Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 10:10

 

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:15

 

Tremblements de terre en 2011 : une infographie édifiante
  • Publié le :
    16/06/2012 à 09h10

 

Cette infographie dynamique montre tous les séismes de 2011 sur la planète, avec leur intensité relative et leur impact. Regardez bien cette vidéo à la deuxième minute, vous verrez le tsunami au Japon de mars 2011, et vous verrez l’incroyable puissance du séisme qui l’a provoqué comparé aux autres secousses qui se sont déroulées tout au long de l’année, en particulier dans la zone Asie-Pacifique, la plus active. (signalée sur Twitter par @EricScherer)

 

http://www.rue89.com/rue89-planete/zapnet/2012/06/16/tremblements-de-terre-en-2011-une-infographie-edifiante-233054

 

Commentaire: Et ils réouvent 2 centrales

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:41

4-mineros-asturianos.jpg

 

J’ai travaillé pendant 25 années dans la mine.

 

Je suis descendu dans un puit quand j’avais 18 ans et j’aimerai vous dire que je suis étonné des commentaires que je lis ici ou là sur la mine et les préretraites. Je vous donne ici mon point de vue pour tenter de dissiper plusieurs doutes ou préjugés existant sur ce secteur.


1. La lutte qui est menée en ce moment par les camarades n’est pas pour demander de l’argent, mais bien pour qu’on respecte l’accord signé l’année dernière entre le Ministre de l’Industrie et les syndicats des mineurs.

 

Selon les termes de cet accord, les aides publiques octroyées au secteur minier devaient durer jusqu’en 2018.

Cet argent provient de la Communauté européenne, et non du gouvernement espagnol. Autrement dit, aucun Espagnol n’a payé quoi que ce soit pour « nous aider » comme le pensent beaucoup de gens qui nous critiquent tellement.


Quant à cet argent, ce que je me demande, comme presque toutes les familles des mineurs, c’est où se trouve la partie provenant du Fonds des Mineurs qui devait, supposément, être destiné à la création d’industries alternatives au charbon dans les bassins miniers. Il se fait que, comme dans beaucoup d’autres secteurs, l’argent a été géré par les politiciens et les syndicats.

 

Avec une partie de ces sommes, je pourrais vous dire que, par exemple, Monsieur Gabino de Lorenzo (ex-maire d’Oviedo) a payé les lampadaires de sa ville, le nouveau Palais des Expositions et de Congrès et de nombreux autres ouvrages. L’ex-maire de Gijon (Madame Felgeroso) l’a investi dans l’Université du Travail et, comme le premier, dans d’autres ouvrages.


Dans la seule Vallée de Turón, dans la Cuenca del Caudal où je vis : de 1889 à 2006, année de fermeture du dernier puit, plus de 600 mineurs sont morts. Et qu’a-t-on fait ? On a construit un centre sportif sans même une toilette. Il fut inauguré ainsi et reste toujours en l’état. On a aussi construit un sentier, pour qu’on puisse se promener, et c’est à peu près tout. Tout notre environnement est rempli de déchets et de terrains vagues que l’on tente peu à peu de réaménager. Mais de ré-industrialisation, qui crée des postes de travail stables, il n’y en a pratiquement pas.


2. Je constate avec stupéfaction que pour beaucoup de gens les subventions publiques au secteur minier sont une mauvaise chose.

Mais on oublie qu’il existe les mêmes aides pour d’autres secteurs, comme l’élevage, l’agriculture, la pêche et bien d’autres encore et personnellement je m’en réjouis. Je préfère que ces aides servent à maintenir des emplois plutôt qu’à engraisser les politiciens corrompus qui nous volent quotidiennement.


3. Il semble que beaucoup d’entre vous ne savent pas qu’après la fin de la Guerre civile dans ce pays, les mineurs espagnols ont été forcé de travailler gratuitement tous les jours pendant une heure, et pendant de longues années, afin de reconstruire ce que le franquisme avait détruit, et cela alors que nous n’avions rien à manger dans nos foyers.


