailleurs davantage abstenue que lors du précédent scrutin du 6 mai (37,5 % au lieu de 34,9 %).


Les tendances constatées lors du scrutin du 6 mai se sont confirmées, y compris la présence du parti d'extrême droite, Chryssi Avghi (Aube dorée), toujours à 6,9 % (et 18 députés).

 

On ne peut pas dire que ce parti ait cherché à se « dédiaboliser » entre les deux élections. Son leader a multiplié les déclarations provocatrices et antisémites et a annoncé qu'il mettrait « de l'ordre dans le Parlement ». Son porte-parole, lors d'un débat télévisé, a jeté un verre d'eau à la tête d'une porte-parole de Syriza et giflé une députée du Parti communiste, avant d'aller porter plainte contre elles pour « injures » ! Et surtout ses militants ont continué les agressions contre les travailleurs immigrés. Le fait que ce parti ait à nouveau comptabilisé plus de 400 000 voix témoigne du pourrissement de la situation, une partie de la population n'hésitant pas à se tourner vers lui.


En revanche le Parti communiste (KKE) a reculé de quatre points par rapport au 6 mai, retombant, avec 4,5 % et 12 députés, en dessous de son score de 2009. La crainte des électeurs devant son mot d'ordre de retrait de l'Union européenne, l'abstention, le « vote utile » pour Syriza : plusieurs facteurs ont dû jouer dans cette chute.


Les partis qui n'ont pas obtenu 3 % des suffrages n'ont aucun élu, du fait de la loi électorale.

 

Il ne reste que deux autres plus petites formations entrées au Parlement : une de droite (Grecs indépendants) et une de gauche (Gauche démocratique), créées par des députés dissidents des partis classiques, qui ont obtenu respectivement 7,5 % (20 députés) et 6,25 % (17 députés).


C'est peut-être avec eux, en plus du Pasok, que Samaras, le chef de la Nouvelle démocratie, formera le nouveau gouvernement, puisque son parti n'a pas atteint à lui seul la majorité des sièges qui est de 150. On est donc reparti pour des tractations, sous l'œil attentif des dirigeants européens et des « marchés » qui se sont réjouis, au moins temporairement, de ne pas voir Tsipras, le leader de Syriza, occuper la première place. Tout cela pour aboutir sans doute à la même coalition gouvernementale, au même plan de rigueur, peut-être un peu remanié, et à la même impasse qu'avant les élections.


Il n'en reste pas moins que Syriza, qui est passé en trois élections depuis 2009 de 6 % à 16 % puis 26 %, peut inquiéter la bourgeoisie, sinon en tant que tel, du moins pour ce qu'il reflète comme évolution de l'opinion.

 

La situation empire quotidiennement. Le chômage dépasse officiellement les 22 %, plus de 27 % dans la deuxième ville du pays, Thessalonique. La fréquentation des soupes populaires augmente et l'état sanitaire du pays devient plus qu'inquiétant : les malades chroniques ne peuvent plus obtenir de médicaments des pharmacies, que la Sécurité sociale n'a plus les moyens de rembourser. Alors, l'exaspération monte contre cette misère croissante imposée à la population pour prix d'une crise dont la responsabilité incombe à d'autres.


Sylvie Maréchal

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2290&id=38

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:17

 logo syriza

L'ascension de Syriza a été très rapide.

 

Dans ce pays habitué depuis des dizaines d'années à l'alternance des deux partis Nouvelle démocratie et Pasok, opposés ou complices, mais également enracinés dans leurs fiefs grâce aux manœuvres et au clientélisme, les députés de Syriza et leur leader Alexis Tsipras font figure de personnalités nouvelles et radicales qui tranchent sur la corruption ambiante.

 

Syriza est une coalition dont Synaspismos est le groupe le plus important, qui est né lui-même du regroupement de deux scissions successives du Parti communiste (KKE) : l'une, en 1968, qui avait abouti à la création du KKes (Parti communiste « de l'intérieur »), et l'autre après 1989.

 

C'est en 2004, lors d'élections législatives, qu'a été créé Syriza, en regroupant autour de Synaspismos différentes tendances de gauche ou d'extrême gauche, presque toutes d'anciens courants du KKE. En 2007, Alexis Tsipras en est devenu le président après avoir été, plus jeune, membre des Jeunesses communistes, leader syndical étudiant et militant altermondialiste.

 

Le programme électoral de Syriza remettait en cause les sacrifices imposés aux classes populaires, les coupes dans les pensions, dans les salaires, la dégradation des services publics et réclamait « une annulation sélective de la plus grande partie de la dette, (...) le service de cette dette à des conditions plus favorables ainsi que des mesures pour le développement et l'emploi ».

 

Tout au long de la campagne, Tsipras a répété que pour lui, contrairement à ce que disaient ses détracteurs, « il ne peut y avoir de solution politique en dehors de l'euro », mais que la Grèce « a le droit et le devoir de défendre son intérêt national » et qu'il faut « unir les forces de gauche pour la refondation de la zone euro et de l'euro ».

 

Face à ses adversaires politiques, face à tous ceux qui, en Grèce et au dehors, prônaient la soumission aumesures d'austérité insupportables qui ruinent la population sans jamais contenter les banquiers, on comprend que le discours de Syriza ait eu du succès.

 

 

Mais la question est : comment et avec quels moyens Syriza, une fois au gouvernement, aurait-il pu imposer tout cela à la bourgeoisie grecque et aux bourgeoisies des États européens ?


Comment empêcher que le pays soit pris à la gorge, s'il avait vraiment voulu s'opposer aux diktats des banques, à la spéculation, et cesse de s'enfoncer dans la spirale de la dette, comme c'est le cas depuis plus de deux ans ?

 

Un cadre de Syriza à Thessalonique reconnaissait lui-même : « Notre programme est très difficilement applicable. Nous ne souhaitons pas être la force politique qui aura mené la Grèce à la catastrophe. »

 

La vérité est que, face aux diktats des banques et du capital en général, il faut être prêt à aller jusqu'au bout du combat, y compris jusqu'à les exproprier, en s'appuyant sur la mobilisation des travailleurs, à s'en prendre aux possédants, à commencer par ceux de Grèce. C'est entre autres la différence entre une politique révolutionnaire et la politique réformiste, toute radicale qu'elle soit, qui est celle de Syriza.

 

S. M.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2290&id=39

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