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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:08
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Des informations particulièrement alarmantes nous parviennent sur le sort de cinq détenus politiques au Pakistan.

Le 28 avril dernier, cinq détenus ont été violemment battus, torturés, dans une prison de Gilgit, au nord du Pakistan. Tout d’abord mis au secret (même leurs avocats n’ont pu les voir), ils ont été laissés sans soins au moins huit jours, malgré une injonction de la cour exigeant qu’ils soient examinés par un docteur. Ils ont été transférés de force dans une prison (Zulfiqarabad ) réservée aux criminels endurcis. On peut craindre que l’objectif de ce transfert soit de les faire assassiner par des droits communs – de façon à ce que la responsabilité des autorités ne soit pas trop visiblement engagée.


Baba Jan, Iftikhar Hussain et Amir Ali ont été sévèrement atteints. Baba Jan a deux doigts fracturés, le visage et d’autres parties du corps blessés.

 

Deux autres militants, Ameer Khan and Rashid Minhas, seraient moins touchés. Tous sont membres du Parti du travail (Labour Party Pakistan, LPP) et du Front de la jeunesse progressiste (Progressive Youth Front, PYF).


La Commission des droits humains du Pakistan (HRCP) a lancé, le 7 mai, un « appel urgent » en faveur des cinq détenus de Gilgit. Le 4 mai, dans un communiqué, elle jugeait la situation « excessivement préoccupantes ». Elle « proteste avec vigueur contre les mauvais traitements infligés à ces militants » et « exige que leurs droits fondamentaux et à des procédures judiciaires régulières ne leur soient pas déniés ».

 

« Ceux qui sont accusés de les avoir torturés doivent être suspendus en attendant une enquête et ceux qui seraient coupables devront être condamnés selon la loi ».


Comme le rappelle la HRCP, les cinq militants « ont été incarcérés pour avoir protesté au nom des victimes de déplacements forcés dus au glissement de terrain d’Attabad » en 2010. En août 2011, la police a tiré sur des manifestants qui réclamaient que toutes les familles concernées reçoivent les aides promises, tuant un fils, puis son père venu le protéger. Ces assassinats avaient provoqué un soulèvement local. Baba Jan, le LPP et le PYF ont joué un rôle très actif pour que ces faits soient connus sur le plan national, et c’est bien pourquoi il a été activement recherché par les services de sécurité.


Gilgit n’est pas le seul endroit où des cadres syndicaux et progressistes ont subi des tortures.

 

Certains ont été assassinés, comme dans la ferme militaire d’Okara ou le centre de production textile de Faisalabad. Des militants sont traînés devant des juridictions antiterroristes ou sont accusés de crimes crapuleux. C’est à cette politique de la terreur exercée à l’encontre des mouvements ouvrier, paysan, populaires et politiques qu’il faut répondre. L’urgence première est de protéger la vie des cinq détenus menacés à Gilgit, d’exiger leur libération immédiate et pour l’arrêt des poursuites devant la juridiction antiterroriste.


Des nombreuses actions de protestation ont été initiées au Pakistan même.

 

Il est très important que la solidarité se manifeste aussi, sans tarder, sur le plan international pour que les autorités du Pakistan et du territoire de Gilgit-Baltistan sachent bien qu’elles seront tenues responsables du sort fait à Baba Jan et à ses camarades. De premières actions ont été menées dans divers pays et d’autres se préparent en Europe, au niveau parlementaire notamment.


Nous lançons un appel pour que la solidarité s’élargisse et que les initiatives se multiplient : lettres, délégations et piquets devant les ambassades du Pakistan, diffusion de l’information dans les médias internationaux, mise en alerte des réseaux de solidarité, communiqués d’associations de défenses des droits humains, etc.


Nous en appelons aussi à la solidarité financière1 dont le LPP a besoin pour organiser la défense des militants frappés par la répression et pour soutenir leurs familles dans le besoin?