4. En 1962, les mineurs ont commencé une grève qui s’est ensuite étendue dans toute l’Espagne.

Cette lutte a permis d’arracher de nombreux droits sociaux dont jouissent tous les Espagnols… ces mêmes droits qu’on tente maintenant de nous enlever. Au cours de cette grève, il y a eu une très forte répression, des affrontements, de nombreux prisonniers, de la faim et de l’exil. De nombreux mineurs ont été séparés de leurs familles et envoyés dans d’autres provinces, certains n’ont commencé à revenir qu’à partir de 1980.


5. Sur les préretraites, c’est un mensonge de dire que les mineurs prennent leur préretraite à 40 ans et certains parlent de nos pensions comme si nous avions gagné le jackpot. Il se fait, en vérité, que dans les mensualités que touchent les mineurs retraités sont incluses leurs primes de travail extraordinaires et elles varient en fonction des différentes catégories et spécialités. (…)


6. Le charbon qu’on importe de l’extérieur serait, selon certains, meilleur marché que le nôtre.

J’en doute fort, mais admettons que cela soit exact : la solution serait-elle de nous transformer en esclaves comme dans ces pays ? Moi, je souhaite qu’aucun travailleur au monde ne le soit. (…)


7. Concernant les actions de blocages des routes, je veux répondre à tous ceux qui protestent en déclarant que les mineurs les empêchent d’aller travailler, ou d’aller étudier, et qui disent que quand ils auront un problème dans leur propre entreprise, ils iront eux aussi « emmerder » les mineurs. Je leur dit simplement ceci : à chaque fois que des travailleurs d’autres secteurs nous ont demandé de l’aide pour défendre leur emploi, nous avons organisé des arrêts de travail de 24 heures pour les soutenir.


Quand il y a eu la longue grève des mineurs britanniques, nous avons arrêté le travail par solidarité et organisé des collectes de fonds pour qu’ils puissent nourrir leurs familles. Es-ce que quiconque aurait le moindre doute que nous n’allons pas nous unir et nous solidariser avec n’importe quel autre secteur qui serait touché ? Il semble bien aujourd’hui que c’est quelque chose d’impossible, ne serait-ce que de demander l’aide des autres. Il est pourtant fondamental de nous soutenir les uns et les autres. Mais nous faisons le contraire et c’est comme cela que ceux d’en haut pourront toujours avoir l’avantage.


Si tous les travailleurs espagnols étaient aussi unis que les mineurs, ceux qui gouvernent dans ce pays le penseraient à deux fois avant de nous imposer de telles mesures d’austérité, je peux vous le garantir. Réfléchissez bien sur qui vous empêche réellement d’aller travailler ou étudier : avec les vagues de licenciements actuelles et l’austérité dans l’enseignement, c’est bel et bien nos politiciens. (…)


Je vous invite tous et toutes à sortir de chez vous et à défendre également vos droits.

 

En restant passifs, vous permettez que, peu à peu, la faim se réinstalle dans nos vies. Ils veulent que nos enfants et les vôtres deviennent, comme nous, « analphabètes », puisque nous avons plus vu les murs de l’école de l’extérieur que de l’intérieur. Il est plus facile de dominer un peuple analphabète.


Restez informés, vérifiez tout ce que vous voyez à la télévision, maintenant vous avez Internet, les téléphones portables, pour pouvoir rester en contact permanent, pour vous organiser, que ce soit de manière pacifique ou directement sur les barricades, c’est comme vous voulez, mais organisez vous ! Définissez les objectifs que vous voulez atteindre à court terme, car le gouvernement lui, va très vite quand les conditions lui sont favorables, vous le savez bien.


Effacez le mot « peur » et la phrase « cela ne servira à rien » de vos esprits et prenez le contrôle de votre avenir.

Je remercie beaucoup tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent dans les autres provinces et dans d’autres pays.


