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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:56

21.05-quebec-montreal-manif-etudiants-930620-REUTERS scalew

 

Pierre Mouterde *

 

En ce printemps 2012, les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas, et chacun n’en croit pas ses yeux à voir les étudiants du Québec résister aux diktats d’un gouvernement buté et désorienté.

 

Unis autour du refus d’une augmentation des droits de scolarité, ils ont même fini, après plus de 100 jours de grève et l’imposition d’une loi liberticide — la loi 78 (1) —, par entraîner dans leur fronde de larges secteurs de la population du Québec : syndicats, groupes populaires, société civile, etc. Du jamais vu : voilà que partout au Québec on prend la rue, on manifeste sa grogne et son mécontentement, et qui plus est, on le fait de manière festive, créative, audacieuse, casseroles à la main. À la manière d’une rébellion impromptue déjouant sondages et pronostics.

Peut-on pourtant en dénouer les fils secrets, ne serait-ce que pour en saisir la véritable portée et la replacer dans le cours de l’histoire récente du Québec, en se donnant au passage quelques clefs pour apprendre à peser sur les événements et faire jouer sa part de liberté ?


C’est le sens de ces quelques lignes : tenter de mettre de l’ordre dans une multitude d’idées et, comme dit le philosophe, essayer d’aider la chouette de Minerve (symbole de la raison) à prendre son envol. Car a priori il y a tout à fait de quoi s’étonner : le Québec n’était-il pas réputé pour sa tolérance, son art du compromis, son souci du consensus, pour sa révolution dite « tranquille » ? Et bien des intellectuels n’avaient-ils pas fini par ranger le peuple québécois dans la catégorie de ceux dont le quotidien est fait « de confort et d’indifférence », peuple défait aux rêves brisés par l’échec de deux référendums (1980-1995) ; écho de cette « fin de l’histoire » dont tant de grands penseurs ne cessent de nous entretenir ? D’où ce véritable coup de tonnerre dans un ciel serein auquel renvoie soudain la rébellion étudiante !


Sur fond de désorientation politique, l’ère du néolibéralisme intégral


Bien sûr pour tenter de saisir ce qui se joue, il faut d’abord pointer du doigt le mode de régulation économique néolibéral qui s’est déployé au Québec surtout à partir des années 1990 ainsi que les conséquences en cascade qu’il a fini par provoquer dans la vie quotidienne de chacun. En sachant cependant que ces nouvelles logiques économiques tendant à libéraliser le marché capitaliste, n’ont pu avoir des effets aussi décisifs que parce que se délitaient au même moment les traditionnelles alternatives politiques du Québec, et d’abord celle proposée par le Parti Québecois (PQ) à travers son projet de souveraineté. Nous laissant, en quelque sorte, orphelins et faisant soudainement basculer le Québec dans une cartographie socio-politique nouvelle ; une cartographie dont nous découvrons avec la grève étudiante du printemps 2012 une série de dimensions inédites.


Car c’est ce qu’incarne Jean Charest (2) pour le Québec : non pas la mise en place du catéchisme néolibéral (Lucien Bouchard et le PQ avaient initié le processus dès 1995), mais son application systématique, alors que bien des Québécois rechignent toujours à le voir appliquer « mur à mur », tant le mode de régulation keynésien — dont le néolibéralisme a pris la place — avait été synonyme avec ses politiques d’éducation et de santé gratuites, ses projets de nationalisation et d’État providence, d’un moment historique et émancipateur fort pour l’identité de tout un peuple.


Sans doute est-ce ce qui explique que ces politiques néolibérales aient mis plus de temps à s’imposer au Québec, poussant ainsi Jean Charest — en docile serviteur des grands lobbies économiques et financiers — à vouloir en accélérer le cours. Bien plus que du côté de son caractère entêté, c’est là où il faut chercher l’origine de son intransigeance : il se pose en porte-parole des élites économiques et financières de la belle province.

 

Et l’essentiel de ses politiques consiste ni plus ni moins à en assurer les intérêts sonnants et trébuchants.

 

D’où les hausses de tarifs pour le citoyen ordinaire (3) si bien mises en œuvre dans le dernier budget Bachand (4). D’où les allègements fiscaux pour les grandes entreprises (5). D’où ces incroyables cadeaux ou facilités accordées aux entreprises privées (6). D’où la promotion aveugle de l’exploitation des gaz de schiste (10), du plan Nord (11), etc. D’où en général ces politiques de laisser faire qui, en supprimant ou réduisant les contrôles étatiques, sont à la source non seulement de potentielles crises économiques récurrentes (voir celle les États-Unis en 2008 ou de l’Europe en 2011/2012), mais aussi de ce retour de la corruption et des scandales de tous acabits.