Pierre Rousset, Danielle Sabai

1. Envoyez les chèques à l’ordre d’ESSF, 2, rue Richard-Lenoir, 93100 Montreuil.


Des informations complémentaires sont disponibles sur le site

 

www.europe-solidaire.org

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:58
crise


La droite et les patrons n’ont eu de cesse ces derniers temps de stigmatiser les couches populaires coupables à leurs yeux de vivre au-dessus de leurs moyens, de frauder, voire de se complaire dans le « faux travail ».

 

La réalité montre que ces donneurs de leçons sont bien mal placés pour tenir des discours de compétence et d’exemplarité. Natixis, la banque d’affaires du Groupe Banques Populaires Caisses d’Épargne, en donne un exemple édifiant.


Interpellé dernièrement lors d’une réunion par le représentant de Sud BPCE sur les pertes accumulées par Natixis depuis sa création en 2006, Laurent Mignon, le directeur général de cette banque, reconnaissait un montant de 8 milliards d’euros de pertes cumulées. Ce montant, pour considérable qu’il soit, est probablement en dessous de la réalité.

 

De plus, il ne résume pas toutes les pertes du Groupe BPCE (souvenons-nous de « l’incident boursier » qui lui a coûté 750 millions d’euros en 2008 ou du fumeux placement « Sémillon », découvert en 2009, qui lui a fait perdre 450 millions d’euros). Mais, même si l’on retient le chiffre du directeur général de Natixis : 8 milliards d’euros de pertes représentent 400 000 années de salaire brut d’un employé de Caisse d’Épargne en début de carrière.


Un tel niveau de pertes aurait dû entraîner la mise en place d’une commission d’enquête pour déterminer les causes à l’origine de cette situation, identifier ceux qui en ont profité et sanctionner les responsables.

 

Dès décembre 2007, Sud provoquait la tenue d’un comité de groupe pour évoquer la situation de Natixis et ses conséquences sur le groupe. Faute d’obtenir les informations réclamées, Sud a saisi ensuite les responsables de la Commission bancaire que ses représentants ont rencontrés le 9 avril 2008. Un dossier complet étayant des craintes relatives aux risques éthique, réglementaire, juridique et financier était remis aux membres de la Commission à cette occasion. Malheureusement, cette interpellation est restée lettre morte. On mesure avec le recul le résultat d’une telle passivité coupable.


Aujourd’hui, Sud réclame la mise en place d’une commission d’enquête indépendante et objective pour faire toute la lumière sur les pertes de Natixis.

 

À titre d’exemple, les surcoûts liés aux prêts toxiques auxquels sont confrontés actuellement les acteurs publics locaux sont estimés à 730 millions d’euros par an, un montant bien inférieur aux 8 milliards d’euros de pertes de Natixis. Or, cette crise de la dette publique locale a justifié la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire au sein de l’Assemblée nationale.


L’omerta autour de ce que l’on peut appeler « le scandale Natixis » est d’autant plus inadmissible que les patrons de BPCE et des caisses régionales, après s’être consenti des parts variables démesurées, ont eu l’indécence d’octroyer aux salariés en 2012 des augmentations dérisoires représentant moins de 1 euro brut par jour.


Dans ce contexte, la revendication de Sud BPCE de procéder à la socialisation de l’intégralité du secteur de la banque pour créer un véritable service public bancaire est plus que jamais d’actualité.

 

La mise en place d’un système socialisé de l’épargne et du crédit nécessiterait deux préalables :


• « un assainissement transparent, efficace et radical du secteur financier ainsi que de celui des responsables publics qui ont trahi la confiance de la population »1


• un audit citoyen de la dette publique afin d’identifier la partie illégitime et illégale qui ne doit pas être remboursée.

La période qui vient ne fera que confirmer la nécessité, la pertinence et la légitimité de ces revendications.


Patrick Saurin Sud BPCE

1. Nous reprenons ici une formule de James K. Galbraith provenant de sa déclaration du 4 mai 2010 devant la Sous-Commission judiciaire sur le crime et la drogue du Sénat américain.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:03
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Dix ans après le gouvernement Jospin et même dix-sept ans après la fin du mandat de Mitterrand, la gauche revient au pouvoir.  Le moins qu'on puisse dire est que Hollande a peu promis. Surtout si on compare son programme à celui de Mitterrand en 1981.


Mais du programme à sa mise en œuvre, il y a parfois loin et comme le montrent les articles de ces pages, pendant les trois périodes où le PS a dirigé le pays, il a doucement évolué de la social-démocratie vers le social-libéralisme.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:48
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Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

Le jour de son investiture, le jeudi 21 mai 1981, François Mitterrand s’était rendu au Panthéon. Il s’était incliné sur les tombes de Jean Jaurès, Victor Schœlcher et Jean Moulin.


Mardi 15 mai 2012, François Hollande a décidé de rendre hommage à deux autres figures : Jules Ferry et – parité oblige ? – Marie Curie.


Echaudés par cinq années de détournements des grandes figures du roman national par Nicolas Sarkozy, les historiens font désormais preuve d’une grande vigilance devant les usages publics de l’Histoire.

« Quelle andouille inculte a conseillé François Hollande ? », a ainsi bondi Christian Delporte, professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, en découvrant le programme du nouveau Président.


Rue89 : Pourquoi les hommages aux grands hommes prévus par François Hollande vous mettent-ils en rogne ?


Christian Delporte : C’est le choix de Jules Ferry qui pose problème. Certes, tout personnage historique est ambivalent. Jules Ferry est une star des livres d’histoire scolaires, c’est un choix totalement cliché : François Hollande veut rendre hommage au père de l’école laïque obligatoire, j’ai bien compris le message.


Mais de ce fait, Hollande rend aussi hommage à un chantre de l’impérialisme colonialiste qui déclarait à la Chambre des députés : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet, les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ! »

Quitte à choisir un personnage historique, autant en retenir un qui ne prête pas à polémique.


Qui, alors ?


Clemenceau, par exemple. Il a l’inconvénient d’avoir été récupéré par la droite mais pour parler de laïcité, il est parfait. Et c’est lui qui avait répondu à Jules Ferry sur la politique coloniale, en 1885 : « Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. »


Mais avec Clemenceau, on perd la dimension scolaire, sur laquelle le nouveau Président veut manifestement insister. Est-ce que Jean Zay, salué par Hollande pendant sa campagne, aurait fait l’affaire ?


Jean Zay risquait de susciter une autre polémique. Sous le Front populaire, c’est avec lui que le ministère de l’Instruction publique s’est transformé en ministère de l’Education nationale. Ce qui est très différent.


Le choix de Marie Curie est-il moins critiquable ?


Marie Curie n’a jamais eu véritablement de positionnement politique. A la fois immigrée et scientifique, elle a tous les avantages. C’est un personnage consensuel, quoiqu’un peu attendu.


Quel casting aurait été original ?


Je crois qu’on ne peut plus rien faire de très original. François Mitterrand a dévasté le terrain en célébrant tous ceux qui pouvaient l’être. Quand on veut être consensuel et prudent, on retombe vite sur les grandes figures incontestées de la République.


Pendant toute sa campagne, François Hollande a répété sa volonté de rassembler. Qui pouvait incarner cette idée ?


Quand il est question de rassemblement, on pense tout de suite aux grandes figures de la Résistance. Mais dans un hommage à Jean Moulin, on aurait vu la répétition de Mitterrand.


Restait l’hommage possible à une collectivité, le Conseil national de la Résistance. Au moment où notre modèle social est menacé, ça aurait eu du sens.


Avez-vous identifié « l’andouille inculte » qui a pu conseiller Hollande ?


Non !

 

http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/14/hollande-rend-hommage-un-chantre-du-colonialisme-232160

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:23
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 A Brest on vote avec les "bandits manchots",  le NPA le dénonce.

Par Agnès Rousseaux (14 mai 2012)


Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives.

 

Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:54
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En dépit d’un probable changement de style, pour le Réseau "Sortir du nucléaire", l’élection de François Hollande ne déclenchera pas une révolution.

 

Les promesses à géométrie variable de François Hollande témoignent d’un regrettable manque d’ambition et sont incompatibles avec une réelle transition énergétique. Le Réseau "Sortir du nucléaire" restera mobilisé quant à la tenue des promesses du nouveau président et plus déterminé que jamais pendant son quinquennat pour obtenir une sortie réelle et effective du nucléaire...


Un changement de style ?


Le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été marqué par ses déclarations enflammées d’amour à l’atome. Peut-être peut-on espérer un peu moins de fougue de la part de François Hollande, qui a concédé l’abandon du projet d’EPR de Penly. On peut aussi se rappeler que, contrairement à l’UMP, le Parti Socialiste aura vu des élus favorables à la sortie du nucléaire s’exprimer en son sein, ne serait-ce que pendant quelques mois…


Des promesses en recul, décevantes… et intenables


Mais globalement, en matière de nucléaire, cette élection ne change rien à l’affaire : le changement, on l’attend encore !

Alors qu’il était candidat, François Hollande a clairement exprimé qu’il n’avait aucune intention de remettre en question l’arme nucléaire [1], qui constitue pourtant une menace permanente, aussi coûteuse que géopolitiquement inutile.


Concernant le nucléaire civil, les reculades constantes de François Hollande et du Parti Socialiste témoignent du manque d’ambition du président nouvellement élu, et font douter de sa capacité à tenir tête à un lobby nucléaire d’ailleurs fort influent au sein du PS lui-même. Il ne reste que peau de chagrin de l’accord signé en novembre avec EELV, qui prévoyait initialement la fermeture de 24 réacteurs et l’arrêt de la production de combustible MOX.

 

La diligence de Bernard Cazeneuve, porte-parole officiel de la campagne PS et de fait d’Areva [2], a écarté toute remise en question de ce combustible toxique. Et désormais, tel un os à ronger jeté à la majorité de Français qui souhaitent la sortie du nucléaire, seule la fermeture de la centrale Fessenheim reste à l’ordre du jour, repoussée à la toute fin du quinquennat. Peu importe que d’autres réacteurs soient à peine plus récents et probablement tout aussi dangereux.


Par ailleurs, comment Hollande espère-t-il tenir son engagement de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici 2025 avec un jeu à somme nulle consistant à fermer deux réacteurs pour en démarrer un presque deux fois plus puissant ? Une telle proposition relève soit de la supercherie, soit de la paresse : la promesse devra alors être réalisée par ses successeurs !


Et n’est-il pas contradictoire de plaider pour les économies d’énergie tout en maintenant à son niveau actuel la production nucléaire, et en ajoutant de nouvelles capacités issues des énergies renouvelables ?


Risque nucléaire, crise économique, transition énergétique : plus d’ambition, c’est urgent !


D’ici 2017, près de 24 réacteurs auront dépassé les 35 ans de fonctionnement, durée à partir de laquelle l’IRSN met en garde contre des risques de rupture brutale des cuves [3]. François Hollande souhaite-t-il rester dans les mémoires comme « le Président de l’accident » ?

 



Alors qu’une période de crise économique s’annonce, combien de milliards seront engloutis de manière indécente pour « moderniser » un armement nucléaire aussi inutile que dangereux ? Pour rafistoler tant bien que mal les réacteurs vieillissants, les 3,7 milliards par an évoqués par EDF étant probablement en-deçà de la réalité ? Ne serait-il pas plus judicieux d’investir ces milliards dans la réhabilitation des logements et dans les énergies renouvelables, des secteurs fortement créateurs d’emplois dont nous avons bien besoin [4] ?

 

De construire une société plus sobre, moins énergivore, et de lutter contre la précarité énergétique plutôt que de continuer à soutenir une énergie synonyme de gaspillage et dont les coûts vont bientôt monter en flèche ?


À maintes occasions, François Hollande a évoqué son engagement pour la jeunesse. Est-ce se soucier des jeunes (d’ailleurs plus largement opposés au nucléaire que les personnes âgées) que de leur faire endosser le fardeau de l’impossible gestion de nouveaux déchets nucléaires ? Et accepter la mise en service pour 60 ans du réacteur EPR, dont la dangerosité est pourtant connue ?


Alors que le Japon vient de fermer l’intégralité de ses réacteurs en quatorze mois [5], la seule fermeture de Fessenheim témoigne d’un flagrant manque d’ambition et d’une frilosité face à l’industrie atomique. D’autant plus qu’avec la baisse très probable de la consommation d’électricité française, due à la conjoncture économique et à l’arrêt à prévoir de l’usine Georges Besse 1 (qui consomme l’équivalent de trois réacteurs), François Hollande n’a aucune excuse pour ne pas accélérer les fermetures de centrales.


Sous Hollande, le Réseau "Sortir du nucléaire" restera vigilant et mobilisé


Il reste à espérer que les militants du Parti Socialiste, qui sont majoritairement favorables à la sortie du nucléaire, sauront faire évoluer les positions de leur parti de l’intérieur.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" souhaite mettre le nouveau Président de la République face à ses responsabilités et l’appelle à la clairvoyance et au pragmatisme. La France n’a aucun intérêt à conserver l’arme nucléaire, faire obstacle au désarmement mondial et violer le Traité de Non Prolifération. Et les solutions pour se passer de l’électricité nucléaire sont désormais largement connues. Plusieurs scénarios de sortie existent, il ne manque que la volonté politique, qui n’a pas fait défaut à nos voisins suisses et allemands.


À court terme, le Réseau "Sortir du nucléaire" observera avec vigilance la composition du prochain gouvernement, et les signaux envoyés par la nomination éventuelle de personnalités proches de l’industrie nucléaire. Il reste dans l’expectative quant à la manière dont le nucléaire sera abordé dans le futur « débat sur l’énergie » : assistera-t-on encore à un énième débat bidon ?


Dans l’immédiat, le Réseau "Sortir du nucléaire" attend la mise en œuvre sans délai des deux promesses a minima de François Hollande : fermeture de Fessenheim et abandon effectif du projet de réacteur à Penly. Tout au long du quinquennat, il se mobilisera plus que jamais pour obtenir l’arrêt total et immédiat du programme EPR, la fermeture de l’ensemble des réacteurs en commençant par les plus anciens, l’arrêt de la production de MOX et l’abandon des projets d’enfouissement de déchets radioactifs.


Le vrai changement nécessite courage, clairvoyance et ambition. Sortons du nucléaire !

Notes

[1] Tribune dans le Nouvel Observateur du 22 décembre 2011 : « Dissuasion nucléaire : je maintiendrai ».

[2] http://www.francetv.fr/info/cazeneuve-un-pro-nucleaire-dans-la-garde-rapprochee-d-hollande_28123.html

[3] Avis IRSN du 5 mai 2010

[4] À titre d’exemple, les énergies renouvelables représentent actuellement 380 000 emplois en Allemagne (source : Bundesministerium für Umweltschutz)

[5] http://groupes.sortirdunucleaire.org/Plus-aucune-centrale-nucleaire-en

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:06

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La situation désespérée des détenus palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes suscite une certaine indifférence en Occident, où il est malvenu de critiquer le gouvernement israélien. Cela ne peut que nourrir des actions terroristes, prévient The Independent.


14.05.2012 | Yasmin Alibhai-Brown | The Independent

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:33

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15 mai 2012 

 

Après le syndicat Sud, le 3 mai, qui appelait les personnels des blocs opératoires du CHRU de Brest à un débrayage, c'est au tour de la CGT d'appeler ces mêmes personnels à une journée de grève aujourd'hui.


 Le syndicat souligne «les difficultés dénoncées depuis un an concernant l'épuisement professionnel et les mauvaises conditions de travail des agents des blocs opératoires du CHRU». La CGT «se félicite de la mise en oeuvre d'un projet de création de 27 postes aux blocs mais aussi dans les services partenaires (stérilisation, brancardiers). Il n'en demeure pas moins que des difficultés récurrentes persistent.

 

En particulier, les débordements quotidiens d'horaires pour l'ensemble des acteurs des blocs, médecins y compris, ayant une incidence importante sur leur activité professionnelle, la diminution de l'accès aux formations continues et leur vie de famille. La situation particulière des personnels participant à l'évacuation des déchets et des matériels des blocs opératoires est très préoccupante», ajoute la CGT, qui dénonce «de nombreux accidents de travail».

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/blocs-operatoires-du-chru-de-brest-la-cgt-appelle-a-la-greve-aujourd-hui-15-05-2012-1703288.php

 


 


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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 12:37
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Université d'été 2012 du dimanche 26 au mercredi 29 août dans le village vacances « Les Carrats » à Port Leucate, près de Perpignan (accueil le samedi 25 après-midi, départ le jeudi 30 dans la matinée).


Interrogeons l'anticapitalisme...


Mobilisations sociales dans les entreprises et les quartiers, sur le terrain de l'écologie ou des droits, et aussi bien entendu élections... Avec l'arrivée d'Hollande au pouvoir, cette année aboutie à une nouvelle situation politique qui nous impose de réinterroger les perspectives anticapitalistes.

 

En effet, la conjonction de la crise et d'une gauche libérale gestionnaire donnent des responsabilités importante à celles et ceux qui au quotidien défendent les conditions de vie du plus grand nombre. Pour mettre à jour nos analyses et discuter de nos perspectives, cette nouvelle édition de notre université d'été arrive donc à point nommé.


Notre université d'été est avant tout un lieu de rencontres entre sympathisantEs et militantEs venuEs des quatre coins du pays et même de plus loin encore...


Avec ses 48 propositions à choisir durant quatre jours, elle permet aussi bien la formation que les débats et a également pour but d'approfondir les questions qui se posent aux participantEs tout au long de l'année, tant en terme d'interventions militantes que d'élaboration théorique. Tout cela dans une ambiance conviviale et ensoleillée, où l'opinion de chacunE est respecté.


Elle facilite la réflexion autour de questions fondamentales.

 

C'est en particulier le rôle du thème central qui cette année s'intitule « crises du système capitaliste, difficultés d'un projet d'émancipation ? ».

 

Nous y traiterons à la fois du basculement du monde, des attaques sociales et écologiques, des résistances et des révolutions, de la remise à jour d'une alternative anticapitaliste et des problèmes rencontrés pour y donner corps.

 

En effet, nous pensons que la contradiction entre les multiples aspects de la crise qui éclate aux yeux du plus grand nombre, et la faiblesse apparente des anticapitalistes doit être interrogée de façon approfondie. A la lumière de la situation politique et sociale française bien évidemment, mais aussi à l'aide des témoignages de militantEs politiques venuEs d'autre pays.


Notre université d'été est aussi un espace de rencontres avec des militantEs du mouvement social ou d’autres courants politiques, ainsi qu'un lieu d'échange avec des intellectuelLEs et spécialistes.

 

Une occasion de s'ouvrir et de s’intéresser à des sujets nouveaux dans un cadre qui se veut aussi un espace d'éducation populaire.


Et puis, entre débats et rencontres, il y a toujours le soleil, le sable et la mer à Port Leucate.

 

Et même des soirées en compagnie d'invitéEs ou sous les étoiles entre la discothèque, le bar et la plage.


Pour se préparer à la rentrée sociale et politique, une seule solution : l’université d’été du NPA.

Notez le sur vos agendas et inscrivez-vous sans plus attendre !

 

Pour plus de précisions, regardez la plaquette d'inscription ci-jointe ou écrivez nous à

 

universite.ete@npa2009.org


Fichier attaché Université d'été 2012.pdf 1.25 Mo

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 12:27
harcelement_sexuel.jpg

 

Le 4 mai dernier, le Conseil constitutionnel saisi d’une Question prioritaire de consititutionnalité à abrogé la loi punissant le harcèlement sexuel, laissant les victimes sans aucun recours.

Depuis 1992, gouvernement et Parlement sont restés sourds aux alertes de l’Association contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) qui dénonçait les carences de la loi sur le harcèlement sexuel et le risque d’abrogation par le Conseil constitutionnel.


20 ans de lutte aux côtés des centaines de victimes atteintes dans leur santé mentale et physique, carrières professionnelles brisées, perte de l’emploi… permettent de juger de la loi aujourd’hui abrogée par cette institution où siègent des connaissances de Gérard Ducray à l’origine de la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Celui-ci, ancien secrétaire d’État, ancien ministre, élu municipal, avocat condamné pour le harcèlement sexuel de trois femmes en mars 2011, voit aujourd’hui sa condamnation annulée.

