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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:15
logo syriza
19 juin 2012
  

Les élections grecques du 17 juin dernier constituent une leçon essentielle pour toute la gauche anticapitaliste européenne.

 

Avec 26,9%, Syriza (coalition de gauche radicale) talonne le parti de la Nouvelle démocratie (droite, 29,7%), qui va former un gouvernement d’union nationale avec un parti socialiste en déroute (12,3%). Objectif : garantir le respect des plans d’ajustement structurels (mémorandum) imposés à la Grèce par la troïka (Commission européenne, BCE et FMI). C’est pourquoi tout ce que l’Europe compte de réactionnaires, mais aussi de sociaux-démocrates, s’étaient donnés rendez-vous pour appeler les électrices et les électeurs grecs à ne pas voter pour Syriza.


Que proposait Syriza ?

 

1. L’abrogation immédiate du mémorandum par le parlement ;

2. La renégociation de la dette publique dans le cadre européen ;

3. En cas de refus, l’interruption du service de la dette, qui aurait entraîné de facto l’éviction de la Grèce de la zone euro.


C’est afin de combattre un tel programme, que François Hollande n’a pas hésité à intervenir, mercredi 13 juin, à la télévision grecque, pour lancer cet avertissement solennel : « si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute perspective de redressement, alors il y aura des pays dans la zone euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce ». Pour celles et ceux qui avaient nourri des espoirs dans la victoire du PS français, voilà une première raison de déchanter.


Pourtant le principal enseignement de ces élections est ailleurs. Le vote pour Syriza est l’expression d’un rejet populaire du diktat de la Troïka, massivement plébiscité par les salariés et les jeunes de tout le pays, en particulier dans les grands centres urbains.

 

Rappelons que Syriza avait obtenu 3,3% des suffrages en 2004, 4,6% en 2009… et qu’elle a bondi à 16,8% en mai dernier, et à 26,9% aujourd’hui. Elle est le premier parti du grand Athènes et de tous les centres urbains importants. Elle réalise ses meilleurs scores dans la deuxième circonscription (ouvrière) du Pirée et dans le département de Xanthe, au nord du pays, au sein de la majorité musulmane turcophone. Aucun parti européen n’avait connu une progression comparable depuis la seconde guerre mondiale !


Syriza doit son succès à une mobilisation sans précédent du peuple grec


Mais à quoi Syriza doit-elle ce succès exceptionnel ? Avant tout, à la mobilisation sans précédent du peuple grec contre l’offensive de démolition sociale dont il est l’objet depuis plusieurs années, en particulier depuis deux ans, sous la pression des grandes banques, relayée par les gouvernements conservateurs et sociaux-démocrates européens. Une baisse des salaires moyens d’environ 30%, et une amputation plus forte encore des retraites, a précipité près de la moitié des habitant-e-s du pays au-dessous du seuil de pauvreté. Et jusqu’ici, leur riposte a été à la hauteur : dix-sept grèves générales, de nombreuses occupations d’entreprises, une mobilisation de la petite paysannerie, un vaste mouvement d’occupation des places publiques, etc.


Le succès de Syriza ne résulte pas d’un recentrage de son discours sur des thèmes républicains ou patriotiques.

 

Depuis sa fondation, cette coalition a connu une évolution à gauche, sous la pression du mouvement social. Sa percée ne doit rien non plus à la politique spectacle ou aux qualités d’orateur – plutôt limitées – de son jeune leader de 37 ans, Alexis Tsipras. Si elle a réussi à siphonner les votes populaires du Pasok et du KKE (Parti communiste) – qui n’a recueilli que 4,5% des voix –, c’est parce qu’elle a su se poser en alternative radicale à la thérapie de choc en cours. La question sociale a été au centre de sa campagne, mais avec un appel unitaire clair au Parti communiste, aux dissidents du Pasok et aux petites forces d’extrême gauche, pour former un gouvernement de gauche, contre l’austérité, maintenant.


Le défi pour les anticapitalistes grecs consiste aujourd’hui à organiser la résistance dans les entreprises, dans la rue et au parlement, en privilégiant le développement d’un rapport de force social et en favorisant les formes d’initiative et d’organisation populaires. Dans ce cadre, une lutte déterminée contre l’extrême droite nazie de L’Aube dorée, qui recueille 6,9% des voix (et près de 50% des suffrages des policiers d’Athènes !) devrait être une priorité. Tolérer aujourd’hui qu’elle contrôle certains quartiers de la capitale et assassine des immigré-e-s en toute impunité, ce serait la laisser se poser à terme en bras armé des secteurs les plus agressifs de la droite.


La gauche combative grecque a rendu un immense service à tous les anticapitalistes européens en faisant les premiers pas sur la voie d’une recomposition du paysage politique à gauche, en rupture avec le pacte pour l’austérité conclu par la droite et la social–démocratie européenne depuis près de 30 ans. Il n’est pas fortuit que cette rupture ait été provoquée par l’irruption d’une formidable vague de luttes populaires par en bas. Dans les mois à venir, il est vital que cette dynamique trouve des relais à l’échelle européenne.


* Editorial à paraître en Suisse dans le prochain numéro de « solidaritéS ».

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article25613

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:57
antarsia
15 mai 2012
  
Pour un parti anticapitaliste et révolutionnaire indépendant

La Grèce est aujourd’hui l’épicentre de la crise du capitalisme.

 

Elle est la cible de l’agression la plus sauvage du capital financier européen. Les travailleurs et la jeunesse de Grèce ont répondu à cette agression par une mobilisation qui a discrédité le régime politique traditionnel du PASOK et de la ND. La classe dominante ne contrôle plus la situation, mais la classe ouvrière n’est pas encore capable de prendre le pouvoir et de renverser le capitalisme.

 

Dans ces conditions, une partie de la rage populaire a été captée par l’extrême droite, mais c’est principalement vers la gauche réformiste, vers Syriza, que les espérances de changement se sont exprimées à l’occasion des élections.

L’Etat espagnol et italien sont les prochaines cibles de la Troïka (et ce sera peut être ensuite le tour de la France) : l’issue de la lutte en Grèce est ainsi décisive pour l’ensemble des anticapitalistes et des révolutionnaires en Europe et dans le monde.

 

Il existe un débat sur l’attitude que les révolutionnaires doivent adopter. Faut-il soutenir un gouvernement dirigé par Syriza ? Devons-nous soutenir Syriza ? Devons-nous disparaître électoralement face à elle ? Faut-il avancer une politique indépendante des réformistes ?

 

1. Le programme de Syriza et les déclarations de ses dirigeants les plus connus reflètent à la fois un rejet des mesures anti-ouvrières mais aussi une volonté de compromis avec les classes dirigeantes de l’UE.

 

Cela s’exprime par leur clair rejet de toute sortie de l’euro et de l’UE et par leur volonté de mener des réformes dans le cadre actuel de l’UE afin de lui redonner stabilité.

 

Il est clair qu’un gouvernement qui annule les mesures du Mémorandum constituerait un progrès important pour les travailleurs et pour leurs luttes. Mais comment rejeter le Mémorandum sans annuler la dette ? Comment financer les mesures d’urgence nécessaires sans socialiser le système bancaire ? En d’autres mots ; comment améliorer aujourd’hui, même de manière très limitée, la situation des classes populaires grecques sans s’attaquer au contrôle que détient la minorité capitaliste sur l’économie et la société.

 

Il est évident que si un quelconque gouvernement remet en cause le programme du capital financier et des banques, l’UE mettra immédiatement un terme à toute possibilité de prêts et de financement et n’hésitera pas à expulser la Grèce de la zone euro. Dans une telle situation, il n’y aurait que deux choix possibles : ou bien se soumettre en poursuivant la même politique désastreuse dont a souffert la population grecque ces dernières années ; ou bien s’attaquer au pouvoir des banquiers et des capitalistes, en récupérant tout ce qu’ils ont volé et en remettant en question leur contrôle sur l’économie.

 

En ce qui concerne les mesures à prendre pour sortir de la crise, un programme de confrontation avec le capital est nécessaire. Un programme d’urgence, de mesures transitoires comme l’augmentation généralisée des salaires ; l’interdiction des licenciements ; la diminution radicale du temps de travail ; la socialisation du secteur bancaire et des secteurs clés de l’économie. Un tel programme implique une confrontation non seulement avec la classe dominante grecque, mais aussi avec la bourgeoisie européenne et ses institutions.

 

2. La seule manière de mettre en œuvre un programme de lutte contre la crise et la rupture avec le capitalisme, c’est par la mobilisation de l’ensemble des travailleurs et des masses populaires.

 

Il ne s’agit pas d’un simple mot d’ordre ou d’une simple question théorique. La pression du capital sur le peuple grec est énorme. Les grèves générales de 24 ou de 48 heures, les mobilisations sectorielles, etc. ont entraîné pour la bourgeoisie grecque une grave crise politique, mais elles n’ont pas été suffisantes pour stopper son offensive.

Il est donc nécessaire de s’appuyer sur les luttes partielles, de chercher à les étendre, en généralisant les expériences d’auto-organisation qui ont pu s’exprimer en elles et qui, sous certaines circonstances, peuvent constituer le point de départ d’une situation de dualité de pouvoir.

 

C’est au travers de la généralisation des luttes et en fédérant les organes d’auto-organisation qu’un pouvoir alternatif à celui de la bourgeoisie pourra surgir. C’est en exprimant la menace d’une extension de la lutte à d’autres pays européens que les travailleurs grecs pourront se protéger contre la pression de l’UE. La classe ouvrière et la jeunesse de Grèce ont les clés de la situation entre leurs mains, il faut donc s’appuyer sur eux.

 

Dans le contexte actuel, en tenant compte de la nature de Syriza, un gouvernement dirigé par Syriza ne peut pas être autre chose qu’une coalition parlementaire, ce qui est complètement différent d’un gouvernement des travailleurs. La situation est marquée par certaines incertitudes : es-ce que Syriza parviendra à former les alliances nécessaires pour former un gouvernement ? Comment va réagir Syriza et les masses face aux représailles du capital ? Ce qui est sûr, c’est qu’une confrontation d’ensemble est inévitable. Un instrument politique est donc nécessaire pour préparer cette épreuve de force et pour populariser un programme de rupture.

 

3. Dans la situation que connaît la Grèce, le mot d’ordre d’un gouvernement des travailleurs redevient actuel.

 

Il n’est évidemment pas applicable dès maintenant et il est même difficile de prévoir aujourd’hui sa probable composition. Cependant, il est indispensable de proposer une solution politique d’ensemble et de commencer à formuler pour les larges masses une réponse compréhensible, même si elle est imparfaite, à la question : « Qui doit exercer le pouvoir en Grèce ? ».

 

Un gouvernement de ce type devrait être capable de mettre en œuvre un programme d’urgence contre la crise, de mener à bien les mesures clés de transition, par exemple au travers de l’expropriation des banques et d’autres secteurs de l’économie. Un gouvernement qui s’appuie sur une lutte menée par l’ensemble des travailleurs et sur base de leur auto-organisation. Un gouvernement qui regrouperait les forces disposées à défendre les revendications des masses.

 

Les révolutionnaires seraient prêts à participer, avec d’autres, à un tel gouvernement, sur base d’un programme de confrontation et de haut niveau de mobilisation des jeunes et des travailleurs. Un tel gouvernement favoriserait la possibilité d’une prise du pouvoir par les travailleurs et de leurs structures d’auto-organisation.

 

4. Si un gouvernement dirigé par Syriza prend des mesures favorables aux travailleurs, comme par exemple l’annulation des Mémorandums, il est évident que les révolutionnaires lui apporteraient leur soutien.

 

Cependant, un soutien conditionnel et critique à un tel gouvernement de Syriza n’implique en aucune façon de renoncer à l’indépendance politique et organisationnelle de la part de la gauche anticapitaliste et révolutionnaire en Grèce, représentée aujourd’hui majoritairement par Antarsya.

 

Un parti indépendant, dont le centre de gravité est la lutte des classes ; un parti capable de constituer un pôle politique visible tant dans les élections que dans les luttes des masses est nécessaire pour défendre l’unique perspective qui permettra aux travailleurs grecs d’éviter la catastrophe. Un parti capable à la fois d’avoir une politique de front unique par rapport à d’autres forces du mouvement ouvrier, et de défendre sa propre perspective politique de rupture avec le capitalisme et de prise du pouvoir par les travailleurs.

 

Dans la situation actuelle, la création d’un tel parti se fera principalement autour d’Antarsya, malgré ses contradictions. Si l’émergence d’un gouvernement de « gauche » s’achève en défaite, il est probable que l’extrême droite en sera la principale bénéficiaire. Mais ce n’est pas une fatalité inévitable. Tout dépendra de la capacité de la gauche révolutionnaire à prendre la tête des luttes et à rendre crédible un programme de confrontation et de rupture avec le capitalisme.

 

C’est pour cela que nous, militants anticapitalistes et révolutionnaires de plusieurs pays européens, appelons à soutenir la gauche révolutionnaire grecque, en particulier Antarsya, et à renforcer les liens entre les militants qui partagent une perspective révolutionnaire à l’échelle européenne et internationale.

 

• France/NPA : Gaël Quirante (membre du Comité Exécutif), Xavier Guessou (membre du Comité Politique National)

• Espagne/Izquierda Anticapitalista : Rubén Quirante, (membre du Secrétariat confédéral), Pechi Murillo (militant de IA)

• Grèce/OKDE-Spartacos : Charis Mertis (membre du Bureau Politique), Anastasia Vergaki (membre du Bureau Politique), Panagiotis Sifogiorgakis (membre du Bureau Politique/délégué au 16e congrès de la Quatrième Internationale), Manos Skoufoglou délégué au 16e congrès de la Quatrième Internationale)

• Allemagne/RSB : Jakob Schäfer (membre du Secrétariat Politique, membre du Comité International de la Quatrième Internationale), Peter Berens (membre du Secrétariat Politique)

• Angleterre/Socialist Resistence : Dave Hill (membre du Conseil National)

• Irlande/Socialist Democracy : John McAnulty (secrétaire), Kevin Keating (membre du Comité central)

• Belgique/LCR-SAP : Mauro Gasparini (secteur jeune)

• Danemark/SAP : Jette [Lulu] (militant)

 

Tous les signataires sont membres ou sympathisants de la Quatrième Internationale

* http://4thinternational.blogspot.gr...

 

* Traduction : Ataulfo Riera.

 

Commentaire:

 

Ceci est une prise de position d'une minorité de la gauche anticapitaliste en Europe, contrairement au soutien total à Syriza des autres composantes.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:45
A-dog-barks-at
19 octobre 2012
  

« Ce n’est pas sur la peur, mais sur l’espoir que nous fondons notre futur ». C’est par ces mots que Alexis Tsipras a commenté la défaite électorale de Syriza, la coalition de la gauche radicale qu’il dirige.

Car, au-delà de la victoire de la droite, rien n’est résolu pour le peuple grec, mais rien ne sera non plus facile pour les partis appelés à gouverner dans le cadre d’un cabinet d’union nationale. De plus, paradoxalement, l’échec de Syriza semble être un facteur non pas de démoralisation, mais, justement, d’espoir.

 

Explications avec Dimitris Hilaris de l’organisation communiste OKDE-Spartakos.


 
Paolo Gilardi : Pas trop déçu, Dimitris, de cette victoire de la droite lors des élections du 17 juin ?


Dimitris Hilaris : C’est une victoire à la Pyrrhus. Durant la campagne électorale les médias ont joué sur la peur, de la sortie de l’euro, des effets du non respect des mémorandums signés avec l’UE, de l’instabilité gouvernementale. La droite a ainsi réussi à capter les voix des couches sociales terrorisées par cette instabilité.

 

Alors que Syriza a fait le plein des voix chez les travailleurs et les jeunes, la droite a engrangé les voix des classes moyennes et d’une partie plus âgée de la population. Mais, ni le parti de la nouvelle démocratie, vainqueur avec 29,66%, ni Syriza avec ses 26,89% n’ont réussi à mobiliser les 35% d’abstentionnistes. Syriza a pris ses dix points supplémentaires par rapport au 6 mai aux autres forces de gauche. La ND en a fait de même à droite.


Et maintenant ?


C’est là qu’on va voir que c’est une victoire à la Pyrrhus. Un gouvernement d’union nationale comprenant la ND, le PASOK et la gauche démocratique va être traversé par les mêmes contradictions qui traversent la société grecque. De plus, on n’a jamais connu, sauf pour de courtes périodes, de gouvernement d’union nationale en Grèce. Et celui-ci sera chargé d’appliquer les potions de la Troïka. Et avec, pour la première fois, une très forte opposition dans le parlement et dans la rue.


Justement, les mobilisations de rue…


Le résultat de Syriza, a donné confiance. Confiance en une dynamique sociale, celle des mobilisations des trois dernières années, mais aussi confiance dans la possibilité de faire exister, quelles que soient les ambiguïtés de Syriza, une force de gauche radicale.


Ainsi, cette situation favorise la discussion sur les alternatives car une exigence se fait jour de sortir de la protestation pour postuler à des solutions alternatives. Cela stimule la politisation, et ça, ce n’est pas bon pour le gouvernement.

C’est une dynamique sociale et politique qui est en cours. Et elle est à l’heure actuelle plus importante que la tentation, qui existe, de se reposer sur une forte représentation parlementaire de la gauche radicale. Il faut cependant se garder d’une division du travail entre mouvements, censés protester, et partis de gauche qui font de la politique.


Expression électorale des luttes, Syriza fait figure de modèle en Europe.


Comme le disent ses dirigeants, Syriza est « un parti de la normalité démocratique ». Mais, si Syriza respecte la légalité bourgeoise, cette dernière ne respecte aucunement Syriza. Et c’est dans cette dynamique que des choses peuvent se passer. Il ne suffit pas de dénoncer les ambiguïtés de Syriza –son programme est bien plus modéré que ses slogans– mais nous devons stimuler l’émergence d’un débat dans la gauche sur une alternative politique.


Nous, les forces de la coalition anticapitaliste, devons tirer les leçons de cette expérience. Nous avons besoin d’être partie prenante d’une dynamique sociale et politique qui veut le changement. Elle doit aboutir à un front unique avec Syriza et le Parti communiste, le KKE, autour de l’idée d’un gouvernement de gauche qui ne soit pas un gouvernement de gestion mais de rupture.


Ce qui veut dire ?


Ce qui veut dire annuler les mémorandums, rompre avec l’euro et l’Union européenne. Pas pour revenir à la drachme, mais pour priver la troïka de l’instrument de menace et chantage qu’est l’euro. En effet, comment parler de nationalisation des banques – ou de simple contrôle public de celles-ci come le fait Syriza – si nous ne sommes pas maîtres de la création de la monnaie ? C’est à nous de renverser la menace : si vous continuez avec vos diktats, nous pouvons sortir de l’euro. Et pour cela il faut convaincre les masses qu’il y a une vie au-delà de l’euro, mais pas en termes nationalistes.


Justement, à ce propos, l’extrême droite confirme sa présence.


C’est pourquoi c’est dans la rue qu’on doit la combattre, en replaçant la conflictualité sur le terrain social, pas national.


Certaines estimations parlent de 560 milliards d’évasion fiscale pour la seule année 2010. Que peut-on faire en Europe en soutien au peuple grec ?


La solidarité internationale nous est précieuse. On se sent moins seul au moment où l’on voudrait nous faire croire qu’on est un cas à part en Europe. Et puis, si vous pouvez mettre sous pression les banques pour qu’elles révèlent l’ampleur des dépôts des riches grecs…


Paolo Gilardi (Commentaire) : Le Conseil fédéral a bien donné la liste de 4000 citoyens américains titulaires de comptes en Suisse ; qu’attend-t-on pour exiger qu’il rende publics les noms des milliardaires grecs qui planquent leurs avoirs en Suisse ?


* Interview : Paolo Gilardi . A paraître en Suisse dans l’Anticapitaliste n° 72 du jeudi 21 juin 2012.
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:16

 

capitalisme-vert
17 juin 2012
  

Le vert fait vendre.

 

De la « révolution verte » en passant par la « technologie verte » et jusqu’à la « croissance verte », il s’agit toujours de nous faire sortir de la crise. Dernière trouvaille en date ; l’« économie verte ». Une économie qui, contrairement à ce que son nom indique, n’a rien de « vert », mis à part la couleur des dollars qu’espèrent gagner ceux là même qui en font la promotion.


Il faut dire que la nouvelle offensive du capitalisme global, visant à privatiser et à transformer massivement en marchandises les biens communs, trouve dans l’économie verte sa plus haute expression.

 

Dans un contexte de crise économique comme celle d’aujourd’hui, il s’agit précisément d’une des stratégies du capital pour récupérer des taux de profits élevés, en privatisant les écosystèmes et en transformant le « vivant » en marchandise.


L’économie verte constituera, justement, le thème central dans l’agenda du prochain Sommet des Nations Unies sur le Développement Durable, Rio+20. Il aura lieu du 20 au 22 juin à Rio de Janeiro, vingt ans après le Sommet de la Terre de l’ONU qui s’était déroulé en 1992 dans cette même ville.


Deux décennies plus tard, où en sommes nous ?

 

Que sont devenus des concepts tel que le « développement durable », qui est accolé à ce sommet ? Où en est la ratification de la Convention sur le Changement Climatique qui avait jeté les bases du Protocole de Kyoto ? Ou de la Convention sur la Diversité Biologique qui fut élaborée à l’époque ? Ce ne sont plus que des chiffons de papier, ni plus ni moins. La situation aujourd’hui est pire qu’à l’époque.


Au cours de toutes ces années, non seulement on n’est pas parvenus à freiner le changement climatique, la perte de biodiversité, la déforestation, etc., mais ces processus n’ont fait, au contraire, que s’aggraver et s’intensifier. Nous assistons ainsi à une crise écologique sans précédent qui menace l’avenir de l’espèce humaine et de la vie sur cette planète. Une crise qui joue un rôle central dans la crise de civilisation que nous traversons.


Cette crise environnementale met en évidence l’incapacité du système capitaliste à nous sortir de la voie sans issue dans laquelle nous a conduit sa logique de croissance illimitée, de profit à court terme et de consumérisme compulsif. Cette incapacité à offrir une issue réelle, nous avons clairement pu la constater lors des échecs des sommets sur le climat à Copenhague (2009), Cancún (2010), Durban (2011), ou lors du sommet sur la biodiversité à Nagoya au Japon (2010). A chaque reprise ce sont des intérêts politiques et économiques particuliers qui se sont imposés sur les besoins collectifs de l’humanité et sur l’avenir de la planète.


Dans ces sommets, on a adopté des fausses solutions face au changement climatique ;

 

des solutions technologiques comme le nucléaire et les agro-carburants, ou encore la capture et le stockage sous terre des émissions de CO2. Autant de mesures destinées à masquer les causes structurelles qui nous ont conduites à la crise écologique actuelle. Ces fausses solutions ne cherchent qu’à faire du profit avec cette crise et elles ne feront rien d’autre que l’aggraver.


Les liens étroits entre ceux qui possèdent le pouvoir politique et le pouvoir économique expliquent cette absence de volonté pour adopter les réponses effectives.

 

Les politiques ne sont pas neutres. Une solution réelle implique un changement radical du mode de production, de distribution et de consommation actuels, une confrontation ouverte avec la logique productiviste du capital. Autrement dit : toucher au noyau dur du système capitaliste. Ceux qui détiennent le pouvoir politique et économique ne sont pas disposés à faire une telle chose car ils ne veulent pas « tuer la poule aux œufs d’or ».


Aujourd’hui, vingt ans plus tard, ils veulent nous vendre leur « économie verte » comme une solution à la crise économique et écologique.

 

C’est un autre grand mensonge. L’économie verte ne cherche qu’à faire du profit avec la nature et avec la vie. Il s’agit d’un processus d’appropriation néo-colonial des ressources naturelles - du moins celles qui ne sont pas encore privatisées - afin de les transformer en marchandises que l’on achète et que l’on vend.


Ses promoteurs sont, précisément, ceux qui nous ont conduit à la situation de crise dans laquelle nous nous trouvons : les grandes entreprises multinationales, avec le soutien actif de gouvernements et d’institutions internationales. Ces mêmes compagnes qui monopolisent le marché de l’énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), de l’agro-industrie (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Procter&Gamble), des pharmaceutiques (Roche, Merck), de la chimie (Dow, DuPont, BASF), sont les principales qui impulsent l’économie verte.


Nous assistons à une nouvelle attaque contre les biens communs et les perdants seront les 99% de notre planète.

 

Et tout particulièrement les communautés indigènes et paysannes du Sud, celles qui protègent et vivent de ces écosystèmes. Elles seront expropriées et expulsées de leurs territoires au profit des entreprises multinationales qui veulent tirer profit de ces écosystèmes.


Le Sommet de Río+20 est destiné à garantir ce que l’on pourrait appeler « une nouvelle gouvernance environnementale internationale », qui consolide la marchandisation de la nature et permette un plus grand contrôle oligopolistique sur les ressources naturelles. En définitive, il s’agit de déblayer le terrain pour les entreprises multinationales afin qu’elles s’approprient les ressources naturelles en légitimant des pratiques de pillage et d’usurpation.

 

La réponse est entre nos mains ; dire « non » et démasquer un capitalisme et une économie qui ne font que se peindre en vert.

* Article publié dans « Público » le 17/06/2012. Traduction : Ataulfo Riera.

+info : http://esthervivas.com/francais/

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 11:01

20 juin 2012 à 10h15 -

 

Protestant contre leurs conditions de travail, les salariés de Véolia ont déposé un préavis de grève national aujourd'hui.

 

A Brest, les agents vont mener une opération escargot entre l'usine de Pont ar Bled et Plouédern à partir de 10 h.

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/brest-operation-escargot-des-salaries-de-veolia-20-06-2012-1745516.php

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:56

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Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

A signer et faire circuler !

 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

 

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

 

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

 

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer :

 

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

Attac France,
le 19 juin 2012

 

NB : Plusieurs des premiers signataires de la lettre ouverte seront présents au meeting contre l'austérité organisé le samedi 23 juin à Paris (pour plus d'information, cliquer ici)

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:55
Communiqué du NPA.

Un mouvement social de grande ampleur se développe à l’heure actuelle au Mexique.

 

À un mois de l'élection présidentielle, des milliers de jeunes se soulèvent et sortent dans la rue contre la manipulation médiatique et l’absence de politiques publiques.

 

Ils exigent une information médiatique plus indépendante, des élections transparentes et un programme clair pour la jeunesse pour chacun des candidats. Les jeunes mexicains exigent la démocratie réelle maintenant !


Le groupe « Somos 132 », constitué à la suite d’une confrontation ayant opposé 131 étudiants de l’université Iberoamericana au candidat du Parti Institutionnel Révolutionnaire (PRI) Enrique Peña Nieto, a lancé un appel à l’organisation et à la lutte qui a été bien reçu dans les universités et dans une frange importante de la population, notamment grâce à sa diffusion sur Internet et sur les réseaux sociaux.


Dans un contexte où plus de 60 000 personnes sont mortes dans le cadre de la « guerre contre les narcotrafiquants » menée par le gouvernement de Felipe Calderón , où 52 millions de personnes vivent dans la pauvreté, où 8 millions de jeunes ne font pas d’études ou sont au chômage et où l'on assiste à une très forte augmentation de la précarité suite à la mise en place de mesures d’austérité, le mouvement « Somos 132 » est un grand pas en avant pour agir sur la réalité et pour avancer vers plus de démocratie et plus de justice sociale.


Le NPA affirme donc sa solidarité avec ce mouvement et restera attentif à son évolution.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:47
Communiqué du NPA.

 

Au moment même où le tribunal militaire innocente les responsables de la répression des populations de Tala et Kasserine en Janvier 2011, Adnane Hajji fait l'objet d'une plainte déposée par un membre d’Ennahdha.

 

Celui-ci l’accuse notamment, de façon calomnieuse, d’avoir menacé de mort des militants islamistes, ce qui fait peser sur lui le risque d’une longue peine d’emprisonnement.


Instituteur syndicaliste à Redeyef, Adnane Hajji a joué un rôle central dans la lutte du Bassin minier de 2008, ainsi que dans les mobilisations pour la chute de Ben Ali.


Le NPA assure Adnane Hajji de son soutien et affirme sa solidarité avec les luttes des travailleurs et la jeunesse de Tunisie pour leurs droits sociaux et politiques.

 

Il dénonce les intimidations et attaques de tout genre que subissent les militants révolutionnaires, qu’elles viennent directement du gouvernement tunisien ou indirectement quand celui–ci accorde une protection et une impunité réelles à ceux qui commettent de telles attaques.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:23

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Par Agnès Rousseaux (19 juin 2012)


L’entreprise de restauration collective Sodexo s’est attirée les foudres de la FNSEA, premier syndicat agricole. En cause : une affiche alertant les consommateurs sur l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, et pouvant les inciter à manger un peu moins de viande. L’affiche a été prestement retirée et Sodexo s’est excusé.

Le groupe de restauration collective Sodexo vient de présenter ses plus plates excuses aux agriculteurs de la FNSEA. L’entreprise avait osé lancer une campagne sur le rôle de la consommation de viande dans le réchauffement climatique. « La production d’un kilo de viande de veau pollue autant qu’un trajet automobile de 220 km ! », affirmait sur des affiches l’entreprise, qui a lancé des « Journées sans viande », histoire de séduire les végétariens et de verdir son image. Réponse immédiate des éleveurs : une centaine d’entre eux ont mené une « opération coup de poing » le 8 juin devant la délégation régionale Sodexo de Nantes, « pour stopper cette campagne de communication calomnieuse » (sic).


Xavier Beulin, président de la FNSEA, a estimé qu’« au-delà de l’esprit partisan, polémique et partial de cette initiative malheureuse », le « procédé » était « déplorable » : « Pourquoi jeter l’opprobre gratuitement sur un secteur, en faisant un bras d’honneur aux efforts, au bon sens, à la tradition culinaire française et au travail passionné de milliers d’éleveurs ». Rien que ça ! Pour effacer ce terrible affront aux agriculteurs de France, Sodexo a très rapidement présenté ses excuses dans un courrier. Regrettant ce « malentendu », l’entreprise précise qu’il ne s’agissait pas d’une campagne « antiviande » comme le suggère la FNSEA, mais « d’information ponctuelle » dans le cadre de la semaine du développement durable.


Des affiches « trop choc »


Pour rassurer le puissant lobby agricole, Sodexo va même jusqu’à affirmer que les informations présentées sur les affiches étaient fausses : « Nos services ont eu connaissance de nouveaux éléments venant infirmer des affirmations contenues dans ces affiches, qui ne correspondent pas à la réalité, en particulier : l’impact de la production de viande de veau sur l’effet de serre ; la comparaison inappropriée entre les différents types de productions agricoles que permet un hectare de terre. »

Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par Jean-Marc Jancovici [1], ingénieur spécialisé sur les questions de climat et d’énergie, et membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas-Hulot [2]. Des chiffres qui peuvent faire l’objet de critiques au vu de la difficulté d’évaluation de ces émissions, mais qui sont largement repris (voir la campagne du Réseau action climat) et corroborent les analyses des institutions internationales sur le poids de l’élevage dans les émissions de CO2.


Ces affiches, utilisées dans une cinquantaine des 700 restaurants d’entreprise, « se voulaient trop choc », considère Sodexo. Si même les greenwashers s’écrasent devant les lobbies… Et la FNSEA va-t-elle bientôt faire un procès à l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO), qui ose affirmer que le secteur de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre que le secteur des transports ?


Agnès Rousseaux


À lire sur Basta ! :


- Sur la FNSEA : Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains
- Sodexo, champion du travail bas de gamme
- Sodexo règne en maître sur les cantines de Marseille

Notes

[1] Jean-Marc Jancovici, Élevage et transport jusqu’au lieu de vente.

[2] Dont le site Arrêts sur images avait pointé par ailleurs la non-neutralité sur le dossier nucléaire, alors qu’il était présenté comme expert sur le sujet lors d’un JT de France 2.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:19

Par Nolwenn Weiler (19 juin 2012)


Une défaite pour les écologistes :

 

Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé le 16 juin le redémarrage de deux des 50 réacteurs nucléaires que comptent le Japon. Tous avaient été mis à l’arrêt suite à la catastrophe de la centrale de Fukushima, en mars 2011. Cette décision, prise avant les pics de demande de l’été, arrange les industriels, qui craignaient de voir les prix de l’électricité grimper en flèche. Les deux réacteurs concernés sont ceux de la Centrale d’Ohi, dans l’Ouest du pays, et gérés par une compagnie privée, Kepco (Kansai Electric Power Co).


« Les vies valent plus que l’économie ! »,

 

scandaient la veille des milliers de manifestants rassemblés devant les bureaux du Premier ministre, pour s’opposer à cette décision. Plusieurs actionnaires de Kepco ont également demandé à l’entreprise de ne plus recourir au nucléaire pour produire de l’électricité – la part du nucléaire représente environ 25% de la production d’électricité de Kepco, le reste étant assuré par des barrages hydroélectriques ou des centrales thermiques.

 

Une demande de sortie du nucléaire soutenue par trois des principaux actionnaires de la compagnie, les villes d’Osaka, Kobe et Kyoto. La direction de Kepco a annoncé qu’elle s’opposera à cette proposition lors de l’assemblée générale des actionnaires prévue le 27 juin prochain.


La remise en route de deux réacteurs pourrait en annoncer d’autres, malgré les craintes liées à la sécurité du parc nucléaire japonais.

 

Ce « feu vert hâtif et dangereux (...) ne tient pas compte de l’avis des experts en matière de sécurité et de l’hostilité de l’opinion ; il menace inutilement l’environnement japonais, son peuple et son économie », s’indigne Greenpeace.


7,5 millions de Japonais ont signé une pétition réclamant une sortie totale du nucléaire. « Sur la base de ce que nous avons appris de l’accident de Fukushima, les mesures qui devaient être prises d’urgence l’ont été et la sécurité a été considérablement améliorée », a répondu le ministre du Commerce et de l’Energie Yukio Edano, lors de la conférence de presse organisée après l’annonce du redémarrage. Il y avait donc des problèmes de sécurité, avant ?

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