En n’oubliant pas de rajouter que ces politiques du « tout au marché » n’ont pas eu que des effets économiques.

 

Par la marchandisation généralisée qu’elles tendent à installer, elles minent d’autres domaines de la vie collective, mettant entre parenthèses toute valeur non directement économique : religieuse, éthique politique, etc. Pas étonnant dès lors que le cynisme finisse par s’installer partout et que la politique s’apparente pour tant d’entre nous, sinon à l’art du mensonge, du moins à cet art de la manipulation faisant de la démocratie représentative le simple cache sexe d’une ploutocratie gloutonne et sans vergogne.


Des oppositions aseptisées


Or face à cette déferlante inédite de plaies nouvelles, les traditionnels mouvements sociaux et politiques du Québec (ceux qui par le passé avaient été associés avec tant d’espérance à des volontés de souveraineté et de changement social), ne se sont pas levé, ni même engagé dans des politiques de résistance dignes de ce nom. Au contraire ils ont — chacun à leur manière — choisi de pactiser avec ce nouvel adversaire, en pliant l’échine et en faisant en quelque sorte contre mauvaise fortune, bon cœur.


Résultats : les grands syndicats [CSN, FTQ (9), CSQ], tout en se lançant pour certains d’entre eux dans l’aventure de fonds de solidarité, ont délibérément privilégié les politiques de collaboration avec l’État ou le patronat (songez à la façon dont ont été avalisées les dernières conventions collectives dans la fonction publique en 2010 !). Se situant en tout état de cause fort loin du syndicalisme de combat du passé, si bien symbolisé par la figure de Michel Chartrand  (7).


Quant aux groupes populaires, ils se sont transformé souvent en simples groupes de services, pendant que de son côté le Parti québécois adoptait peu à peu la ligne du social-libéralisme (prônant le néolibéralisme mais en lui accolant un vague volet social), poussant lui aussi aux coupures dans l’éducation et la santé, se pliant aux règles de l'institutionnalité gouvernementale, n’hésitant pas à passer des lois spéciales (comme avec les infirmières en 1999) ou à jouer un double jeu permanent, comme dans le cas actuel des frais de scolarité. De quoi mettre très clairement hors jeu toutes les grandes espérances de changement social et de convivialité que les uns et les autres avaient pu symboliser par le passé.


Une brèche salutaire


C’est ce double phénomène — de déploiement du néolibéralisme et d’endormissement des oppositions — qui a fait dire à tant d’observateurs qu’on se trouvait au Québec devant une société socialement et politiquement bloquée. Une société où dorénavant se mêlent sans vraiment se distinguer, cynisme et individualisme rampant, mais aussi bouffées d’intégrisme et de xénophobie, en même temps que tentent de se faire entendre — mais sans grand succès sur le long terme — des cris de résistance nouveaux : ceux des Indignés, mais aussi des écologistes, ou de divers groupes de citoyens en proie aux menées prédatrices des lobbies économiques.

 

Avec en prime — ce qui fait sans doute toute la différence avec d’autres pays — une formidable crise de la représentation politique incarnée par un gouvernement libéral usé dont tout le monde devine intuitivement qu’il est miné par la corruption et dont pourtant toutes les décisions restent marquées au fer rouge par la suffisance et le mépris, la marque même des puissants de ce monde. De quoi alimenter un sourd malaise collectif et en même une formidable soif de démocratie  


Une fraîcheur démocratique inédite


En fait c’est avec ce malaise que rompt le mouvement étudiant, en dopant soudain l’action collective d’une fraîcheur inédite et en montrant que de véritables pratiques démocratiques sont possibles, expression d’un indéniable renouveau social et politique (« l’extraordinaire réveil d’une génération », dira Jacques Parizeau). Car quelles que soient les nuances qui séparent les fédérations étudiantes, elles se caractérisent néanmoins toutes par une nouvelle manière d’envisager la lutte sociale, en rompant avec nombre des compromis du passé.

 

Plus question d’ententes au sommet ou de directions détachées de leurs bases, plus question de porte-parole lié peu ou prou à « l’establishment » social ou politique. Plus question non plus d’accords bancals faisant le lit du néolibéralisme. Ici avec le gel des droits de scolarité, c’est à un retour au keynésianisme qu’on se réfère. Et en faisant de la rue un espace décisif — cette rue qui fait si peur à Denise Bombardier (8) ! — ainsi qu’en se servant de l’arme des médias sociaux pour contrer le « lobby » médiatique, les étudiants ont montré qu’il était possible de faire de la politique autrement, en dopant la démocratie d’une puissante dimension participative et libertaire : directions paritaires et renouvelées, assemblées souveraines, actions créatives et spontanées nourries par la militance de la base, appels à la solidarité et au bien commun. À l’évidence, c’est ce qui a nourri la lutte des étudiants et les a dotés d’une indéniable légitimité sociale, à l’image de ce slogan/thème de toutes leurs manifestations : « Crions plus fort pour que personne ne nous ignore (…) pour réveiller le Québec qui dort ».


