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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 10:39

 

 

Défenseurs de la culture bretonne et communistes!

 

http://br.wikipedia.org/wiki/Breudeur_Morvan

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_Morvan

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:59
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Hollande est élu, le changement est donc pour maintenant. Mais d’après les annonces, il semble que cela ne passera pas par l’abrogation des contre-réformes imposées par Sarkozy.

«Français donnez une majorité au nouveau président, pour réussir le changement ! » Toute la campagne législative du Parti socialiste tient en cette formule. Mais quel changement ?


On pourrait bêtement penser que le changement commencerait par l’abolition de toutes les réformes de Sarkozy… Mais pas du tout ! La TVA sociale sera abrogée, et… ? C’est à peu près tout. Les réformes antisociales de la droite seraient-elles bonnes à prendre, tout compte fait, pour le PS ?


Hollande le confirme : il mènera une politique de rigueur.

 

Même si le PS met en scène toute une comédie de la « croissance » à relancer, à condition de trouver un accord européen en confrontation avec l’Allemagne, présenté comme un Himalaya à gravir. À les entendre, si la montagne accouche d’une souris, il faudra donc applaudir l’héroïque président… qui doit se féliciter du calendrier : le prochain sommet officiel des chefs d’État aura lieu après le deuxième tour des législatives.


Mais pour les gagner, il ne faut pas trop « désespérer Billancourt » et Hénin-Beaumont.

 

Alors que « l’espoir » est reporté à juillet, avec des négociations avec le patronat et les syndicats sur les retraites, et une réforme fiscale limitée, quatre mesures immédiates sont annoncées : la baisse de 30 % des rémunérations du président et des ministres, le droit de partir à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler très tôt (et ont toutes leurs cotisations !), le blocage du prix de l’essence pour trois mois, l’augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire.


Plutôt maigre pour incarner le changement… Surtout que la reculade arrive déjà ! Le prix de l’essence, après avoir atteint des sommets, commence à redescendre un peu... Alors Michel Sapin, possible ministre de l’Économie (au moment où nous bouclons), estime que ce serait ballot de « bloquer des prix qui baissent » !

 

Quant au droit à la retraite à 60 ans, déjà réservé à une partie très minime des travailleurs, il serait encore plus limité que prévu, car les socialistes parlent désormais de trimestres « cotisés » et non pas « validés ». En clair : les périodes de congés maladie, de congé parental, les bonifications pour enfants, les périodes de chômage ne compteraient pas.

 

Ainsi la mesure « coûterait trois fois moins cher », selon Marisol Touraine, possible ministre des Affaires sociales.


La campagne socialiste aura donc la même saveur que celle des présidentielles, fade voire amère, surfant sur la détestation populaire du sarkozysme, et le « légitimisme » d’électeurs voulant donner les moyens de gouverner au nouveau chef… sinon le chaos !


Les traditionnels partenaires de l’ancienne gauche plurielle sont pourtant loin de se rebiffer. À une écrasante majorité le conseil national d’Europe Écologie-Les Verts a voté la demande d’avoir des ministères. Mais lesquels ? Apparemment tout sauf l’économie, et même pas un grand ministère écologiste (qui avalerait la pilule du nucléaire maintenu)… Plutôt des « ministères régaliens » (la Défense alors ?) selon le sénateur vert Jean-Vincent Placé. Les voilà donc enchaînés au char victorieux du PS.

Et le Front de Gauche ?


Il semble étrangement loin le temps où Mélenchon « était la tempête »… Les militants du Front de Gauche se souviennent, heureusement, qu’ils défendent la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1 700 euros, le rejet pur et simple du traité européen d’austérité. Mais les dirigeants du PCF n’excluent pas officiellement d’entrer au gouvernement.

 

Sans doute pas pour réellement y aller… mais ce vague est fait pour montrer, au moins le temps de l’élection, qu’ils sont plus dans la majorité que dans l’opposition.

 

On voit resurgir une foultitude de petits notables, de conseillers régionaux, de vice-présidents de conseils généraux, de présidents de communautés d’agglomération, d’adjoints au maire de tout poil, parfois des « braves gens » (pour parler le Mélenchon) solidaires des luttes de leur coin, souvent des bureaucrates gris muraille de collectivité territoriale. Des candidats qui nous chantent : transformons l’essai pour le changement, portons un fort groupe Front de Gauche à l’Assemblée, qui pèsera pour élaborer de bonnes lois (avec les socialistes ?!).


« Ni dans la majorité ni dans l’opposition » comme le dit Mélenchon. Mais où alors ?


Il faudra bien pourtant résister à l’austérité de gauche, et aller le chercher nous-mêmes, le changement, camarades !


Yann Cézard

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:51
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Le 21 avril, Amine Bentounsi est abattu d’une balle dans le dos par des policiers qui le poursuivaient à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Le 25 avril, le policier auteur du coup de feu mortel est mis en examen pour homicide volontaire par le tribunal de Bobigny.


À l’origine, c’est la procureure de Bobigny, réputée pour être aux ordres du pouvoir, qui fait placer le policier en garde à vue. Elle a ouvert une enquête pour « coup mortel ». C’est donc qu’elle jugeait qu’il y avait des faits sérieux. Le juge a mis en examen le policier en retenant une infraction plus grave : « homicide volontaire ».


On ne peut que se féliciter de ce choix d’incrimination fait par la justice pour cette mise en examen. En effet, le plus souvent, la justice retient la version des policiers – après la mort d’une personne provoquée par une intervention policière. Cela aboutit, quand il y a mise en examen (ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas), à une incrimination qui évite de pointer la responsabilité des policiers.


Aussitôt connue la nouvelle du motif de cette mise en examen, les policiers descendent toutes sirènes hurlantes dans les rues de Bobigny, à Paris sur les Champs-Élysées, à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux et Pau pour dénoncer cette décision, en stigmatisant une fois de plus le tribunal de Bobigny et ses juges laxistes !


Dans le même temps, Nicolas Sarkozy, dans la logique de sa campagne menée sur les thèmes de l’extrême droite, propose d’instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », reprenant ainsi une proposition du programme du Front national.


Cette proposition correspond également à une demande du syndicat Alliance, bien connu pour ses positions proches de l’extrême droite, qui a tout de suite annoncé le lancement d’une pétition parmi les policiers appelant à un « droit à la présomption de légitime défense » afin de « mieux protéger policiers et gendarmes ».


Comme le dit très bien Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature, « c’est stupide, la présomption d’innocence existe déjà, faire une présomption de légitime défense ne changerait rien, c’est d’ailleurs Sarkozy qui avait inventé la présomption de culpabilité par le passé. Soit c’est de la poudre aux yeux, soit il y a quelque chose de plus grave derrière.

 

Si Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre une présomption de légitime défense absolue alors là c’est vraiment nouveau et ça n’existe dans aucune démocratie. Cela signifierait que le policier peut se servir de son arme comme il veut, sans que jamais la justice ne puisse enquêter pour savoir s’il était en situation de légitime défense ou pas. C’est la mise en place d’un permis de tuer. »

La règle c’est l’impunité des policiers


350 personnes, la plupart jeunes et/ou immigrés ont été tués en 30 ans par des policiers, lors de courses-poursuites, d’interpellations musclées ou d’expulsions de sans-papiers.


Les procès des policiers de la plupart des affaires récentes se terminent par un non-lieu ou des peines très légères, voire par un classement sans suite avant même tout procès. Que ce soit pour Hakim Ajimi à Grasse, Ali Ziri à Argenteuil, Luigi Duquenet à Orléans, Lamine Dieng à Paris, Mamadou Maréga à Colombes, Abdelilah El Jabri à Aulnay-sous-Bois…


Par contre, les jeunes qui réagissent à la suite de la mort de jeunes de leur quartier sont eux durement condamnés, le plus souvent en comparution immédiate, et prennent des peines de prison fermes.


Nous ne pouvons qu’être inquiets de la pression des policiers depuis le début de cette affaire, notamment des syndicats de policiers comme Aliance et Synergie.

 

L’extrême droite est implantée chez les policiers, qui dans certains département, notamment le 93, ne font pas mystère de leur sympathie pour le FN. Le livre de Didier Fassin, La Force de l’ordre, est très éclairant sur l’idéologie d’extrême droite et le racisme qui règnent dans certains commissariats.


Hollande est attendu au tournant par les policiers, et faire monter la pression dans la police a pour but certes de protester contre la politique du chiffre et de la RGPP, mais pour beaucoup il s’agit d’un signal au prochain gouvernement : « pas touche à nos pratiques ».


Nous devons continuer à nous battre contre l’impunité de la police, et exiger justice et vérité pour toutes les personnes tuées par la police.


Anne Leclerc

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:09
Caterpillar
17 mai 2012
  

Les luttes contre les fermetures de sites et les licenciements n’ont cessé de troubler la campagne électorale présidentielle.


Non seulement les candidats de gauche ont multiplié les visites aux sites les plus emblématiques, mais Bayrou, Dupont-Aignan et Cheminade ont également été présenter leurs salades plus ou moins nationalistes.

 

Sarkozy et Besson ont de leur côté fait jouer leurs relations et les moyens de l’État pour calmer les travailleurs les plus revendicatifs sur les dossiers les plus emblématiques.

 

C’est ainsi que, à des degrés divers et pour des durées plus ou moins longues, des plans sociaux ou des procédures de fermeture de site ont été reportées ou annulées. Bien sûr pendant que les Arcelor Mittal, PSA, Photowatt, la Fonderie du Poitou et quelques autres semblaient susciter l’intérêt des responsables politiques, des dizaines de milliers de salariéEs perdaient leurs emplois sans le moindre recours, dans des procédures de ruptures conventionnelles, des milliers de licenciements économiques avaient lieu dans le plus grand des silences.


Hollande et ses conseillers en matière d’industrie affirment qu’il n’est pas question de pratiquer la même politique de cas par cas à vocation plus médiatique que de long terme.

 

Une loi permettant aux tribunaux de commerce de chercher un repreneur pour toute société menacée de fermeture et de l’imposer à son propriétaire s’il n’a pas trouvé lui-même d’acheteur serait dans leurs cartons. Cela permettrait de sauvegarder les entreprises rentables mais inscrites dans des restructurations par des groupes internationaux.


Le deuxième axe serait constitué par des systèmes d’aide à l’investissement  : création d’une banque d’investissement, doublement du plafond du Livret de développement durable à côté des dispositifs Oséo ou Fonds national d’amorçage censé venir en aide aux PME.


À l’évidence, ces mesurettes ne sont pas à la hauteur des enjeux économiques et sociaux.

 

Florange, PSA, Petroplus ou Areva mettent à l’ordre du jour l’expropriation des grands secteurs de l’industrie comme l’énergie, l’automobile ou la sidérurgie. Chez Carrefour, SFR, il faut avancer sur la concrétisation de l’interdiction des licenciements. Plus globalement, la prise de contrôle des systèmes financier et bancaire devrait permettre la mise en œuvre de politiques industrielles bâtie sur la satisfaction des besoins sociaux et des impératifs environnementaux.


Dans les semaines qui viennent, la politique de destruction d’emplois va prendre une nouvelle ampleur.

 

De Carrefour à Arcelor en passant par SFR ou Technicolor, des dizaines de milliers d’emplois sont menacés. Plus que sur les vagues promesses de Hollande, c’est sur les mobilisations qu’il faut compter pour empêcher les désastres sociaux annoncés. Les difficultés sont grandes.

 

À General Motors, PSA ou Arcelor, les salariéEs ont conscience de s’être fait balader depuis des mois ou des années par des directions qui prennent le temps de mettre en œuvre leurs plans en limitant les réactions. Un sentiment d’impuissance renforcé par l’inconstance des propositions de mobilisation ou leur prise en charge réelle par les fédérations ou confédérations.

 

Convaincre les collègues de se mobiliser pour leur emploi passe par la nécessité de convaincre que nous ne gagnerons pas boîte par boîte. Pas plus que le changement de société, la préservation de nos emplois ne sera possible par les urnes ou les lois.


La seule voie reste le développement des luttes, leur coordination.

Dans l’urgence.


* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 149 (17/05/12).

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:03

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COMMUNIQUE DE PRESSE


Pla
n algues vertes : une véritable provocation pour l'association Baie de Douarnenez Environnement


Depuis 30 ans, en Baie de Douarnenez, les programmes de lutte contre les marées vertes se sont succédé, sans jamais atteindre leurs objectifs. Voilà un nouveau projet (plan algues vertes) dit de territoire qui atteint un comble d'invraisemblance, puisqu'il annonce pour 2015 une réduction des flux d'azote par la méthanisation, alors que la construction d'un méthaniseur demande au moins trois ans, sans compter le temps de réaliser des études... de "faisabilité" !


La profession agricole vient donc de gagner encore plusieurs années sans aucune réduction des cheptels (800 000 cochons, 20 000 bovins, plus d'1 million de volailles dans les exploitations du bassin versant).

 

Dix millions d'euros vont être dépensés par les pouvoirs publics pour renforcer l'agriculture industrielle, avec des animaux nourris au maïs et au soja américain.

 

Aucun changement des pratiques n'est encouragé (vaches à l'herbe, porcs sur paille). La part faite à l’agriculture biologique, constamment dénigrée, est pour ainsi dire inexistante dans le projet actuel.


Rien ne va donc changer sur nos plages et dans nos campagnes : les marées vertes, la contamination des coquillages, la destruction du bocage. Pour Baie de Douarnenez Environnement, il s'agit une fois de plus d'une occasion manquée.

 

L'association continuera à se mobiliser pour qu'enfin une autre forme d'agriculture qui assure l'emploi des paysans, en respectant l'eau, la terre et les bêtes revoie le jour autour de la Baie de Douarnenez.

 

http://baiedouarnenezenvironnement.over-blog.com/article-plan-algues-vertes-une-provocation-pour-bdze-105394185.html

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:48

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Par Sophie Chapelle (18 mai 2012)


Ce week-end, des milliers de manifestants venus de toute l’Europe envahiront les rues de Francfort, épicentre des marchés financiers européens, pour contester les politiques d’austérité et le futur « Pacte budgétaire ». 

 

Après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les mouvements sociaux tournent leur regard vers les Irlandais qui devront se prononcer sur le Pacte budgétaire par référendum le 31 mai. Face au néolibéralisme des institutions européennes, la riposte transcende les frontières.

 

Lire ici la suite...

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:05
manuel-v.jpg Dessin: Fañch ar Ruz

mercredi 16 mai 2012, par Alain Gresh

 

Non, Manuel Valls, le nouveau ministre de l’intérieur, ne fera sans doute pas de déclaration sur l’inégalité entre les civilisations.

 

Il ne faudrait donc pas lui faire de procès d’intention. Il faudrait se garder de toute caricature.


Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant sur un marché de sa bonne ville d’Evry, le 7 juin 2009, interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »


Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011.

 

Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. Nicolas Sarkozy avait tenté de le débaucher en 2007 et Martine Aubry lui avait écrit une lettre ouverte en juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste. »


Mais Valls a su faire le bon choix : rester au PS tout en combattant tous les principes de la gauche et, finalement, accéder à un poste où il pèsera lourd dans les choix gouvernementaux des prochains mois sur la sécurité, l’immigration, l’islam. Concédons-lui donc le fait qu’il est un habile politicien, mais mettons entre parenthèses l’idée qu’il serait de gauche.


