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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 10:46

plougastel-calvaire-3.jpg

 Fête ou défaite de la nature à Plougastel ? 

Samedi 12 mai de 10h30 à 12h30 

                                    Découverte de la biodiversité   

dans un bocage en cours de destruction 

et deux chemins ruraux en voie de privatisation

 

autour de Treastell sur le site du projet de réalisation

du centre de formation et d’entraînement des professionnels du Stade Brestois 29

Participation  d'un animateur nature

Départ à 10h30 du parking près de l'école de Keravel.

Bonnes chevilles et bottes nécessaires

 

Organisation Solidarité Ecologie.


Renseignements : solidarite-ecologie@laposte.net

 

Accès : Au super U prendre la direction du  bourg puis aux feux prendre à droite

 

Mémo : L’enquête publique en vue d’une révision simplifiée du PLU pour transformer en zone constructible de 10 ha classés actuellement en zone agricole et zone naturelle afin de permettre la réalisation de ce centre du Stade Brestois, s’est déroulée en avril, tout ceci au nom de « l’intérêt général ».

Une nouvelle enquête publique se déroule du 10 au 25 mai à la mairie de Plougastel pour le déclassement et la désaffectation des deux chemins ruraux inclus dans la zone du projet...

 

Ces deux chemins, non entretenus et actuellement utilisés comme exutoires des eaux pluviales du bourg, permettent de relier, par les chemins, le bourg au GR, au pont de l’Iroise, à Roc’h Nivelen, à Keraliou...

 

N’hésitez pas à aller donner votre avis sur le registre d’enquête avant cette nouvelle étape du bradage de notre patrimoine.


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:19
profit

PAR AGNÈS ROUSSEAUX (4 MAI 2012)


Le député de « la droite populaire » Jacques Myard vient de déposer une proposition de loi visant à réduire considérablement les possibilités d’action en justice des associations. Sont principalement visées les associations de lutte contre la corruption, comme Anticor, Sherpa ou Transparency International. Un dernier baroud d’honneur sur fond de multiplication des affaires politico-financières ?

 

 

Lire la suite ici...

 

 


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:08

MLF_1982.jpg

PAR NOLWENN WEILER (4 MAI 2012)


CHAMPAGNE POUR LES HARCELEURS ! LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL, EN DÉCLARANT L’ABROGATION IMMÉDIATE DU DÉLIT DE HARCÈLEMENT SEXUEL, VIENT D’ANNULER TOUTES LES PROCÉDURES EN COURS. LE DÉPÔT DE PLAINTE DEVIENT LUI AUSSI IMPOSSIBLE, EN ATTENDANT LE VOTE D’UNE NOUVELLE LOI. INTRODUITE PAR UN ANCIEN ÉLU UMP, GÉRARD DUCRAY, CONDAMNÉ POUR HARCÈLEMENT SEXUEL, LA DEMANDE D’ABROGATION INVOQUAIT LE FLOU DE LA DÉFINITION DU DÉLIT, QUI PORTAIT ATTEINTE AU PRINCIPE DE LA « LÉGALITÉ DES DÉLITS ET DES PEINES ».

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) s’était jointe à la procédure pour demander elle aussi l’abrogation de ce texte jugé trop vague, mais de manière différée : pas avant qu’une nouvelle loi définissant davantage le délit ne soit votée, afin d’éviter un dangereux vide juridique.

 

Le Conseil Constitutionnel n’a pas jugé bon de prendre en compte la plaidoirie de l’AFVT.

 

L’association déplore cette abrogation immédiate. « C’est la décision qu’on redoutait le plus, qu’on avait essayé d’éviter en intervenant dans la procédure, le Conseil a donné intégralement raison à un homme condamné pour harcèlement sexuel », estime Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT.

 

L’association espère que cette question sera prioritaire pour la nouvelle législature.


Un rassemblement est prévu samedi 5 mai à 11h, à Paris, près du Conseil Constitutionnel, sur la place devant le métro Palais Royal.

 

http://www.bastamag.net/article2367.html

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:02

feministes partout-2

samedi 5 mai 2012 - 09h10

Rassemblement unitaire suite à l’abrogation de la loi sur le Harcèlement sexuel

Nous exigeons une nouvelle loi !


20 ans après son vote, exigeons un droit juste et efficace !


Le 4 mai 2012, le Conseil Constitutionnel, saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et l’a immédiatement abrogée.

La condamnation de Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État, ancien ministre, élu municipal, avocat, condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de trois femmes en mars 2011 est, par conséquent, annulée, ainsi que toutes les procédures pénales en cours.


Pour la première fois dans l’histoire des luttes féministes, une loi est abrogée vingt ans après avoir été votée et alors même que l’AVFT avait alerté les pouvoirs publics sur sa non-conformité à la Constitution et sur son inefficacité pour les victimes.


Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. Le message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant.


Le Conseil Constitutionnel :

 

Article 1er.- L’article 222-33 du code pénal est contraire à la Constitution.

Article 2.- La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet à compter de la publication de la présente décision dans les conditions fixées au considérant 7.

Article 3.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée. _ Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 3 mai 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.


Nous, associations et collectifs féministes, organisations syndicales, partis politiques soussignés, exigeons une réforme des dispositions juridiques relatives au harcèlement sexuel.


Nous nous mobiliserons jusqu’à ce qu’elle soit réalisée !


Contacts presse :


AVFT : Marilyn Baldeck - 06 09 42 80 21

Marche Mondiale des Femmes : Nelly Martin - 06 80 63 95 25

Femmes Solidaires : Virginie - 06 83 44 52 34


Premières signatures :


Marche Mondiale des Femmes, Femmes Solidaires, AVFT Libres et Egales, Collectif National Droits des Femmes, Collectif Féministe contre le Viol, Elues contre les Violences faites aux Femmes, le Clasches, AG de féministes et de lesbiennes, Union syndicale Solidaires, Association Droits des Femmes XXème, L’Égalité c’est pas sorcier, la CLEF, la Gauche anticapitaliste…

À l’appel de l’AVFT Libres et Égales, la Marche Mondiale des Femmes, Femmes Solidaires, le Collectif National Droits des Femmes


La loi sur le Harcèlement sexuel a été abrogée

RASSEMBLEMENT Samedi 5 mai - 11h

 

Place Colette Près du Conseil Constitutionnel - Paris 1er - métro Palais Royal


Ce matin, le Conseil Constitutionnel a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et a choisi de l’abroger immédiatement alors qu’il aurait pu attendre qu’une nouvelle loi soit rédigée.

Concrètement, cela signifie que les victimes de harcèlement sexuel n’ont plus aucun recours pour le dénoncer et que les procédures en cours sont annulées.


Le Conseil Constitutionnel adresse un message d’impunité totale à tous les harceleurs sexuels en France ; le Conseil Constitutionnel choisit de rétablir le droit ancestral des hommes d’accéder librement aux corps des femmes, alors même que la loi abrogée ménageait déjà largement les droits des harceleurs.


Pour contrer cette décision criante d’injustice, une nouvelle loi doit être rédigée. _

Cette loi aurait d’ores et déjà du être votée. En effet les pouvoirs publics/gouvernement/parlement avaient de longue date été alertés par l’AVFT sur les carences des textes en vigueur et sur le risque de contrariété à la Constitution.


Cette décision représente une grave régression et une attaque frontale pour les droits des femmes. Venez exprimer votre révolte, mobilisons-nous pour combler ce vide juridique et exiger une nouvelle loi !


Lien : http://www.demosphere.eu/node/30290

Source : http://www.solidaires.org/article40...

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:49
Ce long titre au style télégraphique au moment du 2e tour de l’élection présidentielle 2012 appelle des explications et quelques points complémentaires…

 Bravo Philippe !

Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, a mené une belle campagne dont les hérésies jubilatoires n’ont commencé à être reconnues que sur la fin, en pesant peu alors sur le « score » final :
• dé-fétichisation du caractère oligarchique de la fonction présidentielle par le maniement de l’ironie et de l’auto-ironie libertaires ; de ce point de vue il a été le seul candidat réellement anti-système ;
• plus largement, critique en acte (à la fois par son parcours et par son discours) de l’hégémonie de la professionnalisation politique sur la politique dominante de nos régimes représentatifs professionnalisés si peu « démocratiques », pourtant plébiscités en pratique par la gauche et la gauche de la gauche ;
• critique en acte, en tant qu’ouvrier candidat, de l’exclusion des catégories populaires du terrain de la politique officielle ; ces catégories populaires dont on demande les suffrages mais qui sont laissées à l’écart des cercles les plus actifs de la politique (y compris à gauche et dans la gauche de la gauche) ;
• porte-parole de la dignité populaire face au mépris social porté inconsciemment (un inconscient de classe !) par les élites (économiques, politiques, médiatiques, intellectuelles, etc.) dominantes, y compris à gauche et dans la gauche de la gauche [1].

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:43

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Comuniqué du NPA  vendredi 4 mai 2012


Le conseil constitutionnel vient de décider l'abrogation de la loi existante contre le harcèlement sexuel, car elle ne « définit pas les crimes et délits en termes

suffisamment clairs et précis. »


Une mesure constitutionnelle visant à empêcher l'arbitraire est donc totalement détournée pour envoyer les femmes se plaindre ailleurs.

 
La nature même du harcèlement sexuel est de prendre des formes très variées et insidieuses. La prouesse du harceleur est précisément la capacité incroyable à

faire comprendre ses intentions au travers des choses les plus quotidiennes et anodines.


Cette décision est un recul grave des droits des femmes et son application

immédiate laisse des milliers de femmes ayant engagé des poursuites dans une situation d'injustice intenable. Il faut changer la loi sur le harcèlement sexuel pour renforcer le droit des victimes, pas pour dédouaner les soi-disant « bons vivants »

et autres « grivois ».


Le NPA s'associe à l'indignation de toutes les femmes concernées et participera

de la mobilisation unitaire pour une redéfinition du harcèlement sexuel comme délit

et la fin de l'impunité.

 


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:28

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Le parc nippon ne compte plus depuis ce samedi aucun réacteur nucléaire en service. Le dernier réacteur encore en service - le n°3 de la centrale de Tomari (Hokkaido, nord)- entre en sommeil pour une longue période de maintenance. A la mi-avril, quatre des six réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (N°1) avaient déjà perdu toute existence administrative. Une première étape avant d'être démantelés au cours d'un long chantier de près de 40 ans. 


Lire également


 Un sommet à Bruxelles pour connecter 500 millions d'êtres humains à l'énergie durable
 Tous nos articles sur la catastrophe nucléaire de Fukushima


Sur le parc total de 50 réacteurs du Japon, seulement une unité était encore en service: Tomari 3, sur l'île nord de Hokkaido. Voilà qui est déjà du passé. Cette tranche est elle-aussi stoppée ce samedi pour une session d'entretien régulier. Cet arrêt réduit à néant la production d'électricité d'origine nucléaire du Japon pour une durée encore inconnue.


Le Japon a, depuis la catastrophe de Fukushima, augmenté ses importations de pétrole et de gaz liquéfié pour faire fonctionner ses centrales thermiques. Elle a également inauguré en avril une immense centrale solaire, rapporte Maxisciences.


Le parc de réacteurs nucléaires commerciaux du Japon compte donc 50 unités toutes à l'arrêt depuis la suppression administrative (à la mi avril) des quatre unités de Fukushima, les plus saccagées par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Les deux autres tranches restantes ne sont pas encore administrativement rayées des listes mais elles n'ont aucune chance de redémarrer un jour et seront probablement bientôt supprimées à leur tour. 

Des techniques de démantèlement qu'il reste à imaginer


Le gouvernement nippon et la compagnie Tepco estiment qu'il faudra environ quatre décennies pour démanteler ces unités 1 à 4, avec des techniques qu'il reste à imaginer. Quant aux quatre réacteurs de la deuxième centrale de la préfecture de FukushimaFukushima Daini, actuellement également stoppés à cause de la catastrophe, ils subiront sans doute le même sort, sur décision politique, même si Tepco dit ne pas vouloir y renoncer pour le moment. 

Sur les 17 réacteurs commerciaux qu'elle possède, la compagnie qui dessert notamment la mégapole de Tokyo et ses environs (35 millions d'habitants) n'en aura plus que 13 après l'annulation des quatre de Fukushima Daiichi. Aucun de ses réacteurs n'est actuellement en service.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 12:09
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:55
Amap.jpg

05/05/2012

 

Cyrielle BALERDI


A 38 ans, Sophie Hubert est passionnée. Mais c’est un sourire timide qui s’esquisse lorsqu’elle parle de la réalité de son métier. Installée depuis 2008 comme chevrière à La Bastide-Clairence, cette mère de famille de quatre enfants travaille seule sur son exploitation et ne tire encore aucun revenu de son activité, “tout juste ce qu’il faut pour nourrir et entretenir [ses] bêtes”. En 2010, la toxoplasmose emporte avec elle huit de ses chèvres, un tiers de son petit cheptel. Cette année encore, une autre épidémie a frappé.


En deux ans, Sophie a vu s’éloigner peu à peu les objectifs qu’elle s’était fixés pour en vivre. “Aujourd’hui, j’en suis à la moitié”, regrette-t-elle. “Il y a des moments où je laisserai tout tomber pour me mettre en congé parental. Mais je tiens bon. C’est ce que j’aime faire. Et l’Amap me soutient. C’est très motivant.” Pour compenser ses pertes, l’Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) dont elle fait partie, a accepté de l’aider à financer l’achat de trois nouvelles chèvres. Un geste fort, qui dépasse le cadre traditionnel de fonctionnement de cette association, pensée pour développer des circuits courts entre les producteurs et les consommateurs. Ces derniers s’engagent, plusieurs mois à l’avance, à acheter un panier hebdomadaire au second.


Le but : consommer mieux, créer de l’activité et permettre aux paysans de vendre à l’avance leurs produits. Un vrai confort pour les petits producteurs qui peuvent ainsi prévoir leurs revenus sur plusieurs mois. “Ça leur évite de courir les différents circuits de distribution, de passer du temps sur la route, à négocier, etc. Avec l’Amap, toute leur énergie est mise au service de leur culture”, explique Isabel Capdeville, engagée dans la démarche en tant que consommatrice.


Découvrir d’autres réseaux, plus équitables que ceux de la grande distribution, mais aussi ouvrir une réflexion sur notre alimentation, tels seraient pour cette “locavore” convaincue les atouts principaux de l’Amap. Seule contrainte, l’absence de choix pour le consommateur, soumis au rythme des saisons. Le contenu du panier hebdomadaire est en effet imposé par le maraîcher qui, en contrepartie, se doit de proposer une diversité de produits sur l’année. Ici, pas de bio obligatoire, mais une agriculture certifiée “sans pesticides, sans intrants chimiques et sans organismes génétiquement modifiés (OGM)”.


A Bayonne, en a peine cinq ans, Isabel a passé un contrat avec plus d’une dizaine de producteurs différents. Viande, produits laitiers, pain, kiwis ou encore miel, 80 % de son approvisionnement alimentaire est désormais assuré dans le cadre de l’Amap. Rentrée “par hasard, à la suite d’une conversation” dans l’association, elle dit aujourd’hui y rester par “conviction” : “Les prix sont justifiés, le concept est novateur et la démarche équilibrée”, défend-elle.


Du Japon au Pays Basque


C’est au Japon, dans les années 1960, que l’ancêtre de l’Amap, le Teikei, est né. A cette époque, l’agriculture connaît une intensification massive qui inquiète les mères de familles nipponnes. Elles se regroupent, et partent à la recherche de petits paysans qu’elles estiment dignes de confiance. Eux, promettent de cultiver sans produits chimiques et de les livrer chaque semaine. Elles, s’engagent à acheter toute leur production à l’avance.

 

Un nouveau modèle de solidarité entre les consommateurs et les paysans fait alors son apparition. Rapidement, le concept fleuri et les réseaux s’organisent à travers tout le pays, avant de s’exporter. En 2001, Daniel Vuillon, un agriculteur des alentours de Toulon en vacances au Etats-unis est séduit par l’idée et décide de l’importer dans l’Hexagone. Il lance la première Amap. Dix ans plus tard, on en dénombre près de 1600, livrant plus de 60 000 paniers à 270 000 consommateurs.


Un phénomène dont le succès ne se dément pas au Pays Basque. En 2005, les maraîchers bio Ramuntxo Laco (Hélette) et Olivier Millard (Saint-Pée-sur-Nivelle) essuient les plâtres et se lancent dans l’aventure, bientôt rejoints par une dizaine d’autres. Aujourd’hui, le Pays Basque compte 24 Amap, pour 1 000 foyers concernés. Et le recrutement continue. S’il y a trois ans, des consommateurs ont dû renoncer faute de places, l’installation de trois nouveaux maraîchers (réalisée ou en cours) dans la région participe à ouvrir de nouvelles perspectives, puisqu’aujourd’hui, environ 120 places seraient disponibles.


De nouveaux maraîchers


Parmi les nouveaux venus sur le marché des Amap, Sébastien Jaud, maraîcher bio récemment installé sur les terres d’Ahaxe. A bientôt 40 ans, ce diplômé de l’hôtellerie a démarré sa vie active dans la restauration collective. Après douze années passées au service de la maison de retraite de Guéthary en tant que chef de cuisine, il décide de tout plaquer en 2010 pour “rester en adéquation avec sa philosophie de vie”. “Je voulais passer à un approvisionnement local et bio, mais la direction ne voyait pas les choses du même œil”, explique-t-il. Alors, à 38 ans, Sébastien se retourne sur ses rêves d’enfant et s’inscrit au lycée professionnel de Hasparren où il passe son BPRA, brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole en maraîchage biologique. “Depuis petit, j’ai toujours dit que je finirais berger en haut d’une montagne”, plaisante-t-il.


Toujours plus de diversité


Diplômé en juin 2011, il cherche immédiatement à créer une exploitation. “Dur labeur, surtout lorsqu’on n’est pas issu du milieu”, avoue-t-il. Car le plus difficile localement reste sans doute de trouver du foncier. C’est finalement un apiculteur d’Ahaxe, aujourd’hui en fin d’activité, qui accepte de lui prêter deux parcelles pour qu’il se lance. Mais avec 8 120 m2, on est loin de des 1,5 ha initialement recherchés par le jeune agriculteur : “En bio, c’est important d’avoir de l’espace pour la rotation des légumes. Avec une petite superficie, ça complexifie les choses. Je dois travailler sur des toutes petites parcelles, des blocs de 300 à 400 m2.” Car sur ses terres, pas de place pour la monotonie.


Il en est convaincu : “Le renouveau du système des Amap, passe par la diversité des produits.” Ici, pas moins de 43 espèces de légumes sont cultivées, des légumes traditionnels aux herbes aromatiques, en passant par le piment. Tributaire des caprices météorologiques, le maraîcher a aussi ses astuces pour garnir le panier en cas de coup dur : “J’ai investi dans une serre et je fais quelques conserves avec les produits de saison, comme la ratatouille par exemple. Ça permet de combler un éventuel manque et d’éviter les paniers trop répétitifs, surtout en hiver.”


Sauvegarder une race endémique


Sophie Hubert, elle, est arrivée au Pays Basque il y a une dizaine d’années. Après avoir enchaîné les petits boulots, elle finit par dénicher un poste au syndicat de contrôle laitier à Pau. Mais c’est en 2006, avec la rencontre de son compagnon, que tout va changer. Grâce à l’héritage familial, il dispose de terres à La Bastide-Clairence et va lui permettre de réaliser son rêve : “Vivre de la terre” pour “faire vivre la famille, mais aussi la société”. Et Sophie a déjà une idée précise en tête : “Démarrer directement en agriculture bio avec des chèvres des Pyrénées.” Une espèce endémique à laquelle elle s’attache comme un symbole de sa lutte pour la biodiversité.

 

Consciente que cette race rustique a une croissance beaucoup plus lente que sa consœur, l’alpine, Sophie veut néanmoins prouver sa valeur. “Plus sociable qu’une brebis, moins lourde qu’une vache, mais très caractérielle”, résume-t-elle. Avant d’ajouter : “Idéale aussi pour la commercialisation puisque le fromage lactique (type crottin) est une niche porteuse dans une région où le marché du brebis sature.” Et c’est un succès. Les Amap de Bayonne et Saint-Martin-de-Seignanx la démarche avant même la commercialisation de ses fromages. “J’ai tout de suite été séduite par le concept, très confortable pour pérenniser une activité. Ça m’a aussi appris à gérer ma production dans le temps pour atteindre le nombre de litres nécessaire pour les fournir.” Aujourd’hui, les Amap absorbent 70 à 80 % de sa production. Pour s’en sortir, Sophie devra doubler son cheptel dans les années à venir. En attendant, elle devrait essayer d’intégrer deux nouvelles Amap à Hasparren et Urt.


“Quarante paniers pour vivre”


Sébastien, quant à lui, débutera sa commercialisation le 2 juin prochain. D’après ses calculs, il lui faudra environ 40 paniers par semaine pour vivre. Pour cela, il mise sur la multiplicité des clients, et a décidé de créer son propre réseau de vente directe, en parallèle de l’Amap. L’idée pour démarrer au plus vite est simple : moins de contraintes pour le consommateur qui ne paie plus ses paniers à l’avance et ne s’engage pas sur la durée. Mais Sébastien est conscient du risque et s’interroge déjà sur la fidélité de cette nouvelle catégorie de consommateurs. En tout cas, pour lui, une chose est sûre : sans les Amap, il lui aurait été impossible d’exaucer ses vœux. “Le marché de Garazi est saturé et rajouter de la concurrence sur les étals aurait été néfaste pour tout le monde”, assure-t-il.

Pour plus d’informations, www.inter-amap-pays-basque.net.

 

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«Consommer en fonction des saisons est un acte militant»

Entretien avec Josema AZPEITIA / Auteur de “Cuisine de saison au Pays Basque”


Né à Legazpi (Gipuzkoa) en 1969, Josema Azpeitia est un journaliste gastronomique engagé. Son dernier ouvrage, paru chez aux éditions Elkar, vient d’être publié en français sous le titre Cuisine de saison au Pays Basque. L’occasion de revenir sur le sens d’un acte de consommation pas si anodin.


Pourquoi avez-vous décidé de faire ce livre ?


Pendant longtemps, l’avènement de la nouvelle cuisine basque [l’effet Ferran Adrià – un des tenants de la cuisine moléculaire, ndlr] a eu pour conséquence de faire tomber la cuisine traditionnelle, le terroir, et les saisons, dans l’oubli. Ces dernières années, pourtant, j’ai remarqué un retour à la tradition. Malgré tout, les jeunes ne connaissent plus la “saisonnalité” des produits. Les grandes surfaces proposent de tout, toute l’année, et font oublier que les produits ont, presque tous, leur moment parfait, leur saison. Avec ce livre, j’ai essayé de créer un véritable manuel, avec trois modes de lecture et d’utilisation. D’une part, le livre, partagé en douze chapitres, dresse une liste de fruits, légumes, viandes et poissons correspondant à chacun des mois de l’année. D’autre part, après chaque liste, j’ai fait une sélection de sept produits autour desquels j’ai décliné des recettes. Enfin, comme troisième mode de lecture, ce livre est aussi un guide gastronomique, chaque recette ayant été donnée par un restaurant dont on peut consulter le nom, l’adresse, le téléphone…


Que représente pour vous la défense d’une consommation en fonction des saisons ?


Consommer en fonction des saisons, c’est respecter notre santé, notre terroir, et notre planète. On aide les petits producteurs qui travaillent jour et nuit pour pouvoir nous régaler de leurs produits saisonniers. En respectant le rythme de la nature, on évite aussi les manipulations génétiques ou autres, qui, de mon point vue, sont une source de maladies, et notamment de cancer… Mon credo est simple : nous sommes ce que nous mangeons et si nous mangeons des produits modifiés, nous allons modifier notre corps et notre santé.


Quels en sont les avantages ?


Il y a toute sorte d’avantages. Economiques, d’abord, car le produit de saison est moins cher. Ecologiques, aussi, le produit pouvant, dans la plupart des cas, être cultivé près de chez nous, on diminue l’empreinte écologique due au transport. Et enfin, les avantages pour la santé dont j’ai parlé précédemment.


Comment faire concrètement ?


Dans mon cas, je fais les courses de la semaine au marché, en achetant la plupart des fruits et légumes aux petits producteurs de mon village et des alentours. Je crois qu’il faut acheter le moins possible dans les grandes surfaces et essayer, comme le faisaient nos aïeuls, d’acheter les fruits à la fruiterie, le poisson à la poissonnerie… et de ne pas avoir peur de leur demander conseil. Dans les magasins spécialisés, on peut vous informer sur les produits qui sont en pleine saison et sur leur origine. Pour le reste, avec un peu d’imagination et un bon livre de recettes, on peut très bien éviter la frustration, même en hiver.


Les Amap sont-elles une alternative satisfaisante pour vous ?


Je trouve que c’est une idée fantastique. Ici, à Legazpi, on a créé un groupe de consommation avec un petit producteur, un jeune paysan d’un village voisin (Urretxu), et ça fonctionne très bien. J’ai eu vent de nombreuses autres expériences réussies en Gipuzkoa (Tolosa, Beasain, Ordizia…). Je pense que c’est une très bonne alternative, en effet, surtout pour ceux qui n’ont pas ma chance d’avoir le marché et les producteurs à dix mètres de leur maison, et pour ceux qui n’ont pas le temps de faire les courses comme il faut. C’est une façon militante de consommer qui, je crois, a beaucoup d’avenir. Car l’acte de consommation devient en effet un acte militant.


Comment caractériseriez-vous le terroir basque ?


Comme un terroir ou la gastronomie devient une sorte de religion. On soigne le produit, on respecte scrupuleusement la tradition et on innove continuellement. La gastronomie est présente dans tous les états de la vie : célébrations, fêtes, réunions entre amis ou voisins… Voltaire définit le Pays Basque comme “un petit peuple qui chante et qui danse au pied des Pyrénées”. Je crois que la vraie définition devrait être “un petit peuple qui chante, qui danse et qui mange au pied des Pyrénées”.

 

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20120505/338806/fr/Les-circuits-courts-des-Amap-avec-les-consommateurs-favorisent-l%E2%80%99installation-des-nouveaux-producteurs

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 09:50

 

La grève de la faim de mai 1981
Dix morts pour l'Irlande

Il y a 20 ans, le 5 mai 1981, mourait Bobby Sands, le premier des dix grévistes de la faim dont la lente agonie marqua un tournant décisif dans l'histoire du mouvement républicain et de l'Irlande du Nord.


Bobby Sands, Francis Hughes, Ray McCreesh, Patsy O'Hara, Joe McDonnell, Martin Hurson, Kevin Lynch, Kieran Doherty, Tom McElwee et Mickey Devine mourront entre le 5 mai et le 20 août. Leurs revendications, les "5 demandes", étaient le droit de porter des vêtements civils, de refuser le travail carcéral, le droit de visite, d'association, le droit aux remises de peine et visaient à rétablir un statut dont bénéficiaient leurs camarades condamnés avant 1977.


Pour comprendre la grève de la faim, il faut remonter à la fin des années soixante, quand le mouvement pour les droits civiques réclamait l'égalité des droits pour la population nationaliste vivant dans le petit Etat artificiel créé au Nord de l'Irlande par les Britanniques.

 

Des revendications élémentaires: droit de vote pour tous aux élections municipales, droit à l'emploi et au logement. La répression brutale des manifestations pacifiques et la chasse aux "papistes" menée par les unionistes et leurs milices en 1969 avaient eu deux conséquences: la fuite au Sud de centaines de familles terrorisées et la renaissance de l'IRA, marginalisée depuis l'échec des campagnes des années cinquante.

 

Après l'arrivée des troupes britanniques censées protéger la population nationaliste, les illusions s'écroulent. Aux exactions des loyalistes s'ajoute la répression policière et militaire. L'IRA est la seule protection des quartiers catholiques, et les jeunes s'engagent en masse dans ses rangs.


A partir de 1972, les cours de justice expéditive créées après la promulgation des "pouvoirs spéciaux" envoient des centaines de jeunes gens condamnés à de très lourdes peines dans les quartiers de la prison de Long Kesh, près de Belfast. Après une grève de la faim de 35 jours, ils obtiennent un statut très proche de celui des prisonniers de guerre.


Criminalisation


C'est un gouvernement travailliste qui décide de retirer ce statut à tous les prisonniers condamnés après le 1er mars 1976. Le gouvernement britannique a rompu la trêve, il s'emploie à convaincre l'opinion internationale et les journalistes étrangers (basés à Londres et régulièrement "briefés") du caractère mafieux et terroriste de la lutte de libération nationale.

 

Il lui faut donc en finir avec ce statut de prisonnier politique qui contredit sa thèse. On construit de nouveaux baraquements à Long Kesh, les fameux "Blocs H", pour enfermer ceux qui n'auront pas le même statut que leurs camarades. Ils seront traités comme des criminels, ce qui est inacceptable pour les militants républicains.

Le 14 septembre 1976, Kieran Nugent est le premier volontaire de l'IRA condamné sous le nouveau régime. Il refuse de revêtir l'uniforme des prisonniers de droit commun et sera ramené nu dans sa cellule.


C'est le début d'une lutte extrêmement éprouvante, pendant laquelle les volontaires de l'IRA et de l'INLA vont vivre nus sous une mince couverture dans des cellules glacées, affamés, privés de droit de promenade et pratiquement coupés du monde, frappés et humiliés par les gardiens. L'interdiction de porter la couverture en dehors de la cellule obligeait les prisonniers à sortir nus pour aller aux douches ou à la cantine, les agressions physiques s'ajoutant à l'humiliation.

 

Ce qui entraîna leur refus de sortir et la grève de l'hygiène, rejoints par leurs camarades femmes de la prison d'Armagh. A partir de 1978, les prisonniers restent enfermés dans des cellules puantes. Malgré les inépuisables astuces imaginées pour communiquer avec les autres cellules et l'extérieur, la situation deviendra intolérable. Le 27 octobre 1980, Sinn Féin annonce le début d'une grève de la faim. Elle cessera sur la foi de promesses jamais tenues.


Bobby Sands est élu


Bobby Sands se met en grève de la faim le 1er mars, sur la base des 5 demandes et la grève de l'hygiène se termine. Tout le monde savait que Bobby Sands irait jusqu'au bout. C'est Margaret Thatcher qui sévit à Londres et le bras de fer commence.

 

Le 10 avril, il est élu député dans une élection partielle du Fermanagh-South Tyrone. Les prisonniers ne peuvent se contenir et malgré les consignes de silence, pour cacher aux gardiens la présence de radios, la prison résonne de leurs cris de joie. Tous pensent que le soutien de la population nationaliste, déjà évident dans les immenses manifestations, confirmé par le vote, malgré la candidature du SDLP modéré sur la même circonscription, va sauver Bobby.


Un élu à Westminster! C'était une décision douloureuse pour le mouvement républicain, abstentionniste depuis 1922, puisqu'il ne reconnaissait pas la légitimité du mini-Etat du Nord, pas plus que celle de la République amputée d'une partie de son territoire. Mais Thatcher se fiche de l'opinion internationale. Bobby Sands, élu ou pas, s'affronte à l'empire britannique. Il a eu le culot de prouver que le mouvement républicain n'est pas une bande de criminels isolés.

 

La Commission européenne des droits de l'Homme intervient, beaucoup trop tard, et tente de rendre visite à Bobby Sands le 24 avril, mais est incapable d'imposer à Londres la présence de Gerry Adams et de Danny Morrison, comme l'exigeait Sands. Il meurt le 5 mai. Les quatre mois qui suivent sont horribles, avec la succession des manifestations, les grévistes qui meurent les uns après les autres, Francis Hughes le 12 mai, Ray McCreesh le 21, Patsy O'Hara (INLA) le 22.

 

Le mois de juin offre un répit, mais Joe McDonnell meurt le 8 juillet, Martin Hurson le 13, Kevin Lynch (INLA) le 1er août. Kieran Doherty, bien qu'il ait été élu député le 11 juin dans les 26 comtés, meurt à son tour le 2 août. Une chape de plomb, faite de désespoir et de rage impuissante, s'empare des ghettos nationalistes. Tom McElwee meurt le 8 août et Mickey Devine (INLA) le 20. Les familles des autres grévistes, à bout de nerfs, sous la pression de l'église catholique et des autorités britanniques donnent une par une l'autorisation de nourrir artificiellement les volontaires qui tombent dans le coma. La grève de la faim n'a plus de sens, elle se termine.


D'immenses conséquences


Mais ses conséquences seront immenses. Elle a soudé la population nationaliste et suscité un mouvement de solidarité dans le monde entier. Elle a détruit des années de propagande et fait échouer la "criminalisation": c'est le gouvernement britannique qui, après avoir assassiné de sang-froid dix jeunes gens, aura du mal à affronter la condamnation internationale.

 

A l'intérieur du mouvement républicain, elle va aussi changer la donne. La jeune génération a prouvé son dévouement total et ses capacités politiques. En 1986, elle prendra le pouvoir dans le mouvement sur la base du programme "Armalite* et bulletin de vote". Sans renoncer à la lutte armée, elle rompra définitivement avec la politique abstentionniste. Seule une petite minorité autour de Ruairi O'Bradeigh, l'ancien président, campant sur la position de la lutte armée comme seul moyen de libération, scissionnera pour former l'"IRA de la continuité".

 

En 1987, Gerry Adams sera élu député de Belfast-Ouest. En août 2000, la prison de Long Kesh ferme ses portes après la libération des derniers prisonniers.
La grève de la faim a bouleversé la stratégie du mouvement républicain et son impact, tant politique qu'émotionnel, en a fait l'événement majeur de l'histoire du conflit (loin d'être terminé) au Nord de l'Irlande.

Mireille Terrin

* Fusil d'assaut.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12568

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