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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:40

Les-marques

 

Au moment où les scores du Front national augmentent particulièrement dans les zones périurbaines, la lecture de ce livre donne quelques clés intéressantes.


Pour l’auteur, ces zones pavillonnaires vont de pair avec une idéologie aussi bien individualiste, hygiéniste que sécuritaire, conséquence de l’organisation de l’espace tel qu’elle existe dans ces lotissements.


Des rues perpendiculaires, un espace quadrillés pas des ronds-points qui se suivent sans fin mais sont toujours fleuris quand ils ne recueillent pas l’œuvre de l’artiste local, des maisons à coûts plus que serrés pour rentrer dans le petit budget des acquéreurs, construites avec des matériaux de qualité médiocre qui se dégradent bien plus rapidement que le remboursement du crédit, l’omniprésence de la voiture sans laquelle rien n’est accessible, les services publics en berne...


Parfois, il reste un centre-ville qui se résume souvent à une rue piétonne dans laquelle les boutiques appartiennent à de grandes chaînes nationales ou internationales. On y trouve également un marché pour faire authentique, mais les courses se font nécessairement dans les hypermarchés où l’on déambule de rayon en rayon sur fond de musique d’ascenseur.


Dans les lotissements, le lien social est inexistant, les murs entourent les pavillons et chacun reste chez soi. Mais les habitants veulent rester en bonne santé et pour cela n’hésitent pas à s’inscrire à un club de gym...


L’essai donne une vision assez précise de ces fameuses zones périurbaines et de leurs habitants. Il a toutefois tendance à présenter ces derniers comme des « cerveaux disponibles » prêts à gober sans aucune remise en cause toute l’idéologie libérale sur les « classes moyennes », ce qui peut donner un certain sentiment de malaise...


Dominique Angelini

 

En savoir plus sur France Culture:

 

 

 


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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:35

laposte

 

Poste mortem, de Jean-Jacques Reboux, relate les déboires d’une employée de La Poste. Sorti en 2000, ce roman est toujours d’actualité.

La poste : ses voitures jaunes, ses facteurs à vélo, ses guichets, ses files d’attente, ses grèves et Olivier Besancenot, bien sûr.

 

Elle fait partie de notre quotidien, la poste. Mais pour Simone Dubois, quinquagénaire dynamique, La Poste, c’est la Peste ! Et elle n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de dézinguer la boîte, ses chefs comme ses collègues et de raconter les entourloupes et petites combines qui font tout le charme du quotidien.

 

Elle n’y va pas par quatre chemins, la Simone : « J’ai eu des cours de formation avec des monitrices pète-sec. Elles disaient qu’on rentrait dans une grande famille, qu’il y avait des tas d’activités à la Peste, qu’il fallait se serrer les coudes et tout ça.

 

T’as vu la gueule de la grande famille, à présent, plus de concours, les cédédés, les contractuels, et les têtes d’œuf des OM qui te font chier avec leurs produits financiers ! »

 

Quand elle cause syndicat, c’est dans la même veine : « Renée elle arrêtait pas de s’engueuler avec les traîtres de la CFDT qu’ont voté la réforme pour faite plaisir aux socialos, alors ceux-là elle peut pas les encadrer, c’est comme la dinde Notat ! […]

 

Remarque, la mère Notat, elle a pas intérêt à mettre les pieds aux Chèques, vu que la CFDT elle s’est fait bouffer tout cru par SUD, ils sont tous à moitié trotskystes à SUD, alors elle crâne pas, la mère Notat, c’est pas comme quand elle serre la louche à Juppé ! »

 

Par petites touches et à coups de marteau, Simone nous dévoile le quotidien des salariéEs, en particulier aux Chèques postaux : les jeux, les engueulades, les amitiés, les chefaillons… Simone a l’air d’avoir un bon coup sur la cafetière, entre chroniqueuse du quotidien et mythomane sévèrement agitée du bocal. Mais c’est ce qui fait du roman une réussite, un mélange du Couperet de Westlake et des Tontons flingueurs aux PTT !

 

Et ce qui donne un tour plutôt cocasse à l’ensemble, c’est que Simone, tout au long du roman, tient en respect son ministre de tutelle, ligoté sur une chaise et enfumé comme un renard à coup de pétards. On vous dévoile le truc : c’est DSK, sans déconner ! Ficelé comme une volaille, à la merci de Simone, croqueuse d’hommes qui lui raconte toutes ses aventures et menace de la corriger.

 

Tout ceci, avec l’actualité que l’on connaît, à La Poste comme pour DSK, donne à cette lecture un aspect jubilatoire qui se finit en apothéose sur une action du Glapo, le « Groupe de libération anarchiste de La Poste », qui réclame pêle-mêle le rétablissement du ministère des PTT, la fin des CDD et la légalisation du cannabis, avec l’appui de DSK ! Chronique de la Peste, polar déjanté et charge contre les années Jospin contaminées par la peste sociale-libérale, ce roman n’a pas pris une ride : ça défouraille à tout va et ça fait du bien !


Henri Clément

Poste mortem, Jean-Jacques Reboux, Folio Policier, Gallimard, 2000, 8, 60 euros

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:13

 

Cannes : Ken Loach et les cinéastes politiques bousculent le Festival (Rue 89)

Olivier De Bruyn

Journaliste
Publié le 22/05/2012 à 19h19

(De Cannes) Avec « La Part des anges », présenté ce mardi en compétition, l’inusable Ken Loach signe une comédie sociale offensive. Un film nerveux qui témoigne de la rude réalité de l’époque, comme beaucoup d’autres cette année à Cannes…

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:55

capitalisme-vert

23 mai

 

Pour l’unité et la mobilisation des peuples

pour la vie et les biens communs, la justice sociale et environnementale

contre la marchandisation de la nature et l’”économie verte”


A un mois de la conférence des Nations Unies Rio+20, les peuples du monde ne constatent aucunes avancées positives dans le processus de négociation qui se déroule au sein de la conférence officielle. En effet, on ne parle ni du bilan des accords conclus à Rio 92, ni des moyens pour agir sur les causes de la crise. Les discussions se focalisent sur un ensemble de propositions trompeuses appelé “économie verte” et l’instauration d’un nouveau système de gouvernance environnementale international, qui faciliterait leur mise en place.


La véritable cause structurelle des multiples crises du capitalisme, sous ses formes classiques et nouvelles de domination, qui concentre la richesse et produit les inégalités sociales, le chômage, la violence contre le peuple, la criminalisation de ceux qui le dénoncent.

 

Le système de production et de consommation actuel – dont les grandes multinationales, les marchés financiers et les gouvernements sont les garants – produit et accélère le réchauffement et la crise climatique internationale, la faim et la malnutrition, la disparition des forêts et de la diversité biologique et socioculturelle, la pollution chimique, l’épuisement de l’eau potable, la désertification croissante des sols, l’acidification des mers, l’accaparement des terres et la marchandisation de tous les domaines de la vie dans les villes et les campagnes.


L’”économie verte”, contrairement à ce que son nom suggère, n’est qu’une autre étape d’accumulation capitaliste.

 

Rien dans l’”économie verte” ne remet en question ou ne remplace l’économie basée sur l’extraction de combustibles fossiles, ou ses modèles de consommation et de production industrielle. Au contraire cette économie ouvre de nouveaux territoires à l’économie qui exploite les personnes et l’environnement, alimentant ainsi le mythe que la croissance économique infinie est possible.


Le modèle économique qui a échoué, que l’on déguise aujourd’hui en vert, cherche à soumettre tous les cycles vitaux de la nature aux règles du marché et à la domination de la technologie, de la privatisation et de la marchandisation de la nature et de ses fonctions, ainsi que les savoirs traditionnels, en renforçant les marchés financiers spéculatifs grâce aux marchés du carbone, aux services environnementaux, aux compensations pour la biodiversité et au mécanisme REDD+ (Réduction des émissions de CO2 provenant de la déforestation  et de la dégradation forestière).


Les transgéniques, les agro-toxiques, la technologie Terminator, les agro-combustibles, les nanotechnologies, la biologie synthétique, la vie artificielle, la géo-ingénieurie et l’énergie nucléaire, entre autres, sont présentés comme des “solutions technologiques” aux limites naturelles de la planète et aux multiples crises, alors qu’elles ne répondent pas aux véritables causes qui les provoquent.


De plus, on promeut l’expansion du système alimentaire agro-industriel, l’une des causes les plus importantes des crises climatiques, environnementales, économiques et sociales, approfondissant la spéculation sur les aliments, et favorisant les intérêts des multinationales de l’agro-industrie, au détriment de la production locale, paysanne, familiale, des peuples indigènes et des populations autochtones, affectant ainsi la santé de tous.


La stratégie de négociation au sein de la Conférence Rio+20, consiste pour certains gouvernements des pays riches à proposer une régression par rapport aux principes décidés à Rio 92, tels que le principe de responsabilité commune et différenciée, le principe de précaution, le droit à l’information et à la participation. Ils menacent des droits déjà acquis, tels que le droit des peuples indigènes, le droit des populations et nations autochtones et paysannes, le droit à l’eau, les droits des travailleurs et des travailleuses, les droits des migrants, le droit à l’alimentation, au logement, à la ville, les droits des jeunes et des femmes, le droit à la santé en matière de sexualité et de reproduction, à l’éducation et les droits culturels.


On tente d’instaurer lesdits Objectifs de développement durable (ODS) qui seront utilisés pour promouvoir l’”économie verte”, fragilisant encore plus les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), déjà insuffisants.

Le processus officiel propose d’établir des formes de gouvernance environnementale mondiale, qui auraient pour rôle d’administrer et faciliter cette “économie verte”, à travers la Banque Mondiale et d’autres institutions financières publiques ou privées, nationales et internationales, ce qui provoquerait un nouveau cycle d’endettement et d’ajustements structurels déguisés en vert. Il ne peut exister de gouvernance démocratique mondiale sans en finir avec la domination exercée par les multinationales sur les Nations Unies.


Nous refusons ce processus et faisons appel à tous pour venir renforcer les manifestations et les constructions d’alternatives dans le monde entier.


Nous luttons pour un changement radical du modèle actuel de production et de consommation, en renforçant notre droit à nous développer en s’appuyant sur les modèles alternatifs basés sur des réalités multiples vécues par les peuples, réellement démocratiques, respectant les droits humains et collectifs, en harmonie avec la nature et la justice sociale et environnementale.


Nous affirmons la construction collective de nouveaux paradigmes basés sur la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et l’économie solidaire, sur la lutte pour la vie et les biens communs, sur l’affirmation de tous les droits menacés tels que le droit à la terre et au territoire, le droit à la ville, les droits de la nature et des générations futures, et sur l’élimination de toute forme de colonialisme et d’impérialisme.


Nous faisons appel à tous les peuples du monde pour appuyer la lutte du peuple brésilien contre la destruction de l’un des plus importants cadres légaux de protection des forêts (Code Forestier), qui ouvre la porte à une déforestation accrue au profit des intérêts de l’agro-industrie et au renforcement de la monoculture ; appuyer également la lutte contre la mise en place du méga-projet hydraulique de Belo Monte, qui affecte la survie et la vie des peuples de la forêt ainsi que la biodiversité amazonienne.


Nous renouvelons notre invitation à participer au Sommet des Peuples qui aura lieu du 15 au 23 Juin à Rio de Janeiro.

 

C’est une étape importante des luttes mondiales pour la justice sociale et environnementale que nous construisons depuis Rio 92, notamment à partir de Seattle, du FSM, de Cochabamba, où se sont amplifiées les luttes contre l’OMC et l’ALCA, pour la justice climatique et contre le G20. Nous intégrons également les mobilisations de masse et luttes populaires comme Occupy, la lutte des étudiants chiliens, les indignés et le printemps arabe.


Nous faisons appel à tous pour les mobilisations mondiales du 5 juin (Journée internationale de l’environnement), du 18 juin contre le G20 (qui cette fois sera axé sur la “croissance verte”) et du 20 juin pour la marche du Sommet des peuples à Rio de Janeiro et dans le monde entier, pour la justice sociale et environnementale, contre l’”économie verte”, la marchandisation de la vie et de la nature et pour les biens communs et les droits des peuples.


Le Groupe d’articulation international du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale

Rio de Janeiro, 12 mai 2012


Le Groupe d’articulation (GA) international du Comité de facilitation pour la Société civile à Rio+20 (CFSC) au Sommet des peuples est constitué de 35 réseaux, organisations et mouvements sociaux de 13 pays différents. Ses représentants travaillent ensemble au GA national (avec 40 réseaux représentés) pour la coordination méthodologique et politique du Sommet des peuples, événement parallèle et critique de Rio+20, qui réunira des millions de personnes à l’ « Aterro do Flamengo », du 15 au 23 juin.

 

http://www.cadtm.org/Ce-qui-est-en-jeu-a-Rio-20

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:50

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Par Agnès Rousseaux (14 mai 2012)


Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives. Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:47

Par Rédaction (22 mai 2012)


Le gouvernement régional de Madrid tente de fermer trois télévisions associatives locales, pourtant protégées par la loi sur l’audiovisuel. Leur ton dissident, leur clair soutien au mouvement des « Indignés » et leur audience en forte progression ne plaisent pas. Tout en livrant une bataille juridique et politique, les télévisions ont décidé d’émettre à partir d’un lieu tenu secret.

 

L’Athénée Républicain de Vallecas, le quartier historiquement « rebelle » de Madrid, de tradition ouvrière et communiste, est plein à craquer ce mercredi 16 mai à 20 h. Les directeurs respectifs de trois chaînes de télévision locales à but non lucratif – Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV – y ont convoqué une assemblée citoyenne. Le gouvernement régional de Madrid, dirigé par Esperanza Aguirre, affiliée au Parti populaire (PP, droite), vient de prendre la décision de leur interdire d’émettre depuis l’édifice Torre de Valencia, où elles sont hébergées depuis des années. Sur le site de Tele K, une mire « Off line » s’affiche, pour la première fois en dix-neuf ans.


Des concessions pour les amis du pouvoir


Ces télés sont jugées illégales par le gouvernement régional, qui profite d’une faille juridique, les trois télés locales ne bénéficiant plus des concessions administratives ad hoc. Celles-ci ont été attribuées en 2005 par ce même gouvernement, de façon arbitraire. Selon Enrique Riobóo, directeur de Canal 33, le gouvernement régional a favorisé un petit cercle de « pistonnés » proches du pouvoir.


C’est le cas de l’opérateur de TDT Teledifusión Madrid, qui fait partie du « cluster » audiovisuel du réseau Madrid Network. Un « partenariat public-privé » à la mode actuellement, chapeauté par le gouvernement de Madrid, la chambre de commerce et… la Confédération des chefs d’entreprises, clairement opposée aux mouvements pacifistes de contestation. Lors de la répartition des licences, les trois télés « solidaires » sont restées sur la touche pour des raisons encore floues, le secrétaire général du Conseil du gouvernement de la Communauté de Madrid n’ayant pas donné suite à nos demandes d’interview.


Menace de lourdes amendes


Le Sénat espagnol est cependant intervenu en 2007, amendant la loi qui protège les télévisions communautaires existantes, comme c’est le cas avec Tele K, Solidaridad TV et Canal 33. Problème : le précédent gouvernement du PSOE (Parti socialiste espagnol) n’a pas pris la peine de rédiger le décret subordonné à l’application de cette loi avant de quitter le pouvoir. C’est dans cette faille juridique que les conservateurs madrilènes se sont engouffrés pour faire taire les trois télés locales.

S’il y a débat juridique, il n’y a pas de dossier pénal contre les télés locales. Aussi, le gouvernement d’Esperanza Aguirre s’en prend directement à la communauté de propriétaires de la Tour de Valence, l’édifice qui abrite les télévisions, qu’elle menace d’une amende de 30 000 euros par jour si celle-ci s’obstine à héberger les équipements de diffusion des émissions présumées illégales. La date du démantèlement des équipements de diffusion n’a pas été confirmée.


Émettre dans la clandestinité


Puisque le gouvernement local a le pouvoir d’attribuer les concessions, pourquoi ne pas laisser Tele K, Solidaridad TV et Canal 33 déposer une requête pour l’obtenir ? Pour Enrique Riobóo et Paco Pérez (directeur de Tele K), la décision de fermer les télés locales est politique et non technique… « La TNT a été une belle arnaque, s’insurge Enrique Riobóo. Elle était sensée encourager la pluralité des canaux et nous sommes les premières victimes de restrictions arbitraires ! » Depuis l’émergence du mouvement 15-M, le mouvement des Indignés espagnol, l’audience des trois télés locales a augmenté de façon exponentielle.


Leur ton critique envers le gouvernement d’Esperanza Aguirre et leurs images montrant l’ampleur réelle du mécontentement du peuple espagnol semblent avoir attiré les téléspectateurs. « Depuis la Tour de Valence, les télés locales peuvent atteindre pas moins de 6 millions d’auditeurs potentiels », fait remarquer Pedro de Alzaga, directeur adjoint de Cuarto Poder (« Quatrième Pouvoir »), un autre média alternatif espagnol.


Citoyens et donateurs à la rescousse


Harcelés et asphyxiés économiquement, les trois télés locales ont décidé de réagir avec l’appui des mouvements sociaux du 15-M. Tele K et Canal 33 unissent leurs forces et leurs moyens pour continuer à diffuser leurs émissions depuis un lieu gardé secret. Les trois télés s’apprêtent à déposer une requête auprès des tribunaux pour que la Loi générale sur l’audiovisuel qui les protège soit reconnue et que la fermeture des émissions soit annulée. Voilà pour la résistance juridique.


La mobilisation citoyenne est également de mise : l’assemblée de Vallecas appelle à une manifestation pour le 29 mai. Les auditeurs se cotisent pour donner un peu d’oxygène aux équipes audiovisuelles (en 2011, les dons spontanés ont atteint la somme de 38 000 euros). L’autre objectif est de diffuser largement leur lutte auprès du grand public, des groupes parlementaires espagnols, des associations de presse, mais aussi d’organismes européens (les avocats des trois télés locales étudient la possibilité de permettre aux citoyens de déposer une plainte auprès des instances européennes).


Journalistes agressés


Tele K, Canal 33 et Solidaridad TV comptent sur l’appui des réseaux sociaux et celui des indignés de toute la planète pour dénoncer un cas manifeste d’atteinte à la liberté d’expression dans un état européen sensé être « démocratique ». Dans un contexte où les tentatives de censure contre la presse se multiplient.

Mi-mai, le photographe Javier Zurita, de l’agence de presse allemande Laif, a été agressé physiquement par des policiers alors qu’il couvrait un rassemblement à la Puerta del Sol. Javier Bauluz, du magazine on line Periodismo Humano, a été frappé au visage par des policiers alors qu’il couvrait une expulsion de logement. Bienvenue dans l’Europe de l’austérité démocratique !

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:39

Devant le local des ouvriers des métiers à tisser

22 mai 2012 ROUSSET Pierre
 

Habillés d’un grand habit couleur sable, les ouvriers des métiers à tisser emplissent le petit local syndical – tous des hommes ; c’est ici un travail masculin. Nous sommes à Ittehad dans les environs de Karachi, capitale du Sind, principale métropole industrielle et portuaire du Pakistan. Plusieurs des présents viennent d’être libérés sous caution. Leur crime, comme celui de leurs camarades alors encore emprisonnés : avoir voulu constituer un syndicat dans des entreprises qui vivent sous un véritable régime de terreur patronale. Pour cela, ils ont été enlevés par les Rangers (des paramilitaires), torturés, emprisonnés, accusés de racket et déférés devant une juridiction antiterroriste.


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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:29
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21 mai 2012
... Malgré la répression et une loi matraque!

Le Québec traverse une crise sociale majeure. 

 

Depuis trois mois, les étudiants se sont lancés dans une grève qui divise profondément la société. Le gouvernement du Québec, dirigé par les libéraux de Jean Charest et appuyé par les médias de droite, considère que les étudiants doivent payer leur « juste part » et donner davantage pour étudier, dans un contexte de « sous-financement » des universités. Les étudiants, appuyés par les enseignants, les centrales syndicales et de nombreux citoyens, considèrent qu’il s’agit là d’une vision étroite et comptable d’aborder la question l’éducation.


En fait, la grève étudiante a donc ouvert un débat public nettement plus large que sur la seule hausse des droits de scolarité.

 

Cette hausse, qui est passée de 75% à 82% au cours du conflit, étalée sur sept années, va à contresens de l’engagement du Québec à tendre vers la gratuité scolaire, en vertu du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Dans un souci d’équité et préoccupé par l’accessibilité de l’éducation, les étudiants se sont clairement opposés la hausse. Au plus fort du mouvement, 300 000 étudiants étaient en grève.


Cette semaine, le gouvernement libéral a choisi d’imposer une loi d’exception pour que les étudiants retournent en classe.

 

Cette loi est une atteinte directe à la liberté d’expression et d’association, au point où de nombreux juristes ont émis de sérieuses réserves. Elle empêche tout manifestant de bloquer l’accès à une institution d’enseignement et pénalise par des amendes remarquablement élevées toute infraction à la loi. Les pénalités sont encore plus disproportionnées pour les associations étudiantes et syndicats dont les membres contreviendraient à la loi. Cette loi donne à une institution d’enseignement le pouvoir de détruire une association étudiante en lui enlevant unilatéralement le droit de percevoir des cotisations étudiantes. Très floue et arbitraire, elle permet à la police de l’interpréter à sa guise et risque d’entraîner de nombreux abus.


Cette loi inique, improvisée, mal conçue, a été dénoncée la journée même de son adoption, entre autres, par les centrales syndicales, par le barreau du Québec et par plus de 100 000 signataires d’une pétition demandant son annulation. Plutôt que de calmer les esprits, elle risque de multiplier les actions radicales contre un gouvernement incapable d’écouter sa population.


Depuis le début de la grève, le gouvernement de Jean Charest n’a su que jeter de l’huile sur le feu.

 

Pendant deux mois, et malgré une manifestation de plus de 200 000 personnes le 22 mars (ce qui est considérable à l’échelle du Québec), il a refusé de négocier avec les représentants des associations étudiantes. Jean Charest lui-même, Premier ministre, mais aussi ministre de la Jeunesse, n’a jamais rencontré les étudiants !


Pendant ce temps, ses élus entretiennent d’excellents rapports avec les lobbyistes des grandes entreprises.

 

Les libéraux sont empêtrés dans des scandales de collusion avec la mafia et les firmes de génie-conseil, au point où une commission a été créée pour faire la lumière sur ces affaires. Pendant la grève étudiante, les journaux ont même révélé que la ministre de l’Éducation (depuis démissionnaire), qui refusait de négocier avec les étudiants, a rencontré un membre important du crime organisé lors d’un dîner de financement de son parti !


La situation s’est rapidement compliquée lorsque des étudiants ont eu recours à des tribunaux pour obliger les institutions à leur donner les cours auxquels ils auraient droit. Ces injonctions ont mis le feu aux poudres. Dans certaines universités et cégeps (des écoles qui regrouperaient, en France, les étudiants en terminale et en première année d’université), les étudiants en grève ont bloqué le passage, ce qui a justifié des interventions policières brutales, de même que beaucoup de colère et de frustration. C’est entre autres pour assurer ce « droit à l’éducation », rejetant les décisions collectives et démocratiques des associations étudiantes, que le gouvernement a adopté sa loi massue.


Contre la marchandisation de l’éducation


La grève étudiante a le mérite de développer une importante réflexion sur l’éducation et la recherche scientifique, et en même temps, sur la façon de collecter et dépenser l’argent public. Les étudiants ont mené le débat avec une force de conviction appuyée par une argumentation particulièrement solide qui en a surpris plusieurs. Ils dénoncent de façon nette la marchandisation de l’éducation. Plusieurs ont souligné, à juste titre, la convergence de leurs revendications avec celles des indignés et du mouvement altermondialiste.


Résumons leur approche à cinq principes qui ont orienté leurs revendications :

1e principe : pour financer un service public, l’impôt progressif vaut mieux que la tarification. C’est à l’ensemble de la société, qui profite d’une population instruite, de voir au financement de l’éducation, chacun contribuant selon ses revenus.

2e principe : l’université doit gérer de façon responsable l’argent public. Les salaires de plus en plus élevés des hauts cadres, les primes de départ élevées, la publicité des universités mises en concurrence, le maraudage entre universités, les développements immobiliers chers et inappropriés, la recherche au service de l’entreprise privée, tout cela n’a pas à être payé ni par les étudiants, ni par les Québécois et Québécoises. Ce type de dépense a d’ailleurs beaucoup plus à voir avec le fonctionnement d’une entreprise privée que d’une institution d’enseignement.

3e principe : l’université doit se consacrer aux missions qui lui sont propres. Surtout l’enseignement qui semble le grand négligé dans la situation actuelle. L’université doit former des esprits libres et critiques, et non pas de jeunes qui investissent dans leur carrière, comme le souhaitent les recteurs et le gouvernement libéral.

4e principe : l’éducation a la valeur et le coût que l’on choisit collectivement de lui donner. Le gouvernement a essayé de convaincre la population québécoise qu’il fallait ajuster les frais de scolarité à ceux des autres provinces. Comme s’il s’agissait bêtement de suivre la loi de l’offre et de la demande.

5e principe : il faut mettre fin à la spirale de l’endettement. Lier les jeunes en début de carrière à des institutions financières peut être ruineux pour une société. L’endettement est déjà un problème majeur pour les étudiants. Ce n’est pas aux banques riches et prospères auxquelles il faut venir en aide. Mais bien aux jeunes qui commencent dans la vie. Il est aussi fondamental que leur savoir soit varié – donc qu’il ne soit pas seulement lié aux professions payantes qui leur permettront de rembourser.


Émeutes, violence policière et résistance


Aux demandes légitimes des étudiants, soutenues par un important mouvement social, le gouvernement de Jean Charest n’a répondu que par le silence, le mépris, et une loi autoritaire et liberticide. La grève a été ponctuée d’événements violents et d’émeutes, de réactions excessivement brutales de la police. Mais aussi de manifestations enthousiastes et acharnées, souvent plusieurs par jour. À tous les soirs, une marche s’organise dans le centre de Montréal.


Deux émeutes ont soulevé l’attention, la première lors d’un salon du Plan Nord, alors que le Premier ministre se moquait des étudiants devant des gens d’affaires complices prêts à profiter de l’exploitation sauvage et sans contrôle du grand nord québécois ; la seconde à un conseil général du parti libéral, où Jean Charest était présent une fois de plus.

 

Lors de ces deux occasions, et d’autres encore, la police a chargé brutalement, a gazé, poivré, matraqué, tiré des balles de plastiques sur les manifestants sans discernement. Les arrestations arbitraires se sont multipliées. Des manifestants pacifiques ont été gravement blessés. Depuis l’adoption de la loi, ce sombre cérémonial se répète lors des marches nocturnes à Montréal : violence policière, arrestations, affrontements avec les manifestants. Certains croient que le gouvernement de Jean Charest profite de cette violence qui favoriserait sa réélection auprès d’électeurs inquiets devant ce désordre.


Le gouvernement a toujours refusé de parler de « grève étudiante ».

 

Il préfère le terme « boycott », flagrante illustration de l’approche consumériste souhaitée par les libéraux et rejetée par les étudiants. Son attitude suit celle de nombreux gouvernements dans d’autres pays qui, par le processus de Bologne, l’assurance qualité et autres trouvailles du même type, visent à faire de l’éducation un produit achetable et exportable. Ainsi la lutte des étudiants du Québec, qui s’inscrit dans d’autres luttes similaires, comme celle de leurs camarades chiliens, est exemplaire. Elle rejoint celle des gens de tout âge, partout dans le monde, qui défendent en dépit de tout un réel accès à une éducation égalitaire, libérée des diktats des élites financières.


Claude Vaillancourt, ATTAC-Québec

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:15

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 08:45

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Samuel Burlot

Malgré son jeune âge, 43 ans, politiquement parlant, le candidat du NPA n'en est pas à sa première campagne en tant que candidat. Ni même à ses premières législatives puisqu'en 2007, ce chauffeur livreur avait obtenu 4,48% des suffrages. Comme l'ont prouvé les dernières municipales, le NPA peut peser sur un scrutin. Sa suppléante est Catherine Vidale, de Ploufragan.

 

http://saint-brieuc.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/premier-tour-un-siege-et-dix-pretendants-23-05-2012-1712234.php

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Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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