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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:43

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Le gouvernement Rajoy continue de s’attaquer aux travailleurs dans le contexte de la crise capitaliste, dont le continent européen est l’épicentre et l’Etat espagnol est l’un des pays les plus touchés.

Laura Varlet

 

Après avoir annoncé des plans d’austérité, des réductions de salaire, des attaques drastiques sur les conventions collectives qui ont amené, et amènent toujours, à plusieurs journées de lutte et mobilisations, et notamment à une journée de grève générale le 29 mars [1], le gouvernement s’en prend maintenant aux mineurs. Concrètement, il s’agit d’une coupe budgétaire qui prévoit la réduction de plus de 60% des aides de l’Etat à l’industrie minière du charbon, soit plus de 200 milliards d’euros.


Au même moment où le gouvernement de l’Etat espagnol négocie un plan de sauvetage de 100 milliards d’euros pour payer les banques

 

même si Rajoy et ses ministres refusent cette appellation de « plan de sauvetage », ils refusent de reculer dans leur plan de destruction de l’industrie minière. La politique du gouvernement Rajoy s’inscrit dans la continuité des deux gouvernements précédents, à savoir le « socialiste » Zapatero et le gouvernement du PP d’Aznar avant, qui ont déjà signé des accords, connus sous le nom de « Plan du Charbon », qui met en application les directives européennes en ce qui concerne la fin des subventions de l’Etat à l’industrie minière, et ce pour le plus grand bénéfice des entreprises multinationales du secteur énergétique.


Cette nouvelle attaque du gouvernement Rajoy contre les travailleurs met en danger la survie de milliers de familles et des populations entières qui dépendent en grande mesure de l’industrie minière.


La riposte des travailleurs n’a pas tardé. Cela fait plus d’une quinzaine de jours que la lutte des mineurs, leurs mobilisations, les affrontements avec les forces de répression et la solidarité qu’ils suscitent de la part de la population, se font sentir tout au long du pays. Plus de huit mille mineurs participent aux grèves qui se déroulent dans plusieurs régions.    

Des méthodes de lutte radicales  

Depuis le début de la mobilisation et de la grève, la lutte ne cesse de s’approfondir, avec des méthodes de plus en plus radicales. Tous les jours, on trouve dans les journaux espagnols des articles sur les affrontements qui ont lieu entre les mineurs et les forces de répression. Les barricades et le blocage des autoroutes et des voies ferrées font partie du paysage au Nord de l’Etat espagnol depuis fin mai.  


Dans les Asturies, il s’agit de trois ou quatre autoroutes qui sont bloquées tous les jours par les ouvriers. Le 8 juin, par exemple, il y a eu 30 barricades et 4 blocages de voies ferrées dans toute la région. Un autre groupe de mineurs a campé devant la Mairie à Oviedo (la capitale des Asturies) jusqu’à être reçus par le gouvernement local.


Mais la lutte des mineurs ne se limite pas aux Asturies, elle fait tache d’huile en direction d’autres régions importantes comme l’Aragon et la Castille-Leon où les ouvriers font grève également et affrontent la répression du gouvernement.

 

A Leon, cela fait plusieurs jours qu’un groupe des mineurs reste enfermé dans un puits afin de protester et de se faire entendre. Le 11 juin, les autorités ont dû suspendre tous les trains entre Leon et les Asturies en raison des blocages des voies ferrées, ce qui montre ce que la détermination et la radicalité des travailleurs en lutte peut produire.

 

L’autoroute AP-66, reliant la ville de Leon et les Asturies, ainsi que d’autres axes importants pour le commerce et le transport des passagers restaient également bloqués. Dans les affrontements, qui sont monnaie courante, neuf mineurs ont été arrêtés et deux policiers ont été blessés.

 

Le 12 juin, les mineurs ont organisé une manifestation où ils ont fait appel à l’ensemble des travailleurs pour les défendre. Des centaines de mineurs avec leur casque et en tenue de travail, accompagnés d’une partie de la population, ont défilé dans la ville pour défendre la survie de ces milliers de familles qui dépendent du travail dans les mines pour pouvoir nourrir leurs enfants. Le même jour, un groupe des mineurs faisait irruption au parlement, comme une façon de plus de montrer qu’ils cherchent désespérément une solution à leur problème.

 

Sur les t-shirts qu’ils portaient, on pouvait lire leur opposition à la politique du gouvernement. Les vigiles n’ont pas tardé à les expulser de l’hémicycle de façon extrêmement violente.  

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:33
Publié par Alencontre le 16 - juin - 2012

Par Charles-André Udry


«Tout le monde» – puisque en Europe beaucoup pensent encore que ce continent est le centre du monde – parle des élections du 17 juin 2012 en Grèce:

 

le «berceau de la démocratie», selon une histoire en partie fabuleuse. Les résultats possibles des élections n’intéressent pas seulement la «droite» et la «gauche» – entre autres le PCF (Parti communiste français) remis sur une selle de cheval branlante par le Front de Gauche sponsorisé par Jean-Luc Mélenchon, qui se retrouvent tous «amis» d’Alexis Tsipras, le leader de SYRIZA – mais aussi les institutions politiques de l’Union européenne (UE), les banquiers et leurs banques «renflouées»,  les spéculateurs sur le marché des devises. Et, évidemment, ceux qui vivent de prévisions incertaines, mais payantes, d’une conjoncture économique qui fait la une de la presse quotidienne: les Roubini and Co.


Autrement dit, la Grèce ne se résume plus à un ensemble d’îles où le soleil est resplendissant, l’eau bleue (sic) et l’ouzo supérieur au pastis français…

 

Un lieu de vacances et de tourisme. La Grèce est au «centre de la crise politique» de l’UE. Plus exactement de ce qui peut devenir: soit un exemple de résistance politique aux politiques du FMI, de l’UE et de la Banque centrale européenne (BCE), comme institutions du capital financier; soit un exemple de passage en force des politiques d’austérité destructives d’une société comme de la résurgence d’une extrême-droite accompagnant la mise en place d’un Etat fort.

 

Sur ce plan, on est à un carrefour d’un vaste «réseau ferroviaire» où le centre de commandement est constitué du noyau dur de l’UE: Allemagne, Autriche, Luxembourg, Pays-Bas, France, Nord de l’Italie – et de manière associée la Norvège, la Suisse, la Suède, la Finlande – qui seront les places fortes du capital. Et cela est à replacer dans le contexte de ses desseins de réorganisation spatiale de l’accumulation du capital en Europe, avec ses périphéries au sud et à l’est.

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:23
A-dog-barks-at
NPA
  

Le Parti socialiste obtient la majorité absolue à l’Assemblée nationale mais l’abstention record, plus forte qu’au premier tour des législatives, vient souligner le peu d’enthousiasme que recueille la nouvelle majorité du PS et de ses alliés en soutien à François Hollande.

 

La droite qui, entre les deux tours, n’a cessé de faire des appels du pied au FN et à son électorat, comme en particulier Nadine Morano, recule nettement après avoir aidé le FN à faire son entrée au Parlement. Le résultat du FN est inquiétant et montre un ancrage profond de ses idées qu’il faudra continuer à combattre.


Sarkozy et sa bande sont virés et c’est tant mieux.

 

Mais la crise est bien là, le chômage s’aggrave à l’heure où toute l’Europe s’enlise dans la crise de la dette.


Ce même dimanche, avaient aussi lieu les élections législatives en Grèce.

 

Le parti de droite, Nouvelle démocratie, champion de l’austérité, semble devoir arriver en tête juste devant Syriza, le parti qui refuse de se plier aux exigences de la troïka. Malgré le chantage exercé par Merkel et Hollande menaçant le peuple grec d’être rejeté de la zone euro s’il persistait dans son refus de l’austérité, les banques n’ont pas réussi à lui imposer leur diktat. La crise politique s’accentue. Il ne pourra y avoir de réelle issue sans annulation de la dette.

 

C’est le peuple grec qu’il faut sauver, pas les banques.


Ici, comme en Grèce, et partout en Europe, l’heure est au rassemblement de toutes celles et ceux qui combattent l’austérité et refusent de payer la dette pour sauver les profits des financiers et des spéculateurs.


C’est pourquoi le NPA s’adresse à toutes les forces politiques, syndicales, associatives, à toutes celles et ceux qui refusent les politiques d’austérité pour discuter ensemble des moyens de constituer une opposition de gauche au gouvernement Hollande-Ayrault.

 

Les travailleurs, les classes populaires, les jeunes ne peuvent laisser l’opposition à la politique de Hollande entre les mains de leurs ennemis, la droite et l’extrême-droite populiste. Pour préparer l’avenir, défendre leurs intérêts, leurs droits sociaux et démocratiques, il est nécessaire qu’ils interviennent eux même. Ces prochaines semaines, ces prochains mois c’est dans les mobilisations sociales et politiques que doit s’exprimer le vrai changement !


NPA, Montreuil, le 17 juin 2012

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:16
VIVAS Esther - 14 juin 2012
 
La dette constitue aujourd’hui une question centrale dans l’agenda politique et social.
C’est en son nom qu’on applique les privatisations, les mesures d’austérité et, en définitive, le transfert du coût de la crise sur le dos de la majorité de la population.

Il faut d’abord se poser ces questions : à qui profite la dette ? Qui l’a contractée ?
A quoi a-t-elle servi ? Qui doit la payer ? C’est à ces questions que cherchent des réponses ceux qui, au sein du mouvement des Indignés, mettent en avant la nécessité d’un audit citoyen des dettes.
 
Au cours des décennies ’80, ’90 et 2000, nous avons pu constater l’impact de la dette extérieure sur les peuples du Sud de la planète, au travers de l’application systématique de programmes d’ajustement structurel et de mesure d’austérité dans les dépenses sociales qu’on présentait comme « nécessaires » pour garantir son remboursement.
 
Depuis 2010, avec l’éclatement de la crise de la dette souveraine, cette dernière est devenue une question clef également dans les pays de l’Union européenne, et particulièrement dans ceux de sa périphérie, où se condensent les contradictions de la crise actuelle.
 
La dette externe a été un instrument de contrôle et de domination utilisé par les élites politiques et économiques du Nord par rapport au pays du Sud, ainsi qu’un puissant mécanisme de transfert de ressources financières des seconds vers les premières. Aujourd’hui, c’est la même logique de soumission centre-périphérie qui se reproduit, mais cette fois ci au cœur de l’Europe, et ce sont les mêmes recettes d’ajustement et d’austérité qui y sont appliquées afin de payer la dette.
 
Mais la répudiation des dettes a été un phénomène constant tout au long de l’histoire.
La doctrine de la « dette odieuse » qui, en droit international est utilisé pour répudier une dette contractée par un gouvernement qui l’a utilisée contre son peuple, a été évoquée et appliquée à plusieurs reprises tout au long des XIXe, XXe et XXIe siècles.
 
Depuis plusieurs années, des mouvements sociaux des pays du Sud mènent des campagnes qui dénoncent le caractère illégitime de la dette et, en conséquence, la cessation de son paiement. Les audits ont été l’un des principaux instruments utilisés à cette fin. L’expérience la plus significative fut celle menée à bien par l’Equateur où, en 2007, fut mise sur pied une Commission d’Audit Intégrale de la Dette Publique Interne et Externe, composée par des représentants de l’administration publique et des mouvements sociaux équatoriens et d’autres pays. Son travail avait permis d’aboutir, en 2008, au rejet du remboursement d’une partie de la dette qui fut déclarée illégitime.
 
Le processus d’audit rend possible la recherche du pourquoi les dettes furent contractées, à quoi ont-elles servit et à qui ont-elles bénéficié ?
Il permet de mettre en lumière ses irrégularités, révéler les complicités des créditeurs et obtenir ainsi les arguments légaux afin de la répudier. Il s’agit d’un instrument profondément pédagogique qui permet de mettre en discussion le fonctionnement de l’Etat, de l’économie de marché, des relations institutionnelles et d’éclairer les coulisses obscures du pouvoir.
 
Avec la crise de la dette en Europe, des organisations et des mouvements qui, au cours des dernières décennies travaillaient sur des campagnes de répudiation de la dette externe des pays du Sud, commencent aujourd’hui, ensemble avec le mouvement des Indignés, à promouvoir des actions de dénonciation du paiement de la dette et d’explication sur l’articulation entre cette dernière et les mesures d’austérité, les privatisations et l’augmentation de la précarité.
 
Dans l’objectif de promouvoir un débat public et la participation populaire dans la prise de décision sur la dette, pour rompre avec le discours hégémonique sur le caractère « inévitable » de son paiement, les processus d’audit sont devenus l’un de leurs principaux instruments. Leur application devrait permettre, en s’accompagnant d’une grande mobilisation sociale, d’annuler la partie illégitime de la dette et de réduire significativement le reste. Dans des pays comme la Grèce, le Portugal, la France, la Belgique, l’Irlande, l’Italie et l’Etat espagnol, se mettent en marche des campagnes citoyennes pour l’audit de la dette.

De cette manière, face aux discours hégémoniques selon lesquels il faudrait « sauver les banques » ; « équilibrer les finances » ; « payer la dette », commence à émerger un autre discours : « sauver les familles » ; « éliminer la pauvreté » ; « ne pas payer la dette ».
Car, quel est le sens d’injecter massivement des sommes publiques dans des entités financières telles que Bankia, si ce n’est pour garantir le maintien des privilèges d’une minorité sur le dos des droits et des besoins sociaux de la majorité ? Comme le souligne justement le mouvement Occupy Wall Street, on sacrifie les 99% pour sauver le 1%.

Les vérités absolues avancées pour faire face à la crise commencent à se fissurer. Une autre conscience collective émerge à partir d’en bas et elle commence par cette interrogation : « Faut-il payer la dette ? » Et la réponse est claire.

Esther Vivas


* Article publié dans « El Huffington Post », le 14/07/2012.

* Traduction française : Ataulfo Riera
* Esther Vivas, militante altermondialiste. Elle vient de publier, avec Josep Maria Antentas, l’ouvrage “Planeta indignado. Ocupando el futuro” (Ed. Sequitur).
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:56

Posté par 2ccr le 17 juin 2012

 

Six semaines après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, le PS obtient seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale, qui est de 289 sièges.


L’entre deux tour a été marquée par les 1700 euros de Valls, le tweet d’encouragement envoyé par Valerie Trierweiler au rival dissident de Ségolène Royal, et les déclarations de Nadine Morano  sur les « valeurs communes » de l’UMP avec l’extrême droite. Il est vrai que l’on est en droit de se demander jusqu’à quand tiendra la barrière entre les deux formations, dont les idées sont de plus en plus proches. Et même si le FN n’obtient que deux députés, sa progression ne se mesure pas en nombre de sièges, mais par l’emprise de son « idéologie » sur les membres de l’UMP.


EEVL grâce aux accords passés avec le PS obtient un groupe parlementaire à l’assemblée nationale contrairement au Front De Gauche dont le PC va tirer les enseignements dans les jours ou les semaines à venir, car  la base de l’existence du Front de gauche est depuis sa constitution en 2008  avant tout électorale, et le résultat est loin d’être concluant.


L’illusion médiatique sur la personne de Mélenchon avant la présidentielle avait commencé à retomber le soir du 22 avril. Le 10 juin, malgré l’implantation des élus locaux communistes, le Front de gauche avait déjà perdu  plus de la moitié des voix qui s’étaient portées sur lui et subit de lourdes pertes en particulier dans les secteurs traditionnels du vote communiste.


Fustiger le PS  pour le  tirer à gauche, servir d’aiguillon, comme Filoche de l’intérieur ou Mélenchon aujourd’hui est une chimère ! L’expérience l’a toujours montrée, après 1981 ou 1997 : ces formules se traduisent dans les faits par l’apport d’une caution de « gauche » à la politique de la social-démocratie.

 

L’intéressant maintenant sera de voir la position du FDG sur les mesurettes de Hollande concernant les retraites ou le smig. Mélenchon et le PC avait été très virulents sur la réforme Fillon/Sarko et même si avec la CGT ils avaient savonnés la planche du mouvement en espérant récolter les fruits du mécontentement dans les urnes, ils ne pourront faire l’économie d’une position tranchée sur ces questions. Il en va de leur crédibilité !


Hollande fait partie d’une famille politique qui a accompagné le libéralisme. Le PS a privatisé à tour de bras, et a œuvré avec zèle pour l’Europe du libre-échange et de la finance toute puissante. Mais les temps changent, et aujourd’hui, il porte une lourde responsabilité, son échec à redonner espoir aux français ouvrirait la porte à une droite fascisante en 2017.

 

C’est pour cela que le Front De Gauche porte aussi la responsabilité de la réussite de revendications sociales, et face aux dérives prévisibles du PS il ne pourra pas ménager, comme il en a l’habitude, « la chèvre et le choux », il va lui valoir se positionner, prendre ses responsabilités et faire des choix. La langue de bois de Pierre Laurent affirmant « il n’y aura ni soutien, ni participation, ni opposition » ne peut faire illusion plus longtemps, et traiter le NPA « d’isolationnisme » n’est qu’un moyen pour fuir le débat politique, et siphonner son électorat. Mais cela aussi, ça n’aura qu’un temps !


A droite il y a le ni-ni de l’UPM vis-à-vis du FN, à gauche il y a le ni-ni du PC vis-à-vis du NPA. Le Nouveau Parti Anticapitaliste est désireux de créer un bloc contre l’austérité, un front social et politique pour résister à tous les mauvais coups, et  défendre les revendications des uns et des autres.

 

Mais une politique ouvertement contestataire vis-à-vis du gouvernement Hollande n’est pas à l’ordre du jour pour le PC et ses alliés. En outre, les propositions du NPA comme plafonner la rémunération des élus, exiger leur révocabilité, et vouloir que la politique ne soit pas un métier sont difficilement envisageables pour ceux  et celles qui en vivent grassement depuis 30 ans !


Alex CAPUCIN

« La politique est le moyen pour des hommes sans principe, de diriger des hommes sans memoire »…Paul VALERY

 

http://2ccr.unblog.fr/2012/06/17/legislatives-l%E2%80%99echec-du-front-de-gauche/

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:29

Photo F.vignette paysage

Immigration dimanche 17 juin 2012

Le collectif Casss Papiers alerte sur le fait qu’une famille russe d’origine Tchétchène est en voie d’expulsion imminente.

 

« Ils ont été avertis vendredi que leur avion partait ce lundi pour le centre de rétention administrative (CRA) de Mesnil-Amelot (77), en vue d’une expulsion vers la Pologne mardi », écrit le collectif dans un communiqué.

 

La Pologne étant le premier pays d’Europe par lequel ils ont transité, c’est au regard des conventions dans ce pays que leur demande d’asile devrait être examinée.


La famille est composée d’un couple et de 3 enfants de 8, 7 et un an. les deux grands sont scolarisés aux écoles rues de Lyon et Algésiras.


Selon Casss papiers, alors que cette famille « est arrivée en France pour échapper aux persécutions subies dans son pays liées à leur engagement politique », son renvoi vers la Pologne est « inadmissible, au vu des traitements inhumains infligés par ce pays aux ressortissant-e-s Tchétchènes ».


Les Casss Papiers appellent à un rassemblement ce lundi 18 juin, à 16h30, devant l’entrée de l’école de la Rue de Lyon (entrée rue du colonel Fonferrier, parking de l’hôpital des armées).

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-famille-Tchetchene-sur-le-point-d-etre-expulsee-de-Brest_40779-2088124------29019-aud_actu.Htm
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 10:12

18 juin 2012 à 08h09

 

Après le déplacement, mardi, des familles de demandeurs d’asile, dont les enfants étaient scolarisés dans les écoles Guérin et Bugeaud, vers un camping de Bénodet, c’est une famille tchétchène qui a reçu un avis d’expulsion vendredi. La colère gagne les écoles brestoises où les parents se mobilisent.


Cette famille Tchétchène, dont deux des trois enfants, âgés de 8, 7 et un an, sont scolarisés dans les deux établissements, est menacée d’expulsion vers la Pologne, premier pays européen dans lequel ils sont entrés.


Les enfants scolarisés depuis janvier ont appris le français et sont bien intégrés dans leurs classes de grande section et de cours préparatoire. "Cette famille de Tchétchènes se ­trouve en voie d’expulsion imminente, suite à un refus de sa demande de séjour. La famille est arrivée en France pour échapper aux persécutions subies dans son pays.

 

Son expulsion vers la Pologne est inadmissible, au vu des traitements inhumains infligés par ce pays aux ressortissant(e) s tchétchènes. Nous refusons son expulsion et nous appelons à un rassemblement demain lundi à 16 h 30 devant l’école Lyon qui se situe au niveau du parking de l’hôpital des armées, rue Fonferrier, " écrit le collectif d'associations de parents d'élèves et des Casss-Papiers.

On apprenait hier au détour d'une interview dans le JDD, de Dominique Baudis, défenseur des droits, que la famille était apparemment attendue lundi au CRA (Centre de rétention administrative) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) dans la perspective d'être expulsée mardi vers la Pologne.

Ce week-end la famille tchétchène s’était absentée du logement qui lui était dévolu depuis son arrivée à Brest. Une manifestation de soutien est prévue lundi à 16 h 30,

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/brest-manifestation-de-soutien-aujourd-hui-a-une-famille-tchetchene-menacee-d-expulsion-18-06-2012-1741512.php

 


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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:53

Des militants d'Aube dorée ont manifestée leur joie dimanche 17 juin.

Le Monde.fr | 18.06.2012 à 08h37 • Mis à jour le 18.06.2012 à 08h37

Par Benoît Vitkine  

La droite conservatrice grecque, arrivée en tête des élections législatives, semblait en mesure, dimanche 17 juin, de constituer une coalition de gouvernement regroupant les partis favorables à la poursuite de la politique d'austérité. Nouvelle Démocratie obtient 29,66 % des voix sur 99 % des bulletins dépouillés. Ce score lui assurerait 130 sièges sur les 300 que compte la Vouli (le Parlement grec), compte tenu de la prime de 50 sièges accordée au parti arrivé en première position.

Le chef du parti, Antonis Samaras, a appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale" qu'il ambitionne de conduire. Avec le soutien des socialistes du Pasok, qui ont remporté 12,28 % des voix (33 sièges), cette coalition pourrait prétendre à une majorité absolue de 163 sièges, ce qui lui permettrait de poursuivre les réformes nécessaires à l'obtention de l'aide internationale.

 

 SYRIZA, "PRINCIPAL PARTI D'OPPOSITION"


Le Pasok a toutefois réitéré dimanche soir sa volonté de ne pas se trouver en tête-à-tête avec Nouvelle Démocratie. Un "gouvernement de responsabilité nationale suppose la participation de plusieurs forces de gauche", dont la gauche radicale du Syriza, a affirmé son chef, Evangelos Venizélos. Mais la position des socialistes apparaît difficilement tenable, et la forme que son soutien à la coalition prendra devrait être connue lundi.


Le leader du Syriza, Alexis Tsipras, a immédiatement décliné la proposition, indiquant que sa formation "était désormais le principal parti d'opposition". Avec 26,89 % (71 sièges), le parti anti-rigueur a poursuivi sa très forte poussée, lui qui avait remporté 16,78 % des suffrages lors du scrutin du 6 mai. Il n'a toutefois pas réussi à lever les incertitudes et les craintes des électeurs sur une éventuelle sortie de l'euro qu'aurait entraînée sa victoire.

L'attitude de Gauche démocratique, qui a remporté 6,26 % des voix (16 sièges), sera également scrutée. Son ralliement renforcerait le poids de la coalition, notamment face à l'importante capacité de mobilisation du Syriza.


PROMESSES DE CAMPAGNE


Reste surtout à savoir les concessions que seront prêts à faire les Européens : ils ont soutenu M. Samaras, lequel a fait campagne en promettant des ajustements importants aux mesures d'austérité contenues dans le mémorandum. Dimanche soir, plusieurs dirigeants ont évoqué un "délai" dans l'application des mesures d'austérité. Cet "étalement" dans le temps de la mise en œuvre du mémorandum était l'une des promesses de campagne d'Antonis Samaras. D'autres promesses électorales seront plus difficiles à satisfaire, comme l'abaissement de la tranche d'impôts sur le revenu la plus haute.

 

 LES NÉONAZIS D'AUBE DORÉE SE MAINTIENNENT


Ce deuxième scrutin est marqué par l'émergence de deux pôles aux positions radicalement opposées sur la nature de la réponse à apporter à la crise. Le "vote utile", né de la peur d'avoir à retourner une troisième fois aux urnes et de la crainte au sein de chaque camp de voir l'autre l'emporter, a laminé les petits partis. La déconfiture du Pasok confirme toutefois l'explosion du vieux bipartisme grec constaté lors du scrutin du 6 mai, qui n'avait pas permis de dégager de majorité. Les communistes du KKE, opposés à l'euro et à l'Union européenne, enregistrent par exemple une chute de moitié, à 4,5 %, soit 12 sièges.


Parmi les petits partis, seul le parti Aube dorée se maintient, avec un score de 6,92 % (18 sièges). Nombre d'observateurs s'attendaient à voir la formation reculer après son entrée surprise au Parlement le 6 mai.


Benoît Vitkine

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/17/grece-la-droite-revendique-la-victoire-veut-un-gouvernement-d-union_1720076_3214.html

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:23

Photo F.vignette paysage

 

Depuis plusieurs mois, les associations en défense des demandeurs d’asile et des sans papiers se démènent sans compter pour faire admettre le droit à l’hébergement et au logement pour ces personnes que ce soit à Brest ou à Quimper.


Depuis quelques jours, comme pour annoncer le changement promis, le préfet a décidé de « déporter » des familles vivant pour certaines depuis 3 ans sur Brest vers des campings ou des centre de vacances du sud Finistère (Trégunc et Bénodet) sans l’accord des associations, en déscolarisant les enfants et en les plaçant sous des tentes, alors même que la pluie ne cesse de tomber depuis plusieurs semaines en Bretagne.


Déposées dans ces camps, vides, sans nourriture et sans explications, le préfet a même menti au gestionnaire du camp de la CCAS EDF de Bénodet en prétendant que ces familles étaient des primo-arrivants et en refusant qu’ils soient hébergées dans des bungalows en dur…Des fois qu’ils prendraient du bon temps !!!

La méthode est inhumaine, brutale, indigne !


Seule la solidarité des parents d’élèves, des militants associatifs, politiques et quelques élus (EELV de Quimper et PCF de Fouesnant) permet à ces familles tchéchènes, mongoles, congolaises de ne pas sombrer.

 

Dans le même temps à Quimper, l’association nouvellement créée, « Urgence un toit pour tous » a réquisitionné une maison appartenant à la commune.

 

* Pour y admettre des personnes sans abri, en particulier des demandeurs d’asile qui se voient refuser l’hébergement alors même qu’il y a des places disponibles.


* Pour avoir la domiciliation par le CCAS de la ville pourtant nécessaire pour avoir accès à l’AME, à l’aide juridictionnelle et diverses sociales et administratives.

 

Entre les camps de réfugiés et la ville de Quimper (majorité PS en alliance avec les Verts et le PCF) qui bloque les hébergements et les domiciliations, des vents contraires et nauséabonds, soufflent en Finistère. Heureusement la solidarité, les manifestations, le soutien large s’organisent.

 

Grâce à cela, un couple de jeunes Tchéchènes, envoyé mardi en camp de rétention à Rennes à cause d’absence de domiciliation, a retrouvé sa liberté et est revenu à Quimper. Nous avons pu les ré-héberger dans notre maison réquisitionnée. Même si dans le même temps, un autre couple avec 3 enfants va être expulsé en Tchétchénie via la  Pologne. (Etant entré par là dans "l'espace Schengen" , ils doivent y retourner, or la Pologne de donne pas de statut de réfugiés aux tchétchènes).


Ce dimanche, nous avons organisé sur place dans le camp de Bénodet un pique-nique de la solidarité avec nos amis Tchéchènes et congolais. Sont venus les rejoindre des enseignants, des parents de Brest et leurs camarades de classe …  Un moment émouvant et chaleureux …malgré un temps de chien.

 

Que le préfet, représentant de l’état, sache que nous nous ne baisserons pas les bras ! Que les élus locaux et nationaux sachent que nous continuerons le combat pour l’accueil et l’hébergement dignes.


Que le nouveau gouvernement sache qu’il ne connaîtra pas d’état de grâce.


Nous exigeons de lui et de sa nouvelle majorité qu’ils rétablissent partout dans ce pays et d’abord en Finistère, la reconnaissance du droit d’asile, de l’hébergement et du droit au logement.


Les déplacements doivent être stoppés, les expulsions doivent cesser. Il faut ouvrir des places d’hébergements et permettre un vrai accès au logement et au travail pour les demandeurs d’asile et les sans papiers.

 

Correspondant NPA Quimper

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:48

 

Photo F.vignette paysage

 

Une famille  tchétchène est en voie d'expulsion imminente (ils ont été averti vendredi que leur avion partait ce lundi !), suite à un refus de sa demande de séjour en France. 

La famille est composée d'un couple et de 3 enfants qui sont scolarisé-e-s aux écoles (primaire et maternelle) Rue de Lyon et Algésiras. 

 

La famille est arrivée en France pour échapper aux persécutions subies dans son pays.

Son expulsion vers la Pologne est inadmissible, au vu des traitements inhumains infligés par ce pays aux ressortissant-e-s Tchétchènes.

 

Nous refusons son expulsion, et nous appelons à un  rassemblement  :

 

 

                                                                 

LUNDI 18 JUIN à 16H30 

                                                               

devant l'école Rue de Lyon (entrée côté parking de l'hôpital des armées, et non rue de Lyon)

 

Premiers soutiens : L' APE Ecole maternelle rue de Lyon, le CASSSpaPIERS, NPA ...

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