Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:54

 

 

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:18


La semaine dernière, la Commission européenne puis l’OCDE, la Cour des comptes présidée par le socialiste Mingaud et l’Inspection générale des finances (IGF) se sont invitées dans la campagne pour faire la promotion des politiques d’austérité.

 

Il s’agit d’imposer comme une vérité établie la lutte contre les déficits par l’austérité. L’IGF chiffre les économies que l’État devra faire à 3, 9 milliards d’euros par an pour un retour des comptes publics à l’équilibre en 2017 comme Hollande en a pris l’engagement.


Partant du principe intangible que la charge de la dette est incontournable et qu’il n’est pas question de porter atteinte aux intérêts des rentiers de la finance, les propositions sont simples, de nouvelles attaques contre les travailleurs et les services publics.

 

Elles visent à réduire la masse salariale par le gel des salaires et des retraites, le nombre de fonctionnaires par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, voire de « deux sur trois ». Et la rigueur pour les services publics, les universités, les musées, Pôle emploi, le CNRS...


« Il y a d’énormes marges de manœuvre en faisant rentrer des impôts complémentaires » répond Martine Aubry.

 

Moscovici, le ministre des Finances, déclare que la France parviendra à ramener son déficit public à 3 % du PIB en 2013 « sans mesure d’austérité » !

 

Mais dans le même temps, il reconnaît une « large convergence de vues » avec la Commission européenne championne des politiques d’austérité et qui met en demeure la France d’être plus compétitive. Et il s’engage à travailler au « renforcement de la compétitivité, au redressement du pays, mais aussi à la justice fiscale et dans la politique des revenus ».


Les ambiguïtés du gouvernement ne dureront probablement pas beaucoup plus que le temps des législatives. La réduction des déficits comme la course à la compétitivité impliquent, avec la gauche comme avec la droite, la diminution du coût du travail, une dégradation des conditions de vie et de travail. La dette, la compétitivité, c’est-à-dire la course à la rentabilité financière, sont incompatibles avec la justice et la démocratie.


Il n’y a pas de marges de manœuvres sauf de remettre cause la dictature des banques, le parasitisme de la finance.


Yvan Lemaitre

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:12

C’est devenu un rendez-vous habituel en début de quinquennat.

 

Celui de François Hollande n’aura pas échappé à la règle : une « conférence sociale » réunissant gouvernement, patronat et organisations syndicales sera organisée avant le 14 juillet. L’objectif de cette conférence (qui se tiendra sur plusieurs jours) est de définir avec les « partenaires sociaux », l’ « agenda social » du quinquennat, en fixant pour chaque chantier une méthode. L’emploi y sera au centre au moment où se précisent les craintes de plans sociaux dans les télécoms, la grande distribution, la sous-traitance automobile, l’aérien...


Le premier acte de cette conférence sociale a débuté le mardi 29 mai avec des rencontres bilatérales entre le Premier ministre et les organisations syndicales et patronales. Ces rencontres ont été suivies d’une conférence « sur la méthode », le 5 juin, pour définir les chantiers à inscrire au menu de la grande conférence sociale.


De François Chérèque à Bernard Thibault en passant par Jean-Claude Mailly, tous se sont félicités de la reprise du dialogue social, même si la CFDT a été plus prudente en rappelant qu’ « au début d’un quinquennat, les relations sont toujours très bonnes, c’est en général après que ça se gâte ».

 

Sur le fond, les organisations syndicales étaient venues porter leurs doléances et propositions au gouvernement.

 

La CFDT a érigé l’emploi en « priorité numéro un », défendant notamment une relance rapide des contrats aidés. La CGT et FO ont exigé des gestes forts sur le Smic et les retraites. Quant au patronat, il a lui aussi été très clair. Que ce soit la présidente du Medef ou le représentant du CGPM, ils étaient tous d’accord pour mettre en garde le gouvernement sur une éventuelle hausse du coût du travail, autrement dit, pour le patronat, il ne doit pas y avoir de coup de pouce au Smic ni de réformes sur les retraites…


À la sortie de ces premières rencontres, Michel Sapin, le ministre du Travail, a rappelé que les deux dossiers prioritaires du gouvernement étaient le « coup de pouce » au Smic et les retraites. Sans pour autant annoncer de décisions concrètes sur ces questions ou encore sur celle de l’emploi qui est la priorité de la majorité de la population.


On le sait, à travers cette conférence sociale, le gouvernement ne souhaite pas s’attaquer à la répartition des richesses nécessaire à l’augmentation des salaires ni même à légiférer contre les licenciements malgré l’accumulation des plans « sociaux » qui s’annoncent. Pour cela, il faudra créer une véritable opposition de gauche, un front de lutte et d’action au gouvernement Hollande-Ayrault pour obtenir ce que nous n’obtiendrons jamais dans les salons !


Sandra Demarcq

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:03
Communiqué du NPA.