Salutations Juan José Fernández. Asturies, 15.06.12


Source : http://ecorepublicano.blogspot.com....


Traductions : Ataulfo Riera

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:11

jeudi 14 juin 2012 

 

« Le conseil des maîtres a pris la décision de ne pas accueillir en septembre les enfants nés en 2010 », rapporte les parents du conseil d'école du groupe scolaire Jacquard.

 

D'après eux, « c'est la première école brestoise à appliquer cette mesure ». Si les parents disent « approuver les raisons invoquées : sécurité, qualité de l'enseignement », ils « s'insurgent contre les conséquences de la politique de réduction des postes ». Ils demandent « au nouveau gouvernement de prendre position par rapport à l'accueil des enfants de 2 ans ».


Ils détaillent : « Il n'existe pas de structures d'accueil pour les enfants qui atteignent leurs 3 ans durant l'année [...]. Que peuvent faire les familles ? Est-ce le retour imposé d'un parent au foyer ? »


Des parents réagissent. Vendredi 15, à 17 h, ils organisaient une porte-ouverte pour la classe « pirate » qu'ils entendent ouvrir dès septembre. Ils appellent les parents intéressés à l'idée de les rejoindre.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-classe-pirate-organisee-a-l-ecole-Jacquard-_29019-avd-20120614-63041845_actuLocale.Htm

 

École Jacquard: ouverture d'une classe «pirate»

14 juin 2012 -

 

Dans un communiqué transmis à la rédaction, les parents d'élèves de l'école Jacquard réaffirment leur volonté de s'opposer aux suppressions de classes à l'école et, à la décision de ne pas accueillir les enfants de 2 ans.

 

«Le conseil des maîtres ayant pris la décision de ne pas accueillir, en septembre, les enfants nés en 2010, l'école Jacquard est la première école brestoise à appliquer cette mesure, indiquent-ils. Le non-accueil de ces enfants va poser de graves problèmes aux familles».

 

«C'est pourquoi les parents d'élèves du groupe scolaire organiseront aujourd'hui, à17h, une classe "pirate", qu'elle ouvrira dès la rentrée deseptembre. Ils invitent les parents intéressés à les rejoindre dans ce combat».

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/quartiers/kerichen/ecole-jacquard-ouverture-d-une-classe-pirate-14-06-2012-1737562.php

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:06
vendredi 15 juin 2012
Vingt-cinq parents d'élèves de l'école Jacques-Prévert à Quimper ont manifesté hier matin afin de protester contre des problèmes de remplacements.

« En CP, classe stratégique, on a connu cette année une quinzaine de d'enseignants cette année, explique Julien Perrein, parent d'élève. Certains ne restent que deux jours. Ce matin encore, les 30 élèves sont dispersés dans les classes, faute d'instituteur. La situation est catastrophique. Et cela dure depuis des mois. »


Les familles regrettent également le nombre trop important d'élèves par classe dans cette école de Kerfeunteun, l'une des plus grosses de la circonscription (270 élèves). « La classe de CP est en sureffectif. Les enseignants font ce qu'ils peuvent. Mais les enfants sont très en retard dans le programme à cause de cette situation. »


Les parents mettent également en avant la spécificité de l'établissement qui accueille des enfants malentendants et des enfants des gens du voyage. « Il faut un suivi particulier pour cette école, conclut Julien Perrein. Nous constatons d'ailleurs une fuite de nombreux élèves vers l'établissement privé, tout proche, tellement la situation est chaotique. Il y a ici un gros problème de moyens. »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-ecole-Jacques-Prevert-les-parents-mobilises-_40884-2087297------29232-aud_actu.Htm

 


Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:02
Consommation vendredi 15 juin 2012
Ce vendredi, les syndicats CFDT Carrefour Quimper ont distribué des tracts aux clients du magasin Carrefour.

Ce vendredi, les syndicalistes CFDT Carrefour Quimper ont distribué des tracts aux clients du magasin Carrefour. Une opération dont le but est « de mettre la pression sur la direction à trois jours de l’assemblée générale des actionnaires à Paris ».