Pour le futur


Il reste que ce mouvement n’a rien à voir avec le Mai 1968 français ou celui des années 1970 au Québec. Car il naît dans une période radicalement différente où l’idéologie néolibérale reste, en ce début de second millénaire, fortement hégémonique et où les oppositions de gauche paraissent encore trop fragiles (en pleine recomposition) pour apparaître comme une alternative sociale et politique à court terme.

 

Les sondages — au-delà mêmes des manipulations auxquels ils donnent lieu — en sont à leur manière la preuve.

 

Sans parler même du fait que le mouvement syndical ait eu tant de peine à se solidariser « dans les faits » avec le mouvement étudiant, en osant par exemple se lancer « ici et maintenant » avec audace dans la bataille de la grève sociale ! Ne l’oublions pas, c’est lorsque les travailleurs ont commencé — par-delà même les appels à la prudence de leurs directions syndicales — à occuper leurs usines et à se mettre en grève que Mai 1968 a fait frémir les puissants d’alors, restant ainsi gravé dans la mémoire historique !


En ce sens ce « printemps érable » 2012 n’est qu’une première brèche que les étudiants ont ouverte pour eux et la société entière, une brèche certes salutaire et pleine de formidables espérances, mais une brèche fragile et qu’il reste à élargir sur le long terme.

 

Car en cette fin de mois de mai, la difficulté qu’il y a à imaginer un scénario de sortie de crise l’indique bien : les rapports de force entre les étudiants d’un côté et le gouvernement de l’autre restent à l’heure actuelle passablement partagés. Certes le gouvernement depuis sa loi scélérate 78 et la levée de boucliers qu’elle a provoquée, se verra sans doute obligé de faire quelques concessions. Mais il compte encore de solides appuis chez les partisans de la loi et l’ordre (à commencer par les grands médias) et surtout peut jouer sur la jeunesse d’une formation politique comme Québec solidaire ainsi que sur la faiblesse et la pusillanimité des traditionnelles oppositions sociales (les syndicats) ou politiques (le PQ).


Sans doute est-ce le trait principal de l’époque que nous vivons : celle d’être une époque de reconfiguration des différentes forces sociales et politiques, elles mêmes en pleine recomposition (d’où d’ailleurs la volatilité des sondages à leur égard !). Et c’est en cela qu’elle est passionnante, ne serait-ce que parce qu’elle montre que rien n’est figé et que le pouvoir des puissants peut vaciller quand enfin on ose ensemble et avec audace s’attaquer à la racine des problèmes contemporains, loin de tous les sectarismes et pesanteurs du passé. C’est ce que nous montrent aujourd’hui les étudiants, ré-ouvrant ainsi l’univers des possibles.

N’est-ce pas ce dont nous avons si ardemment besoin ? ■


Le 28 mai 2012

 

Notes:

 

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1307

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:41

manifestants-hopital-SUD

Santé vendredi 01 juin 2012

Une quarantaine de salariés de la polyclinique Quimper Sud ont fait grève.

C’est une première. Une quarantaine de salariés de la polyclinique Quimper Sud ont manifesté de 14 h à 16 h, ce vendredi, pour dénoncer une dégradation des conditions de travail, à l’appel de Sud santé.


Travail le week-end


Le syndicat vient de créer une section au sein de cet établissement privé qui appartient à la Mutualité française. À l’origine du mécontentement : une modification des plannings des infirmières, aides-soignants et agents. « Certains se retrouvent à travailler jusqu’à minuit et demi, plusieurs soirs par semaine pour 900 € de salaire par mois, affirme Jean-Paul Sénéchal, porte-parole. D’autres ont appris au dernier moment qu’ils devaient désormais être présents le week-end ou plus de douze heures d’affilée. »


La clinique compte près de 200 salariés. Une soixantaine d’entre eux a débrayé. « Beaucoup sont en train de craquer, ajoute Béatrice Kieffer, représentante syndicale de section. Certains subissent des pressions. Ce n’est pas acceptable. »

Une pétition circulera au sein de l’établissement.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-quarantaine-de-salaries-manifestent-a-la-polyclinique-Quimper-Sud_40820-2082817------29232-aud_actu.Htm

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:14

cedric.jpg

30 mai 2012 -

 

Chacun leur tour, les huit candidats pour les législatives dans la 3e circonscription ont répondu aux questions de la rédaction. Aujourd'hui Cédric Cadoret, objecteur de croissance, pour le NPA, Nouveau parti anticapitaliste.


1/Particulière dans son découpage, la 3e circonscription ne correspond pas à un bassin de vie. Avantage et/ou inconvénient?


Il convient de définir ce qu'est un bassin de vie. Un bassin de vie est un «territoire présentant une cohérence géographique, sociale, culturelle et économique, exprimant des besoins homogènes en matière d'activités et de services». Cette définition permet de dire qu'on ne peut classer la 3e circonscription comme telle. Le terme de bassin de vie permet à l'État de classer des zones de telle manière à pouvoir gérer des décisions sur ce territoire. Or les plus à même de décider de la gestion de celui-ci sont les citoyens y vivant. Ainsi, il me semble que dans chaque ville, bourg, village les citoyens doivent décider de leur avenir commun. Évidemment, il ne s'agit pas de s'ostraciser mais bien au contraire de créer du lien social qui nous manque tant.

2/L'économie locale est dominée par l'agriculture et l'agroalimentaire; selon vous est-ce une force ou une faiblesse?


L'agriculture et l'agroalimentaire dans la circonscription représentent entre 40% et 45% du PIB. En tant qu'objecteur de croissance, je ne considère pas l'agriculture productiviste intensive comme une «force» pour la circonscription. L'agro-industrie ne pense ni diététique, ni richesse culturelle. L'agro-industrie fait de l'agrobusiness détruisant l'environnement et nos paysans. Elle préfère voir pousser les royalties plutôt que la biodiversité. De plus, je suis pour une production locale et une consommation locale respectueuse de l'environnement et soucieuse de l'impact social.

3/L'environnement est une préoccupation majeure. Quelles mesures souhaiteriez-vous initier dans ce domaine?


Nous avons comme objectif premier au niveau de l'environnement de cesser la production électronucléaire mortifère et dangereuse. Il faut sortir du modèle capitaliste qui monétarise tout le vivant et l'environnement par l'imposture de la croissance verte.

4/Tout le monde s'accorde sur la nécessité d'achever l'axe Triskell pour désenclaver le Centre-Bretagne. Quelles sont vos ambitions pour ce projet qui traîne en longueur?


En tant que défenseur du développement soutenable, je ne peux être que contre la mise en place de l'axe Triskell. Nous devons cesser le «tout voiture». La raréfaction des énergies fossiles nous oblige à penser à d'autres moyens de transport. En effet, la redynamisation de nos territoires peut passer par la remise en place des voies ferrées existantes.

5/L'ouverture du pôle de santé public-privé de Kério ne masque pas une démographie médicale inquiétante. Pensez-vous qu'il faille légiférer pour palier un désert médical?


D'après un récent sondage fait par l'Ordre national des médecins, les auteurs soulignent que: «les incitations à l'installation en milieu rural ne sont jamais considérées comme un critère à prendre en compte, et sont jugées inefficaces car la question de l'installation de jeunes médecins n'est que partiellement médicale. Elle renvoie à l'évolution des modes de vie et aux problèmes d'aménagement du territoire».

 

Tout est dit. Faut-il rappeler que dans certains pays, on paie le médecin pour ne pas être malade! Les industries pharmaceutiques sont aussi des industries productivistes qui visent à faire du profit sur notre santé. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de légiférer ni de donner plus d'aides. Nous appelons un changement de modèle de société plus humaine où la prévention sanitaire vaudra mieux que la guérison...

6/Quelle place selon vous est-il utile d'accorder à l'enseignement du breton?


L'enseignement du breton doit se faire exclusivement dans le public et cesser les subventions aux privés. Il faut préciser que le breton scolaire est difficilement utilisable auprès de nos anciens...

7/Si vous êtes élu, quel député serez-vous?


Cette question appellerait à une réponse type que je ne vous donnerai pas puisque d'autres l'auront déjà fort bien fait avec flagornerie. Je suis favorable au mandat impératif et révocable. L'initiative doit être au citoyen ainsi que les prises de décisions.

 

http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/cedric-cadoret-nouveau-parti-anticapitaliste-30-05-2012-1720314.php

Candidature. Cédric Cadoret, candidat pour le NPA

Cédric Cadoret, 35 ans, est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste dans la 3 circonscription. Ce natif de Vannes, qui réside à Lignol, est titulaire d’un BTS action commerciale et d’une licence en commerce électronique, obtenus à Orléans. Il a tenu une salle de jeux en réseau durant quatre ans, avant de se lancer dans le dépannage informatique, comme autoentrepreneur.


Aujourd’hui demandeur d’emploi, il se définit comme un « objecteur de croissance ». Cédric Cadoret s’est présenté en 2010 aux élections régionales, sur la liste « Vraiment à gauche ». « Il faut repenser notre façon de produire et de consommer, en tenant compte de l’impact social et environnemental », explique-t-il.

 

http://legislatives2012.ouest-france.fr/actualite/cedric-cadoret-candidat-pour-le-npa-20-05-2012-3174

 


 


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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 12:30

charles-doux

 

Communiqué de presse du NPA Quimper

 

Qui a fait la richesse de la famille Doux, sinon les salariés du groupe et les éleveurs qui le fournissent !

Aujourd’hui, proche du dépôt de bilan, à cause d’une politique d’endettement aventuriste, qui risque en premier lieu d’en faire les frais : les salariés, les intérimaires, voire les éleveurs…

Et la boucle est bouclée.

Quand il s’est agit  de faire de l’argent, Doux s’est envolé pour le Brésil et a réalisé, dans un premier temps, de juteux profits dont les salariés  d’ici n’ont pas perçu le moindre centime…

Aujourd’hui croulant, soi-disant sous les dettes bancaires – mais jusque là le Groupe Doux n’a pas publié ses comptes -, il envisage le dépôt de bilan, quelques solutions pour les éleveurs mais pour les salariés … c’est le silence !

Au fait qu’a-t-il fait des dizaines de millions d’euros de subventions au titre de la PAC !!!

Il faut exiger l’ouverture des livres de compte y compris des filiales comme Père Dodu qui elles sont largement bénéficiaires.

Il faut imposer le maintien de la production sous contrôle public en interdisant les licenciements y compris des intérimaires.

Voila ce que devrait imposer un gouvernement réellement au service des salariés et des couches populaires.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 12:22

 


 par E_varlin

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 12:15
tean-2-sommet social365.jpg

Mardi 29 mai, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, recevait l’ensemble des « partenaires sociaux » afin de préparer la grande conférence sociale d’avant la mi-juillet.

Dans une tribune commune parue dans l’Express, Luc Bérille de l’Unsa et François Chérèque de la CFDT, soulignent la nécessité de « réformes structurelles et estiment qu’il faut y impliquer tous les acteurs de la société et renforcer la responsabilité des partenaires sociaux...

 

L’inscription de leur rôle dans la Constitution n’est pas seulement un acte de reconnaissance formelle, elle fait du respect de leur autonomie et de la négociation collective les leviers essentiels de la complémentarité entre démocratie sociale et démocratie politique ». Ils estiment que l’agenda social doit intégrer notamment la « rénovation du marché du travail et la sécurisation des parcours professionnels et appellent à la poursuite sans délai des négociations ouvertes entre partenaires sociaux sur la vie au travail, le rôle des représentants du personnel, la répartition de la valeur ajoutée, la sauvegarde de l’emploi ».


La CGT s’apprête à faire des propositions notamment pour multiplier par cinq les financements du chômage partiel, renforcer les droits des salariés dans les conseils d’administration, mettre en place un système d’aide à la reprise d’entreprises en difficulté et restructurer l’appareil industriel pour répondre au plan de transition énergétique promis par le président.


De son côté, le Medef veut bien discuter de tout à condition de ne pas augmenter les « charges » qui pèsent sur les entreprises. Cela vaut tant pour le Smic que pour les retraites.

Inscrire le dialogue social dans la Constitution


Le programme de François Hollande prévoit de modifier la Constitution afin que soit garanti le principe d’une concertation des partenaires sociaux avant toute loi les concernant.


La politique de dialogue social que souhaitent mettre en œuvre Hollande et Ayrault est à double détente. Dans l’immédiat il s’agit de convaincre les organisations syndicales que les mesurettes envisagées sur le Smic et les retraites sont tout ce qu’il est possible de faire avec les difficultés économiques du pays dans la situation laissée par la droite.


Les exigences portées par les confédérations sont tellement insignifiantes et inaudibles que cela risque fort de ne pas être difficile. Pour la CFDT, les 1 700 euros pour le Smic seraient « inatteignables », les gesticulations de FO ne trompent personne et la CGT semble paralysée par les problèmes de succession de Bernard Thibault.


Mais, derrière ces escarmouches de début de mandat présidentiel et avant le résultat des élections législatives, se profile une stratégie plus globale de développement d’un « dialogue social » à l’allemande dans lequel toute grève, toute lutte doit être précédée d’une phase de négociation, de concertation afin d’éviter des mobilisations dont l’évolution pourrait être difficile à maîtriser. Les mobilisations de l’automne 1995, celle contre le CIP, restent dans les mémoires des dirigeants politiques et syndicaux et les incitent à construire des cadres de négociations globaux et durables.

Pour légitimer les reculs sociaux


Cependant les enjeux de la situation actuelle de crise sont d’une autre ampleur. Il n’est pas évident qu’en France les travailleurEs acceptent les reculs sociaux négociés en Allemagne ou en Espagne, ou ceux que le patronat tente d’imposer en Italie. Dans ce dernier pays, l’offensive de Marchionne à la Fiat a mis en difficulté la Fiom et la CGIL qui ont refusé de cautionner les reculs sociaux liés au maintien de la représentativité dans l’entreprise mais n’ont pas tenté une mobilisation des travailleurs pour refuser ce double chantage.

 

La direction de la CGT avait dans un premier temps su trouver des compromis avec Sarkozy sur les régimes spéciaux et la représentativité.

 

Mais elle a pu mesurer, à l’occasion de la bataille sur les retraites, la difficulté à conjuguer la pression limitée aux manifestations de rue avec la volonté de la bourgeoisie d’imposer des reculs sociaux importants. L’engagement de nombreux responsables CGT, FSU et Solidaires dans le soutien à Mélenchon, partisan du changement par les urnes, risque fort d’ajouter à la confusion et à l’attentisme plutôt que d’aider au développement des luttes notamment contre les licenciements et fermetures d’usines.


Robert Pelletier

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 11:33
Louis Lepron | Journaliste

Une salle d’audience d’un tribunal du Caire en 2008. Premier procès, en Egypte, pour harcèlement sexuel. La plaignante, Noha Rushdi, se fait moquer par l’avocat de la défense.

Mohamed Diab était présent :

« C’est à ce moment là que j’ai décidé de réaliser “Les Femmes du bus 678”. Pour que cet avocat comprenne ce que vivent les femmes. »

Elles seront trois à incarner « les » femmes d’Egypte :

  • Fayza des quartiers populaires,
  • Seba la bourgeoise ;
  • Nelly, tête brûlée.

Toutes les trois victimes d’une agression sexuelle.

Bande-Annonce « Les femmes du bus 678 »

Film réalisé par Mohamed Diab

Un cercle vicieux

En Egypte, les harcèlements sexuels concernent 83% des Egyptiennes, et 98% des femmes étrangères de passage.

Le scénariste égyptien s’est inspiré des groupes thérapeutiques qui réunissent des femmes ayant été attaquées.

« Même si cela m’a pris des années pour récupérer des informations, les femmes avec qui j’ai parlé se sont ouvertes progressivement. “

Selon lui, un cercle vicieux caractérise la société égyptienne :

  • les hommes n’ont pas conscience de la gravité de leurs actes ;
  • honteuses, les femmes n’iront jamais avouer avoir été agressées ou violées ;
  • les frères ou maris, s’ils apprenaient une telle chose, se sentiraient comme des ‘sous-hommes’.

Il précise :

‘Dans Les Femmes du bus 678’, chaque mot, chaque phrase, a déjà été prononcé.”

Extrait de “Les femmes du bus 678”

Film réalisé par Mohamed Biad

Place Tahrir, l’agression d’une journaliste

A sa sortie dans les salles égyptiennes, “Les Femmes du bus 678” fait beaucoup parler de lui. Les femmes savent que le film dépeint une vérité ; les hommes, pour la plupart, n’y voient qu’une fiction de plus.

Un mois plus tard éclate la révolution égyptienne. Mohamed Diab, alors en promotion pour son film, sera l’une des premières personnalités à soutenir le mouvement.

Mais il perçoit une confrontation abstraite entre deux Egypte :

“Les Egyptiens présents lors des dix-huit premiers jours étaient les plus braves car ils pensaient que la police allait les tuer. Avec le courage d’affronter la mort, ils ont fait ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Aucune femme, alors qu’on était serrés comme des sardines, n’a été abusée.”

Le réalisateur parle de la “nouvelle Egypte”. La “vielle”, elle, arrive place Tahrir le 11 février, quelques heures après le départ de Hosni Moubarak : des femmes se font violer, notamment une journaliste d’ABC, une histoire reprise dans le monde entier.

Extrait de “Les femmes du bus 678”

Film réalisé par Mohamed Diab

 

“Un fondement culturel, propre à l’Egypte”

Mohamed Diab en est conscient : le procès auquel il a assisté en 2008, comme son film, ne sont que des étapes vers un changement en profondeur des mentalités.

“Des femmes m’ont affirmé qu’elles ne se laisseraient plus faire ; des hommes m’ont affirmé qu’ils avaient pris conscience.”

Mohamed Diab a confiance dans la nature humaine : pour lui, les hommes ne sont pas mauvais, ils ont simplement, en tête, “de mauvaises images, des clichés”.

Mais il en veut aux médias occidentaux qui font le lien entre les agressions sexuelles et la religion musulmane :

“Ce phénomène arrive aussi en Inde et au Mexique, des pays non-musulmans. Cela s’explique par exemple par la pauvreté ou la densité de population, très forte au Caire. Ce n’est pas un fondement religieux mais un fondement culturel, propre à l’Egypte.”