C’est sur le terrain de la sécurité que Valls a voulu se faire un nom, en montrant que la gauche pouvait être aussi répressive, voire plus, que la droite.

 

Il a multiplié les articles et les livres sur le sujet, dont Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment, Paris, 2011). Cet ouvrage rend un hommage appuyé et répété aux forces de l’ordre, sans jamais évoquer les violences policières, les jeunes assassinés dans les quartiers, les procès de policiers qui débouchent toujours sur des non-lieux.

 

En revanche, il est impitoyable avec le terrorisme, ayant été l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti. Et aussi avec les délinquants, ces classes dangereuses dont la bourgeoisie a toujours eu peur. Valls ne regrette-t-il pas, dans son livre, que la gauche n’ait pas assez rendu justice à Clemenceau, l’homme qui n’hésitait pas, entre 1906 et 1908, à faire tirer sur les ouvriers au nom, bien sûr, de l’ordre républicain ?


Lors du soulèvement des banlieues de 2005, il a été l’un des trois députés socialistes à ne pas voter contre la prolongation de l’état d’urgence, une décision qui ramenait la France à l’époque de la guerre d’Algérie. En octobre 1961, s’il avait été ministre de l’intérieur, Valls n’aurait certainement pas hésité à faire appliquer l’ordre républicain à tous ces Algériens qui osaient défier le couvre-feu (lire Sylvie Thénault, « L’état d’urgence (1955-2005). De l’Algérie coloniale à la France contemporaine : destin d’une loi »)…


Pour Valls, la violence dans nos villes « augmente de manière constante » depuis plus de trente ans. Il reprend les arguments de son ami Alain Bauer (lire Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire), l’homme qui a imposé à la gauche comme à la droite le thème de l’insécurité — avec l’aide active du Front national et de Jean-Marie et Marine Le Pen.

 

Conseiller de Sarkozy, Bauer est aussi proche de Manuel Valls car, pour lui, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite (l’économie non plus, sans doute...).

 

Et personne ne sera trop regardant sur les médecines du docteur Bauer, l’homme qui propage la peur dans les villes et en profite pour leur vendre, à travers sa société AB conseils, et à prix d’or, les remèdes à l’insécurité. Un peu comme si un responsable de l’industrie pharmaceutique établissait les prescriptions pour les malades...


Nous ne reviendrons pas ici sur la critique détaillée de ses théories de la sécurité. Laurent Mucchielli, l’un des meilleurs spécialistes de la question et qui est plusieurs fois cité de manière élogieuse par Valls, a un diagnostic ravageur (« La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls », Lemonde.fr, 5 juin 2011).

 

Critiquant Sécurité, la gauche peut tout changer, qui vient alors de sortir, il fait deux remarques :


« La première est que M. Valls n’a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l’avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d’un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n’y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etc. En cela, M. Valls est proche d’un certain terrain politique : celui des plaintes de ses administrés, des courriers de protestation reçus en mairie, des propos entendus en serrant des mains sur le marché le samedi matin ou encore de ce que lui racontent les policiers municipaux de sa ville.

 

Mais il est totalement éloigné de ce que peut-être le diagnostic global d’un problème de société et l’approche impartiale d’une réalité complexe. Telle est sans doute la condition ordinaire d’un responsable politique de haut niveau, dont on imagine l’agenda très rempli. Mais l’on attendrait alors de lui qu’il ait l’intelligence de comprendre les biais et les limites de sa position pour s’entourer de personnes capables de lui donner le diagnostic de base qui fait ici défaut. Encore faut-il toutefois le vouloir et ne pas se satisfaire de ce niveau superficiel d’analyse, au nom d’une posture volontairement très politique pour ne pas dire politicienne. C’est la deuxième hypothèse. »


Voici donc pour la compétence du nouveau ministre de l’intérieur.

 

Par ailleurs, poursuit Mucchielli :


« C’est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d’autres personnalités du parti socialiste. Cette posture, on la retrouve d’abord dans les pages consacrées à une sorte d’éloge de l’ordre comme “socle des libertés” (p. 58), comme on la retrouve à la fin du livre dans l’éloge de « l’autorité » qui serait aujourd’hui « bafouée » et « attaquée de toutes parts » (p. 156-157). De nouveau, c’est exactement aussi la posture qui traverse toutes les lois votées ces dernières années par ses adversaires politiques. »


Valls n’est pas seulement un défenseur de la sécurité, mais aussi un contempteur du communautarisme et un pseudo-partisan de la laïcité (c’est évidemment tout à fait par hasard que les cibles de ses attaques sont les populations des quartiers populaires).


On ne compte plus les exemples de ces attaques contre un soi-disant communautarisme, c’est-à-dire contre les musulmans, de sa volonté d’interdire à un Franprix de ne vendre que des produits halal — aurait-il interdit des magasins qui ne vendraient que des produits casher ? — à l’affaire de la crèche Baby Loup et au licenciement d’une employée qui portait le foulard.

 

Après l’absurde décision de Nicolas Sarkozy d’interdire à des théologiens musulmans d’intervenir au congrès de l’UOIF, il a fait de la surenchère, non seulement en approuvant la décision mais en écrivant :


« Tariq Ramadan, leader européen de l’Internationale des Frères Musulmans, présenté par ailleurs comme un “intellectuel” muni d’un passeport suisse, doit s’exprimer le week-end prochain à Bagnolet. Il propagera les mêmes idées extrémistes que ceux qui ont déjà été interdits de territoire français. »

 

Quelques jours plus tard, le candidat Nicolas Sarkozy à son tour, mettait en doute les qualités d’intellectuel de Tariq Ramadan. Quant à ces déclarations sur les idées « extrémistes » défendues par Ramadan, il devrait plutôt lire ses textes et écouter ses interventions.


On ne peut s’étonner alors que Manuel Valls fasse l’éloge du dernier livre de Hugues Lagrange, qui met en avant l’origine culturelle des immigrés pour expliquer les difficultés de l’intégration — rappelons que le même argument culturel était avancé pour expliquer les difficultés des immigrés juifs d’Europe centrale, italiens ou portugais à s’intégrer dans les années 1930, 1940 ou 1950 (lire Gérard Mauger, « Eternel retour des bandes de jeunes », Le Monde diplomatique, mai 2011). Aucune idée de droite n’est vraiment étrangère à M. Valls.


Une dernière question : Manuel Valls est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens.

 

Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. Que fera le ministre de l’intérieur, alors que plusieurs de ces militants ont été relaxés par la justice, mais que certains restent poursuivis ?


Ajout 17 mai. Voici comment le pourfendeur du communautarisme parle :


« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (vidéo). Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:47

MANIFESTONS LE 19 MAI

Semaine après semaine, la « crise » de la dette publique continue à faire la une des médias en Europe.
Semaine après semaine, les mêmes recettes libérales continuent à être imposées aux peuples par les institutions européennes et des Gouvernements soumis aux oukazes de la finance internationale: la Grèce s'enfonce dans une crise politique sans fond et son peuple subit maintenant les menaces de l'Union Européenne.
En Espagne, au Portugal, les mesures d'austérité se multiplient et rencontrent une résistance croissante de la population.
En Italie, la politique de casse sociale du gouvernement Monti vient d'être citée comme un exemple pour l'Europe par le FMI.
En France même, le récent changement de Président de la République laisse entier la question des réponses à cette crise de la dette.

C'est dans ce contexte que se déroulera , le samedi 19 mai, une mobilisation européenne pour le rejet du, pacte budgétaire et des politiques d'austérité, pour rompre la dépendance des Etats vis à vis des marchés financiers et pour l'annulation des dettes illégitimes.

Le Collectif Cornouaille

pour l'Audit Citoyen de la Dette

appelle à un rassemblement
Samedi 19 Mai 

11 heures
place Terre au Duc

Quimper

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:56

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18 mai 2012 - 

Les marées vertes ont refait leur apparition sur le littoral breton, mais de façon disparate. Le début d'une prolifération massive? Tout dépendra de la météo des prochaines semaines, selon les spécialistes.


Qui va gagner? Les apports de nitrates induits par les fortes pluies de ces dernières semaines? Ou bien l'agitation et la dispersion en mer des algues vertes générées parallèlement par les épisodes de vent et de houle accompagnant les précipitations?

Scénario inédit

Nul ne le sait car le scénario est inédit, vu les conditions climatiques très particulières du début d'année: tout d'abord, un déficit de 60% de précipitations par rapport à la moyenne, en janvier, février et mars et donc des débits de rivières quasiment d'étiage et des eaux côtières calmes et claires; puis, en avril, des chutes d'eau records, deux à trois fois plus importantes que la normale, charriant un bon paquet de nitrates mais aussi des matières en suspension diverses et perturbant fortement le milieu côtier.

 

Et ce, au moment même où les stocks d'algues vertes connaissent une forte progression du fait de l'augmentation de la température et de l'ensoleillement; sans oublier l'effet croissant de l'intensité lumineuse - à l'origine de la photosynthèse - du fait de l'augmentation de la durée du jour et de l'angle solaire. Bref, «difficile de savoir lequel de ces phénomènes assez contradictoires va l'emporter», souligne Sylvain Ballu, ingénieur chercheur au Centre d'étude et de valorisation des algues (Céva) de Pleubian (22).

L'inconnue pour Saint-Brieuc

Seule certitude: les premiers survols de la côte effectués par le Céva, en mars, montraient une présence non négligeable des algues vertes dans les baies de Douarnenez et de La Forêt, près de Concarneau, ainsi que dans la baie de Saint-Michel-en-Grève, sites traditionnellement envahis par les marées vertes. En revanche, les baies de Saint-Brieuc (le site le plus touché en Bretagne, concentrant la moitié des surfaces en algues) et de La Fresnaye, à Fréhel, l'est des Côtes-d'Armor, étaient, toujours en avril, quasiment vierges de toute ulve, y compris, s'agissant de Saint-Brieuc, des algues brunes qui avaient fait leur apparition, l'an passé.

 

«Ce qui confirme bien, explique Sylvain Ballu, l'influence de la présence ou non de stocks résiduels d'algues vertes à l'automne précédent. Ce qui était le cas dans les zones où se manifestent à nouveau les marées vertes aujourd'hui. En tout cas, si le temps se met au beau avec beaucoup de soleil et une mer calme, sans houle, je crains une très forte montée en puissance sur les sites qui sont déjà bien pourvus en ulves. Quant à Saint-Brieuc, c'est l'inconnue la plus totale... Démarrage seulement retardé d'une prolifération d'algues? Ou maintien des algues brunes comme dans la baie de La Fresnaye? La météo des semaines à venir sera décisive».

De nouvelles mesures

Il faudra donc attendre les prochaines observations aériennes (une par mois, d'avril à octobre) pour se faire une idée plus précise de l'évolution du scénario. Mais, en tout état de cause, il est peu probable que le record de 2011, l'année la plus basse en termes de prolifération des algues vertes (*), soit battu, voire même renouvelé.

* 1.600ha cumulés sur avril-octobre, pour une moyenne de 3.000ha/an depuis le début des mesures régulières, en 2002.

  • Hervé Queillé

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/algues-vertes-elles-refont-leur-apparition-18-05-2012-1706739.php

 

Commentaire:

 

Ach! la météo! Gross malheur!

Paysans, FNSEA, FDSEA, lisier, nitrate, keine probleme ! 

Le Drian, Ayrault, lobby porcin, pas de vagues!

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:33

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Bienvenue sur la Lune. Veuillez laissez ce lieu aussi propre que vous l'avez trouvé. Merci à vous.

18 mai 2012 -

 

Jusqu'à la fin de la semaine, plus de 10.000 coureurs, dans le cadre de la course Ar Redadeg, se mobiliseront pour soutenir la langue bretonne. Une langue dont la situation reste précaire malgré tous les efforts accomplis pour la sauvegarder.


Comment va la langue bretonne? Il y a plusieurs réponses à cette question, une plutôt pessimiste et une plutôt optimiste. Donc, au final, une situation contrastée. Si on regarde l'évolution du nombre de locuteurs, on peut évidemment se poser pas mal de questions sur l'avenir de la langue. Il y a 30 ans, ils étaient 600.000, aujourd'hui, ils sont, grosso modo, 200.000. Chaque année, ainsi va la démographie, 15.000 brittophones disparaissent faute de transmission familiale.


14.000 élèves en filière bilingue

Mais dresser un état des lieux de la langue bretonne ne peut se résumer à ces chiffres. Ce serait sans compter avec l'attachement des Bretons à leur langue et la mobilisation que sa sauvegarde suscite régulièrement à travers de multiples actions et manifestations, comme la course Ar Redadeg. Sa sauvegarde passe d'abord par le développement de l'enseignement bilingue. Aujourd'hui, cette filière compte quelque 14.000 élèves.

 

Près de 140 communes sont pourvues d'une ou plusieurs classes bilingues. En quelques années, l'enseignement bilingue a beaucoup progressé. Au début des années 2000, il n'y avait pas plus de 8.000 élèves dans cette filière. Petite inquiétude quand même: depuis deux ou trois ans, on constate un certain ralentissement de cette progression, principalement dû au manque d'enseignants. Malgré les aides financières de la Région octroyées aux étudiants en master, il n'y a pas assez de candidats pour pourvoir tous les postes ouverts par l'académie.

 

Un vrai problème.

 

Les adultes contribuent également, d'une manière significative, à la transmission du breton. Actuellement, on estime à plus de 4.000 ceux qui suivent des cours le soir ou par correspondance. Le progrès le plus important de ces dernières années a sans soute été la percée de la langue bretonne dans le monde de l'entreprise et du travail. Elle n'est plus cantonnée à l'enseignement et au champ culturel. On estime aujourd'hui que plus de 1.000 salariés travaillent en breton.

La promesse de Hollande

Le plan de politique linguistique régionale de 2004 a été, à cet égard, décisif. Les collectivités locales jouent également un rôle important. De plus en plus nombreuses sont les communes qui agissent pour sauvegarder la langue bretonne. 152 villes et onze communautés de communes ou d'agglomérations ont signé la charte Ya d'ar Brezhoneg («Oui à la langue bretonne»).

 

Lors de la campagne électorale présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait proposé «de réfléchir aux propositions très concrètes que l'on pourrait retenir pour sécuriser, une fois pour toutes, la situation des langues régionales». Un an plus tard était introduite une mention selon laquelle «les langues régionales font partie du patrimoine de la France».

 

Une avancée certes intéressante, mais pas décisive. François Hollande a, lui, promis de ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires (*). Avec, à la clé, sans doute, quelques moyens supplémentaires. «Ce serait surtout une reconnaissance officielle et symbolique mais on n'attend pas cela pour agir», souligne-t-on à l'Office de la langue bretonne. C'est d'abord sur le terrain que se joue l'avenir du breton.

* La France a signé mais n'a pas ratifié cette charte.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/langue-bretonne-une-situation-contrastee-18-05-2012-1706729.php

 

Pour aller plus loin:

 

http://www.geobreizh.com/breizh/fra/reportage-breton.asp

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Breton


 


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