« Nous nous attendons une diminution des effectifs de plus de 10 000 salariés sur le groupe », explique un syndicaliste.

Leurs revendications concernent aussi « la disparition annoncée de petits services comme le stand de fleurs, les conditions de travail, les salaires, etc ».

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Distribution-de-tracts-des-salaries-de-Carrefour_40820-2087397------29232-aud_actu.Htm

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 10:55
Les p arents d'élèves soutiennent des demandeurs d'asile à Brest

Vendredi soir, une centaine de parents d’élèves se sont rassemblés

place Guérin à Brest.

 

Ils manifestaient contre le transfert, mardi, de 20 demandeurs d’asile, dont une dizaine d’enfants, de Brest vers un centre de vacances de Bénodet.

 

Un lieu isolé, à 2 km du bourg, loin de leurs proches. Personne ne comprend pourquoi ces enfants, tchétchènes, mongols et congolais, dont certains scolarisés à Brest depuis trois ans, ont ainsi subitement été déplacés, à trois semaines de la fin de l’année scolaire.


Pour l’instant, la préfecture ne donne aucune explication, arguant de son «devoir de réserve» à l'approche des élections.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Deplaces-de-Benodet-les-parents-d-eleves-mobilises-a-Brest_40779-2087705------29019-aud_actu.Html

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 10:45

16 juin 2012 

 

Trois jours après le départ de cinq familles pour le camping EDF de Bénodet, la mobilisation reste forte aux portes de l'école Guérin où étaient scolarisés quatre enfants déplacés. La colère et l'indignation sont à peine tempérées par une solidarité sans faille.

Leurs prénoms, partout. Dans le hall d'accueil de l'école maternelle Bugeaud où l'on dit penser à«Dulguun, Makhdi, Mata et Sayana». Sur le parvis en bitume de l'école primaire Guérin où des enfants s'échinent à tracer àla craie le prénom de leurs copains disparus en un instant.

 

Lundi soir, ils étaient sortis avec les autres àl'heure du goûter. Et puis, moins de 24 heures après, la gare sur décision préfectorale. Le car. L'exil. Les parents qui étaient venus soutenir les partants forcés gardent encore, en cette fin d'après-midi presque plaisante sur la place Guérin, le souvenir «atroce» d'un chauffeur en larmes qui ignorait sa mission et «d'une vingtaine de CRS» accourus pour «faire monter les enfants plus vite». La pilule n'est pas passée. Alors, ils continuent à militer pour le retour des évaporés.

«Ça turbine»

Sur la place Guérin, l'audience ordinaire d'une fin d'école est bien multipliée par deux. À l'appel notamment de l'association des parents d'élèves pour une nouvelle manifestation de soutien, d'autres personnes sont arrivées. Des militants associatifs. Des élus de la majorité municipale dont l'adjoint à l'éducation Marc Sawicki qui assure qu'en coulisses, en mairie ou chez la députée sortante, «ça turbine». Mais pour le moment, rien. Le responsable de l'écoeurement est vite ciblé et les coupables pointés du doigt par tout le monde.

 

Marc Sawicki appuie. «Les services de la préfecture. Ce sont eux qui ont pris la décision de les déplacer pour de basses raisons financières, poursuit l'adjoint. C'est le système administratif dans ce qu'il a de pire. On est sous les ordres précédents, sur des lignes budgétaires précédentes mais on dénigre des enfants». La faute exclusive à l'ancien gouvernement? Tout le monde n'est pas d'accord: «Les élus de gauche tardent à réagir, dénonce-t-on sous le manteau. Peut-être attendent-ils la fin des législatives. Défendre des Tchétchènes, ce n'est pas porteur».