 

Le Gouvernement vient de prendre un décret qui ramène la retraite à 60 ans pour les personnes dites à « carrière longue ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et qui ont cotisé tous leurs trimestres.

 

A cela se rajoute 2 trimestres pour la prise en compte des congés de maternité et deux trimestres pour compenser les périodes de chômage. Cette mesure devrait concerner 110 000 personnes à la rentrée de septembre 2012 et devrait être financée par une hausse de cotisation.


Evidemment celles et ceux qui vont bénéficier de cette mesure sont soulagéEs . Pourtant, pour le plus grand nombre, le compte n’y est pas.


La mobilisation de l’automne 2010 pour la défense des retraites avait mis en mouvement, dans la rue, des millions de salariés qui se battaient contre la loi Fillon, pour le maintien de la retraite à 60 ans avec 37, 5 annuités à taux plein. C’était le mot d’ordre central, la revendication commune de tous les cortèges.


La décision gouvernementale ne remet pas en cause la réforme Fillon, elle l’écorne à peine et l’accepte pour l’essentiel. Elle enterre la revendication du mouvement social de 2010.


Le Gouvernement annonce pour la fin de l’année une grande remise à plat du dossier des retraites : on peut s’attendre à de nouvelles remises en cause des droits si la mobilisation des salariés n’est pas au rendez-vous.

 


Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:38

Par Nolwenn Weiler (8 juin 2012)


Les premiers actes posés par François Hollande et son gouvernement augurent d’une politique plus volontariste que son prédécesseur en matière d’égalité femmes-hommes. Mais pour défendre les droits des 33 millions de Françaises, notamment en matière de lutte contre les violences et contre la précarité, le Parti de gauche, Europe Écologie-Les Verts et le Nouveau Parti anticapitaliste proposent des programmes plus ambitieux.

« Les droits des femmes passent par la gauche », affirmait, le 25 avril dernier, une tribune publiée dans le quotidien Libération, signée par 150 personnalités, femmes et hommes [1]. « La gauche est une alliée intrinsèque de la lutte des femmes pour leur libération parce qu’elle a pour but l’émancipation de chaque individu », disait aussi ce texte, qui appelait à voter pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle.


Quelques semaine plus tôt, seuls des candidats de gauche avaient répondu présents à l’invitation lancée le 7 mars par 45 associations féministes qui souhaitaient, lors d’un débat public, « tester leur potentiel féministe et découvrir leurs propositions » [2]. Eva Joly, Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon et François Hollande avaient fait le déplacement. Le nouveau président de la République avait alors affirmé : « Je ne suis pas né féministe. Je le suis devenu. » Et il avait promis, en cas de victoire, de nommer un gouvernement paritaire.


10 % de femmes dans les cabinets ministériels


Promesse tenue. Le gouvernement formé par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, compte 17 ministres femmes et 17 ministres hommes. Une décision qualifiée « d’historique » par de nombreuses associations. À la direction des cabinets, le bilan est moins brillant. Puisqu’on ne compte que 10% de femmes… Mais la haute fonction publique est de toute façon très résistante. À tel point qu’un décret a été publié le 2 mai dernier pour imposer des quotas de femmes dans cette chasse gardée masculine.


Autre signal fort donné par le tandem Hollande-Ayrault : la réinstauration d’un ministère des Droits des femmes. Créé en 1981, avec l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand, il avait été supprimé en 1986, à la suite de la défaite de la gauche aux élections législatives. Dirigée par Najat Vallaud-Belkacem, ce ministère est considéré par le mouvement social comme capital pour analyser, décrypter, combattre et prévenir le sexisme, les inégalités et les violences faites aux femmes.


Il permettra sans doute aussi d’assurer des financements pérennes aux associations. Qui, à l’image de l’historique Planning familial, ont vu leurs budgets réduits comme peaux de chagrin ces cinq dernières années [3].


Les salaires des femmes 20% inférieurs


« La création d’un ministère est importante, cela offre un guichet. Mais cela ne doit pas empêcher un vaste mouvement social », avertissait Yvette Roudy, ancienne ministre française aux Droits des femmes, le 14 mars dernier lors des « causeries présidentielles » proposées par le Centre Hubertine-Auclair (espace d’information francilien sur l’égalité entre femmes et hommes) [Voir leur site]. C’est aussi le point de vue de Jean-Luc Mélenchon, qui estime que « l’institutionnalisation de la lutte ne doit pas effacer la lutte », rappelant que, dans les textes, l’obligation de l’égalité salariale existe bel et bien, sans que cela ne se traduise dans la réalité. En 2008, les écarts salariaux moyens entre hommes et femmes sont de 23,6 % dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction publique d’État.


Les femmes occupent la plupart des emplois à temps partiel (81,5 %) et des emplois dits non qualifiés (62 %), pour percevoir des retraites inférieures de 40 % à celles des hommes. Pour sortir de cette précarité, le Front de gauche propose d’abord le Smic à 1 700 euros (tout comme le NPA). « Cela prend cinq minutes, cela aide beaucoup de femmes, qui sont plus nombreuses que les hommes à être payées au salaire minimum, et cela fait aussitôt grimper les autres salaires », assure Jean-Luc Mélenchon. Qui promet aussi le retour à la retraite à 60 ans avec la prise en compte des périodes d’éducation des enfants et la fin des temps partiels subis.


Pour Osez le féminisme (OLF), qui a décortiqué les programmes des partis politiques sur cette question, le projet d’EELV est aussi « prometteur ». L’association voit d’un très bon œil « la suppression de l’exonération sur les heures supplémentaires, le conditionnement des exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires à un travail décent, l’augmentation du salaire horaire pour les temps partiels inférieurs au mi-temps, le soutien et l’amélioration des emplois de service ».


Pas de parité, pas de subventions


Concernant le cumul des mandats, qui freine le renouvellement du personnel politique et l’engagement des femmes, une collaboration avec EELV et le FG au sein d’une assemblée nationale plurielle permettrait quelques avancées remarquables sur le sujet. EELV propose une législation interdisant le cumul des mandats, y compris dans le temps. Le parti écolo souhaite aussi la suppression des subventions aux partis ne respectant pas la parité, afin d’éviter que les grands partis puissent acheter un « droit » au sexisme. Pour le Front de gauche : « La parité sera garantie par la loi, le cumul des mandats strictement limité en nombre et dans le temps. »


Selon Réjane Sénac, chargée de recherche au CNRS, c’est quand la loi est contraignante (comme pour les scrutins de listes aux élections locales et régionales), qu’elle est efficace : « Quand elle n’est qu’incitative, comme pour les législatives, là où le pouvoir est le plus aigu, on a un contournement de l’esprit de la loi. Les suppléants sont des suppléantes. Et elles sont candidates dans des circonscriptions où elles ont peu de chance de gagner. » [4]


Une loi pour combattre les violences sexistes ?


Les combats des féministes « ne sont pas une "affaire de femmes", mais nos combats, ceux de toutes les citoyennes et tous les citoyens », assure François Hollande le 10 avril dernier dans une réponse à l’Association européenne contre les violences faites aux femmes (AVFT). La rapidité avec laquelle Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira se sont emparées du dossier de la définition du délit de harcèlement sexuel tendrait à prouver que le gouvernement socialiste prend la question des violences sexuelles et sexistes au sérieux.


Mais, selon Osez le féminisme, « le Front de gauche est le seul parti qui aborde de manière complète les diverses discriminations et violences subies par les femmes ». Parmi les propositions : le vote d’une loi de lutte contre le sexisme, se donnant les moyens de sanctionner les insultes à caractère sexiste, la banalisation et l’omniprésence de la pornographie et l’instrumentalisation des corps à des fins marchandes.


Le Front de gauche promet également d’agir pour le droit à l’avortement au niveau européen, d’activer le logement prioritaire pour les femmes en danger et la possibilité d’obtenir des titres de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences. Sur ces divers points, le programme du NPA est similaire. Autres propositions du Front de gauche qui séduisent les féministes : la création d’un statut de réfugiée pour les demandeuses d’asile, l’abrogation du délit de racolage passif, la création d’un observatoire national des violences.


Pas une fois le mot « femme » dans le programme de l’UMP


Dans son analyse, Osez le féminisme souligne aussi que « le projet écologiste est très ambitieux concernant les violences faites aux femmes ». Au programme : des campagnes de sensibilisation, l’augmentation du nombre de places en hébergement d’urgence, la formation des professionnels. Le Nouveau Parti anticapitaliste, seul parti à citer l’expression de « harcèlement sexuel » dans son programme, est plus elliptique sur les mesures concrètes à mettre en place.

À droite, le sujet ne semble pas prioritaire. Dans le programme présidentiel de l’UMP, il n’y avait pas même une fois le mot femme ! Quant au FN, qui aime à se faire le défenseur des victimes, et se veut impitoyable envers les délinquants, il ne propose… rien pour lutter contre les violences faites aux femmes. Sur ce volet, estiment les féministes de l’AVFT, les partis politiques, et notamment le PS, gagneraient par ailleurs à clarifier leur position quant à leurs membres qui sont condamnés pour violences sexuelles. Il serait aussi bien vu, sur ce dossier, que le PS se prononce un jour sur l’éventuelle éviction d’un certain DSK...

Nolwenn Weiler

Une : source

Photo : source

Notes

[1] Voir la tribune.

[2] Source.

[3] Lire l’article de Rue 89.

[4] Voir son intervention.

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:19

 

 logo_syriza.jpg

 

vendredi 8 juin 2012 - 12h01

Entretien avec Stathis Kouvélakis.


Stathis Kouvélakis est maître de conférences en philosophie politique au King’s College de Londres.

 

C’est aussi un intellectuel public bien connu dans les gauches française et grecque. Il a été candidat (en position non-éligible) sur les listes de Syriza lors de l’élection du 6 mai 2012 et l’est de nouveau au prochain scrutin du 17 juin.

 

A quelques jours de nouvelles élections législatives, alors que la plupart des sondages donnent l’avantage à Syriza sur la Nouvelle Démocratie (droite), il apparaît utile d’en savoir plus sur Syriza, une formation de la gauche radicale qui reste relativement méconnue hors de Grèce.

 

Dans cet entretien, Stathis Kouvélakis analyse Syriza et revient sur les origines de cette coalition partisane. Il décrit la sociologie de ses membres et de son électorat, et aborde ses références idéologiques. Il explique les raisons de la percée électorale remarquable de Syriza en mai dernier, ainsi que sa position vis-à-vis de la dette et des partenaires de la zone euro.

 

Lire la suite

 

  D'autres points de vue:


Les anticapitalistes et SYRISA

 

Les revolutionnaires face a SYRIZA

 

L'opinion de la LCR Belgique

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:04
FREEBABAJAN2.jpg
7 juin 2012
   

Il est urgent de relancer la campagne de solidarité envers les « 5 de Hunza » et de toutes les victimes du terrorisme d’Etat pakistanais.


Depuis des mois déjà, une campagne de solidarité est en cours au Pakistan même [1] et sur le plan international [2] pour obtenir la libération de Baba Jan et de ses quatre camarades : Iftikhar Hussain, Amir Ali, Ameer Khan and Rashid Minhas. Ils ont incarcéré à Gilgit, dans le Nord himalayen du pays.

 

Par deux fois sévèrement battus et torturés [3], ils ont été transférés fin avril dans une prison de haute criminalité où l’on pouvait craindre que leur vie soit en danger. L’objectif de ce transfert pouvait en effet être de les faire assassiner par des détenus de droit commun.


Il ne faut surtout pas prendre à la légère une telle situation.

 

Non seulement des cadres d’organisations populaires (paysannes, syndicales…) sont tous les ans abattus dans le pays, mais des personnalités de premier plan peuvent être assassinés par les forces de sécurité, comme feu le gouverneur du Pendjab Salman Taseer [4], ou menacés de mort : c’est aujourd’hui le cas pour Asma Jahangir [5]. Ancienne présidente de l’Association du Barreau de la Cour suprême (Supreme Court Bar Association) et de la Commission des Droits humains du Pakistan (Human Rights Commission of Pakistan, une organisation non gouvernementale), elle a travaillé pour les Nations Unies en tant que Rapporteure spéciale sur la liberté de religions et de croyances. Rappelons aussi qu’une Première Ministre, Benazir Bhutto, a été abattue en plein jour et qu’une commission d’enquête de l’ONU a conclu que cet assassinat aurait pu « être évité » si les autorités lui avaient fourni une « protection effective » [6]…


Face à la menace pesant sur les « 5 de Hunza », la campagne de solidarité a été relancée dans l’urgence, a pris de l’ampleur et a obtenu de premiers résultats positifs : douze jours après avoir été blessés, Baba Jan et ses camarades ont enfin reçu la visite d’un médecin, des organisations de défense des droits humains se sont mobilisées et la presse pakistanaise a commencé à se faire l’écho de leur situation.


Alors que leur « crime » est d’avoir apporté leur soutien à une population victime tout d’abord d’inondations dévastatrices dans la vallée de Hunza, puis de violences policières – deux morts lors d’une manifestation –, Baba Jan et ses camarades (surnommés les « 5 de Hunza ») ont été traduits devant une juridiction antiterroriste. Ils ont fait appel de cette décision, mais l’audience ne cesse d’être reportée sous divers prétextes (elle est maintenant prévue pour le 13 juin). On peut craindre que le pouvoir veuille obtenir leur condamnation avant que leur appel puisse être entendu.

La campagne se solidarité doit donc s’intensifier d’urgence. Une semaine d’action internationale est notamment prévue du 20 au 27 juin prochains.

La campagne de solidarité : ce qui a déjà été fait

Les actions menées jusqu’à aujourd’hui ont permis de rompre l’isolement dans lequel étaient maintenus les « 5 de Honza », ce qui leur a peut-être sauvé la vie. Elles doivent aussi servir de point d’appui pour élargir la campagne de solidarité. Ce qui mérite d’être souligné ici, c’est que les initiatives impliquent un éventail assez large de personnalités et mouvements. Signalons notamment :

Appel international de personnalités. Le 7 mai, une « Lettre ouverte » a été publiée en défense de Baba Jan et de ses camarades, initialement signée de treize écrivains et universitaires de Grande-Bretagne et des USA, dont Tariq Ali, Noam Chomsky, Vijay Prashad [7]…

Appel d’organisations de défense des droits humains. Le 7 mai, la Commission des Droits humains du (HRCP) a lancé un « appel urgent » en défense des « 5 de Hunza » [8]. 10 mai, ce fut au tour de la Commission asiatique des droits humains (AHRC) de faire de même [9]. Le 26 septembre 2011 déjà, aux Philippines, ALTHAR – l’Alliance des Défenseurs des Trois-Peuples pour les Droits humains (Alliance of Tri-People Advocates for Human Rights) – avait envoyé une lettre au président pakistanais via l’ambassade de Manille [10].

Appel de réseaux écologistes radicaux. Ces appels ont notamment été suscités par le fait que Baba Jan et ses camarades sont poursuivis pour avoir pris la défense de populations victimes d’une catastrophe climato-écologique. Ils ont été lancés par Climate and Capitalism et par Natural Choices [11]. La Campagne contre le changement climatique groupe syndical de Grande-Bretagne (Campaign against Climate Change Trade union group Britain) s’est aussi jointe à la solidarité.

Soutiens par des mouvements sociaux en Asie. Le 10 mai, la Nouvelle Initiative syndicale (New Trade Union Initiative) d’Inde a envoyé une lettre de solidarité via la Fédération nationale des syndicats (National Trade Unions Federation) du Pakistan [12] – un geste de solidarité d’autan plus précieux que les gouvernements maintiennent ces deux pays en état de guerre latente l’un contre l’autre. Le 24 mai en Indonésie, une délégation unitaire du Secrétariat uni du Travail pour le Grand Jakarta (Joint Secretariat of Labor – Greater Jakarta), qui comprend bon nombre de syndicats, mouvements étudiants, etc., a porté une lettre de protestation à l’ambassadeur pakistanais [13].

Soutiens parlementaires. Des initiatives ont été annoncées au Parlement européen. En Australie, David Shoebridge, parlementaire, a écrit au Haut Commissaire et au Consul général Pakistan, demandant la libération Baba Jan et ses codétenus.

Soutiens socio-politiques. Baba Jan étant membres du comité fédéral du Parti du Travail (Labor Party Pakistan, LPP) et ses camarades étant des militants du LPP ou du Front des Jeunes progressistes (Progressive Youth Front, PYF), ils ont aussi reçu à ce titre le soutien d’organisations sœurs. Le 22 septembre 2011 déjà, une déclaration de solidarité avait été signée d’une trentaine d’organisations (politique, syndicales, etc.) [14] et d’autres initiatives ont été prises depuis. On note, parmi les pays concernés : l’Allemagne, l’Australie, le Bangladesh, la Croatie, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Malaisie, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, les Philippines, la Suisse….

Nombreuses actions au Pakistan même. A l’initiative du LPP et avec le soutien d’autres organisations, de nombreuses actions ont été menées au Pakistan, dont des manifestations dans diverses villes. Le 5 juin, Farooq Tariq a pu soulever le cas de Baba Jan et de ses camarades lors d’une rencontre collective avec Navi Pillay, Haut Commissaire de l’ON aux Droits humains. Des rassemblements ont eu lieu devant le Club de la Presse à Lahore, pour inciter les médias à informer la population de la situation faite aux « 5 de Hunza » – de même trois jours de grèves de la faim sont prévus par le Comité pour la libération de Baba Jan (FBJC) les 15, 16, 17 devant le Club de la presse de Karachi.

Ce point sur la solidarité menée jusqu’à ce jour est probablement incomplet et pourra être ultérieurement mis à jour.

La campagne de solidarité : la prochaine étape

Une nouvelle impulsion est donnée à la campagne de solidarité.

Appel à la semaine internationale du 20-27 juin pour la libération de Baba Jan et de tous les prisonniers politiques au Pakistan. Il est demandé a ce que des initiatives soient menées en direction des missions diplomatiques pakistanaises, dénonçant notamment l’usage par l’establishment des juridictions antiterroristes pour réprimer les militant.e.s des droits humains, les syndicalistes ou cadres paysans, les éléments progressistes.

L’important est que des actions (délégations, rassemblements et « pickets »…) soit menées dans le plus grand nombre de pays possible, pour mettre sous pression les pouvoirs pakistanais face à l’internationalisation croissante de la protestation et pour alerter les médias.

La semaine internationale servira aussi de coup d’envoi à la semaine d’action nationale qui la suivra immédiatement.

Une semaine d’action au Pakistan du 27 juin au 4 juillet. Outre les trois jours de grève de la faim à Karachi, une semaine d’action nationale est prévue fin-juin début juillet. Elle doit se conclure le 4 juillet sur un rassemblement national à Islamabad, la capitale.

Une conférence multipartis le 18 juillet. Le tout devrait déboucher sur la tenue d’une conférence multipartis concernant la situation au Gilgit-Baltistan (les « Territoires du Nord ») et l’utilisation abusive de l’Acte anti-terroriste.

Le LPP étudie la possibilité d’engager une action légale contre les articles de l’Acte antiterroriste qui contredisent les provisions contenues dans la Constitution pakistanaise en protection des droits humains.

Des enjeux considérables

Il faut sauver les « 5 de Hunza » et obtenir leur libération. Pour eux et aussi parce qu’ils constituent un cas d’école. Ils sont en effet loin d’être seuls concernés. Le recours à la torture par les forces de « sécurité » est fréquent l’utilisation des juridictions antiterroristes systématique. Les peines infligées sont souvent totalement arbitraires, terriblement lourdes. La criminalisation des mouvements sociaux progressistes a atteint des niveaux extrêmement graves. De Faisalabad à Karachi en passant par Lahore, les syndicalistes sont dans la ligne de mire [15], ainsi que les paysans et petits pêcheurs, d’Okara [16] à Karachi [17] en passant par Dehra Sehgal [18].

Défendre les défenseurs des droits humains. Sollicitée, Amnesty International n’a pas voulu prendre elle-même en charge la défense des « 5 de Hunza », tout en se félicitant que la Commission des Droits humains du Pakistan l’ai fait. On comprend qu’AI ne puisse traiter directement de tous les cas, dans le monde entier, et s’en remette à d’autres organisations. Mais il y a de nombreux appels pour que la défense des défenseurs des Droits humains soit plus systématiquement assurée – car en se solidarisant avec les réprimé.e.s, ils se mettent en danger et deviennent eux-mêmes la cible de la répression. C’est exactement ce qui est arrivé à Baba Jan et ses camarades : ils sont en détention pour avoir fait connaître à l’échelle fédérale ce qui se passait dans la vallée de Hunza.

Lutter contre la torture et le terrorisme d’Etat. Les sectes fondamentalistes sont responsables de bien des crimes au Pakistan, mais les appareils d’Etat aussi, de l’armée aux services secrets, de la police aux paramilitaires : c’est d’eux qu’il est question ici. Cet Etat, fractionné, est l’un des plus violents au monde ; ses composantes criminelles bénéficient d’une l’impunité rarement égalée [19]. La solidarité concerne très directement les associations qui se mobilisent contre la torture et l’impunité des Etats.

Mettre un terme à la criminalisation des luttes populaires. La politique de criminalisation des syndicats et mouvements populaires est très sensible à l’échelle internationale. Elle atteint un paroxysme au Pakistan. La défense des militant.e.s progressistes pakistanais est de la responsabilité du mouvement syndical mondial, des forums sociaux et de leurs composantes. Les liens sont actifs avec les réseaux opérant en l’Asie du Sud, mais il faut aujourd’hui aller au-delà.

Le droit à l’existence d’une gauche militante. La gauche militante pakistanaise n’a pas le même poids historique qu’en Inde ou au Bangladesh. Mais elle existe – comme en témoigne par exemple le LPP ou le Parti des travailleurs (Workers Party) – et elle donne naissance à des structures unitaires. Ses militant.e.s prennent de très gros risques en s’engageant dans les résistances sociales, en défendant les droits des femmes, en s’opposant tant aux fondamentalistes qu’à l’armée. La gauche militante est soumise à des attaques venant d’horizons variés : forces de sécurité, milices des patrons et propriétaires terriens, groupes fondamentalistes armés, partis mafieux comme le MQM à Karachi… Elle a besoin de notre aide, maintenant.

Une solidarité dans la durée. La prochaine étape de la campagne pour la libération des « 5 de Hunza » doit être l’occasion de faire connaître plus largement la situation pakistanaise et d’inscrire la solidarité dans la durée. La répression frappe dans tout le pays. Au-delà de Baba Jan et de ses camarades, c’est avec toutes les victimes de l’arbitraire étatique et de la violence sectaire, fondamentaliste, que nous devons nous identifier. Ouvriers, paysans, femmes, journalistes, étudiant.e.s, militant.e.s politiques. Toutes celles et tous ceux qui se dresse contre les pouvoirs en place sont menacés.

Il faut en conséquence élargir la solidarité dans toutes les directions : parlementaires, associations démocratiques, partis progressistes, syndicats, médias…

Le soutien financier. La défense des victimes du terrorisme d’Etat demande d’importants moyens : action juridique, travail d’information, mobilisations, voyages, aide aux familles qui ont perdu tout revenu avec l’emprisonnement d’un syndicaliste ou l’assassinat d’un villageois… Il faut poursuivre donc la campagne de solidarité financière engagée en 2011 [20].

La répression contre les résistances populaires s’est durcie. Il est clair que les partis au pouvoir dans bon nombre de provinces, les grandes familles possédantes et l’appareil de sécurité veulent casser les reins des mouvements progressistes. Une épreuve de force est engagée. C’est le moment d’affirmer notre solidarité.

Pierre Rousset


Vous pouvez envoyer des dons via Europe solidaire sans frontières (ESSF) :

Chèques
chèques en euros seulement et payables en France à l’ordre d’ESSF à être envoyés à :
ESSF
2, rue Richard-Lenoir
93100 Montreuil
France

Banque :
Crédit lyonnais
Agence de la Croix-de-Chavaux (00525)
10 boulevard Chanzy
93100 Montreuil
France
ESSF, compte n° 445757C

Coordonnées bancaires internationales :
IBAN : FR85 3000 2005 2500 0044 5757 C12
BIC / SWIFT : CRLYFRPP
Compte au nom de : ESSF

En France, ces dons donnent droit à des déductions d’impôt. Il nous faut votre adresse pour vous envoyer un reçu fiscal (en général indiquée sur les chèques).


Nous vous tiendrons régulièrement informés par notre site de l’évolution de la situation sur place et des initiatives de solidarité.


Pierre Rousset
Danielle Sabai

pour ESSF


Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 12:46
chereque-thibault.jpg
PELLETIER Robert 7 juin 2012

Les médias, le gouvernement même, sont angoissés  : la grande CGT serait menacée de paralysie par le débat sur la succession de Bernard Thibault à la tête de la principale centrale syndicale.

 

Pourtant la grande majorité des militantEs CGT sont partagés entre indifférence, étonnement et agacement. En tout cas, nullement perturbés dans leur activité militante quotidienne dans l’entreprise ou le service. Ce que révèle ou met en lumière cette cacophonie au sommet de la CGT, c’est tout d’abord la réalité du fonctionnement bureaucratique d’une telle direction, dont personne ne semble comprendre les motivations, les enjeux.


Le secrétaire général sait et décide


Le premier étonnement vient de l’acharnement de Thibault à imposer son choix personnel pour sa succession. La prise de distance bureaucratique de la direction de la centrale atteint aujourd’hui un stade extrême. La ligne politique et les choix imposés par Thibault sont plus le résultat des cogitations de groupes de conseillers, d’experts largement autonomes des structures officielles.

 

Et, fort de cette «  expertise  », Thibault est convaincu de sa capacité à imposer ses choix, coûte que coûte.

 

Pourtant, déjà lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE) de 2005, de nombreuses structures intermédiaires (unions départementales, fédérations) avaient traduit la volonté des militantEs. Elles avaient imposé un rejet du traité contre l’avis du lobby confédéral animé par Decaillon (secrétaire de la Confédération européenne des syndicats et ancien responsable des questions internationales de la CGT) et Daniel Retureau (membre du Comité économique et social de l’Union européenne et représentant de la CGT au Bureau international).

 

La rancune tenace contre un Aubin responsable d’une fédération qui s’était opposée au TCE, au projet de réorganisation de la CGT et à l’accord sur la représentativité, et la volonté d’imposer une femme à la direction sont des explications complémentaires de cet acharnement.


La prise de distance vis-à-vis des instances est favorisée par la fin de l’hégémonie du PCF sur l’appareil de la CGT.

 

Largement extérieur aux entreprises en tant qu’organisation politique, divisé, fracturé sur de nombreuses questions décisives, le PCF est aujourd’hui incapable d’imposer orientations et dirigeants à la confédé. Des conflits de ce genre se réglaient précédemment au sein du Bureau politique du PCF en laissant peu de place à des bavures. Les experts autour de Thibault sont plus polarisés par le PS et de ce fait en opposition avec les directions des fédérations plus «  traditionnelles  » (bâtiment, chimie, agro...).


Des transformations à fort enjeu politique


Ainsi, c’est l’organisation de la CGT comme conséquence d’une orientation politique qui tend à la rapprocher de la CFDT qui fournit le fond des affrontements actuels concernant la succession de Thibault.  

 

Le projet de réorganisation mis en route depuis 2006 comporte deux axes importants.

 

D’une part, au niveau territorial, l’affaiblissement des unions locales et leur relative indépendance politique les placent dans le collimateur de la confédé. Plusieurs pistes  : disparition pure et simple, regroupement régional, remplacement par des syndicats de sites, de zone ou mise sous tutelle des unions départementales. Celles-ci étant elles-mêmes chapeautées par des unions régionales mieux contrôlées par la confédé.

 

De l’autre, le regroupement des fédérations, aujourd’hui une trentaine, en seulement une dizaine autour de champs professionnels plus ou moins larges, de l’industrie aux services publics en passant par la communication. Cela signifie la mise en place de grosses structures encore plus bureaucratisées et mieux contrôlées par la confédé en même temps que la rationalisation des appareils, c’est-à-dire la suppression de dizaines de postes de responsables et de salariéEs.


Après la laborieuse mise en place du nouveau système de cotisation (Cogetise), cette réorganisation, lancée depuis 2004 est bien le principal enjeu des batailles qui se mènent au sein de l’appareil. Aubin, issu d’une fédération «  traditionnelle  », apparaît comme le moins centralisateur, le moins «  confédéraliste  », alors que Prigent et Naton, plus proches de Thibault, semblent porter une vision plus interventionniste de la confédé. La cristallisation du débat sur des personnes ne doit pas laisser penser que le fond politique est absent. Malheureusement les syndiquéEs prétendument acteurs et décideurs sont mis à l’écart sur la forme comme sur le fond.


 PELLETIER Robert


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 152 (07/06/12).

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:38
vendredi 08 juin 2012
Le temps est compté dans les maisons de retraite du Finistère : le personnel soignant dispose de douze minutes maximum pour le lever, la toilette et la réfection du lit de chaque résident.
L'Union santé et action sociale départementale (USD) de la CGT était réunie, hier, à Quimperlé, pour dénoncer les conditions de vie et de travail dans les maisons de retraite du Finistère.
Les représentants CGT des établissements d'Huelgoat, Châteaulin, Audierne, Quimperlé, Quimper, Lesneven, Plabennec, Brest, Morlaix et Douarnenez étaient également présents autour de la table. Tous mettent en cause le manque de personnel qualifié au sein des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

« Les soignants se retrouvent très souvent à un ou deux, pour s'occuper de 80 personnes. Parfois sans avoir été formés à ce métier, déplore Marceline Severac, secrétaire de l'USD29. Un sous-effectif permanent qui engendre des situations inadmissibles pour les résidents. »

 

Pour gagner du temps, les personnes âgées sont lavées lorsqu'elles sont sur les toilettes. Parfois, la compote est mélangée avec la semoule pour que le repas soit pris plus rapidement.


« On est obligé de mal agir, on se sent maltraitant », avoue Gilles Kerloch, secrétaire adjoint de l'USD29. « On a peur que la souffrance humaine s'envenime des deux côtés et que le personnel en arrive à des extrémités dramatiques, s'inquiète Marceline Severac. Pour ne pas en arriver là, on réclame un poste par personne âgée. »

 

Dans le département, le ratio est actuellement plus proche de 0,4. Suite à la réunion, l'USD CGT a adressé un courrier à Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, ainsi qu'à l'ensemble des directeurs et financeurs des maisons de retraite du département.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Situation-critique-en-maisons-de-retraite-_40734-2084811------29019-aud_actu.Htm

Partager cet article
Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:15

8 juin 2012 - 

 

Le gouvernement sortant avait réduit les effectifs d'enseignants dans le primaire et projetait de le faire encore à la rentrée.

 

Le Snuipp, syndicat majoritaire chez les instituteurs et professeurs des écoles, attend du nouveau qu'il tienne les engagements du «candidat-élu» François Hollande. «Il avait annoncé la création de 1.000 postes supplémentaires», rappelle Martine, Derrien, responsable du syndicat dans le Morbihan. Reste à savoir comment ils seront répartis. Pour la seule académie de Rennes, 179 suppressions de postes étaient prévues et le pays compte 20 académies.

Des chiffres «truqués»?

«L'académie de Rennes a une situation particulière», estiment les responsables réunis, hier, à Saint-Brieuc. Selon eux, l'inspection académique et le ministère s'appuient sur des chiffres faussés. «Avec une démographie en augmentation de 60.000 personnes par an, on ne voit pas comment les effectifs pourraient descendre dans les classes. Mais plusieurs centaines d'élèves ne sont plus comptabilisés: ce sont notamment les enfants âgés de 2 à 3 ans et les enfants du voyage». «L'excellence de cette académie a toujours été mise en avant. Mais on arrive à une situation telle que l'on va nécessairement connaître un décrochage», argumente Martine Derrien. Le syndicat estime qu'il y a urgence à rétablir les postes menacés et à relancer la formation initiale et continue des maîtres.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/primaire-le-snuipp-veut-le-retablissement-de-179-postes-08-06-2012-1730138.php

 

Les syndicats d’enseignants attendent des confirmations (OF)
Éducation jeudi 07 juin 2012  
Les représentants du Snuipp des 4 départements bretons : Evelyne Forcioli (35), Guy Barré (29), Armelle Le Coz (29), Jacques Brillet (56), Martine Derrien (56), Marylène Le Maux (22).

Les représentants syndicaux du Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc) des quatre départements bretons se sont réunis jeudi à Saint-Brieuc (22) pour évoquer la rentrée 2012, et les différentes modifications envisagées par le nouveau gouvernement.

 

Pour Martine Derrien (Snuipp 56), « les attentes des enseignants et des parents d’élèves sont très fortes. La création annoncée de 1 000 postes est rassurante, mais la question de la répartition des effectifs est posée ».

 

Dans l’académie de Rennes, 179 suppressions de postes étaient initialement attendues, combien de postes viendront compenser ce déficit ? Les manipulations sur le nombre d’enfants de 2 ans qui disparaissent chaque année des statistiques, sur les secteurs géographiques non représentés, font dire aux syndicalistes qu’environ 8000 élèves de primaire ne sont pas pris en compte dans l’académie.


« Revenir aux effectifs de l’année précédente, ce ne serait même pas un rattrapage suffisant », estime le syndicat. « La Bretagne a besoin de son école, martèle Jacques Brillet (Snuipp 56). Ce n’est pas une région riche, elle ne connaît pas la même tradition industrielle que d’autres régions. C’est bien par l’école que les jeunes Bretons trouveront un avenir ».

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Les-syndicats-d-enseignants-attendent-des-confirmations_40825-2084721_actu.Htm

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg