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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:41
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:32
pesticides risques

Le Monde.fr | 09.05.2012 à 19h08 • Mis à jour le 09.05.2012 à 22h01

Par Angela Bolis


C'est un pas de plus vers la reconnaissance des maladies professionnelles des agriculteurs.


Lundi 7 mai, est entré en vigueur un décret  qui reconnaît la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle et établit explicitement un lien de causalité entre cette pathologie - seconde maladie neurodégénérative en Franceaprès Alzheimer - et l'usage des pesticides.


Un pas de plus car, dans ce domaine où règnait jusqu'ici la loi du silence, la prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger. Et à porter  ses fruits. En février, la victoire d'un céréaliculteur charentais, Paul François, qui avait intenté un procèscontre le géant américain Monsanto, a constitué une première en France. La firme a été jugée responsable de l'intoxication de l'agriculteur par les vapeurs d'un de ses herbicides, le Lasso - retiré du marché en 2007 en France, alors que sa dangerosité était connue depuis plus de vingt ans.


Quelques jours plus tard, ils étaient plusieurs dizaines d'exploitants à manifester au Salon de l'agriculture, devant le stand de l'Union des industriels de la protection des plantes . Leurs revendications : le classement des affections liées à l'usage des pesticides en maladies professionnelles et le retrait des produits dangereux.

Le 30 avril, c'est une autre décision, celle de la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (Civi) d'Epinal, qui est venu apporter  de l'eau au moulin : ce jour-là, l'Etat a été condamné à indemniser un agriculteur céréalier de Meurthe-et-Moselle souffrant d'un syndrome myéloprolifératif . D'abord reconnue comme maladie professionnelle, la pathologie est alors associée par la Civi à l'usage de produits contenant notamment du benzène.


UN DÉCRET "TRÈS ATTENDU"


Dans ce paysage qui commence doucement à évoluer, le décret concernant la reconnaissance de la maladie de Parkinson était donc "très attendu", note Guillaume Petit. L'agriculteur appartient à l'association Phyto-victimes , créée en mars 2011, et avec laquelle Paul François a, l'un des premiers, brisé le silence en attaquant Monsanto. Lui a attendu quatre ans avant de voir  sa pathologie reconnue comme maladie professionnelle. "Combien voient leur demande refusée ? Combien aussi y renoncent, devant la difficulté ?", interrogeait-il lors de la création de cette association.


L'entrée de la maladie de Parkinson dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole  facilitera donc les démarches pour les agriculteurs chez qui cette pathologie aura été diagnostiquée moins d'un an après l'usage de pesticides - le texte ne précise pas lesquels. "C'est une reconnaissance officielle qui est, déjà, importante sur un plan symbolique, note Guillaume Petit. Mais c'est aussi le moyen, pour l'agriculteur, d'être pris en charge financièrement, en fonction de son taux d'incapacité à poursuivre  son travail."


EN DIX ANS, CINQ MALADIES LIÉES AUX PESTICIDES RECONNUES


Jusqu'ici, selon Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutuelle de la santé des agriculteurs (MSA), seuls vingt cas de maladies de Parkinson ont été rapportés aux comités de reconnaissance des maladies professionnelles en dix ans. Dix ont été acceptés, dix refusés. Dans la même période, seuls quatre ou cinq cas de maladies ont été officiellement reconnus comme causés par les pesticides.


Au total, ce sont 4 900 pathologies qui sont reconnues chaque année comme maladies professionnelles chez les agriculteurs. Mais plus de 90 % d'entre elles sont des TMS (troubles musculo-squelettiques), le reste des cas étant principalement liés aux animaux et à la poussière de bois ou d'amiante, selon Yves Cosset. 

Dans les tableaux des maladies professionnelles du régime agricole, on trouve ainsi, par exemple, la maladie de Lyme - causée par les tiques -, le tétanos ou encore les hépatites. Mais aussi quelques pathologies liées aux produits phytosanitaires. Est notamment cité, depuis 1955, l'arsenic, responsable d'une large gamme d'affections - irritations, intoxications ou cancers. Ou encore le benzène, classé comme cancérogène certain, et le pentachlorophénol (PCP), interdit dans les pesticides depuis 2003.


Mais, rappelle Yves Cosset, "ces tableaux évoluent au fur et à mesure des connaissances de la science. Or, la plupart des pathologies liées aux pesticides apparaissent de manière différée, dix, vingt, voire trente ans après le début de leur usage. Dans la médecine du travail, on a commencé à parler  de l'amiante dans les années 1960, et ce produit n'a été mentionné dans ces tableaux qu'en 1998 pour les cancers. Il n'est donc pas exclu que d'autres pathologies émergent et soient reconnues dans les années à venir ..."


Angela Bolis


http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellement-reconnu_1698543_3244.html

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:13
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8 mai par Via Campesina

La Via Campesina appelle toutes les organisations paysannes du monde ainsi que ses alliées et alliés à organiser des actions au cours du mois de juin.

 

L’avancée du système capitaliste qui, pendant les deux dernières décennies, est arrivée à des dimensions inédites, conduit à des crises tout aussi inédites. Les crises financière, alimentaire, énergétique et environnementale sont les visages multiples de la crise structurelle du capitalisme, qui ne connaît pas de limites dans sa quête de profits. La crise structurelle actuelle, comme d’autres crises de cette sorte, touche les peuples du monde mais laisse indemnes les élites et les grandes sociétés.


Sur tous les continents, nous avons vu que, même pendant la crise, l’élan du capitalisme n’a pas diminué. Car nous constatons les accaparements illégaux des terres par des sociétés étrangères, l’avance de l’industrie extractive (minière et pétrolière), les cultures génétiquement modifiées de plus en plus présentes dans les champs, les agro-carburants, les pesticides vendues à une échelle gigantesque.

 

En fin de compte, la crise du capitalisme ne veut pas dire que le système fait volte-face. Au contraire, c’est à ce moment précis, qu’il avance avec le plus d’intensité, parce que les entreprises profitent de la crise pour étendre leur domination aux territoires qui n’ont pas encore été conquis.

La Conférence Rio + 20 en est un exemple clair. Au lieu de rassembler les gouvernements du monde entier pour trouver de vraies solutions à la crise environnementale, cet événement servira à consolider les fausses solutions aussi bien que l’accaparement des territoires des paysannes et paysans, ainsi que des peuples premiers.


 A la Conférence de l’ONU, il n’y a que les intérêts des grandes sociétés qui trouveront leur place.

Afin de résister à ces intérêts et à les confronter, il est fondamental que les peuples du monde continuent à renforcer leurs organisations et leurs luttes, qu’ils élèvent leur voix et qu’ils démontrent que seulement la souveraineté populaire offre de réelles solutions.


Ainsi, en tant que Via Campesina , nous demandons à nos organisations membres et à nos alliées et alliés d’organiser et de coordonner des luttes pendant tout le mois de juin, principalement durant la Journée internationale de l’environnent, le 5 juin. De cette manière, nous démontrerons notre unité et notre force afin d’envoyer à l’avance, de partout dans le monde, un message radical aux représentants des gouvernements qui se réuniront à Rio + 20, du 20 au 22 juin, à Rio de Janeiro, Brésil.


Chaque lutte, chaque résistance, chaque territoire que nous récupérons doit être l’expression de cette unité mondiale devant l’offensive du système capitaliste contre la nature.


Parallèlement à la Conférence officielle, nous, les peuples du monde, serons réunis au Sommet des Peuples, dans un processus de construction collective et de mobilisation permanente. Au cours de la semaine du 18 au 22 juin, il y aura aussi une période de mobilisation mondiale, car notre tâche ne se situe pas seulement à Rio de Janeiro. En effet, nous devons poursuivre les luttes dans notre propre pays, particulièrement lors de la journée inaugurale de la Conférence officielle, le 20 juin. Cette période de luttes sur tous les continents devrait se répercuter à Rio de Janeiro et dans le monde entier.


Nous convoquons toutes les organisations paysannes et leurs alliée et alliés à organiser des mobilisations et des actions partout dans le monde : des marches dans les villes ou dans les campagnes ; des conférences de presse ; des actions pour demander la Réforme agraire et l’accès à la terre ; des campagnes de communication ; des programmes de radio ; des mobilisations contre les entreprises responsables de la dégradation environnementale ; des débats dans les écoles et les universités ; des projections de films documentaires ; et d’autres actions que vous organiserez collectivement chez vous.


Au moment où le capitalisme veut mondialiser davantage son système, dominer nos territoires et exploiter notre main d’oeuvre, nous devons internationaliser notre lutte. Nous allons nous organiser, préparer des actions, faire appel à nos bases et à nos alliés pour cette grande journée de lutte contre le capitalisme. La force de notre journée de luttes viendra de notre capacité de nous organiser et d’atteindre une visibilité nationale et internationale.


Nous vous demandons de nous informer de vos actions à l’adresse électronique suivante :

lvcweb@viacampesina.org


Non aux fausses solutions du capitalisme vert

Pour l’agriculture paysanne !

Globalisons la lutte. Globalisons l’espoir.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:04

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PAR NOLWENN WEILER (9 MAI 2012)

Nouveau coup dur pour les énergies renouvelables. Après le moratoire imposé par le gouvernement sur la filière photovoltaïque, on pourrait assister dans les prochaines semaines à la suspension de nombreux projets de parcs éoliens. En cause : l’annulation de l’arrêté fixant le tarif de rachat de l’électricité éolienne. Celle-ci pourrait être prononcée très prochainement par le Conseil d’État, à la demande d’un collectif parti en croisade contre les éoliennes.

 Toute la communauté anti-éolienne a salué l’action de Vent de colère et savoure la perspective de ce qui équivaudrait à un mini-moratoire », peut-on lire sur le site d’une association ardéchoise opposée à l’implantation d’un parc éolien. Vent de colère, fédération anti-éolienne notoire, a déposé un recours auprès du Conseil d’État, demandant l’annulation de l’arrêté de 2008 fixant le tarif de rachat de l’électricité d’origine éolienne en France. Motif ? Vice de procédure, selon l’association : ce tarif de rachat n’a pas été signalé à la Commission européenne. Ce qui irait à l’encontre de la libre concurrence.


Le Conseil d’État délibère en ce moment, « pour une durée indéterminée ». Mais le rapporteur public, sommé de donner un avis sur la question, s’est déjà prononcé pour l’annulation. Si le Conseil d’État lui donne raison, le développement de la filière pourrait bien être mis entre parenthèses pour plusieurs mois. La constitution d’un dossier de tarif de rachat étant plutôt longue – environ six mois –, ce que n’ignorent sans doute pas les militants de Vent de colère.


Mille emplois menacés


Au Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’inquiétude règne. Incertitudes et manque de visibilité sont en effet peu favorables à l’investissement. Les emplois industriels et de chantier sont déjà « bloqués ou menacés à très court terme », a souligné le président Jean-Louis Bal, jeudi 25 avril. Selon lui, mille emplois seraient directement remis en cause.


Sans attendre le résultat des délibérations du Conseil d’État, les banques ont arrêté de financer les nouveaux projets. « Même pour ceux qui ont déjà fait l’objet d’un accord, les droits de tirage sur les crédits sont arrêtés et donc les chantiers sont bloqués », précise Jean-Louis Bal. Le projet de parc éolien coopératif du pays de Vilaine, dans le sud de la Bretagne, est ainsi suspendu. Comme beaucoup d’autres à travers la France.


Cette éventuelle suspension de la filière risque d’aggraver encore le retard de la France sur ses objectifs du Grenelle de l’environnement : un peu plus de 6 500 mégawatts (MW), uniquement sur terre, installés pour le moment, pour 19 000 MW prévus d’ici à 2020. La mise en place d’un parc éolien demande huit années en France – contre quatre en moyenne dans l’Union européenne. Des délais qui risquent de s’allonger encore un peu plus.


Nolwenn Weiler

 

http://www.bastamag.net/article2373.html

  • Lire aussi :

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:43

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PAR SOPHIE CHAPELLE (9 MAI 2012)


Un an après le mouvement du 15M, lancé par les indignés espagnols, c’est au tour des mouvements sociaux allemands d’appeler à l’occupation du quartier des banques et de la Banque centrale européenne (BCE), qui a son siège à Francfort, du 17 au 19 mai (lire l’appel).

 

Objectif : s’opposer à l’austérité et à la ratification du « Pacte budgétaire » voulu par Angela Merkel, qui impose une règle d’équilibre permanent des finances publiques, avec un déficit « structurel » qui ne pourra plus jamais dépasser 0,5 % du PIB, interdisant tout investissement et politique de relance.


Les autorités allemandes et les financiers de Francfort ont-ils pris peur devant la mobilisation ? Arguant de possibles « violences », le chef de la police de Francfort a interdit toute manifestation. Les autorités locales – la ville est depuis peu gouvernée par les sociaux-démocrates du SPD – redoutent en particulier l’action de blocage de la BCE et du quartier des banques prévue le 18 mai. Pour les organisateurs, « cette interdiction est une violation manifeste du droit constitutionnel à manifester » (voir la pétition).

 

 « Les manifestations prévues, qui ont toujours été affichées comme pacifiques et de désobéissance civile, sont maintenues », assure de son côté l’organisation altermondialiste Attac France. Plusieurs départs collectifs sont prévus en bus depuis Paris, Strasbourg, Nancy et Lille (à lire ici). Cette mobilisation est le premier rendez-vous après la présidentielle contre les plans de rigueur et la BCE.


Si le Pacte budgétaire est voté en l’état, les sanctions contre les pays ne le respectant pas seront désormais quasi automatiques, coupant court à tout débat démocratique. La Commission et tout État qui le souhaitera pourront traîner un autre État devant la Cour européenne de justice pour le contraindre à réduire plus vite ses déficits. La troïka – Commission européenne, BCE, Fonds Monétaire International - pourra imposer ses « conditionnalités » à tout pays en difficulté et, comme en Grèce, au Portugal et en Espagne, réduire les salaires, institutionnaliser la précarité et abolir la négociation collective. Désormais même les manifestations deviennent illégales...

 

http://www.bastamag.net/article2379.html

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:28
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8 mai 2012

 

À l’appel de mouvements sociaux allemands, une grande manifestation européenne se tiendra à Francfort le week- end le 19 mai. Au lendemain des élections présidentielles en France, il s’agit d’une mobilisation majeure par sa dimension européenne et symbolique.

A un moment où les institutions européennes justifient toutes les régressions austéritaires, où les marchés font pression pour l’adoption du Pacte budgétaire et où la BCE préfère sauver les banques plutôt que les peuples européens, les mouvements sociaux se doivent de réagir.


En plus de la manifestation européenne le samedi, une assemblée internationale se tiendra le jeudi, de nombreux ateliers seront organisés ainsi qu’un blocage de la BCE le vendredi matin. Vous trouverez le programme ci-joint.


En pratique : Des départs collectifs sont prévus en bus depuis Paris, Strasbourg, Nancy et Lille. Voici les informations et coordonnées pour contacter les organisateurs :

  • Paris : départ vendredi 18 mai à 22h place de la république, retour le dimanche matin. Chèque de 40€ à faire parvenir à : Attac France, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris, mention Francfort au dos du chèque. Contact : francfort@attac.org, 01 56 06 43 60 (de 17h à 19h)

  • Strasbourg : départ samedi 19 mai à 7h, contact : Sylviane (Attac Strabourg), collectif.dette.67@gmail.com ou sylviane.rinck@wanadoo.fr
  • Vosges (depuis Nancy) : départ samedi 19 mai à 7h, prix 23 euros, contact : Daniel Romary, 03.29.50.13.00 ou 06.83.26.48.49 daniel.romary57@orange.fr
  • Lille : départ le matin (vers 8h), retour le soir. Contact : SUD Sante Sociaux, 03 20 74 17 69, sudsantesociaux.npdc@wanadoo.fr ; ou Attac Lille via http://attaclille.over-blog.com/

IMPORTANT : Les autorités locales de Francfort viennent de décider d’interdire toutes les manifestations prévues du 17 au 19 mai. Cette décision incompréhensible et très rare en Allemagne est attaquée en justice par nos amis d’attac Allemagne. Ils relaient aussi un appel de protestation de diverses personnalités.

Les manifestations prévues, qui ont toujours été affichées comme pacifiques et de désobéissance civile, sont maintenues. Nous maintenons de notre côté notre appel à se rendre sur place pour manifester et nous vous invitions à relayer les protestations. Nous aurons rapidement d’autres nouvelles de la part des responsables locaux et vous les transmettrons.

8 mai 2012,


Attac France


Pour plus d’informations :

http://www.francfort.attac.org

http://www.audit-citoyen.org

http://www.france.attac.org

http://www.european-resistance.org/...


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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:19

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6 mai 2012

 

Un des événements marquants de la campagne présidentielle 2012 a été la campagne du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon : des dizaines de milliers de participants aux meetings, une place importante dans le débat politique, et 11,01 % des suffrages, un score notable.


Certes, les dirigeants du Front de gauche espéraient des résultats au-delà des 15 % et, surtout, une troisième place devant Marine Le Pen. Mais, passant de 5 % des voix qui leur étaient accordés par les sondages en début de campagne à 11%, ils ont réussi à dominer l’espace de « la gauche radicale » et à marginaliser la gauche révolutionnaire.


Une réelle dynamique


Au cours de cette campagne, on a assisté à la reconstruction d’une force politique réformiste de gauche, à influence de masse. Elle résulte de plusieurs facteurs :

a) Une situation, marquée par des défaites sociales, qui favorise l’aspiration et l’illusion que « ce qui est bloqué par la lutte peut se débloquer par l’élection ».

b) La remobilisation des forces des partis communistes (de même qu’au Portugal, en Espagne, ou en Grèce), s’appuyant sur le fait qu’ils n’ont pas siégé au gouvernement depuis quelques années et qu’ils ont préservé des positions d’appareil dans les institutions ou les organisations syndicales.


c) Une bonne campagne du candidat Mélenchon. Défendant des objectifs radicaux, tels que les 1700 euros pour le salaire minimum ou la défense du service public, il renoue dans ses discours avec l’imaginaire révolutionnaire des textes de Victor Hugo et avec les heures glorieuses du mouvement ouvrier. Cette alchimie a entraîné une dynamique politique au-delà des partis du Front de gauche. Campagne d’autant plus remarquée qu’elle venait en contrepoint de celle de François Hollande particulièrement terne (c’est un euphémisme).


Ambiguïtés et contradictions


Cette bonne campagne de Mélenchon a pourtant été lourde d’ambiguïtés et de contradictions qui ont justifié une campagne indépendante du NPA.


En effet, NPA et Front de gauche partagent des positions communes sur des thèmes tels que les revendications sociales (salaires, emploi, défense du service public), ou démocratiques (proportionnelle ou défense des droits des immigrés). Les deux organisations se sont retrouvées pour s’opposer au Front national. En revanche, d’autres points les divisent profondément : sur le nucléaire, un désaccord majeur sépare le NPA de la direction du PCF, que de nombreux liens attachent à l’industrie nucléaire française.


Nous partageons donc globalement des objectifs communs, et la dynamique autour de la campagne du Front de gauche ouvre de nouvelles possibilités politiques, pour leur réalisation. Pourtant, sitôt qu’il s’agit d’engager une lutte sérieuse et d’obtenir la mise en œuvre de nos revendications, la direction du PCF et Jean-Luc Mélenchon s’évertuent à contourner la difficulté, à refuser la confrontation avec le pouvoir des capitalistes. Ils dénoncent la finance, pas la propriété capitaliste.

 

Ils exigent un pôle bancaire public, mais refusent l’expropriation des banques et leur nationalisation sous contrôle social, préférant laisser agir la concurrence entre banque privée et secteur public. Ils dénoncent le scandale de la dette, mais refusent son annulation. Jean-Luc Mélenchon propose un remboursement de cette dette sur plusieurs années, en équilibrant les sacrifices entre les capitalistes et les classes populaires. Là encore, il faut être conséquent. Si nous participons à une campagne pour un audit citoyen, c’est pour préparer le terrain à l’annulation de la dette, et non pas son remboursement progressif. Le dirigeant du Front de gauche évoque la « planification écologique », sans indiquer les moyens stratégiques nécessaires à cette planification, en particulier, la socialisation des secteurs clé de l’économie, transports, énergie.


Sur le plan politique et historique, l’orientation réformiste de la direction du Front de gauche s’accompagne des positions « républicaines » de Mélenchon. Non pas celle des communards, qui opposaient la république sociale aux classes bourgeoises, mais des républicains qui fusionnent dans leur défense de la république les mots « nation », « république » et « Etat ». Cette conception subordonne la « révolution citoyenne » ou « la révolution par les urnes » au respect des institutions de l’Etat des classes dominantes. Mélenchon évoque volontiers l’impérialisme américain, mais pas l’impérialisme français. Lors de la campagne présidentielle, il réaffirme dans les Cahiersde la Revue de Défense nationale « qu’en l’état actuel, la dissuasion nucléaire demeure l’élément essentiel de notre stratégie de protection ».


Loin d’être des questions de détail, ces conceptions sont des pièces maîtresse de la politique de J.L. Mélenchon qui fera tout pour canaliser, subordonner, rendre compatibles les mouvements de masses avec les institutions de la république. Ces questions deviennent même décisives à l’heure de discuter, stratégie et parti ou mouvement politique.


Quelle politique vis-à-vis du Front de gauche ?


Pour faire de la politique avec le Front de gauche, il faut prendre en compte l’ensemble de ces éléments : la dynamique, mais aussi le projet ; la mobilisation, mais aussi le programme politique d’ensemble ; le regain militant, mais aussi la politique des dirigeants.

Des dizaines de milliers de militants, des centaines de milliers d’électeurs ont chargé d’un contenu radical, social, démocratique, leur vote ou leur participation aux initiatives du Front de gauche.

 

Pour eux, il s’agit ainsi de rejeter l’austérité de droite mais aussi l’austérité de gauche en se mobilisant ensemble sur des revendications vitales, telles que les 1700 euros, l’interdiction des licenciements, la défense des services publics, la titularisation des précaires dans la fonction publique, la défense des sans-papiers. Pour notre part, nous pensons qu’il faut aller plus loin que la seule unité d’action ponctuelle. Face à l’austérité que nous prépare un gouvernement Hollande, nous proposons au Front de gauche, ainsi qu’à d’autres (LO ou les Alternatifs) la construction d’une opposition unitaire au gouvernement. Le NPA y est prêt. Et le Front de gauche ? Cette bataille est décisive pour ne pas laisser au Front national le drapeau de l’opposition. C’est ce qui doit nous conduire au dialogue, à l’action commune, avec les militants et les sympathisants du Front de gauche.


Dans le même temps, il ne nous faut pas oublier que le Front de gauche est une construction politique, dirigée par le PCF et Mélenchon et non un simple front unique. Ce n’est pas un parti, mais c’est déjà un mouvement politique.


Cela ne signifie pas que tout est écrit. Des questions restent ouvertes. Il semble qu’à cette étape les dirigeants du Front de gauche ne souhaitent pas participer au gouvernement. Se fixant « la prise du pouvoir, de tout le pouvoir dans dix ans », Mélenchon écarte la participation à un gouvernement qu’il ne dirigerait pas. Les contraintes de la crise sont telles que le PCF semble choisir une formule de « soutien sans participation », déjà utilisée par le passé. Des tensions peuvent surgir entre la direction du PCF et Mélenchon.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, donne comme objectif aux élections législatives de « faire élire une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, avec le maximum de députés du Front de gauche ». Une majorité de gauche avec le PS ? Que feront les députés du FDG quand il faudra voter le budget du gouvernement de Hollande ? Ce que les conseillers régionaux du FDG font déjà dans presque toutes les régions, en s’alignant sur le PS ? Bien des questions restent ouvertes. Pour permettre des actions communes, elles exigeront de notre part une tactique politique appropriée.


Aucune des hypothèses envisagées par le Front de gauche à cette étape ne remet en cause son projet réformiste. Du coup, à l’heure, où des appels se font jour pour rejoindre le FDG, y compris au sein du NPA, nous pensons au contraire que le rassemblement des anticapitalistes ne peut dépendre des aléas tactiques des évolutions du FDG. Intégrer le Front de gauche, c’est accepter la direction du PCF et de Mélenchon. Peser sur la scène politique, stimuler l’action unitaire et garder toutes les possibilités de critique, voilà qui exige un NPA indépendant du Front de gauche. Le rassemblement indépendant des anticapitalistes ne relève pas de choix tactiques. Il s’agit d’une option stratégique qui maintient la continuité historique du courant révolutionnaire. Un double défi se pose désormais au NPA : relancer sa construction et déployer une politique unitaire, en particulier vis-à-vis du Front de gauche.


* Ecrit pour la revue TEAN.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:47

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Nous reproduisons ci-dessous la contribution d’Yves Jardin (Douanenez) publiée sur le site du Front de Gauche-Finistère (7ecirconscription) [1]. Elle apparaît comme une réponse de fond aux positions défendues par Jean-Luc Mélenchon en faveur de la « dissuasion » nucléaire et des capacités militaires de l’Etat français [2]

 

Une contribution d'Yves Jardin (Douanenez)

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme les nuées portent l'orage. » (J. Jaurès)

    Dans l’« Humanité » du 8 avril dernier, l’on pouvait lire les mots suivants pour annoncer une débat à Givors, le 12, à l’occasion de la journée mondiale sur les dépenses militaires : « s’opposer à la course aux armements doit redevenir une exigence prioritaire à cause du danger inhérent à un tel processus mais aussi pour le coût prohibitif que cela représente en soi, d’autant plus lourd dans une phase de crise des finances publiques marquée par des politiques d’austérité drastiques et des surenchères antisociales, en France et en Europe.  La baisse des dépenses militaires est une bataille en soi qui n’est pas contradictoire avec les exigences de la sécurité, au contraire. Nous sommes en effet favorables à la recherche collective de la sécurité internationale par une démilitarisation, une dénucléarisation des relations internationales, une recherche concomitante et déterminée de la résolution des conflits, ce qui doit contribuer à préserver le régime de non-prolifération nucléaire ». Aujourd’hui le Front de Gauche doit s’exprimer haut et fort pour dénoncer  l’« union sacrée » mortifère de la course aux armements, de l’acceptation de l’arme nucléaire et des interventions néo-impérialistes.


Non à l’union sacrée de la course aux armements.   


Le budget de la défense continue à augmenter, avec un montant de près de 40 M d’€ (pensions comprises) en 2012, en hausse der 2,4 %. Comme l’a déclaré J.J. Candelier, député PCF du Nord, lors du vote de ce budget, « il existe donc bien de l’argent quand on veut ! ». Cela est une situation scandaleuse qui doit être dénoncée. Seul le Front de Gauche est en mesure de le faire et se doit de le faire. Alors que l’on rogne sur les dépenses sociales, sur l’éducation, il est insupportable de voir les dépenses militaires continuer à augmenter. Les crédits budgétaires (hors pensions) passent de 30,11 MM d’€ en 2010, à 30,16 en 2011, 30,52 en 2012 et 31 en 2013.

 
    Dans le même temps, le nombre d’équivalents temps plein travaillé diminue et passera de 314.000 en 2009 à 276.000 en 2014, avec donc une diminution de 38.000 emplois, à raison de 7500 par an. Cela a entraîné des protestations légitimes. La défense, comme toute la fonction publique, fait les frais de la diminution du nombre de salariés.
    En fait l’augmentation des crédits de la défense profite aux équipements, dont la part dans le budget militaire augmente de 3 %. Dans les moyens programmés pour 2009-2014, les équipements représenteront près de 55 % des dépenses. Les équipements sont de plus en plus construits par des sociétés privées. La loi de programmation militaire prévoit l’ouverture accrue  du capital d’entreprises du secteur de la défense, comme la DCNS ou la Société navale des poudres et explosifs, au secteur privé. Ajoutons à cela que certaines activités exercées jusqu’alors par des personnels militaires le seront par des sociétés privées cotées en bourse : les Entreprises Militaires et de Sécurité Privées se développent en France comme dans d’autres pays en proie à l’économie néo-libérale ; c’est à des sociétés privées qu’est confiée le maintien en condition opérationnelle des matériels de l’aviation et de la marine ; des navires privés assurent des transports stratégiques ; des bâtiments de soutien et d’assistance hauturière, dont la moitié dotés d’équipages privés seront mis à la disposition de l’armée ; depuis 2006, EADS assure la formation des pilotes de chasse de la base de Cognac ; depuis le début de 2011 la gestion de la base de Creil est confiée à un consortium privé. Cette privatisation de la défense, qui entraîne aussi la perte d’emplois publics, doit être dénoncée.    
    Il est souhaitable que le choix des équipements et armements à construire soit le résultat d’un large débat démocratique autour de la défense. Les constructions et fabrications pour la défense doivent être faites de façon largement préférentielle par des sociétés publiques ou nationalisées.

 
    Une partie des crédits de la défense (10 % selon le Mouvement de la Paix) doivent être consacrés tout de suite à la satisfaction des besoins sociaux  (pour l’école, la santé, la jeunesse), non pas pour aller dans le sens d’une néfaste politique d’austérité, mais pour une action publique tournée vers l’action sociale et la promotion de la paix. Il faut se rappeler par exemple que 2MM d’€ permettraient d’augmenter de 332 € / mois les pensions de 5 M de retraités.
    La France reste le 4e exportateur d’armements, avec 5,12 MM d’€ en 2010. Ces exportations contribuent au maintien des conflits. Elles se font en grande partie au bénéfice de sociétés privées qui n’hésitent pas à délocaliser les fabrications : ainsi Dassault est en voie de vendre 126 « Rafale » à l’Inde, mais 108 de ces avions seront construits en Inde. Combien d’emplois seront malheureusement mis en danger par un tel contrat ? Il ne s’agit pas de défendre à tout prix les emplois liés à la construction d’armements, mais il faut cependant dénoncer aussi cette forme de délocalisation qui de toute façon ne va pas dans le sens de la paix. Un traité  sur le commerce des armes est depuis 2009 en négociation à l’ONU, soutenu par 153 pays :  il doit être soutenu activement,  et devra être signé, ratifié et appliqué par la France.

 
    De 2005 à 2009, les ventes d’armes ont augmenté de 22 % dans le monde ; en  2009, elles représentent 400 MM de $, soit 5 fois plus que l’aide au développement. Les ventes d’armes maintiennent des pays dans la pauvreté, permettent à des dictatures de perdurer, entretiennent les violences, les violations des Droits de l’Homme et la corruption. Une politique progressiste se doit de contrôler, de réduire les exportations d’armements ou au moins de ne pas chercher à les développer.


    La diminution des dépenses militaires, la réduction de la quantité d’armes construites, et de celles exportées, doit se faire à travers un plan précis, démocratiquement élaboré, avec une reconversion des industries d’armements pour éviter des pertes d’emplois. La réflexion menée notamment par l’Université Européenne de la Paix, créée à Brest, doit être poursuivie et aidée. Celle-ci a proposé la création d’une filière de déconstruction des vieux navires qui pourrait compenser la perte par l’arsenal de Brest de la moitié de ses emplois. pourquoi ne pas envisager que le savoir-faire des personnels spécialisés dans la construction d’armement nucléaires et notamment des SNLE soit employé pour le démontage des centrales nucléaires.


    En tout cas, si diminution des dépenses il y a, elle ne doit pas affecter le paiement des pensions, ni le statut des personnels, aujourd’hui remis en cause par la privatisation des activités militaires, ni le traitement des maladies contractées dans le cadre militaire, par exemple lors des expérimentations d’armes nucléaires.
    Même si un désarmement complet est sans doute encore du domaine de l’utopie (il y a cependant 27 pays indépendants, le plus souvent des micro-Etats, qui n’ont pas d’armée), doit-on se satisfaire de voir la France au 4e rang mondial pour les dépenses d’armement par habitant et au 3e rang mondial pour les dépenses d’armement nucléaire par habitant (après Israël et les USA) ?

Non à l’« union sacrée » autour de la force de frappe.


    Deux candidats aux élections présidentielles viennent de se rendre à l’Ile Longue pour faire allégeance à la force de frappe nucléaire : François Bayrou tout d’abord (plus tôt que prévu), puis François Hollande qui a fait quelques vagues allusions à la poursuite du désarmement nucléaire. Rien à attendre de la part de Sarkozy en cette matière , ni de la candidate du Front National. Seul le Front de Gauche est en mesure de proposer une autre politique en ce qui concerne les armes nucléaires.


    Tout d’abord, rappelons que la politique de dissuasion développée notamment par le général de Gaulle et ses successeurs est devenue inopérante :
-l’écroulement du bloc soviétique a rendu inutile une politique d’équilibre des forces et de menace d’une attaque  massive destructrice et meurtrière devant empêcher l’adversaire situé à l’Est de se lancer dans un conflit ;
-aujourd’hui l’utilisation risque d’être une attaque du fort au faible;
-les armes nucléaires sont aujourd’hui miniaturisées et peuvent être employées comme des armes du champ de bataille entre deux armées (sans parler d’armes comme celles à uranium appauvri).
    Selon le général Norlain, les armes nucléaires sont devenues dangereuses et inutiles. Selon une tribune récemment signée par Paul Quilès, Michel Rocard et le général Norlain elles ne peuvent résoudre les désordres du monde du XXIe siècle et notamment les menaces terroristes, pour ne pas parler des conflits localisés encore nombreux dans le monde.


    Le stock d’armes nucléaires accumulées dans le monde crée une terrible menace. Des accidents pouvant déclencher le feu nucléaire ne sont pas à exclure. Le chef d’Etat qui déclencherait l’apocalypse nucléaire risque d’entraîner la destruction de la planète et de l’humanité. Savoir que cette arme est maintenant à la disposition des généraux pakistanais, amis des islamistes et proches des talibans afghans, devrait nous faire réfléchir. La savoir aux mains des actuels dirigeants israéliens très à droite ou d’extrême-droite ne peut nous rassurer davantage.
    Les armes nucléaires représentent des dépenses très importantes, alors que les dépenses sociales sont affectées par des coupes budgétaires. Le coût d’entretien annuel d’une seule arme nucléaire (il y en a des centaines) représente 130.000 consultations de médecine générale ou 150 postes de professeur pendant un an. Le chantier de l’Ile Longue est le plus important de France avec des dépenses de l’ordre de 800 M d’€. La modernisation de l’arsenal nucléaire représente des dépenses de 4,7 à 6 MM d’€ en 2011 et 21 % des crédits d’équipement. Toutes ces raisons doivent nous amener à un nécessaire désarmement nucléaire. Deux voies doivent être étudiées.


    On peut poser la question du désarmement nucléaire unilatéral de la France. Rappelons tout d’abord qu’il n’est pas/plus lié au « droit de veto » de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU. le lien entre la présence à ce Conseil en tant que membre permanent et la possession d’armes atomiques, s’il a  jamais existé, n’existe plus depuis qu’outre les 5 Grands l’Inde et le Pakistan, et sans doute la Corée du Nord, se sont dotés de l’arme nucléaire. Ce lien n’a d’ailleurs jamais existé puisque Israël a depuis longtemps la bombe atomique (grâce à l’aide de la France !). Plusieurs Etats ont renoncé à l’arme nucléaire , comme l’Afrique du Sud (qui s’en était dotée à l’époque de l’apartheid, l’Australie, le Brésil, l’Argentine, la Suède (qui l’a peut-être eue), ainsi que la Biélorussie, l’Ukraine et le Kazakhstan ayant hérité d’une partie de l’arsenal soviétique. A part ces trois derniers pays, les autres Etats ayant renoncé à l’arme nucléaire n’ont pas vu leur économie décliner, bien au contraire ; ils n’ont pas été particulièrement menacés. Un désarmement nucléaire unilatéral de la Francd irait dans le sens de la négociation d’une Convention d’abolition des armes nucléaires, souhaitée et soutenue par 142 Etats.

 

La grandeur de la France ne se traduit pas par la possession de l’arme nucléaire, mais un désarmement unilatéral de la France augmenterait son influence et son prestige dans le monde. Mais un tel désarmement ne peut avoir lieu qu’après avoir été décidé à l’issue d’un large débat démocratique.
    Une deuxième voie pour répondre à un souci de réalisme, fondé ou non, est d’arrêter la modernisation de l’arme nucléaire qui est contraire au Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP). La France viole le TNP en mettant au point de nouvelles têtes nucléaires au laboratoire du Barp près de Bordeaux, en construisant de nouveaux vecteurs M51, en se dotant d’une nouvelle génération de SNLE. Cet arrêt de la modernisation de la force de frappe française devra nécessairement s’accompagner d’une politique étrangère dynamique pour faire respecter le TNP et pour aller ver un désarmement nucléaire mondial. L’inaction de la France ne peut de toute façon qu’encourager une dangereuse prolifération nucléaire. En outre le respect du TNP, par l’arrêt de la mise au point de nouvelles armes nucléaires françaises permettra d’affecter au moins 5 à 6 MM d’€ / an à des activités socialement utiles.


    Il n’est pas inutile de rappeler que la réduction de la construction d’armements ne doit pas entraîner l’augmentation de l’importation d’armes étrangères et que la renonciation à l’arme nucléaire ou à sa modernisation ne doit pas s’accompagner d’une mise à l’abri sous le parapluie des armes nucléaires d’une autre puissance.

Non à l’« union sacrée » dans l’OTAN, non à une politique impérialiste.


    La France est aujourd’hui un des rares pays à disposer de bases extérieures. elle a ces dernières années développé celles-ci et multiplié ses interventions. Des militaires français sont aujourd’hui présents dans au moins une quinzaine de pays avec des situations diverses.


    En 2006, il y avait 19.863 militaires français hors de métropole, leur nombre est passé à 26.150 en 2008, 29.190 en 2009, 31.877 en 2010 et au moins 29242 en 2011. Sarkozy a donc augmenté la présence et les interventions militaires françaises, pas forcément pour le meilleur mais souvent pour le pire. Et cela entraîne des dépenses importantes : en 2008 elles ont représenté 857 M d’€ (pour 475 prévus dans la loi de finances) ; en 2010 elles ont représenté 867 M d’€ (dont 470 pour l’Afghanistan. En 2011, les opérations militaires extérieures (OPEX) financées en partie par « prélèvement sur la réserve der précaution interministérielle », c’est-à-dire par les autres ministères, sont en augmentation avec près de 900 M d’€ et sans doute bien davantage.


    En 2011 les forces temporaires (Tchad, côte d’Ivoire, République Centrafricaine) représentent 2190 hommes ; les forces sous mandat international en groupent 9812, dont 4000 en Afghanistan et 3000 au large de la Libye (et sans doute aussi sur le sol libyen avec la présence d’agents français, sinon de membres d’officines privées, comme le président de la SECOPEX, ancien officier, qui y a été tué par « accident »). ; les forces de présence en comptent 8600, dont près de 3000 à Djibouti, 1200 au Sénégal et 1000 au Gabon ; enfin les forces de souveraineté dans les DOM-TOM comprennent 8640 militaires (5430 en 2006). En Afrique, la présence de militaires français a conforté des régimes corrompus, impopulaires et dictatoriaux et la France, après avoir soutenu Gbagbo, est intervenue directement en Côte d’Ivoire pour faire triompher le pro-occidental Ouattara. dans les DOM-TOM, le renforcement de la présence militaire accroît la possibilité de répression brutale de mouvements sociaux et/ou anticolonialistes, notamment en Nouvelle-Calédonie (où le nombre de militaires a doublé de 2006 à 2011). Il est urgent de mettre fin à ces bases et interventions extérieures, pour rompre avec une politique impérialiste insupportable, mais aussi pour que l’argent dépensé dans cette « présence » et ces interventions extérieures soit utilisé à de meilleurs usages.  


    Mais, de façon plus large, le néo-libéralisme s’accompagne d’une politique de domination, d’oppression, et de militarisation, menée par les pays occidentaux les plus riches sous la direction des USA, dans la cadre de l’OTAN. Il est à remarquer qu’en Europe l’écroulement du bloc « socialiste » a mené à l’entrée de nombreux pays de l’Est et du Centre de l’Europe dans l’Union européenne, mais aussi dans l’OTAN, l’adhésion concomitante aux deux organisations apparaissant comme devant aller de soi.


    Le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN (la France n’a jamais cessé d’adhérer à l’OTAN qui est aussi une alliance politique), décidé par Sarkozy, s’est accompagné de la participation de la France à des interventions mettant la démocratie et la paix en danger. C’est le cas de l’intervention en Libye, sous prétexte de défendre les libertés menacées par la tyrannie de Kadhafi à qui l’on avait auparavant déroulé le tapis rouge, et sous couvert de l’ONU.


    Le même scénario risque de se répéter bientôt en Syrie, où les services de renseignement français sont probablement déjà en action et où les éléments les plus réactionnaires qui dominent le CNS appellent à une intervention extérieure avec l’appui des pays arabes les plus conservateurs, amis de la France et du bloc occidental.
    En Afghanistan, la France intervient sous le couvert de l’ONU, aux côtés des USA et d’autres pays membres de l’OTAN, pour la défense des intérêts occidentaux. Cette intervention est illégitime, coûteuse et meurtrière. elle est un non-sens alors que l’on continue à soutenir et à armer le Pakistan.


    Il est important que le Front de Gauche demande le retrait immédiat de toute force française de la Libye ou de ses abords.  Il est essentiel qu’il exige le retrait immédiat des forces envoyées en Afghanistan ; cela correspond à la volonté de 80 % des Français qui sont opposés à l’intervention française en Afghanistan ; en août 2010 les Pays-Bas ont mis fin à leur participation à la « mission » de l’OTAN en Afghanistan, qui a été une des raisons de la chute du gouvernement néerlandais. Il est primordial qu’il se prononce résolument contre toute intervention française en Syrie, sous quelque forme que ce soit et qu’il appuie activement le CNCD syrien, regroupant des forces de gauche et hostile à une intervention extérieure.


    Il y a aussi actuellement une sérieuse menace de guerre contre l’Iran, voulue par Israël, par les USA, avec la complicité de Sarkozy et du gouvernement français. Cette guerre qui menace est justifiée par le prétexte d’empêcher l’Iran de ses doter de l’arme nucléaire, alors que cette volonté iranienne n’est pas totalement prouvée et qu’Israël dispose de l’armement atomique en n’étant soumis à aucun contrôle  (avec la complicité des USA et des pays membres de l’OTAN) car n’étant pas signataire du TNP (signé par l’Iran). Le Front de Gauche doit résolument se prononcer en faveur de la dénucléarisation de l’ensemble du Moyen-Orient et apporter son appui au peuple palestinien, en se démarquant du soutien apporté par les pays occidentaux et par les autres forces politiques françaises (Hollande vient de rencontrer le Président du CRIF, la candidate de Front National s’est rendue en Israël)au gouvernement le plus à droite, sinon à l’extrême-droite qu’Israël ait connu depuis sa création  il y aura bientôt 64 ans. Cela doit se faire au profit du peuple palestinien, mais aussi au profit du peuple israélien mis à mal par une politique à la fois néo-libérale et colonialiste renforcée.


    Il est également essentiel que la France quitte le commandement militaire intégré de l’OTAN et aussi l’OTAN elle-même.

    Le Front de Gauche a tout à gagner non seulement en rejetant, comme il le fait déjà, le consensus sur la « concurrence libre et non faussée » et sur les politiques de rigueur anti-sociales, mais aussi le consensus sur la course aux armements, nucléaires ou non, sur la modernisation de la force de frappe et sur les interventions impérialistes d’aujourd’hui, menées sous de bons prétextes pour conforter en fait les politiques néo-libérales. Lui seul peut aujourd’hui le faire en parlant haut et clair.
                                            Y.J.

Notes
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:43

A-dog-barks-at

 

Par Yannis Almpanis le Mardi, 08 Mai 2012

 

Les résultats finaux des élections parlementaires en Grèce sont les suivants:

 

Nea Dimokratia (droite pro-austérité) 18,85%, 108 sièges (33,47% en 2009)

SYRIZA (Coalition de la gauche radicale, anti austérité) 16,78%, 52 sièges (4,60%)

PASOK (Socialistes, pro austérité) 13,18%, 41 sièges (43,92%)

Grecs indépendants (droite populiste, anti austérité) 10,60%, 33 sièges (ce parti est une scission de Nea Dimokratia et s’est formé il y a deux mois)

KKE- Parti Communiste 8,48%, 26 sièges (7,54%)

Aube dorée (nazi) 6,97% 21 sièges (0,29%)

Gauche Démocratique (gauche modérée, scission de droite de SYRIZA) 6,11%, 19 sièges (première participation électorale)

Verts (Ecologistes) 2,93%, pas de sièges (2,53%)

LAOS (extrême droite populiste) 2,90% (5,63%)

Alliance Démocratique (scission ultra-neolibérale de Nea Dimokratia) 2,55% (première participation électorale)

Nouvelle Création (ultra-neolibérale) 2,15% (première participation électorale)

Alliance Action-Liberal (ultra-neolibéral) 1,80% (première participation électorale)

ANTARSYA (gauche anticapitaliste) 1,19% (0,36%)

 

 

Il s’agit d’un véritable tremblement de terre politique. L’effondrement du système bipartidaire qui domine la vie politique depuis la chute de la dictature en 1974 est sans précédent. Le PASOK et Nea Dimokratia (Nouvelle Démocratie) n’ont pas de majorité, ni en voix,  ni au Parlement.


Les électeurs ont rejeté très clairement les forces politiques qui ont appliqué les programmes d’austérité : PASOK, Nea Dimokratia, LAOS. Le peuple a voté contre les politiques du FMI et de l’Union Européenne.


Le résultat est un triomphe sans précédent pour la gauche en général et pour SYRIZA en particulier. La gauche totalise 32,56% des voix. C’est un record historique, meilleur même que celui de 1958 (25%).


SYRIZA est le second parti du pays. Il a quadruplé son score par rapport à 2009. Il est le prmerier parti à Athènes avec plus de 20%. Il est aussi le premier parti dans la tranche d’âge de 18 à 35 ans, N°1 parmi les chômeurs/euses et les fonctionnaires, N°1 dans tous les quartiers populaires. C’est un vote de classe très clair. Le peuple a approuvé les trois propositions clés de SYRIZA : a) rejet des programmes d’austérité, b) unité de toute la gauche, c) formation immédiate d’un gouvernement de gauche pour mettre fin à l’austérité.


C’ets une véritable honte pour notre peuple que les nazis entrent au parlement. La campagne anti-immigrés continuelle du gouvernement les a encouragés. Ils ont aussi profité des tendances anti-politiques de la société grecque. Les nazis auront dorénavant des centaines de milliers d’Euros de fonds publics pour financer leurs gangs d’assassins.


Il sera très difficile de former un gouvernement. La seule manière d’y arriver serait de convaincre la Gauche démocratique d’entrer dans un gouvernement Nea Dimokratia-PASOK. Mais il semble plus probable que de nouvelles élections seront organisées début juillet.


En conclusion, la lutte de classe en Grèce entre dans une nouvelle période plus intense. S’agira-t-il d’une « nouvelle république de Weimar » ou du premier gouvernement de gauche de type latino-américain » en Europe ?


Y. A., 7/5/12

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 12:18

«Face aux diktats de l’Union européenne, une première tâche s’impose: rejeter le nouveau pacte européen(...) Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des modalités d’un bloc anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande.» Par François Sabado, ancien dirigeant historique de la LCR, et Christine Poupin, porte-parole du NPA.


 

Sarkozy a été battu. Ce résultat nous soulage et nous réjouit. Nous devons analyser le rapport de force qu'il traduit et la situation qu'il ouvre.


Comme dans le reste de l’Europe, «les sortants ont été sortis». La social-démocratie, grecque, espagnole et portugaise, a été balayée. Ici, la droite autoritaire est chassée. La crise déstabilise toute la représentation politique. La mise en œuvre de politiques d’austérité brutales ruine l’adhésion et la confiance de la population vis-à-vis des partis au pouvoir, qu’ils soient de droite, comme l’UMP en France, ou de gauche, comme les partis sociaux démocrates, en Espagne, Portugal ou en Grèce.


A l'occasion de cette élection, la gauche a connu une légère progression, mais le rapport de force droite-gauche du 1er tour de la présidentielle reste largement favorable à la droite (56 % contre 44 %). La victoire de Hollande est due à l'échec de Sarkozy plus qu'à sa dynamique propre. Plus, le Front national de Marine Le Pen a connu une poussée sans précédent. La vie politique est désormais surdéterminée par le poids de l’extrême droite. L’UMP risque l’implosion, tiraillée  entre un secteur, polarisé par le parti lepeniste, et d’autres secteurs de la droite traditionnelle, qui refusent la dérive populiste ou fasciste.

 
A  la différence des élections de 1981 ou 1988, ce président de gauche a été élu sans poussée massive des votes de gauche. Il arrive au pouvoir à la faveur de la division des droites. Division confortée par l’appel de François Bayrou à voter Hollande.

Au lendemain de ces élections, c’est la crise mondiale et spécifiquement européenne qui va dominer la situation économique, sociale et politique. Les agences de notation ont annoncé la couleur: il faudra encore réduire les budgets sociaux, démanteler les services publics. L’Union européenne exige la «règle d’or», en intégrant l’interdiction de tout déficit public dans la Constitution. Nous connaissons déjà les résultats de cette politique: l’Europe s’enfonce dans la récession, avec plus de chômage, moins de pouvoir d’achat, toujours moins de services publics. 

A l’inverse de toutes ces politiques, nous proposons de mettre au cœur du débat public un plan de mesures d’urgence anticrise. Ce bouclier social pour les classes populaires comportera une augmentation de salaire pour tous de 300 euros net, un salaire minimum de 1 700 euros, la création de centaines de milliers d’emplois publics, l’interdiction des licenciements, la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures pour combattre le chômage.

François Hollande a dénoncé pendant sa campagne un ennemi sans visage: la finance. Comment résistera-t-il à la pression des marchés financiers sans s’attaquer aux banques et aux banquiers? Comment réduire la pression de la dette et de la spéculation en laissant fonctionner le secteur bancaire selon les règles néo-libérales? Sans expropriation des banques et sans leur nationalisation sous contrôle social, aucun gouvernement ne disposera des moyens pour financer une politique répondant aux besoins sociaux. Pour donner la priorité aux services publics il faut s’attaquer à la dette: organiser un audit public pour l’annulation de la dette illégitime et de ses intérêts. Une nouvelle politique fiscale, supprimant les cadeaux aux grandes fortunes et taxant les plus riches et les profits capitalistes, sera au centre de nos propositions. Mais la profondeur de la crise, son caractère global, exige non seulement de résister à l’austérité, mais de réorienter l’économie selon des besoins sociaux et écologiques, de sortir du nucléaire, de réorganiser les secteurs de l’énergie et des transports, de l’habitat, dans de vastes secteurs publics qui échappent à la logique du profit capitaliste.


Loin de prendre des décisions radicales contre la crise, Hollande s’inscrit dans les grandes orientations de l’Union Européenne, en voulant «donner du sens à la rigueur», c'est-à-dire en reprenant une politique d’austérité. «Hollandréou», cette formule illustre bien les risques d’une évolution de la situation à la grecque. Et le soutien à François Hollande de Bayrou, farouche partisan de la «règle d’or», pour déployer une politique d’union nationale n’est pas de bon augure. Face aux diktats de l’Union européenne, une première tâche s’impose: rejeter le nouveau pacte européen et, pour cela, convoquer un référendum où, une nouvelle fois, le peuple souverain dira «non» à cette Europe néo-libérale.


Austérité de droite ou austérité de gauche? Nos dirigeants n'envisagent pas d’autre alternative. Et c’est d’autant plus inquiétant que le Front national guette. Marine Le Pen l’a déjà annoncé: elle veut être l’opposition de droite. L’enjeu pour son parti? Créer les conditions en 2017, ou même avant, pour une confrontation droite-extrême droite face à la gauche, où le parti lepéniste emporterait la mise. En effet, rien ne dit qu’un gouvernement Hollande tiendra face à une accélération de la crise. C’est dans ce cadre que s’engage une course de vitesse qui accentuera la polarisation entre le Front National et la gauche radicale et anticapitaliste. Course de vitesse résumée par la situation ouverte par le résultat des élections en Grèce avec d'un côté les bons résultats de la gauche radicale, dont Syryza particulièrement, et de l'autre, la mauvaise nouvelle, l'entrée des nazis au parlement... Nous ne pouvons laisser le drapeau de l’opposition à Marine Le Pen. Nous proposons d’engager la construction d’un large mouvement unitaire de la gauche sociale et politique contre le Front national.


Nous avons avancé durant la campagne la perspective d’une opposition de gauche unitaire à un gouvernement qui appliquerait une politique d’austérité de gauche. Non par impatience mais par analyse de la politique sociale libérale en France et en Europe, et nécessité de défendre les intérêts de la majorité de la population.


Nous proposons, que se rassemblent dans les entreprises, les quartiers, les travailleurs, les jeunes et leurs organisations pour exiger «le changement, maintenant!», créer les conditions d’une mobilisation pour arracher des augmentations  de salaires, bloquer les licenciements, obtenir la titularisation des précaires dans le secteur public, imposer la retraite à 60 ans. Nul doute que s’engager dans la satisfaction de ces revendications  conduira à la confrontation avec les marchés financiers et les grands groupes bancaires.


Ces premières propositions s’opposent à toute politique d’austérité et à la rigueur «sauce hollandaise». Voilà pourquoi on ne saurait à la fois défendre ces mesures d’urgence et  soutenir de près ou de loin un gouvernement Hollande. Les dirigeants du Front de gauche décideront de leur participation au gouvernement après les élections législatives. A cette étape, il semble qu’ils écartent une participation directe et envisagent un «soutien sans participation», vieille formule du passé déjà utilisée par le PCF. Lors des prochaines élections législatives, il faudra battre une nouvelle fois la droite et l’extrême droite, mais la seule politique claire, c’est de refuser, toute austérité qu’elle soit de droite ou de gauche.  Il faudra une opposition de gauche au gouvernement. Le NPA y est prêt. Et les dirigeants du Front de gauche?

 
Nous sommes à la croisée des chemins.


La crise du système est globale, économique bien sur mais aussi écologique et politique. Elle marque aussi un basculement du monde. Dans ces conditions, l'outil politique à construire ne peut faire l'impasse ni sur la question du productivisme, ni sur la question de l'internationalisme, ni sur celle de la démocratie réelle et de l'auto-organisation.


Pour affronter la crise, les appels à la «république», les dénonciations de la «finance», les combinaisons institutionnelles  avec le social-libéralisme ne feront pas le poids. Dans une conjoncture électorale marquée par des défaites sociales, le discours du Front de gauche a pu convaincre des millions d’électeurs. Pourtant, nous pensons que ni la direction du PCF ni la rhétorique de Mélenchon ne seront à la hauteur des défis de la crise. Les projets réformistes, même de gauche, peuvent dans un premier temps rassembler les premières résistances à la crise. Il s’agit maintenant de préparer la confrontation avec les capitalistes et de rejeter l’austérité de gauche du gouvernement.

 

L’objectif, nous ne le cachons pas: préparer un nouveau mai 68 ou un nouveau juin 36 qui impose une transformation radicale de la société. Nous sommes prêts à marcher ensemble avec le Front de gauche et tous ceux qui s’opposeront aux politiques d’austérité, à discuter des modalités d’un bloc  anti-austérité, anti Front National, d’un bloc qui soit l’opposition de gauche au gouvernement Hollande. Mais les chocs sociaux et politiques à venir exigent, plus que jamais, l’indépendance des anticapitalistes. Face aux incertitudes de la politique du Front de gauche et à son orientation «un pied de dedans, un pied dehors» vis-à-vis de la nouvelle majorité, nous proposons que se fédèrent sur des bases 100% indépendantes du PS toutes les forces et courants anticapitalistes, les forces qui ont assuré la continuité et le fil historique du courant révolutionnaire, les libertaires, les écologistes radicaux, les militant(e)s du mouvement social et syndical...


Cela suppose de construire un outil vraiment indépendant. C’est l’enjeu d’un double défi pour le NPA: la relance du regroupement des anticapitalistes et une politique unitaire anticrise, en particulier avec le Front de gauche mais, bien au-delà, avec tous ceux qui s’opposent aux politiques d’austérité.


http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/080512/nous-ne-pouvons-laisser-le-drapeau-de-l-opposit

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vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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