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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:19

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 16:18

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:37

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Pour ces élections législatives, le NPA présentera près de 350 candidatEs qui défendront des mesures d’urgence sociales et écologiques en totale indépendance vis-à-vis du PS.

Les élections législatives sont désormais les 3e et 4e tours de l’élection présidentielle. Mais celles de juin 2012 se dérouleront dans un contexte marqué par l’accélération de la crise à l’échelle européenne et par une double urgence, celle de la lutte contre l’austérité et celle du combat contre la montée de l’extrême droite.


Les 350 candidatEs présentéEs ou soutenuEs par le NPA défendront des mesures pour refuser l’austérité, même si elle se nomme désormais rigueur.

 

Les salaires, les retraites, les minima sociaux doivent être augmentés immédiatement de 300 euros et ne pas être inférieurs à 1 700 euros. Pour lutter contre le chômage il faut bien sûr interdire les licenciements mais aussi réduire le temps de travail à 32 heures et embaucher massivement dans les services publics de la santé, l’éducation, le logement, les transports... Débarrassés de Sarkozy, il nous reste maintenant à nous débarrasser de toutes ses contre-réformes et à imposer par exemple la retraite pleine et entière à 60 ans, avec 37, 5 annuités.


Ces réponses à l’urgence sociale sont incompatibles avec le pacte budgétaire européen comme avec le remboursement de la dette publique.

 

Pour empêcher le système financier de continuer de nuire, il n’y a pas d’autre solution que de réquisitionner les banques, de les unifier dans un service public bancaire unique sous le contrôle de leurs salariéEs et de la population. L’urgence sociale n’annule pas, bien au contraire l’urgence écologique, l’urgence de sortir du nucléaire et de lutter contre le réchauffement climatique, l’urgence d’exproprier les grands groupes de l’énergie pour constituer un service public sous contrôle public et social afin de préserver et développer l’emploi, gérer l’énergie comme un bien public accessible à toutes et tous.


Ici comme dans toute l’Europe et singulièrement en Grèce, le rejet des partis qui ont mis en œuvre les politiques d’austérité fait le lit de l’extrême droite.

 

Pour lutter contre la montée du Front national, il faut bien évidemment lutter sans concession contre l’austérité, c’est le sens du bouclier social que nous défendons, il faut aussi ne rien lâcher contre le nationalisme, le racisme et la xénophobie, contre les politiques sécuritaires et liberticides, pour la solidarité internationale et les droits des peuples, contre le sexisme et l’homophobie, pour l’égalité des droits. Nous mettons en avant l’exigence de la régularisation de tous les sans-papiers, du droit de vote pour tous les résidentEs à toutes les élections.


Hollande a été élu président grâce à la puissance du rejet de Sarkozy.

 

Mais ni son discours, ni le programme des candidatEs députéEs socialistes, ni l’exemple des gouvernements socialistes de Grèce ou d’Espagne ne peuvent laisser espérer autre chose qu’une austérité de gauche. Si nous laissons faire, nous savons que cette politique laissera le champ libre à l’extrême droite et à la droite. Marine Le Pen se présente d’ores et déjà comme l’opposition et le recours à droite. La course de vitesse est engagée.

 

Il est indispensable que se construise une opposition de gauche à Hollande, à sa politique, à ceux qui gouverneront avec lui. La campagne pour les législatives est aussi l’occasion de débattre des suites. Les candidatEs présentés ou soutenuEs par le NPA veulent porter à la fois la nécessité de la plus totale indépendance vis-à-vis du gouvernement Hollande parce qu’il est impossible d’allier la défense de mesures d’urgence avec un quelconque soutien à un tel gouvernement ou une telle majorité et la volonté de construire cette opposition de gauche unitaire.


Christine Poupin

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:30

 

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À peine la passation de pouvoir effectuée, Hollande doit rencontrer Merkel dans le cadre de l’Europe et Obama pour l’Otan. Il devra alors décider quelle politique il compte mettre en œuvre.

Cette fois, il n’y aura pas d’état de grâce, les événements se précipitent. Dès avant sa prise de fonction le 15 mai, Hollande a déjà reçu Van Rompuy, le président de l’UE et Juncker, le président de l’Eurogroupe et le soir même du 15 mai, il sera à Berlin avec Merkel.


Puis le 18, il sera à Washington avec Obama, et le 20 à Chicago au sommet de l’Otan. Cela devrait amener des clarifications nécessaires sur la politique, économique et internationale, étroitement liées, que son gouvernement va conduire et permettra de sortir des discours abstraits sur austérité et croissance ainsi que de la comparaison hasardeuse entre l’élection de François Hollande et l’arrivée de Roosevelt et du New Deal.

Règle d’or


Tout le monde sait qu’en Europe l’année 2012 va être très difficile en ce qui concerne la croissance et donc l’emploi et les revenus de la majorité des populations. Par exemple, pour la France, l’Insee a publié le 15 mai la croissance trimestrielle du PIB : +0, 9 % au 1er trimestre 2011, puis +0, 0 +0, 3, +0, 1 et +0, 0 au 1er trimestre 2012. Mais malgré cela, les libéraux qui dirigent l’UE ont sermonné Hollande : une seule politique possible, l’austérité, symbolisée par le pacte budgétaire et la prétendue « règle d’or ».

 

D’abord Merkel, puis la commission, puis le président de la BCE et même celui de la banque centrale allemande, la BundesBank. Ce dernier a argumenté contre les quelques augmentations de dépenses publiques annoncées dans le programme électoral de François Hollande :« combattre les dettes par les dettes, cela ne marche pas », mais on peut lui répondre facilement que « combattre l’austérité par l’austérité, cela ne marche pas non plus », comme on le voit depuis deux ans.

La pression de marchés


Car la crise est loin de s’apaiser. Après l’annulation d’une partie de la dette grecque, les « marchés financiers » maintiennent la pression. Et «on » envisage une sortie de l’euro, ce qui ne serait une solution ni pour la Grèce ni pour l’Europe. Après la Grèce, l’Espagne est maintenant en première ligne. Malgré un gouvernement conservateur qui accentue les programmes d’austérité et malgré les 1 000 milliards accordés par la BCE aux banques européennes (notamment espagnoles), plusieurs de ces dernières sont au bord de la faillite et une vient d’être « nationalisée » (puisqu’elle a subi les plus grosses pertes !).

Luttes contre l’austérité


Face à ces politiques menées par des fanatiques, pour la plupart non élus, de l’austérité et des « réformes », quelles sont les forces disponibles ? Elles s’expriment déjà par les défaites électorales récentes des gouvernements pro-austérité en France et en Grèce, et le recul sévère dimanche 13 mai de la CDU de Merkel en Rhénanie-Westphalie. De même les peuples islandais et irlandais continuent de refuser de payer la crise dans les référendums qui leur sont proposés. Mais les bulletins de vote seront certainement insuffisants s’ils se tournent vers les sociaux-libéraux. Rappelons-nous que dans les années 1980, dans l’Europe des quinze, il y avait douze gouvernements « socialistes » qui ont mis en place les politiques européennes actuelles.


Pour mettre fin à ces politiques d’austérité et imposer l’annulation de la dette publique, la seule façon de gagner, ce sera par les mouvements sociaux et leur convergence. Depuis plus d’un an, les Indignés manifestent en Grèce, en Espagne, en Italie. Il faut que les électeurs de « la gauche de la gauche », notamment en France et en Grèce, se transforment en manifestants. Il faut que le mouvement syndical européen, qui il y a plus d’un an avait produit une belle déclaration antiaustérité, s’engage effectivement dans une vraie bataille. Une première échéance européenne de rassemblement pour cette lutte aura lieu les 18 et 19 mai avec les diverses interventions (conférences et ateliers) contre les politiques d’austérité de la Troïka (UE, FMI, BCE), et surtout une manifestation le samedi 19 mai à Francfort, siège de la BCE (voir Tout est à nous ! du 26 avril et du 10 mai).


Nous sommes les 99 % !


Jacques Cherbourg

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:26
lutte
Communiqué du NPA

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a nommé le gouvernement qui sera en place jusqu'au lendemain des législatives des 10 et 17 juin.

 

Un gouvernement sans surprise qui donne satisfaction aux différentes composantes du PS et aux soutiens de François Hollande dont Europe Ecologie - Les Verts.


«C'est la première fois que nous avons un gouvernement totalement paritaire» se félicite Ayrault. Certes, mais la tonalité ne donne pas une indication de grand changement.

 

Laurent Fabius ancien ministre des finances dans le gouvernement de Lionel Jospin, Manuel Valls, champion de la politique sécuritaire, obtient le ministère de l'Intérieur.