 

Il en est de même pour toutes les procédures pénales en cours.

 

L’abandon des victimes par la justice et le message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant.


En effet, cette loi qui souffrait de nombreuses imprécisions a permis des classements sans suite dans la plupart des cas, des déqualifications d’agressions sexuelles, voire de viols, en harcèlement sexuel et un nombre insignifiant de condamnations pénales, 70 par an. Sans parler de l’absence totale de répression du harcèlement quand il s’exprime verbalement, non verbalement ou physiquement.

 

Limitée aussi par des peines insultantes pour les victimes, trois fois moins que pour un vol ou des violences psychologiques dans le couple… Sans oublier les coûts importants en termes d’arrêts maladie, de soins médicaux, de prestations chômage, de prises en charge d’invalidité, de formations en vue de reconversions professionnelles, qui sont supportés par la collectivité, alors qu’ils sont de l’unique responsabilité du harceleur et/ou de l’employeur.


L’abrogation de cette loi est une insulte aux victimes et une mise en danger délibérée de toutes les femmes. Par cette décision, le Conseil constitutionnel, à droite, sans laisser le temps au Parlement de légiférer à nouveau, accorde un permis de chasser à des hommes qui considèrent que les femmes ne sont pas leurs égales, rétablissant le droit archaïque d’accéder aux corps de celles-ci contre leur volonté.


Hollande s’est engagé à ce qu’une nouvelle loi soit rédigée et inscrite le plus rapidement possible sur l’agenda parlementaire mais nous n’attendrons pas pour poursuivre et amplifier la mobilisation. Mobilisation élargie depuis le 5 mai dernier aux associations, syndicats et partis initiateurs d’un rassemblement dont les représentantes des associations organisatrices qui ont porté une plainte, enregistrée au parquet, contre le Conseil constitutionnel en la personne de son président, Jean-Louis Debré, et sont signataires de la pétition1 actuellement en ligne.

 

Les élections législatives sont le moment de faire entendre haut et fort notre indignation et notre exigence d’une loi qui condamne toute atteinte à la liberté de milliers de victimes chaque année. Atteinte aux conséquences dévastatrices pour leurs droits, leur santé et leur travail…

Le NPA soutient les propositions de l’AVFT


L’AVFT fait un certain nombre de propositions. Ajouter un article dans le code pénal : « Constitue un harcèlement sexuel tout propos, acte ou comportement, verbal ou non verbal, à connotation sexuelle, d’une personne ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte aux droits et à la dignité d’une personne ou de créer un environnement intimidant, hostile, humiliant ou offensant.

 

Le harcèlement sexuel est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.»

L’AVFT propose également que la peine passe à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque le harceleur est en position de pouvoir par rapport à la personne harcelée, lorsque qu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice...


Idem pour le code du travail. Il s’agit de s’assurer qu’aucunE salariéE, aucunE candidatE à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise ne peut être sanctionnéE, licenciéE ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour avoir subi ou refusé de subir les agissements tombants sous le coup de la loi et aucunE salariéE ne peut être sanctionnéE, licenciéE ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour avoir témoigné de ces agissements ou pour les avoir relatés.

 

L’employeur doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir ceux-ci et toute personne ayant procédé à ces agissements doit être passible d’une sanction disciplinaire.


La loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires doit également être modifiée dans le même sens. Il est en outre notable que l’État, contrairement aux employeurs du secteur privé, n’est tenu à aucune obligation de prévention du harcèlement sexuel. Elle devra également être inscrite dans la loi.


Enfin, les associations doivent pouvoir se constituer partie civile dans les procédures pénales contre l’employeur, droit qui a été supprimé par la loi dite « de modernisation sociale » du 17 janvier 2002, et les victimes de harcèlement sexuel devront être indemnisées par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions au même titre que les victimes d’agressions sexuelles, bénéfice dont elles étaient exclues.


Karol

1. http://www.change.org/petitions/immédiatement-une-nouvelle-loi-rétablissant-le-délit-de-harcèlement-sexuel

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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