«Les enfants ont froid»

Sur l'estrade, Zebda a fini de cracher «Le bruit et l'odeur» dans les haut-parleurs installés pour l'occasion. Une lettre d'un père, adressée à François Hollande, est lue par Claude, représentant l'association des parents d'élèves. Surtout, les nouvelles des familles, logées là-bas à Bénodet, sont distribuées. Elles ne sont pas bonnes. Les enfants ont froid.

 

Les chauffages électriques finalement consentis par la mairie de Bénodet n'ont pas été installés. Trop dangereux. Le camping du comité d'EDF où ils sont installés serait interdit d'accès. «Mais ça va à peu près, tempère Laurence Perron, l'un des maillons d'une chaîne de solidarité exemplaire (lire en page 10). Hier, les médecins sont venus gratuitement et de l'argent a été collecté». La nuit dernière, Dulguun et les autres ont encore dormi au camping. La préfecture n'a toujours pas répondu aux demandes de rendez-vous. Place Guérin, la lutte continue.

  • Steven Le Roy

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/familles-deplacees-guerin-gronde-toujours-16-06-2012-1740216.php

Partager cet article
Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 10:34

16 juin 2012 

 

À l'école maternelle Bugeaud, à Brest, Makhdi, Mata, Souyana et Dulguun étaient des «bons élèves». Déplacés mardi vers Bénodet, les enfants et leurs familles -demandeurs d'asile- bénéficient d'un vaste élan de solidarité.

Laurence Perron, professeur des écoles en grande section, ne voudrait surtout pas tirer les draps à elle seule mais elle veut bien expliquer la belle chaîne de solidarité qui s'est mise en place à la suite du départ brusque et imprévu d'enfants «que je veux revoir».

Crayons, nourriture...

Comme souvent dans pareil cas, les nouveaux moyens de communication ont chauffé sec pour échanger infos et actualités. Pour faire le point, également, sur les manques patents de ceux qui vivent sous tente. «Une aide de la vie scolaire a fait le trajet jusqu'à Bénodet, pour voir comment ils allaient», explique Laurence Perron. «J'ai profité de son voyage pour demander aux parents d'apporter des produits de première nécessité et un peu d'argent».

 

Succès complet. La chaîne a fonctionné à plein et l'aide à la vie scolaire a emporté avec elle des crayons, des coloriages, de la nourriture, des livres offerts par la «Petite Librairie» et un petit pécule. Laurence Perron se chargera du reste en allant, demain, au pique-nique organisé là-bas par l'association des parents d'élèves. Hier, «ça a été impressionnant», dit-elle en contemplant les sacs qui s'entassent au fond de sa classe. Encore de l'argent. Des produits d'hygiène. Des DVD.

 

Tout le monde a mis la main à la pâte. «Maintenant, je crois que les services sociaux doivent prendre le relais», estime l'institutrice qui a chargé sa voiture jusqu'au balai d'essuie-glace arrière, «mais quand nous avons su que rien n'avait été distribué à manger mardi soir et mercredi, nous ne pouvions pas laisser les choses perdurer».

Tendres pensées

Reste que la chaîne de la solidarité ne s'arrêtera pas brusquement. Si une solution a pu être trouvée dans le Sud-Finistère pour la scolarisation des enfants (*), Laurence Perron tonne que «leurs places sont ici!

 

Dans la classe, on parle de Makhdi tous les jours avec les élèves. Je donne des nouvelles aux enfants, à ses amis. On ne peut pas l'oublier. On voit sa place avec son étiquette». Elle ponctue: «Il nous manque, quoi». Hier, les enfants de la grande section ont pris un peu de temps pour lui faire quelques dessins. Ils continueront. La solidarité ne s'arrête pas aux dons, même si Laurence Perron enrage de savoir «que l'on fait dormir une famille de cinq dans quatre lits» et «que personne là-bas n'est même capable de garantir un peu de chauffage».

*Dès lundi, en accord avec l'inspection d'académie, huit enfants en âge scolaire des cinq familles de réfugiés accueillies au centre de vacance d'EDF seront scolarisés dans les classes du groupe scolaire de Kernevez de Bénodet. Ils déjeuneront à la cantine et bénéficieront du transport scolaire.

  • Steven Le Roy

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/familles-deplacees-a-l-ecole-de-la-solidarite-16-06-2012-1739838.php

Partager cet article
Repost0
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 12:02


Les mesures du gouvernement de retour de la retraite à 60 ans pour les carrières longues sont bien en dessous des revendications des salariéEs.


Un décret gouvernemental édicté avant fin juin pour application au 1er novembre modifiera le dispositif législatif « carrières longues » inscrit dans la loi Sarkozy-Fillon de 2010.


Ces dispositions font suite à l’engagement de Hollande d’élargir les possibilités de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et auront cotisé la totalité de leurs annuités.
Les conditions d’accès aux mesures « carrières longues » sont assouplies : la majoration de huit trimestres de cotisation imposée par la réforme de 2010 sera supprimée et la condition d’âge de début de carrière professionnelle avancée de deux ans et donc applicable aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans au lieu de 17 ans comme précédemment.


Pour les salariéEs ayant connu des « accidents » de carrière, deux trimestres validés au titre des périodes de chômage seront pris en compte dans le calcul du nombre des annuités.
Les mères de famille pourront valider deux trimestres de congé maternité, qui s’ajouteront aux quatre trimestres pouvant être validés au titre des arrêts maladie, maternité et accidents du travail dont peuvent bénéficier tous les assurés.


Ces mesures seront applicables aux assurés de l’ensemble des régimes de retraite (salariés du secteur privé, commerçants et artisans, salariés et exploitants agricoles, fonctionnaires, professions libérales) à compter du 1er novembre prochain.
Au total ces mesures devraient bénéficier à plus de 100 000 personnes et leur coût est évalué à 1, 1 milliard d’euros en 2013 et 3 milliards en 2017.

Mesurettes


Alors qu’on est en dessous de l’enveloppe de 5 milliards initialement prévue, le gouvernement en reste à des mesurettes qui n’ont rien à voir avec un quelconque « changement maintenant ». Pour les femmes, la prise en compte de l’intégralité des congés maternité est une exigence qui ne coûterait pas très cher.

 

Les départs anticipés concernent en effet très majoritairement des hommes, les femmes qui atteignent 60 ans aujourd’hui ayant souvent interrompu leur carrière pour élever des enfants. Elles ont donc plus de difficultés que les hommes à atteindre 41 annuités et ne représentent que 22 % des 645 000 personnes qui ont pris une retraite anticipée depuis 2004. De même l’accès au dispositif pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle devrait être largement assoupli.


Le financement de ces mesures sera assuré par une augmentation des cotisations sociales « retraite » qui s’établira pour la première année à 0, 1 point pour les salariés et 0, 1 point pour les employeurs à laquelle s’ajouteront les augmentations de cotisation pour les retraites complémentaires.


À vouloir préserver les « grands équilibres ­», c’est-à-dire l’inégal partage des richesses entre le travail et le capital et le respect des engagements en matière de redressement des finances publiques, le gouvernement renonce à répondre aux exigences portées par les mobilisations de 2010. On est loin d’un retour aux 60 ans pour tous et de la prise en compte réelle de la pénibilité du travail.

Syndicats atones


Malgré leur timidité, ces demi-mesures n’ont suscité que peu de critiques. Les organisations syndicales sont restées discrètes, chacune se contente de rappeler les grandes lignes de sa doctrine générale en la matière. La CFDT insiste sur le fait que ces corrections correspondent à ses demandes antérieures et réaffirme son projet de remise en cause complète du système de retraite par répartition par la mise en place d’un système par points et un financement par l’impôt.

 

La CGT et FO, tout en réaffirmant leur soutien au système par répartition, attendent patiemment les prochaines échéances parlementaires. Au total, l’idée que le gouvernement Hollande-­Ayrault fait ce qui est possible dans le contexte de la crise paraît faire son chemin dans les consciences.


Robert Pelletier

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg