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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:21

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Europe écologie les Verts  : de renoncements en reniements…


EÉLV a opéré un glissement à droite en passant un accord de gouvernance avec le PS, parti social-libéral productiviste et pronucléaire, et a renié de fait une grande partie de son programme. Dans les collectivités territoriales où, depuis des années, leurs éluEs sont aux affaires avec le PS (et le FDG), ils cogèrent le système, sans heurts. Et ce ne sont pas les mesurettes type Agenda 21 qui feront oublier leurs renoncements.


Mais leur participation au gouvernement Hollande a acté une étape supplémentaire dans la droitisation de leur mouvement car ils ont accepté, au nom de la solidarité gouvernementale, de la recherche de notabilité, d’abdiquer sur leurs revendications.


De la même manière qu’un réformiste pense pouvoir défendre les droits et les enjeux sociaux dans le cadre du système capitaliste, les tenants de l’écologie politique tels Cohn-Bendit, de Rugy, Duflot prétendent que le capitalisme peut relever les défis écologiques. Ils partagent les mêmes platitudes libérales que Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot et autres businessmen vert pâle.


Or, ce que l’on nomme le «  capitalisme vert  » est une arnaque.

 

Le système les absorbe tous sans difficulté, mais sans que cela change quoi que ce soit en profondeur à sa nature et à son pouvoir de nuisance. EÉLV en arrive même à soutenir l’intervention militaire française au Mali, en refusant d’y voir une défense des intérêts géostratégiques et économiques des multinationales comme Areva. Refuser de voir que le marché est responsable et que seules des initiatives publiques, des entreprises publiques, des nationalisations par expropriations sont indispensables, c’est se bercer d’illusions et donner des coups d’épée dans l’eau. Nous n’oublions pas pour autant tous les militants et sympathisants d’EÉLV qui rejettent la dérive droitière de leur parti, avec qui nous partageons les discussions et les luttes.


Le Parti de gauche  : des avancées mais quelle démocratie  ?


Le PG a organisé des assises sur le thème de l’écosocialisme. Le PG propose de réelles avancées en rupture avec le productivisme qui ne doivent pas manquer d’animer les débats au sein du FdG dominé par un PCF productiviste et pronucléaire. Si nous partageons bon nombre de constatations sur la dégradation constante de l’environnement, sur l’épuisement généralisé des ressources et sur l’exploitation commune des humains et de la nature, nous divergeons sur les propositions de sortie de la crise écologique.


Le PG recommande de partir des besoins réels de la population et de sortir de la loi du profit.

 

Mais qui décidera des besoins  ? Quelles procédures contre les tendances bureaucratiques  ? Que produire  ? Qui va trancher ces questions  ? Pour le PG, c’est l’État qui serait le garant de l’intérêt général. On sait que ces illusions débouchent inévitablement sur une pratique parlementariste visant à prendre le contrôle de l’État, une voie réformiste qui n’assure en rien la sortie du capitalisme. Aucune réforme ne convaincra jamais l’armée, la police, la magistrature, les hauts fonctionnaires… de collaborer à une politique impliquant le contrôle ouvrier et citoyen généralisé.


De fait, rien n’est dit sur la nécessaire lutte anti-étatiste et antibureaucratique et les moyens d’assurer les prises de décisions par la population elle-même. Nous divergeons sur ces questions avec le PG qui défend la République avec ses colonies, son budget militaire et sa force de frappe atomique.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:16

centrale holande-copie-1

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L’ensemble de la classe politique cherche aujourd’hui à récupérer l’idée de la nécessaire transition énergétique.

 

Il devient en effet évident qu’au vu de l’épuisement des énergies fossiles, des catastrophes climatiques et des pollutions massives entraînées par la surexploitation du pétrole, du gaz et du charbon, ainsi que des catastrophes nucléaires, les peuples prennent de plus en plus conscience de l’urgente et absolue nécessité de revoir nos comportements en la matière. L’énergie bon marché a permis l’essor du capitalisme industriel.

 

En nous attaquant au secteur de l’énergie, c’est donc au capitalisme auquel nous nous confrontons.


Si tout le monde s’accorde sur la nécessité de la transition énergétique, bien des conceptions différentes se cachent derrière les discours. Pour tous les partis de gouvernement, trouver de nouvelles sources de profit immédiat et de croissance dans le cadre capitaliste est une évidence, ce qui rend bien vaines leurs incantations à la «  réduction de notre consommation  » ou au nécessaire «  développement des énergies renouvelables  ».


Leurs discours sont contredits par leur volonté affichée d’exploiter les gaz de schiste ou autres hydrocarbures non conventionnels ou encore par le renforcement de la place du nucléaire. L’augmentation continue de la production et de la consommation, inhérente à la recherche de la croissance à tout prix, est incompatible avec une baisse de la consommation d’énergie.


Ainsi, le Grenelle de l’environnement, qui selon Nathalie Kosciusko-Morizet portait en lui une «  véritable révolution énergétique  », envisageait la production en solaire de 5 misérables TWh à l’horizon 2022 (sur les 510 TWh consommés en France). Plus grave, le schéma Négawatt repris par EÉLV et une partie de la gauche (Alternatifs, PG), n’est pas plus ambitieux en la matière. Et ce n’est pas mieux pour l’éolien. Quant à la «  sobriété énergétique  », c’est devenu une véritable tarte à la crème qui ne résiste pas aux chiffres réels de consommation dont la hausse ne se dément pas.


Transition ou loi du profit, il faut choisir  !


Il est révélateur que, mis à part dans le plan de sortie du nucléaire en 10 ans proposé par le NPA [3], aucun mouvement politique ne propose le moindre plan chiffré, ni pour le développement des énergies renouvelables ni pour la décroissance de notre consommation. Il est bien évident que nous qui voulons renverser le capitalisme, nous pouvons nous exprimer sans tabous et sans censure, notre parole n’étant pas bridée par la compatibilité avec la recherche du profit.


C’est pourquoi les écosocialistes révolutionnaires osent proposer l’expropriation sans indemnité ni rachat des grands groupes de l’énergie, l’exploitation exclusivement publique de la ressource énergétique, des unités de fabrication à la distribution, sous contrôle absolu des travailleurs du secteur et des usagers.

 

Nous proposons également la plus large relocalisation possible de la gestion de l’énergie, sans renoncer à une nécessaire mutualisation de l’approvisionnement et du stockage, ni à la planification énergétique. En ce sens, les énergies renouvelables, disponibles partout et en grande quantité, sont un formidable vecteur ­d’expérimentation démocratique, un pont vers l’indispensable nouvelle société seule à même d’empêcher la catastrophe planétaire  : l’écosocialisme.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:09

pesticides risques

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L’artificialisation des terres a privé, l’an passé, l’agriculture française de 82 000 hectares de terres cultivables.

 

Étalement urbain, infrastructures de transport, zones commerciales et grands projets inutiles contribuent à la perte de l’équivalent d’un département français tous les 7 ans. Par ailleurs, des terres ingrates mais autrefois utilisées sont abandonnées. C’est la déprise agricole qui touche les endroits les plus inadaptés à l’agriculture intensive. Aujourd’hui, nous cultivons moins de surface que sous la Révolution française…


Le prix du foncier agricole est devenu prohibitif.

 

Les meilleures terres sont bien sûr très convoitées, mais la spéculation est attisée par les cours soutenus des céréales sur le marché mondial et par le soutien indéfectible de l’Union européenne aux plus gros exploitants par le biais des primes. Cela empêche les jeunes paysans de s’installer, pousse à la concentration et à la désertification des campagnes.


Mais la qualité des terres n’est plus au rendez-vous. Des décennies d’agriculture intensive ont épuisé la fertilité et le potentiel productif des terres arables, amenant, petit à petit, à des rendements décroissants. Pour nombre d’agriculteurs productivistes, la terre n’est qu’un support  : il suffit de «  nourrir  » les plantes à coup d’engrais et de les «  protéger  » avec des pesticides (fongicides, insecticides, désherbants…).


À cette conception à courte vue s’ajoutent des méthodes de travail catastrophiques : labours profonds, remembrement et destruction des bocages, sols nus et épandages massifs de lisier en hiver, monoculture, disparition de la polyculture-élevage, culbutage des prairies en labours, spécialisation à outrance, élevage hors-sol, gigantisme, drainage, irrigation… La situation est alarmante.


Pérenniser l’agriculture et la préservation des écosystèmes


La France est le 42e pays du monde en terme de surface mais le n°1 en Europe et le n°3 dans le monde en terme d’utilisation de pesticides. Les conséquences pour notre environnement, notre santé et la qualité de nos aliments sont gravissimes.


Pour que l’agriculture soit véritablement durable, sorte de l’impasse productiviste, il convient de réformer définitivement les pratiques agronomiques les plus néfastes.

 

Le but est de restaurer la capacité des terres à un certain équilibre (humus, microflore et faune du sol) indispensable pour y faire prospérer harmonieusement végétaux et animaux. C’est précisément le fondement de l’agrobiologie, seul modèle qui permette à la fois de partager l’outil agricole, la richesse produite, et d’assurer la pérennité de l’activité paysanne et des écosystèmes.


Dossier réalisé par la commission nationale écologie du NPA

 

 

Notes:

[1] Michael Löwy, Écosocialisme  : l’alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste, éditions Mille et une nuits, 2011.

[2] Daniel Tanuro, L’impossible capitalisme vert, éditions La Découverte, 2010.

[3] http://www.npa2009.org/content/8-pa...

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13).

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:41

pesticides

Faits de société samedi 23 mars 2013
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Une quarantaine de personnes se sont rassemblées ce matin à Quimper (Finistère) pour dénoncer l’utilisation de pesticides.

Habillés de combinaisons blanches et munis de masques, les manifestants ont déambulé dans le centre-ville à l’heure du marché. Ils ont également aspergé les passants d’eau comme s’il s’agissait de produit chimique.

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« La France reste le 1er pays européen utilisateur de pesticides et le 3e au monde »,

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affirme un tract. La manifestation était organisée par Alerte à l’Ouest, AE2D, Baie de Douarnenez environnement, Capbio, Cyberacteurs, Eau et rivières de Bretagne, Goyen environnement et Ouest-cornouaille environnement.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Une-quarantaine-de-manifestants-pour-une-terre-sans-pesticides_40820-2176258------29232-aud_actu.Htm

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:27

Amina11

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Tunis. Correspondance dimanche 24 mars 2013
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L'inquiétude est vive, chez les féministes : depuis quelques jours, Amina, la fondatrice de la branche tunisienne des Femen, ce groupe contestataire féministe d'origine ukrainienne connu pour défiler seins nus, est introuvable. Ses camarades redoutent que des islamistes ne soient à l'origine de sa disparition.


Lorsqu'elles créèrent le mouvement, au lendemain de la révolution, en mars 2011, les militantes, toutes étudiantes, n'imaginaient pas en arriver là. « On s'était battu pour dégager Ben Ali. On voulait une société où la femme aurait toute sa place, sa liberté, raconte Sarra, 21 ans, étudiante en médecine à Tunis. Avec quelques amis, nous avions découvert l'existence des Femen sur Facebook. On a décidé d'en créer une branche en Tunisie. »


Avec une interrogation, déjà : comment concilier le style provoquant des Femen et la culture arabe ? « Nous en avons beaucoup débattu. Par exemple, il était inimaginable de défiler seins nus en Tunisie. On se serait fait lyncher. Personne n'aurait compris. Mais nous avons gardé cet esprit de provocation quand nous défilons. »


Sur les T-shirts des militantes, le logo des Femen, représente des seins. Et leurs slogans féministes tranchent avec ceux qu'on peut lire dans les manifestations : « Vous faites de nous des putes, nous ferons de ce monde un bordel ! » Si elles étaient parfois agressées, jusqu'à présent, cela n'était que verbalement.


Mais il y a quinze jours, Amina a décidé de monter d'un cran dans la provocation. Avec une autre jeune femme, elle a posté sa photo seins nus sur la page Facebook de l'association, avec ce slogan écrit sur son corps : « Mon corps m'appartient. Il n'est l'honneur de personne. » Les islamistes se sont immédiatement déchaînés. Le site des Femen a été piraté, des menaces de mort proférées. « Si Dieu le veut, ces saletés vont disparaître de Tunisie », pouvait-on ainsi lire sur le site. Adel Almi, le médiatisé président de l'Association centriste pour la sensibilisation et la réforme, a également appelé à punir la jeune femme.


Pour les Femen, cette disparition, si elle est confirmée, vient conforter la certitude que « nous assistons à la naissance d'une nouvelle dictature, puissante, car elle est religieuse. Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, voulait remplacer le principe d'égalité homme-femme dans la constitution par « la femme est complémentaire de l'homme ». La mobilisation l'a fait céder. Mais jusqu'où iront-ils ? ».


 

Jacques DUPLESSY.
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:10

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Ce à quoi " Jeune Bretagne" fait référence...

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23 mars 2013 à 20h29 

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À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste « Jeune Bretagne ».

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ».


En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti Socialiste Unitaire National-Européen (PSUNE). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait cet après-midi Yann Vallerie, président de l’association « Jeune Bretagne ».

Un défilé dans les rues

 
Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles.
  « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de « Jeune Bretagne » devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/ille-et-vilaine/chartres-de-bretagne-300-antifascistes-manifestent-contre-jeune-bretagne-23-03-2013-2045416.php

 

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Chartres-de-Bretagne.-Meeting-identitaire-300-contre-manifestants-dans-les-rues_40823-2176262_actu.Htm

 

Commentaires: Que de problèmes avec ces antifascistes tout de même! Alors que les gentils nazis si bien élevés, un peu rudes quand même!


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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:25

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

 

Le gouvernement a reporte la fin de la trêve hivernale au 30 mars. Il était difficile de faire moins, vu le froid et la neige.

 

Ce report de 15 jours de la date des possibles expulsions souligne l’extrême précarité de celles et ceux qui sont sous le coup d’une décision de justice, qui craignent la venue de l’huissier, de la police, qui peuvent voir en un instant leur monde basculer, comme leurs affaires jetées sur le trottoir. Le 30 mars, les expulsions locatives vont pouvoir reprendre. Cécile Duflot s’était engagée à ne plus faire dépendre du froid la politique de l’hébergement. Manifestement on en est encore là !


Le prix humain et financier de l’expulsion


Les lieux d’hébergement sont saturés, particulièrement dans la région parisienne. Le 115 est une machine aveugle, qui décourage tous ceux qui s’y confrontent, qui fonctionne sur une logique qui n’a rien à voir avec les besoins des personnes qui sont contraintes d’y avoir recours. La DRIHL (chargée de gérer l’hébergement pour la région parisienne), une fois les résidences et foyers pleins, sous-traite les places d’hébergement auprès de prestataires privés, associatifs ou non, qui proposent des places d’hôtel dans les périodes creuses du tourisme : l’exclusion du logement nourrit ainsi des organismes qui assurent leurs fins de mois.

 

Et puisque c’est géré régionalement, une famille d’Aubervilliers, banlieue nord, peut se voir proposer une nuit d’hôtel en banlieue sud pendant qu’une autre de Viry-Châtillon est affectée à Garonor, zone industrielle du nord. Inutile de dire que les conditions de vie d’une famille dans un lieu où elle n’a pas le droit de cuisiner par exemple sont particulièrement difficiles. Sans parler de vouloir emmener les enfants dans leur école. Ceci peut durer des années pour un prix exorbitant. Bref c’est la loi du marché qui prime.


Avec la fin de la trêve, les places mobilisées pendant l’hiver vont être fermées. La situation va s’aggraver inévitablement, parce que les difficultés rencontrées par les familles ne vont pas disparaître avec les beaux jours et que les expulsions locatives vont reprendre. Plusieurs habitants, en Seine-Saint-Denis, expulsés d’immeubles insalubres ces dernières années et hébergés depuis à l’hôtel, ont reçu du prestataire un avis de fin de la prise en charge pour le 15 mars. Émotion, mobilisation : les pouvoirs publics interpellés garantissent qu’il n’y a aucune menace de rupture des prises en charge pour le moment. Mais la méfiance et l’inquiétude sont grandes.


Moratoire et réquisition


Les représentants de la Fondation Abbé-Pierre et de la fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale ont revendiqué un moratoire sur les expulsions locatives dans une tribune publiée le 12 mars dans Libération. La manifestation traditionnelle des associations mobilisées sur la question du logement samedi 16 mars revendiquait la fin de cette pratique barbare. Mais le gouvernement n’a pas voulu recevoir de délégation à cette occasion.


Autre sujet d’inquiétude : Cécile Duflot ne parle plus de réquisition d’immeubles vides. Elle avait annoncé les premières pour décembre 2012. En décembre, elle renvoyait cette perspective à la fin de la trêve hivernale. Et aujourd’hui plus rien… Les sous-préfets, qui ont été mobilisés pour établir des listes d’immeubles vides, disent aujourd’hui, du bout des lèvres, qu’il y a des difficultés juridiques. Tout cela sent le recul à plein nez.


Pas d’expulsion sans relogement


Il faut interdire les expulsions qui assassinent celles et ceux qui en sont victimes et qui coûte très cher à la collectivité. Il faut interdire les expulsions parce que le droit au logement doit être inaliénable comme le droit à l’eau et à l’énergie.
C’est le seul moyen de mettre la priorité absolue sur le maintien dans le logement (ou dans un autre, sans passage par l’hôtel) et de mettre en œuvre les procédures qui existent pour le locataire (traitement du surendettement, aides…) et pour les propriétaires (assurances, fonds de garantie des conseils généraux). Refuser cette interdiction, c’est avouer être prêts à laisser grossir la foule des SDF.


JMB

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 13:05

admr

23 mars 2013 

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Quelques jours après l'annonce de sept licenciements à l'ADMR du Poher, les salariées de l'association ont voulu faire connaître leur point de vue. Elles estiment possible un développement de l'activité. Sous certaines conditions.

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Depuis quelques années, l'ADMR du Poher traverse une zone de turbulences. À l'instar d'autres associations locales, elle a subi de plein fouet la crise qui a secoué la Fédération départementale et a dû, de surcroît, faire face à une baisse très importante de son volume d'activité. Placée en redressement judiciaire en décembre 2011 par le tribunal de grande instance de Brest, l'association avait dû se séparer de 17 salariés. Il y a quelques jours, elle a procédé à sept nouveaux licenciements. « Il s'agit de six départs volontaires et d'un licenciement économique », précisait, mardi, dans nos colonnes, Alain Bertail, le président de l'association, pour qui l'ensemble de ces mesures « était nécessaire pour garantir la pérennité de l'association et permettre l'équilibre des comptes ».

« Une baisse de salaire inacceptable »

Dans les rangs des aides à domicile, l'annonce de ces licenciements est vécue « douloureusement » mais « n'étonne guère ». Alors qu'elles ne s'étaient jusqu'ici pas exprimées, les salariées ont souhaité faire connaître leur point de vue. « Le 23 novembre, lors d'une réunion avec une représentante de l'administrateur judiciaire et le responsable de l'association, il a été proposé que les aides à domicile baissent leur contrat de 10 %, ce qui équivaut à une diminution globale de 4.500 heures par an, et ce pour pouvoir assurer la pérennité de l'association.

 

À une très large majorité, les salariées ont refusé cette proposition.


Elles savaient alors qu'elles risquaient un licenciement, mais la modification du contrat de travail s'accompagnait d'une baisse de salaire qu'elles ne pouvaient pas accepter. Financièrement elles ne peuvent tout simplement pas se le permettre. D'une part, parce que les salaires ne sont déjà pas très élevés; d'autre part, parce que beaucoup de salariées ne sont pas à temps plein », expliquent les déléguées CFDT du personnel. Cette proposition est donc vécue comme un « nouveau coup dur » par une profession « déjà pénalisée par la baisse de la prise en charge des frais kilométriques combinée à la forte hausse des prix des carburants ». « Lorsque le 14 février, des licenciements pour motif économique sont envisagés, nous avons demandé que soient prises en compte les demandes de départs volontaires » poursuivent les déléguées du personnel. Mais quand le couperet tombe, c'est l'incompréhension. « Sept postes supprimés, c'est beaucoup plus que la diminution de 4.500 heures proposée en novembre pour assurer la survie de l'association ».

« Recréer un climat de confiance »

Les aides à domicile espèrent qu'il s'agit là « de la dernière vague de licenciements » et que l'ADMR du Poher mettra en place une politique de développement pour « retrouver la place qu'elle occupait auparavant ». « Cela fait mal au coeur, soupire une salariée, qui a participé au développement de l'association créée il y a une quarantaine d'années. L'activité a augmenté jusqu'en 2008 (*) avant d'être divisée par deux ces cinq dernières années et le nombre de salariés ramené à 32 ». Pourtant, un développement est possible, estiment les déléguées du personnel. « Mais pour cela il faut recréer un climat de confiance au sein de l'association, travailler sur la qualité des interventions et mettre en avant les compétences des salariées ». Des salariées qui tiennent par ailleurs à remercier les personnes aidées qui leur ont maintenu leur confiance « malgré les difficultés traversées par l'association », ainsi que le maire de Carhaix et conseiller général, « qui a toujours été à l'écoute ».

* En 2008, près de 75.000 heures avaient été réalisées par quelque 80 aides à domicile.

  • Nathalie Com

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/admr-du-poher-la-parole-aux-salariees-23-03-2013-2044811.php

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:59

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22 mars 2013 à 15h36 

 

Grève générale, mardi, à l'IUFM de Bretagne (5 sites services centraux).

 

Les personnels du site quimpérois annoncent qu'il sera fermé. Les grévistes se rendront à Rennes, où doit se tenir, ce jour-là, une réunion des quatre présidents d'université et du recteur de Bretagne à propos de la mise en place de la future école supérieure du professorat et de l'éducation. Les personnels dans l'action estiment n'avoir aucune garantie sur deux points en particulier : « le caractère d'école professionnelle de plein exercice qui inscrit et diplôme les étudiants »; « l'affectation dans l'ESPE de tous les personnels de l'actuel IUFM ».

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/iufm-de-bretagne-personnels-en-greve-mardi-22-03-2013-2044219.php

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:22

 

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