 

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/05/30/les-femmes-du-bus-678-contre-les-cliches-des-egyptiens-232208

 


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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 11:01

Par Nolwenn Weiler (1er juin 2012)


En se disant davantage préoccupée par les conditions déplorables de scolarisation des enfants nigériens que par la brutale austérité qui frappe les Grecs, Christine Lagarde a soulevé l’indignation.

 

Mais le mépris avec lequel la directrice générale du FMI considère la Grèce vaut aussi pour le Niger : deuxième pays le plus pauvre du monde, embourbé depuis vingt ans dans une situation désastreuse à cause des plans d’ajustement structurels, qui y ont notamment détruit l’école publique.

 

Interrogée par un journaliste du Guardian, la directrice générale du Fond monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a affirmé que « les Grecs devraient commencer par s’entraider mutuellement », et ce en « payant tous leurs impôts ».

 

Les femmes doivent accoucher sans sage-femme ?

 

Les malades n’ont plus accès aux médicaments vitaux ? Les personnes âgées meurent faute de soins ? La faute aux Grecs. « Je pense davantage aux enfants dans une école d’un petit village du Niger, qui ont deux heures d’école par jour, partageant une chaise pour trois (…). Je pense qu’ils ont besoin de davantage d’aide que les gens d’Athènes », compare l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances. Comme quoi, les Européens ne devraient pas trop se plaindre. Christine Lagarde oublie de préciser que si les enfants du Niger ont bien du mal à être scolarisés, c’est aussi à cause de l’institution qu’elle dirige.


En décembre 2011, Christine Lagarde a honoré le Niger de sa première visite sur le continent africain. Reçue en grande pompe, la directrice du FMI a tenu à se rendre au chevet d’un pays où une personne sur trois vit dans l’insécurité alimentaire, ce qui n’aide pas non plus à bien suivre en classe. Lors de sa mini-tournée hors de la capitale, elle a même assuré que le FMI « n’est pas seulement une institution désincarnée qui prescrit des mesures d’austérité à travers le monde ». Il est aussi « très sensible aux particularités » de chaque pays. Charmante marque de générosité.


Quand le FMI taille dans le budget de l’Éducation nationale


L’une des particularités du Niger est qu’il est l’un des États les plus mal classés en termes de développement humain [1]. 61 % des habitants y survivent avec moins d’un dollar par jour, un enfant sur cinq meurt avant l’âge de 5 ans, principalement de maladies évitables et de la malnutrition. La faible scolarisation, particulièrement des filles, contribue au taux de 85 % d’analphabétisme du Niger. Selon l’Unicef, « la précarité des moyens d’existence des femmes a de graves conséquences sur l’accès des enfants à l’éducation, et sur l’abandon et la traite des enfants ». Point commun entre la misère au Niger et l’austérité en Grèce ? Le FMI.


Le budget 2012 du Niger a été sévèrement taillé… sur ordre du FMI. « De 2,2 milliards d’euros [2], le budget a été ramené à 1,9 milliard [3] avec des coupes substantielles dans les secteurs sociaux, qui concentrent les deux tiers des montants supprimés », informe le le Réseau national dette et développement (RNDD). Le budget le plus amputé ? Celui de l’Éducation nationale, avec 73 millions d’euros (48 milliards de francs CFA) de moins que prévu. L’Agriculture, la Santé et l’Enseignement supérieur sont aussi privés de moyens.


Des enseignants qui ne sont plus payés


Des choix budgétaires arbitrés en contradiction avec les engagements du président nigérien, Mahamadou Issoufou, et de son gouvernement, selon le Réseau national dette et développement. L’ONG appelle les parlementaires nigériens à refuser le diktat du FMI et le gouvernement à plus de responsabilités, rappelant que « les prêts consentis par les institutions internationales ne feront que faire flamber le service de la dette, qui est un frein à tout développement ». Cela fait plus d’une décennie que le Niger agonise, en partie à cause des plans d’ajustement élaborés à Washington.

 

Et concoctent un « Plan décennal de développement de l’éducation ».

 

Ce plan envisage le recours massif aux enseignants au statut précaire, les « volontaires et contractuels ». Lesquels représentent, en 2012, 80 % des effectifs. Censés être pris en charge par les collectivités régionales et les communautés de base, dans un souci de décentralisation, ces enseignants sont en fait de moins en moins nombreux… Puisque personne ne peut les payer ! Les réformes imposées par le FMI ont aussi encouragé la réduction du nombre d’heures de classe, la limitation des attributions de bourses, et la baisse du taux de scolarisation. « Une parfaite illustration des dérives auxquelles peuvent conduire des politiques d’inspiration néolibérale », commentait en 2004, Mamane Sani Adamou, figure altermondialiste locale [5].


L’économie nigérienne déstructurée par le FMI


Autre beau programme d’émancipation de la pauvreté imaginé par le FMI : le plan triennal au titre de la « facilité de réduction de la pauvreté et de croissance » (sic). Signé en 2000 en échange de nouveaux prêts, il a déstabilisé la fragile économie nigérienne en lui imposant la suppression de barrières douanières, la baisse de taxes à l’importation et la privatisation d’entreprises publiques. C’est ainsi que Vivendi (désormais Veolia environnement) a récupéré la société nationale de gestion de l’eau.


Autre obligation criminelle : celle de supprimer son office national vétérinaire pour pouvoir rééchelonner sa dette. Incapables de payer les prix demandés par les entreprises privées pour les vaccins, les médicaments, ou les vitamines, les nomades et les paysans ont vu leurs bêtes dépérir. Alors que le cheptel de 20 millions de bovins, d’ovins et de chameaux était une des richesses principales du pays, la liquidation des réserves alimentaires imposée par le FMI a accéléré le rythme des famines.


Pour trouver de quoi payer des chaises aux enfants qui peuvent se rendre à l’école, le Niger pourrait augmenter la redevance que paie Areva, qui exploite ses ressources en uranium (dont le Niger est le 3ème producteur mondial), ou la multinationale chinoise China National Petroleum qui s’y implante. Qu’en pense Christine Lagarde, dont le salaire pourrait permettre de rémunérer plusieurs dizaines d’instituteurs nigériens, à défaut d’être imposable ?


Nolwenn Weiler

Notes

[1] Un indicateur élaboré par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

[2] 1 425 milliards de francs CFA

[3] 1 256 milliards de francs CFA

[4] Président d’honneur des semaines sociales de France…

[5] Secrétaire général de l’Organisation pour la démocratie nouvelle et membre fondateur de l’association Alternative espaces citoyens.

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    1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 10:54

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    Par Sophie Chapelle (1er juin 2012)


    L’état d’urgence a été décrété depuis le 27 mai dans le sud-est du Pérou, à la suite du mouvement social déclenché contre le groupe suisse minier Xstrata.

     

    De violents heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont fait quatre morts et plusieurs blessés. Les autorités régionales d’Espinar accusent la multinationale de polluer deux cours d’eau, les fleuves Salado et Cañipa, proches de la mine de Tintaya, et exigent une étude environnementale.

     

    En réponse, le président Ollanta Humala a décrété l’état d’urgence, ce qui suspend pendant trente jours les garanties constitutionnelles concernant la liberté et la sécurité des personnes, ainsi que la liberté de réunion et de circulation dans le territoire. Une décision perçue par l’ONG Tierra y Libertad comme une façon de criminaliser le mouvement de protestation.


    Xstrata, qui détient quatre mines de cuivre au Pérou, n’en est pas à sa première controverse.

     

    Le géant minier, qui prévoit de fusionner avec la multinationale suisse Glencore (lire notre enquête), partage avec elle les accusations de pollution de l’environnement, de violation des droits humains, de travail des enfants, d’expropriations forcées, d’appel à des milices armées pour protéger leurs sites.


    Xstrata et Glencore sont également accusées par les associations locales d’être installées en Suisse « pour optimiser leurs impôts » (sic). Selon les projections, les revenus combinés de Glencore et de Xstrata devraient s’élever à 209 milliards de dollars, et générer des bénéfices de l’ordre de 16,2 milliards de dollars. Le groupe rejoindra le club des grands groupes miniers comme Vale et Rio Tinto. Aucun doute que la rémunération des actionnaires du groupe sera bien supérieure à ce que l’entreprise versera à ses employés.

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    1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 10:34

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     MRAP
    jeudi 31 mai 2012 -

    Un tribunal turc vient de condamner la députée kurde Leyla Zana à 10 années d’emprisonnement au motif des discours qu’elle a prononcés dont un au sein du Parlement européen.

     

    Elle est également accusée de « propagande pour le parti du peuple kurde (PKK) ».


    Le MRAP rappelle que Leyla Zana qui a déjà passé 10 années en prison (de 1994 à 2004), a reçu le prix Andrei Sakharov pour les droits de l’Homme et a été nominée deux fois pour le prix Nobel de la paix.


    Le MRAP s’indigne de cette nouvelle condamnation d ‘une femme qui a toujours lutté pacifiquement pour les droits légitimes du peuple kurde. Elle s’inscrit dans la politique de répression du peuple kurde : des milliers d’arrestations parmi lesquelles des élus, des avocats, des journalistes, des femmes, des enfants.


    La France et le Parlement européen se doivent d’intervenir pour exiger la libération de Leyla Zana et des prisonniers politiques kurdes et turcs.

     

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