 

À l'économie et aux finances, on retrouve ainsi Pierre Moscovici, ancien vice-président du « Cercle de l'industrie », lobby patronal influent.

 

La baisse annoncée de 30% du salaire des membres du gouvernement ne suffira pas à faire croire à un réel changement sur les questions essentielles, le pouvoir d'achat, les salaires, le chômage, l'austérité, l'Union européenne des capitalistes.

 

Ce nouveau gouvernement continuera la politique de rigueur et d'austérité au nom de la lutte contre les déficits et pour rembourser la dette aux banques privées en se pliant au pacte budgétaire renégocié ou pas.


Le changement ne pourra venir que des mobilisations du monde du travail, de la jeunesse.

 

Le NPA, en continuité de la politique défendue par Philippe Poutou durant la campagne présidentielle, appelle à la plus large unité de toutes les forces de la gauche syndicale et politique pour mettre en échec les mesures d'austérité que la gauche libérale au pouvoir sera amenée à prendre.

 

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-de-nouveaux-ministres-ne-font-pas-le-changement

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 13:02


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Un dossier du Réseau "Sortir du nucléaire"

 

Le Réseau « Sortir du nucléaire » manifeste son soutien à Global Zéro en vue de la réunion de l’OTAN qui aura lieu le 20 mai prochain. Il rappelle l’hypocrisie et la position absurde de la France dans le domaine du nucléaire militaire.

 

 

Lancée en septembre 2008, GLOBAL ZERO est une campagne internationale qui milite pour un désarmement nucléaire global. Elle est aujourd’hui soutenue par plus de 450 000 citoyens à travers le monde dont de nombreuses personnalités issues de l’univers militaire juridique ou politique - parmi lesquels Jimmy Carter, Michael Gorbatchev, Michel Rocard, Paul Quilès…

Global Zéro propose un scénario de sortie progressif et contrôlé du nucléaire militaire en privilégiant la mobilisation des opinions publiques pour faire pression sur les gouvernements.

Le 20 mai prochain se tiendra à Chicago le sommet annuel de l’OTAN. Les gouvernements membres examineront le sort des centaines d’armes américaines encore stationnées en Europe depuis la fin de la guerre froide. Les pays concernés- Belgique,Pays Bas, Italie, Allemagne- demandent le retrait définitif de ces armes tandis que la France s’y oppose. Global Zéro demande aux citoyens d’interpeller François Hollande, le nouveau président de la République française afin que celle-ci approuve enfin le retrait de ces armes.

Aussi le Réseau « Sortir du Nucléaire » apporte son soutien à cette pétition de Global Zéro que nous vous encourageons à signer.

 

- Signer la pétition

Le Réseau « Sortir du nucléaire » rappelle que la France en maintenant et modernisant sa « force de dissuasion atomique » fait preuve d’hypocrisie et d’autisme et ne respecte pas ses obligations internationales :

 

Rappelons qu’en 1992 la France a ratifié le Traité de Non Prolifération (TNP) dont l’article VI fait obligation aux Etats membres détenteurs de l’arme nucléaire de stopper la course aux armements et de s’engager dans un processus de désarmement général. Cette obligation a été rappelée par la Cour Internationale de Justice en 1996.

 

En septembre 2009 le conseil de sécurité de l’ONU- dont les 5 membres sont tous dépositaires de l’arme atomique- adopte à l’unanimité une résolution approuvant des négociations sur l’élaboration d’un traité de désarmement général et total sous un contrôle international strict.

 

En 2010 lors de la dernière conférence d’examen du TNP (voir à ce sujet notre article sur le désarmement nucléaire en 2011) la grande majorité des Etats non détenteurs de l’arme atomique ainsi que la Chine soutenaient le projet de Convention d’élimination des Armes atomiques. Les Etats-Unis, la Grande- Bretagne, la Russie… et la France s’y sont vigoureusement opposés.

 

Et si l’Etat français, sous la pression du mouvement antinucléaire, a arrêté depuis 1996 la production de nouvelles armes atomiques ; l’armée poursuit toujours ses recherches dans le but de perfectionner son arsenal. Le réaménagement de la base de sous-marin de l’île Longue est estimé à 5 milliards d’euros, le remplacement des missiles M51 par les nouveaux M45 est sensé s’achever en 2016 pour un coût total de 6 milliards et le seul laser Mégajoule qui sera opérationnel en 2014 aura coûté près de 3 milliards. Des sommes exorbitantes et indécentes à l’heure des restrictions budgétaires- à titre de comparaison le budget du ministère de la Justice en 2011 s’élevait à 7,14 milliards d’euros- qui seraient plus utiles au maintien des services publics nécessaires aux besoins des citoyens. D’autant que ces sommes n’ont évidemment fait l’objet d’aucun débat public.

 

L’Etat français dévoile ainsi sa volonté politique de garder indéfiniment l’arme atomique en dépit de ses engagements internationaux.

 

Le récent sondage du Mouvement de la Paix en mars 2012 démontre que 81% de la population désire que la France s’engage concrètement vers un désarmement nucléaire total. En opposition avec la société civile les partis majoritaires PS et UMP restent arc-boutés sur la doctrine irrationnelle de la « dissuasion nucléaire comme assurance vie de la nation » alors même que la guerre froide est finie depuis 20 ans. Les armes nucléaires sont dangereuses, coûteuses, immorales et surtout inutiles. Elles ne règlent en rien les problèmes géopolitiques actuels, au contraire elles aggravent l’insécurité mondiale.

 

Le développement de la filière nucléaire est directement issue des recherches effectuées dans le domaine militaire. La « force française de dissuasion » est aujourd’hui rendue possible grâce à l’énergie fournie par nos centrales. Derrière la production de notre électricité se cache le spectre de la bombe atomique. C’est pourquoi il est nécessaire de sortir du nucléaire aussi bien sur le plan civil que militaire.

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire" réitère son soutien à Global Zéro dans son combat pour le retrait des armes atomiques du sol européen. Nous rappelons notre engagement et notre détermination dans la lutte pour l’abolition totale des armes nucléaires.

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 12:38
antarsia
15 mai 2012

La deuxième place de Syriza est la bonne surprise des élections législatives du 6 mai dernier. Cela marque la volonté de la population d’en finir avec les politiques d’austérité.


Il est particulièrement pénible de lire chaque jour dans la presse grecque (ou française  !) que la Grèce se trouve désormais dans une crise plus seulement économique mais aussi politique  : c’est depuis 2009 que le fond de la crise est profondément politique, quand le Pasok a pris le contre-pied total des quelques mesures sociales qu’il avait promises au «  peuple de gauche  » pour être élu contre la droite  !

 

Et il est insupportable de voir aujourd’hui la même presse accuser sur tous les tons la gauche radicale Syriza de bloquer une solution politique «  raisonnable  », qui consisterait à l’inclure dans un gouvernement d’union nationale pour prolonger et donc accentuer la politique de misère que la Troïka claironne être la seule possible  !


Une semaine perdue  ?


Depuis les résultats des élections législatives du 6 mai, le Pasok et le parti de droite ND parlent ouvertement le même langage  : au lieu d’admettre la défaite cinglante des partis de la Troïka et du mémorandum, ils expliquent que le vote des Grecs montre leur volonté de rester dans l’euro et de voir tous les partis collaborer  ! Ils effacent ainsi le message principal, attesté d’ailleurs par les sondages qui montrent cette semaine que seul Syriza progresse dans les intentions de vote.


Deux électeurs sur trois ont rejeté la politique du mémorandum, et c’est bien ce qui inquiète les bureaucrates de Bruxelles  ! Dans les différentes formules pour tenter, pendant la semaine écoulée, de former un gouvernement, tous les messages, relayés par une très grande partie de la presse, ont consisté à rejeter la responsabilité de l’échec d’un accord sur Syriza qui refuserait «  de prendre ses responsabilités  », discours connu en France.

 

Les médias ne s’intéressent qu’à de prochaines élections. Ils ont reçu l’aide d’un groupe issu d’une scission droitière du Synaspismos, Gauche démocratique, dont le dirigeant Kouvelis, mécontent d’avoir vu les suffrages ex-Pasok filer à Syriza, est allé jusqu’à dire qu’il accepterait un gouvernement Pasok-ND… à condition que Syriza y participe  ! La pression de Bruxelles, avec des chantages de plus en plus menaçants, a pour but de former à tout prix un gouvernement issu de ces élections, quitte à étouffer le refus de l’austérité aujourd’hui majoritaire.


De son côté, Alexis Tsipras de Syriza rappelle à juste titre que le message principal des élections est la condamnation massive de la politique d’austérité et qu’il est donc hors de question pour Syriza de trahir le mandat des électeurs, ajoutant que si Kouvelis y tient, le nombre de ses députés lui permet de constituer un gouvernement avec le Pasok et la ND…

 

Globalement, on peut dire que dans un contexte très difficile de cuisine gouvernementale, la direction de Syriza a su répondre, au moins pour les médias. Pourtant, on peut ajouter que face aux interrogations et au désarroi de bien des travailleurEs, Syriza, présent dans les médias par les seuls dirigeants du Synaspismos, ne devrait pas se cantonner au cadre des institutions, mais en appeller au soutien populaire plutôt que de donner de la publicité à un contact avec François Hollande ou avec les dirigeants bureaucratiques des centrales syndicales grecques.

 

Les réponses politiques de gauche sont urgentes, et elles impliquent l’intervention des travailleurs dans le débat public, y compris bien sûr sur la question du gouvernement  ! Même dans une phase d’atonie relative du mouvement social, des possibilités existent, et de toute façon, c’est le seul moyen de barrer la route à un retour autoritaire ou musclé de la droite.


Perspectives à gauche


La gauche se retrouve avant tout dans trois organisations dont l’action unitaire sur quelques thèmes pourrait être déterminante. Pour cela, le point de départ est le dépassement de faiblesses évidentes  : chez Syriza, le flou quant à la question de la dette (pas de remboursement ou échelonnement) est un des exemples du manque de détermination de ce regroupement. Quant au KKE (PC), ses résultats décevants peuvent l’amener à deux attitudes différentes  : crispation sectaire – ce que veut la majorité de sa direction, qui attend l’échec de Syriza pour dire que le KKE avait raison (de ne rien faire  !) – ou compréhension par ses militants (avec fort ancrage ouvrier) que l’unité d’action à gauche est vitale.


Le regroupement anticapitaliste Antarsya n’a pas réussi à obtenir de députés, même s’il a dépassé le seuil des 3 % dans plusieurs villes. Sa direction a rencontré Syriza dans la semaine et l’importance des enjeux est claire pour tout le monde. La question est donc de s’unir sur ce qui fait accord entre ces trois organisations, comme l’annulation des mémorandums par exemple. De plus, un tel travail unitaire est indispensable vis-à-vis des militantEs du KKE. Cependant, au-delà de ces recherches d’actions unitaires entre organisations, l’auto-organisation des travailleurEs sera en dernier lieu déterminante pour les questions de base.


Deux thèmes peuvent être indiqués  : dans le cadre d’une rupture possible avec l’UE, quels liens au mouvement ouvrier européen et quels modes d’organisation de la vie quotidienne (comment étendre et faire durer le «  mouvement des patates  » ?). Quelle action urgente par rapport au groupe nazi qui commence enfin à être démasqué, mais qui, sur la base de sa composition d’un groupe de petites frappes qui a obtenu jusqu’à 23 % dans des bureaux de vote de quartiers d’Athènes habités par les flics, continue à agir en toute impunité contre les immigrés ? Le fait qu’il ait obtenu jusqu’à 6 % dans deux localités équivalant à Oradour-sur-Glane exige une riposte nationale symbolique pour laquelle la gauche doit être à l’initiative  !


Andreas Sartzekis



* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 149 (17/05/12).

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:50

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17 mai 2012 - 

 

Le collectif LGBTH duFinistère a célébré, hier, avec un jour d'avance, laJournée Internationale contre les homophobies. «Pour changer les choses, il faut faire de la politique au sens noble du terme, participer à la vie civile».

«En 2007, le président Sarkozy s'était engagé pour l'union civile. Elle n'a pas été mise en place. En 1999, sous le gouvernement Jospin, le Pacs a vu le jour, malgré un rebours de l'opinion. C'est une preuve de courage politique. Dix ans après, on s'aperçoit que ça a été une mesure éducative». Yoann, Gwenn et Emmanuelle du Collectif LGBTH (*) attendent de François Hollande, qui a promis l'ouverture au mariage et àl'adoption aux couples homosexuels, la concrétisation de cet engagement.

 

«Nous avons beaucoup soutenu sa campagne. Et 63% de la population est favorable au mariage pour tous. Aujourd'hui, localement, nous interpellons les élus et les candidats aux législatives sur cette question. Certains ont répondu. Tous ne l'ont pas fait..., sourit Yoann qui ne donnera pas de noms. Ils ont jusqu'àvendredi... Il est important, pour changer les choses, que nous fassions de la politique au sens noble du terme, en participant à la vie civile. Le statut actuel des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres manque de droits, ce qui en fait des sous-citoyens».

«Femme pas homme»

Emmanuelle, de l'association Rainbow, espère que le combat mené, cette année, devant le tribunal de grande instance de Brest par ses amies, Chloé et Marie, a ouvert les esprits. «Ce qui est indispensable est que Chloé qui est, aujourd'hui, physiologiquement une femme, ait cette reconnaissance au niveau de l'état civil. Que sur ses papiers d'identité, ce soit marqué «femme», pas «homme». Le TGI de Brest ne le lui a pas accordé. La cour d'appel de Rennes, saisie, se prononcera le 25juin».

Des revendications au plan local

Au-delà de la question du mariage et de l'adoption, cette Journée internationale contre les homophobies est aussi symbolique. «Un récent rapport d'étude montre qu'il y a plus de déclarations d'actes homophobes et de plaintes portées devant la justice, que par le passé. Des associations peuvent soutenir les victimes en se portant parties civiles, à condition d'avoir cinq ans d'existence. À Brest, nous avons la chance d'avoir une association en mesure de le faire. Cela avait été prévu dans les statuts de West-Up», indique Yoann, de Divers Genres et cofondateur de West-Up. En soirée, point final de la manifestation, le jeune homme a fait part des revendications du collectif au plan local. «Nous voulons la création d'un centre inter-LGBHT brestois, ouvert à tous, avec un centre d'accueil d'urgence des associations de lutte contre les discriminations. Avec, aussi, un centre de documentation, des locaux associatifs, des permanences de travailleurs sociaux et de psychologues, afin de venir en aide à toute personne se questionnant sur les sexualités».

(*) Le Collectif LGBTH (Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ethétéros), qui a été créé en 2011, réunit quatre associations (Divers Genres, Rainbow, West-Up etAides).

  • Karine Joncqueur

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West-Up : la deuxième génération est en marche

Créée en 2004, dans le milieu étudiant, West-Up est la plus ancienne association brestoise, qui milite en faveur des lesbiennes, gays, transgenres et bisexuels. Laura , hétéro, est un membre actif de la deuxième génération.


«Voilà, je vais être cataloguée "Goudou", rigole Laura, jeune femme aux boucles rousses lumineuses, qui vient de poser pour la photo. Mais je suis hétéro. Je milite pour West-Up parce que ma mère m'a élevée dans l'idée qu'une femme pouvait être amoureuse d'une femme et qu'un homme pouvait être avec un homme. Que ça existait. «Pour moi, c'est naturel. Ça a toujours fait partie de mon éducation et j'ai du mal à comprendre pourquoi ça pose souci à certains. J'ai une amie qui est lesbienne. Elle fait sa vie de son côté. Elle est amoureuse. Ça reste de l'amour. On ne dit pas à quelqu'un "Oh,t'es amoureux d'un gros oud'une rousse"».

«Quand c'est chez soi ça reste compliqué»

Nathalie, 22 ans, s'extasie. «Elle est cool ta mère. Depuis que mes parents savent que je suis lesbienne, ils ont un peu changé dans leur façon de s'exprimer. Mon père n'utilise plus comme avant le terme de "pédé". Quand elle voyait la gaypride à la télé, ma mère disait: "Et pourquoi pas une gaypride pour les hétéros tant qu'on y est?". Maintenant, elle se dit en pensant à moi: "J'aimerais bien qu'elle se marie, qu'elle ait des enfants..." L'homosexualité, c'est facile quand elle est vécue chez les autres. Quand c'est chez soi, ça reste compliqué».

Trente membres très actifs

Installée dans les locaux de la faculté Segalen, l'association compte 30membres très actifs. «Cette année, à chaque permanence que nous tenons, des jeunes viennent nous voir. Certains sont hétéros. Le milieu universitaire est plus protégé, plus tolérant».

«Notre "bébé" est devenu autonome»

Cofondateur de l'asso, Yoann, aujourd'hui président de Divers Genres, seule association gay généraliste, est fier de cette continuité. «Notre "bébé" est devenu autonome. Il était important qu'il nous survive. C'est le cas. Aujourd'hui, les jeunes et les anciens militent côte à côte».

«Nous attendons du président Hollande la concrétisation de sa promesse d'un mariage pour tous»

  • Le collectif LGBTH.
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:44

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17 mai 2012 - 


Dans un communiqué, la CGT des aides à domicile appelle tous les salariés des ADMR du Finistère, les personnes aidées et leur famille à manifester lundi, à 20h, devant le Juvénat de Châteaulin.

 

La CGT, qui milite pour un service public d'aide à la personne, déclare avoir été informée par la presse de la constitution d'une nouvelle association dans le Finistère qui devrait suppléer à la fédération récemment dissoute: «La surprise vient du fait que les principaux dirigeants de cette nouvelle association seraient les mêmes qui ont mis fin à la fédération du Finistère.

 

Les suppressions d'emploi du personnel fédéral ne se justifient pas, en témoigne la situation actuelle des associations et de leurs salariés qui, pour plusieurs, viennent de percevoir seulement maintenant une partie de leur paye de mars.

 

La CGT invite les personnels à se mobiliser pour demander des comptes à la Fédération et exiger le respect de leurs conditions de travail, le versement des salaires, ainsi que le retour à une situation saine dans les associations».

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/admr-la-cgt-appelle-a-manifester-lundi-a-chateaulin-17-05-2012-1705508.php

 


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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:22

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Le 9 avril 1952, en Bolivie, un soulèvement ouvrier renversait la dictature militaire qui sévissait depuis six ans.

 

Les mineurs, les ouvriers furent au premier rang du combat face aux militaires. En revanche, ce ne fut pas eux qui se retrouvèrent portés au pouvoir mais le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR), un parti nationaliste qui usait alors d'un langage radical mais qui n'allait pas tarder à se faire le nouveau parti politique des classes possédantes.


Les sentiments anti-impérialistes sont profonds dans toute l'Amérique latine. En Bolivie, c'est la conséquence du pillage des ressources depuis l'arrivée des conquistadors en 1538, notamment l'exploitation des mines d'argent qui alimentèrent pendant des siècles l'économie monétaire européenne, permettant à l'Europe de partir à la conquête du monde mais appauvrissant et dépeuplant le pays qui était le plus peuplé et développé d'Amérique latine. Devenue politiquement indépendante en 1825, la Bolivie resta sous le joug économique des grandes puissances, la Grande-Bretagne d'abord, puis les États-Unis.


La valeur du métal argent déclinant à partir de 1893, l'étain prit la suite et fit la fortune d'une poignée de capitalistes liés au système impérialiste. Trois « barons de l'étain » contrôlaient 80 % de son extraction. L'un d'entre eux, Patino, était la cinquième fortune du monde, bâtie au prix d'un véritable esclavage des mineurs. Les tentatives d'organisation ou de protestation étaient réprimées sans pitié par l'armée. La production d'étain était vendue aux États-Unis 20 % en-dessous du prix du marché.


En 1932-1935, la Bolivie et le Paraguay se firent une guerre meurtrière pour le contrôle de la région du Chaco, dans un conflit dont les entreprises étrangères tiraient les ficelles. La défaite de la Bolivie, avec la déroute des vieux partis, aboutit à la création, en 1941, du MNR de l'avocat Victor Paz Estenssoro, qui affirmait vouloir défendre les intérêts de la bourgeoisie nationale contre le capital étranger. Comme d'autres partis apparus alors, le parti péroniste argentin par exemple, le MNR s'inspirait du Mexique de Cardenas, qui venait de nationaliser l'industrie du pétrole, mais aussi des partis fascistes européens. Le MNR rejetait socialisme et communisme mais dénonçait le monopole des barons de l'étain et le rabais accordé aux États-Unis, parlait de nationalisation et de réforme agraire.


Parallèlement un syndicalisme ouvrier se développait. La mobilisation ouvrière croissante profita au MNR mais aussi au courant trotskyste. Incarné par le Parti ouvrier révolutionnaire (POR) de Guillermo Lora, celui-ci conquit du crédit parmi les mineurs, fer de lance du mouvement. Il ne put cependant empêcher le rapprochement des appareils syndicaux et du MNR au cours des années 1946-1952, marquées par plusieurs soulèvements ouvriers réprimés par l'armée.


Les mineurs et les ouvriers balayent l'armée


Le 6 juin 1951, Paz Estenssoro remporta l'élection présidentielle, mais l'armée lui barra la route. Le MNR prépara alors un coup d'État avec une fraction de l'armée. Mais, en se mettant en mouvement le 9 avril 1952, les conjurés déclenchèrent un soulèvement ouvrier. Les mineurs, les ouvriers, les habitants des quartiers descendirent en foule dans les rues de la capitale La Paz et des villes importantes. Au bout de trois jours d'affrontement armé, les militaires furent balayés par des ouvriers plus déterminés et bénéficiant de leur connaissance des quartiers où se déroulaient les combats.


Couronnant ce soulèvement, une Centrale ouvrière bolivienne (COB) fut créée le 17 avril, réunissant les syndicats existants, des mineurs aux paysans. La direction en revint à Juan Lechin, le dirigeant de la fédération des mineurs liée au MNR. La création de ce grand syndicat unifié s'affirmant une « centrale ouvrière » fut présentée aux travailleurs comme la preuve qu'ils étaient bien au pouvoir. De même, le nouveau gouvernement MNR fut présenté comme « leur » gouvernement. Paz Estenssoro se fit donc appeler « camarade président » et apparut souvent avec Lechin à ses côtés. On parlait d'un « co-gouvernement » MNR-COB.


Les dirigeants du MNR se servirent de cette situation pour reprendre les choses en main. Ils devaient cependant tenir compte du rôle joué par 50 000 mineurs combatifs. En octobre, ils concédèrent la nationalisation de l'industrie minière, en la limitant aux mines des trois barons. L'industrie pétrolière, aux mains des trusts impérialistes, y échappa. Les dirigeants du MNR entendaient indemniser les barons dépossédés. Pour en faire grimper le montant, ceux-ci firent chuter le prix de l'étain avec la complicité des États-Unis. Et en 1953, ils obtinrent des indemnités supérieures à la valeur réelle des mines.


De même, la réforme agraire imposée par la mobilisation des petits paysans épargna les grandes propriétés produisant pour l'exportation.


La nationalisation des mines, en associant les dirigeants de la COB à la gestion, eut surtout pour effet de les intégrer à l'État, Lechin devint ministre et plus tard vice-président. Elle marqua aussi la décrue de la mobilisation ouvrière.


Le MNR parti de la bourgeoisie


Le MNR avait tenu un langage radical le temps du soulèvement mais il n'avait jamais voulu que celui-ci aboutisse à la prise du pouvoir par la classe ouvrière alliée aux paysans pauvres. Si cela avait été le cas, cette révolution aurait pu constituer un exemple plus fécond que la révolution cubaine elle-même. Mais le MNR craignait plus la classe ouvrière que l'impérialisme américain.

 

Et, dès que la mobilisation populaire retomba, il se rallia aux États-Unis. Dès 1953, ceux-ci reprirent leurs achats d'étain, y ajoutant une aide financière représentant le tiers du budget de l'État bolivien. En échange, ce dernier devait servir les compagnies américaines. En 1961, le pouvoir de l'armée fut rétabli, avec le soutien de l'administration Kennedy. Les militaires se redéployaient dans les centres miniers, prêts à y écraser tout soulèvement. La servilité du MNR n'empêcha pas qu'il soit écarté par l'armée en 1964, quand les dirigeants des États-Unis orchestrèrent une vague de putschs militaires pour maintenir leur influence dans la région.


La dictature dura dix-huit ans. Le 14 juillet 1985, Paz Estenssoro et le MNR revinrent aux affaires, cette fois pour mener la politique de privatisation encouragée dans le monde impérialiste. La même année, le krach mondial de l'étain entraîna la liquidation des mines et des licenciements massifs de mineurs.


Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les travailleurs boliviens se sont soulevés à plusieurs reprises. Lorsqu'ils ont été victorieux, comme en 1952, cette victoire leur a malheureusement été ravie par le parti de Paz Estenssoro, qui a ensuite oeuvré à normaliser la situation dans le respect de l'ordre impérialiste. Il reste la démonstration que le pouvoir ouvrier est possible, s'il ne se laisse pas déposséder par des bureaucrates syndicaux et des petits bourgeois nationalistes.


Jacques FONTENOY

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2285&id=27


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